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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2022-06-25
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 25 juin 2022 @ 09:18

Avec notre co-auteur, Thierry Gadault, nous publions le 30 juin prochain aux éditions Massot une enquête sur le scandale de l’eau qui affecte la Guadeloupe depuis une quinzaine d’années. Documents et témoignages exclusifs à l’appui, nous y dévoilons l’origine et les conséquences d’un scandale politique, environnemental, sanitaire et social majeur. Ci-dessous, le contenu de l’enquête et le sommaire du livre.

Depuis plus de dix ans, les 400 000 habitants de la Guadeloupe meurent de soif, alors que leur facture est près de deux fois plus chère qu’en métropole. Les « tours d’eau » (coupures) sont devenus leur quotidien, alors que l’ile en regorge !

Ce scandale illustre tous les travers d’un « mal français » qui s’incarne jusqu’à la caricature aux Antilles : entre mauvaise gestion, corruption, système politique et administratif kafkaïen, l’ile est à bout de souffle, son économie frappée de plein fouet. Dans dix ans on ne pourra sans doute plus s’y baigner, le tourisme n’y résistera pas.

Deux milliards d’euros à trouver : le réseau de distribution d’eau potable en ruine à reconstruire. Créer un véritable réseau d’assainissement, combattre les pollutions des milieux aquatiques (comme le chlordécone). En dépit d’annonces lénifiantes, l’Etat et les collectivités locales ne veulent et ne peuvent financer ces travaux titanesques.

Alors que l’île s’enfonce dans une triple crise, sociale, sanitaire et financière, « Guadeloupe, l’île sans eau » dévoile les causes profondes de ce désastre et en révèle les coulisses, documents et témoignages exclusifs à l’appui.

Une question s’impose à l’issue de cette enquête approfondie : qui imaginerait un seul instant pareil désastre frapper un département métropolitain ? Et que l’état ne trouve comme réponse que de proposer « l’autonomie » à l’île ?

Guadeloupe, l’île sans eau. Enquête sur un effondrement.

Thierry Gadault et Marc Laimé

Massot éditions, 220 pages, 20,50 euros

En librairie le 30 juin 2022

Thierry Gadault, journaliste spécialiste des services publics, a publié une douzaine de livres.

Marc Laimé est consultant pour l’eau et l’assainissement auprès des collectivités locales.

Couverture -.

Sommaire

CARTE des réseaux d’eau 
et des opérateurs en Guadeloupe

Prologue : Le naufrage qui vient

Chapitre 1 : Une île sans eau

Chapitre 2 : Une vie quotidienne dégradée

Chapitre 3 : Une lente asphyxie de la vie économique

Chapitre 4 : Une île empoisonnée au chlordécone

Chapitre 5 : Le désastre sanitaire qui vient

Chapitre 6 : Sur un air de « Je t’aime, moi non plus »

Chapitre 7 : Une île malade de sa classe politique

Chapitre 8 : Petite histoire des réseaux d’eau

Chapitre 9 : Grandeur et décadence
 de la Générale des eaux Guadeloupe

Chapitre 10 : Pirate des Caraïbes

Chapitre 11 : La trahison de l’eau brute agricole

Chapitre 12 : PEHD, le scandale caché

Chapitre 13 : Le partage des dépouilles

Chapitre 14 : La fuite en avant

Chapitre 15 : La tentation Suez

Chapitre 16 : Le coup de grâce

Épilogue : Touché, coulé !

Annexe I : Extraits du rapport interne de Veolia sur le PEHD

Annexe II : Extraits de rapports consacrés au SIAEAG

Couverture : Quintin Leeds

ISBN papier : 9782380353631 ISBN num : 9782380353624

© Thierry Gadault, Marc Laimé / Massot Editions, 2022

Tous droits réservés pour tous pays. Dépôt légal : mai 2022

- Ecouter la présentation du livre par les auteurs sur Radio Libertaire :

http://www.groupe-louise-michel.org...

- « Il faut bien boire... » : en quête d’eau potable, des Martiniquais ont recours à une source polluée au chlordecone.

https://www.leparisien.fr/martiniqu... Eddylia Eugene-Mormin, Le Parisien, 1er juillet 2022.

"Les Outre-mer méritent infiniment mieux que les cinq années qui viennent de s’écouler"

https://www.marianne.net/agora/trib...

Tribune. Marianne, 29 juin 2022.

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2022-06-23
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 23 juin 2022 @ 07:40

S’inspirant d’une réponse ministérielle à une question parlementaire, l’association cévenole ACCAC s’est procurée l’ensemble des analyses relatives à la qualité de l’eau distribuée en Lozère. Le bilan est accablant…

La question publiée au JO de l’AN le 02/10/2018, page 6710

"Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’obligation de communication auprès des citoyens sur la qualité de leur eau potable.

Les citoyens connaissent en effet aujourd’hui un regain d’intérêt pour leur qualité de vie et bon nombre d’entre eux s’interrogent sur les conséquences sanitaires de l’eau potable qu’ils ont à leur robinet.

L’absence d’information claire et fiable sur la qualité de leur eau et sur les contrôles qui sont effectuées sur celle-ci ne tend pas à rassurer sur les citoyens. Les informer et les encourager à la consommer serait un signe fort, tant pour des questions sanitaires qu’écologiques.

Elle souhaiterait donc savoir quelles mesures pourraient être prises afin de rendre systématique l’information auprès des citoyens sur la qualité de leur eau potable."

La réponse publiée au JO de l’AN le : 02/10/2018

L’eau du robinet fait l’objet d’un suivi sanitaire régulier, de façon à en garantir sa qualité pour la population. Ce suivi comprend la surveillance exercée par le responsable de la production et de la distribution d’eau ; le contrôle sanitaire mis en œuvre par les agences régionales de santé (ARS), en application de la réglementation, et en toute indépendance vis-à-vis du responsable de la production et de la distribution d’eau.

Le contrôle sanitaire comprend notamment l’inspection des installations, le contrôle des mesures de sécurité sanitaire mises en œuvre et la réalisation d’un programme d’analyses de la qualité de l’eau.

Le programme d’analyses du contrôle sanitaire est défini en fonction de l’origine de l’eau (superficielle ou souterraine), de la taille des installations et du nombre de personnes alimentées par le réseau de distribution.

La qualité de l’eau du robinet est évaluée par rapport à des exigences réglementaires fixées par la Commission européenne et le ministère chargé de la santé, pour une soixantaine de paramètres bactériologiques, physico-chimiques ou radiologiques.

En 2017, le contrôle sanitaire s’est traduit, dans la France entière, par la réalisation de plus de 300 000 prélèvements d’échantillons d’eau conduisant à 18,2 millions de résultats analytiques. L’information des citoyens sur ces résultats de la qualité de l’eau potable est une obligation légale prévue par le code de la santé publique.

Les données sur la qualité de l’eau du robinet sont donc publiques et sont disponibles sur le site internet du ministère chargé de la santé www.eaupotable.sante.gouv.fr où les résultats du contrôle sanitaire de l’eau du robinet mis en œuvre par les ARS, accompagnés de commentaires sur la qualité sanitaire de l’eau, sont accessibles commune par commune et sont régulièrement actualisés ; en mairie, où sont affichés les derniers résultats d’analyse de l’eau du robinet, transmis par l’ARS ; auprès du responsable de la production et de la distribution d’eau ; enfin avec la facture d’eau, à laquelle est jointe annuellement une note de synthèse élaborée par l’ARS sur la qualité de l’eau, pour les abonnés au service des eaux ; ces notes de synthèse sont également mises en ligne sur les sites internet des ARS. Par ailleurs, concernant les encouragements à la consommation de l’eau du robinet, ceux-ci sont notamment prévus dans le cadre du programme national nutrition santé et repris dans la fiche-conseil « De l’eau sans modération » disponible sur le site internet www.mangerbouger.fr

Le courrier adressé au directeur de l’ARS Occitanie

Jacques RUTTEN ACCAC Le Devois 30750 Saint Sauveur CAMPRIEU

à Monsieur Didier Jaffre Directeur ARS Occitanie

Camprieu le 26 mai 2022

Copie à :

Madame la Sous-préfète du Vigan

Monsieur le directeur de l’ARS Occitanie Didier Jaffre

Monsieur le Directeur de la DDFIP du Gard

Objet : La publicité sur la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine

Monsieur le député, bonjour

Cette publicité doit faire l’objet d’un affichage en mairie, les derniers résultats d’analyse de l’eau du robinet, transmis par l’ARS y sont affichés ; auprès du responsable de la production et de la distribution d’eau ; Ces mesures ne sont pas toujours suivies et en particulier : avec la facture d’eau :

Une note de synthèse sur la qualité de l’eau, élaborée par l’ARS, est jointe annuellement à la facture d’eau, pour les abonnés au service des eaux.

Dans notre village, Saint Sauveur Camprieu, la facturation n’est plus distribué par les mairies, c’est le Trésor Public qui est à la manoeuvre, elle est effectuée en janvier, le bilan, N-1 lui n’est pas transmis avant le moi de juin et cela depuis 2 ans.

C’est la même situation dans le Gard et en Lozère, la France profonde est complètement larguée, pas d’internet, pas de toubibs, pas de commerce, pas de boulangers sans faire une heure de route, pas France Services,..

La communication sur le bilan annuel de l’eau du robinet est-il inscrit dans la Loi ? Le Code de la Santé est-il respecté ?

Nous demandons votre intervention pour que cette irrégularité ne se reproduise plus

Merci de nous répondre Salutations

Jacques Rutten Président

Association Causses-Cévennes d’action citoyenne Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750, tel 0467826111

Voir dans la pièce jointe ci-après les nombre de réseaux d’AEP qui posent problème sur les 611 services de la Lozère.

PDF - 114.3 ko
Bilan sanitaire qualité EDCH Lozère -.

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2022-06-20
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 20 juin 2022 @ 10:28

Un nouvel exemple accablant de l’irresponsabilité des élus (12 pour Paris, et 7 pour chacun des départements de la petite couronne), qui siègent au CA du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne.

Le nouveau président (LR) du SIAAP a décidé de supprimer les CHSCT d’établissements du syndicat.

Il existait jusqu’alors des CHSCT de Directions et de Sites. Pour exemple la DSAR, direction gérant tous les réseaux d’égouts, avait son propre CHSCT.

Chaque site du SIAAP, SAV, SAM, SEG, SEG… avaient aussi le leur.

Certes, la loi transformation de la fonction publique impose la suppression des Comités Techniques et leurs remplacement par des Commissions Sociales Territoriales, et de remplacer les CHSCT par des Formations Spécialisées hygiène et sécurité, mais elle n’impose pas leur suppression.

Au contraire, la loi précise bien qu’il convient de créer des formations dès lors que des risques sont connus.

La raison de cette suppression est que cette loi impose que ces formations spécialisées soient présidées par des élu-e-s de la collectivité, et qu’aucun élu-e-s du SIAAP ne veut siéger…

C’est quand même fort que les élu-e-s du CA du SIAAP - qui veulent imposer le 21 juin prochain à l’occasion du Conseil d’Administration -, l’allongement du temps de travail à 1607 heures, ce qui va générer que 55% des agents vont travailler 55 000 heures gratuitement pour le SIAAP – se soustraient pour leur part à leurs obligations, et refusent de prendre leurs responsabilités dans des installations où les risques professionnels sont plus qu’avérés, au vu des accidents qui ne cessent de s’y produire.

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2022-06-15
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 15 juin 2022 @ 10:51

En pleine sécheresse, plus de 30 collectifs, syndicats et associations s’engagent à se mobiliser contre les méga-bassines en cas de démarrage d’un nouveau chantier. Elles donnent rendez-vous pour l’arrêter le 3e week-end suivant le début des travaux. Bassines Non Merci qui va être auditionné jeudi par la Commission Européenne Peti dénonce également l’illégalité de ces bassines, qui bafouent pas moins de 9 directives européennes, comme le démarrage de la Bassine SEV 17 l’a déjà montré.

« A l’appel des collectifs Bassines Non Merci et des Soulèvements de la Terre

La sécheresse qui sévit une nouvelle fois sur le pays, notamment sur les Deux-Sèvres, confirme dramatiquement l’ensemble des critiques développées par les opposants aux méga-bassines : inadaptation intrinsèque du modèle agricole dominant qui vise à démultiplier les bassines face à la crise climatique, impact sur les réseaux hydrologiques extrêmement fragilisés, pompage hivernal malgré des nappes qui peinent à se recharger ! Le tout sous l’argument fallacieux de la « substitution ».

Au vu de la contestation, le chantier test de Mauzé-sur-le-Mignon - 1ère d’une nouvelle série de bassines - a été un calvaire pour ses promoteurs, que ce soit pour l’État ou pour les irrigants organisés en société anonyme. Face aux diverses actions menées - rendez-vous hebdomadaires, envahissement du chantier, désarmement de plusieurs engins, mobilisations répétées de milliers de personnes - les difficultés de réalisation et les coûts de surveillance se sont démultipliés.

Pour le mouvement citoyen de contestation contre les bassines, ce premier chantier a plutôt été un catalyseur qui n’a fait que l’amplifier et fortifier sa détermination. Ce mouvement assume aujourd’hui la nécessité de la désobéissance quand les crimes contre l’eau et les terres sont appuyés par le gouvernement.

Il a pris une dimension nationale et emblématique sur la défense et le partage de ce commun qu’est l’eau. Il travaille localement à d’autres projets de territoire alternatifs compatibles avec les enjeux climatiques.

Mobilisation -.

C’est l’antagonisme entre deux visions de l’agriculture et in fine du vivant qui s’est clarifié. L’une, agro-industrielle, dopée aux intrants chimiques et à la course aux volumes, qui privatise les ressources communes dans une logique à court terme ; l’autre, paysanne, guidée par l’urgence absolue de prendre soin du vivant, de le mettre en partage et d’en maintenir la diversité et la fertilité.

Localement, les pro-bassines viennent de se voir infliger un désaveu réaffirmé avec l’ultime décision de la cour d’appel qui vient ratifier l’illégalité - du fait de leur impact environnemental - des 5 bassines mises en œuvre il y a quelques années par l’ASA des Roches. Des opposant.es avaient pris les devants ces derniers mois.

Trois de ces bassines avaient été préventivement démantelées, dont une le 6 novembre par 3000 personnes en manifestation, tandis que la Confédération paysanne revendiquait le démontage de sa pompe.

Mais le clan des pro-bassines, en plein déni de réalité, s’entête encore. Des méga-bassines continuent à être planifiées en divers endroits du pays. Des démarrages de chantiers sont annoncés sur trois nouvelles bassines, possiblement à partir d’août, à Prière, Épannes et Sainte-Soline, peut-être d’autres dans la Vienne.

Nous ne pouvons envisager de les laisser faire.

Nous sommes à un moment charnière où nous devons unir nos forces à l’échelle nationale et internationale pour leur faire comprendre que chaque nouveau chantier aura un coût politique et économique ingérable. Puisque le gouvernement - pieds et poings liés avec l’agro-industrie et la FNSEA - malgré tous les effets d’annonce sur une éventuelle « planification écologique », reste incapable de prendre la décision, à minima, d’un moratoire, nous le mettrons en œuvre nous-mêmes.

En cas de démarrage de tout nouveau chantier de méga bassines avec son ballet de tractopelles, nous appelons à se retrouver 3 semaines plus tard, plus massivement que jamais pour manifester jusqu’au chantier et le mettre à l’arrêt.

Pas un seul chantier de méga-bassine de plus. Partageons l’eau. No Bassaran !

PREMIERS SIGNATAIRES : Action Antifasciste Deux-Sèvres 79, Alerte Pesticides Haute Gironde, Attac 17 et 44, Beaumont en Commun, Collectifs Bassines Non Merci (Berry, 16, 79, 86), CGT (Nationale), Colère Citoyenne 79, Eco Avenir, EELV 86, Extinction Rébellion Nantes, Extinction Rébellion Poitiers, Génération.s 86, Groupe d’Action France Insoumise Marennes Bourcefranc, La France Insoumise 85, 79, Le Jardin l’Éphémère, Les braises (Saint Emilion), Les désobéissants, Les Soulèvements de la Terre, NatürliF Prod, NPA 79, NUPES 17-01, 17-02, 79-01, 79-03, 86-02, 85-05, 85-03, Parti de Gauche 79, Parti Communiste Français 79, Rendez-nous la mer - Ar mor·Bro An Oriant, Union Populaire Charente Nord/Est, Union départementale Solidaires 79, Union Syndicale Solidaires (nationale), Vienne Insoumise 86, Youth for Climate Nantes.

Lire aussi :

70 ans d’agriculture française au service de l’accumulation capitaliste

https://www.terrestres.org/2022/06/...

Terrestres.

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2022-06-11
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 11 juin 2022 @ 06:18

Nous publions ci-après la video enregistrée lors d’une soirée débat organisée le 14 décembre 2019 par les Amis du Monde diplomatique de Versailles, qui nous avaient invités à commenter l’incendie survenu en juillet 2019 à l’usine Seine-Aval du SIAAP, dans la plaine d’Achères.

Lire aussi :

- Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris

https://blog.mondediplo.net/omerta-...

Carnets d’eau, Le Monde diplomatique, 27 septembre 2019.

Note : rappelons qu’un nouvel incendie survenu dans le dernier week-end d’avril 2022 à l’usine de Colombes du SIAAP a fait l’objet de la même omerta, que nous avons dénoncée à deux reprises les semaines suivantes dans les colonnes de Marianne...

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2022-06-09
FLUX
par Marc Laimé, jeudi 9 juin 2022 @ 09:09

Destiné aux collectivités locales, ce nouveau site gouvernemental recense un catalogue impressionnant d’aides pour financer et accompagner les projets sur différentes thématiques.

Dans le seul domaine de l’eau et des milieux aquatiques le lien ci-après recense plus de 492 aides…

https://aides-territoires.beta.gouv...

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2022-06-07
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 7 juin 2022 @ 10:56

L’acme pornographique de la videosphère nous en dit long sur l’esprit du temps. Témoin cette « cérémonie des adieux » qui vaut son pesant de moutarde, surtout quand l’on sait ce qu’il est advenu depuis lors du « chevalier de la planète » (sponsorisé par TF1), de Chirac à Macron…

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REMOUS
par Marc Laimé, mardi 7 juin 2022 @ 04:05

L’énergéticien français a pris cette décision pour préserver la température du fleuve, qui souffre de la sécheresse.

C’est l’une des conséquences de la sécheresse qui menace la France. EDF a annoncé, lundi 6 juin, avoir dû baisser la production sur l’un des réacteurs nucléaires de sa centrale de Saint-Alban (Isère) en raison d’un trop faible débit du Rhône. La puissance de l’un des deux réacteurs de 1 300 MW de la centrale (le numéro 1) a été baissée à 260 MW "durant cinq heures" samedi et "des baisses ponctuelles (...) ont également été réalisées pendant quelques heures" dimanche et lundi, a indiqué le service de presse de l’entreprise à l’AFP.

Cette décision a été prise pour "respecter la réglementation relative aux rejets thermiques en raison du débit du Rhône". Les réacteurs nucléaires pompent de l’eau dans les cours d’eau ou les mers pour leur refroidissement, et rejettent de l’eau réchauffée, rejets soumis à des limites de température pour préserver la biodiversité aquatique.

Un bassin en déficit d’eau

La France est actuellement menacée de subir une grave sécheresse, après un printemps particulièrement chaud et sec et avant un été probablement également chaud et sec, selon Météo France.

En avril, la dernière synthèse de la situation sur le bassin hydrologique Rhône Méditerranée du service d’information Eau France relevait que "le déficit de précipitation enregistré ces derniers mois entraîne des écoulements globaux déficitaires sur l’ensemble du bassin".

Début mai, en pleine vague de chaleur précoce, une baisse de puissance similaire avait été effectuée pour quelques heures sur un réacteur de la centrale du Blayais (Gironde), en bord de Garonne. Il arrive à EDF de réduire la puissance de ses réacteurs - voire de les arrêter - pour préserver la température des cours d’eau, mais ces mesures étaient habituellement prises lors des épisodes de canicule estivale.

EDF en relativise la portée, soulignant qu’en France, les pertes de production pour cause de températures élevées de cours d’eau ont représenté 0,3% de la production nucléaire annuelle depuis 2000. Mais à l’heure où le président Emmanuel Macron entend relancer la filière, ces événements ont été pointés par les adversaires du nucléaire, à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, qui y a vu la remise en cause de l’argument selon lequel l’énergie nucléaire serait plus régulière que les renouvelables.

Source AFP.

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2022-05-31
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 31 mai 2022 @ 17:41

Six organisations (Greenpeace, les Amis de la terre, Action contre la faim, CCFD terre solidaire, FNH et la FNAB) viennent de publier un décryptage commun des enjeux agricoles et alimentaires au prisme de la guerre en Ukraine, qui vise à déconstruire certaines fausses solutions et discours simplistes.

Malgré l’absence d’arguments en lien avec la ressource en eau, qui est pourtant au coeur de toutes ces questions, le document a l’avantage d’être synthétique.

Au sommaire :

1- Quelles sont les conséquences agricoles et alimentaires mondiales de l’agression russe de l’Ukraine ?

2- Quels sont les pays et les populations qui seront les plus touchés par les conséquences agricoles et alimentaires de cette guerre dans les mois à venir ?

3- Faut-il produire plus en Europe pour “nourrir le monde” ?

4- Est-ce une bonne idée de remettre en culture les surfaces d’intérêt écologiques (dont les jachères) en France ?

5- La stratégie de la Ferme à la Fourchette est-elle décroissante et faut-il la remettre en cause ?

6- En quoi le système agricole et alimentaire industriel et mondialisé est-il contre-productif pour lutter contre la faim ?

7- En quoi l’agroécologie est-elle une solution pour lutter contre l’insécurité alimentaire et préserver les écosystèmes dans la durée ?

8- La France participe-t-elle au développement de systèmes agricoles et alimentaires durables dans les pays en développement ?

9- Quel est le niveau d’indépendance, de durabilité et de résilience de l’agriculture française ?

10- Est-il possible de réduire rapidement notre cheptel animal en France et en UE, et quels effets cela aurait-il à long terme ?

11- Est-il souhaitable de réduire les agrocarburants dans un contexte de crise énergétique ?

PDF - 1.6 Mo

Décryptage

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REMOUS
par Marc Laimé, mardi 31 mai 2022 @ 07:20

Une manifestation regroupant 1500 personnes, citoyen-nes, syndicats, associations et partis politiques a eu lieu dans les rues du Lamentin ce samedi 28 mai 2022 pour envoyer un message fort au gouvernement.

« La population était dans la rue pour contester un probable non-lieu que pourrait rendre la justice dans l’instruction des plaintes contre l’empoisonnement au chlordécone des Antilles française, ce pesticide très dangereux et nocif pour la santé.

Une situation inadmissible pour la population antillaise qui se bat et lutte depuis des décennies afin que les gouvernements successifs reconnaissent leurs responsabilités dans ce dossier et prennent des mesures concrètes pour que cesse cet interminable scandale sanitaire qui n’a que trop duré.

Le chlordécone est un pesticide coriace non biodégradable qui n’est pas près de disparaître. Les antillais-es font face à un désastre sanitaire depuis de très nombreuses années.

En effet, malgré des plaintes déposées en 2006 sur des faits qui se sont produits entre 1972 et 1993, plus de 90 % de la population actuelle est toujours exposée aux contaminations contenues dans les sols et la mer aujourd’hui encore et ce pour des siècles. Cette inertie de la part du gouvernement est inadmissible.

Il est à préciser que ce pesticide extrêmement nocif n’a plus été utilisé aux États-Unis dès 1976 et entre 1981 et 1993, il n’a été utilisé que pour la banane aux Antilles !

La contamination au chlordécone est catastrophique. Celui-ci pénètre dans le sang, générant ainsi des maladies telles que des cancers, et plus grave, des décès. Le gouvernement ne peut plus fermer les yeux. Il se doit de réagir et de prendre toutes les mesures nécessaires en commençant par répondre aux revendications et demandes de la population antillaise de voir condamner les coupables de cet empoisonnement. Un non-lieu serait inimaginable.

En soutien aux Antilles, nos organisations : la Fédération Syndicale Unitaire, la Fondation Copernic, la Confédération Paysanne, Attac France, la Confédération Générale du Travail et l’Union syndicale Solidaires ont sollicité par courriel une audience ce mercredi 25 mai 2022 auprès de Madame Yaël Braun Pivet, ministre de l’Outre-mer et Monsieur Dupont Moertti, ministre de la Justice, garde des Sceaux pour être reçues ce samedi 28 mai. Notre demande est restée sans réponse de leur part. Cette non-réponse en dit long sur le traitement réservé à la population des Antilles.

Il est à rappeler que lors de sa visite en 2018, le Président de la République, Emmanuel Macron avait qualifié l’affaire du chlordécone de « scandale environnemental ».

Il est profondément regrettable de constater que la ministre de l’Outre-mer et le ministre de la Justice ne prennent pas la mesure de ce « massacre environnemental et sanitaire », et n’en fassent pas une de leurs priorités.

Pour obtenir justice et réparation, nos organisations ne lâcheront rien ! »

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires, FSU, Fondation Copernis, Conf

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