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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2016-05-06
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 6 mai 2016 @ 18:31

Alors que nous nous échînions sur la Loi NOTRe et la GEMAPI, et tutti frutti, l’idée nous vient de nous enquérir ce que la proche présidentielle, celle qui ne s’interrompt désormais jamais plus, nous réserve, en sus de ce que nous savons déjà. La dernière fois, déjà, voir la gestion publique de l’eau apparaître dans le programme du Front signait, quoi qu’on en aît, un changement d’ère. Depuis l’eau a coulé sous les ponts, et force est de constater que nous avons bel et bien changé d’époque. Au delà ce tout ce que nous imaginons…

Avant, pour sentir l’air du temps, outre les lacrymos au printemps, on avait les journaux, la prière du matin de l’honnête homme et toutes ces sortes de choses.

Bon, fini de rire, il y a longtemps que la licence IV a disparu du local syndical du Figaro (Je vous parle d’un temps…).

Prenez le temps de lire ce qui suit.

Un certain M. Drahi, le Citizen Kane de notre temps, rachète en s’endettant abominablement auprès de toutes les banques de la planète, d’abord des réseaux de télévision cablés états-uniens, après des opérateurs de téléphone, et maintenant des journaux, au hasard Libération ou l’Express en France. Qu’en fait-il ? Il les planque dans des téléphones portables. Pas pour faire des journaux téléphonés !

Pour faire de “l’optimisation financière et fiscale”, comme nous le baille, ébahi, Le Monde…

Bref, à côté, les bricolos du caroussel à la TVA, des permis carbone et de l’arnaque au Président, ça fait petit joueur.

Lisez donc l’article ci-dessus, les bons calculs de Patrick Drahi, sinon vous n’avez pas une chance d’être dans la disposition mentale qui vous permettra d’enchaîner avec le casting présidentiel de la Fondation Concorde…

Présentation : « La Fondation Concorde fut créée au lendemain des législatives de 1997.
Il s’agit de l’initiative de militants et de patriotes conscients de l’éloignement de notre société des méthodes de gestion qui font partout la richesse des pays concurrents.

La prééminence de la technocratie dans l’espace politique, l’absence de débat laissaient peu de chance à la naissance d’une société privilégiant l’initiative privée, le foisonnement et la croissance des entreprises, seul espoir pour accroître le pouvoir d’achat de nos compatriotes, et réduire le chômage.

De nombreux députés ont alors rejoints les rangs de la Fondation Concorde pour travailler sur ces thèmes.

Puis des personnalités du monde politique, des universitaires renommés sont venus compléter ses équipes.

C’est ainsi que dès 1999, la Fondation Concorde est devenu l’un des premiers think-tank généraliste de la droite modérée dans notre pays.

Dans cette période de mutation rapide, la société et ceux qui la dirigent doivent s’enrichir du débat d’idées, de comparaisons internationales et d’outils variés d’aide à la décision. »

Un casting présidentiel

Bon, la Fondation Concorde on a compris. Et encore heureux que c’est aka la droite patriote modérée...

Quoique en grattant un peu, ça vaut le coup, on se dit qu’on a rien compris (à l’époque), qu’il nous faut vite fait loader et relaoader le logiciel qui va bien...

Voyez un peu.

En trois mois Alain Juppé, puis François Fillon, puis Nicolas Sarkozy, puis Bruno Lemaire sont venus faire le show, retransmis sur Public Sénat, avant d’être relayé par Dailymotion, le petit cousin franchouillard de You Tube.

Patriotes à la Fondation Concorde, on vous dit.

Juste histoire de reprendre des forces avant de retourner à Nuit Debout, sans dec : FAUT REGARDER, toutes affaires cessantes !

Un salon rococo affreux, genre l’assemblée générale des Maîtres de Forges en 36, ou la salle d’attente du Chabanais telle qu’on l’imagine.

Troisième République, parvenu, boursouflé.

Les tapis, les appliques, les rideaux...

Epouvantable.

On n’oserait pas y amener des cars de touristes chinois, c’est dire.

Et là, le show.

Entre le bateleur du marché des Chibanis en bas de chez moi, qui m’a fourgué l’épluche tout qu’on se nique toujours les doigts, qui n’épluche rien mais qu’on achète quand même, et qu’on pourra même pas essayer de refourguer sur le Bon Coin, le stand up du Jamel Comedy Club, voire Montebourg à la grande époque, sous son parapluie avec son micro baladeur.

Et surtout, surtout il y a la salle. Les PATRONS qui petit-déjeunent.

TOUT. La gueule, le look, les fringues, le regard, les questions à l’impétrant, les sourires, les hochements de tête…

Même pas en rêve qu’il y en a un seul qu’on prend en stop !

Le 1% en live.

Mieux que les Pinçon-Charlot !

C’est simple : non stop sur grand écran à Nuit Debout, le lendemain c’est la grève générale…

Bref, à regarder de toute urgence. Et merci pour l’ouvreuse…

- Alain Juppé face aux patrons

- François Fillon face aux patrons

- Nicolas Sarkozy face aux patrons

- Bruno Lemaire face aux patrons (la bande annonce)

(L’intégrale ne devrait pas tarder, Public Sénat la retransmettait en direct avant hier.)

Session de rattrapage :

- Cécile Duflot, Rachida Dati, Jean Luc Mélenchon, François Bayrou, Jean-Pierre Raffarin... se racontent en chanson chez Mireille Dumas...

C’est comment qu’on freine ?

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2016-05-04
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 4 mai 2016 @ 11:18

Les personnels comme les institutions et usagers qui y sont attachés se mobilisent pour éviter la privatisation du laboratoire public départemental de Touraine, déjà soumis à la concurrence des multinationales privées de l’analyse depuis une décision scandaleuse actée par la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) du 30 septembre 2006, situation encore aggravée par la loi NOTRe qui a entériné un recul des politiques publiques conduites par les Départements.

Les activités de ce laboratoire participent pourtant bien d’une mission de service public primordiale pour la santé humaine, animale, et la préservation de l’environnement.

Dans le domaine de l’eau, de l’environnement et de la santé, elles recouvrent en effet la bactériologie des eaux, l’agronomie, la surveillance des milieux aquatiques. Pour le secteur agro-alimentaire, la sécurité et la chimie alimentaire, l’œnologie, la cidriculture. En matière de santé animale, cela recouvre l’immunosérologie, la surveillance des encéphalopathies. Et le laboratoire, qui possède toutes les accéditations requises, a par ailleurs développé des activités reconnues dans le domaine de l’audit, du conseil et de la formation.

Malheureusement, depuis la LEMA de 2006 la mise en concurrence des marchés d’analyses des eaux avec les multinationales privées du secteur, au premier rang desquelles les groupes Carso et Eurofins, a précipité les laboratoires publics départementaux français vers une faillite programmée.

En effet, les tarifs proposés en appels d’offre par les collectivités locales et les ARS sont bien en dessous des prix de revient, à raison du dumping effréné des opérateurs privés, et creusent les déficits.

Il faut savoir, et on ne le répétera jamais assez, qu’en matière de contrôles de qualité de l’eau potable ce sont près de 7 millions d’analyses qui sont effectuées chaque année à l’instigation des ARS, et donc du ministère de la Santé, par les collectivités locales.

Aujourd’hui l’essentiel de ces analyses sont effectuées, pour le compte du ministère de la Santé, non par des laboratoires publics, puisqu’on les a délibérément liquidés, mais par les deux multinationales privées Eurofins et Carso.

Deux multinationales privées que l’Etat a par ailleurs, au motif de soutenir leur développement, copieusement arrosées d’argent public, via la Caisse des Dépôts et le Fonds stratégique d’investissements (FSI), au plus grand profit des actionnaires d’Eurofins et Carso !

Une situation scandaleuse puisque la logique du profit maximal des multinationales privées de l’analyse, qui les a déjà conduit à racheter à tour de bras des laboratoires publics départementaux ensuite dépecés, restructurés, voire purement et simplement liquidés, cette logique délétère les a parallèlement conduits à développer des modes opératoires qui mettent en danger la santé publique et l’environnement, comme l’avait révélé le scandale Eurofins, mis à jour par la Direction générale de la Santé.

Les analyses de santé animale de service public ne sont pas davantage considérées aujourd’hui comme indispensables, et représentent aussi une charge pour les élus des Conseils départementaux, soumis comme on le sait à la diète depuis la baisse des dotations de l’Etat, tandis que leur clause de compétence générale qui leur permettait de soutenir des missions de service public, a disparu avec la loi NOTRe.

Dans ce contexte les personnels du Laboratoire de Touraine et leur intersyndicale (CGT, FSU et FO) ont dès lors de grandes craintes d’être "vendus" au secteur privé, au motif d’économies à faire sur le budget départemental.

En effet, compte tenu de leurs missions de service public, et de la concurrence déloyale des deux multinationales privées du secteur, le Conseil départemental octroyait jusqu’à présent au laboratoire une subvention d’équilibre annuelle de 2,3 millions d’euros, soit 0,48% du budget départemental qui se monte environ à 650 millions d’euros…

Après un audit effectué par un cabinet d’avocats, le choix est posé d’une évolution des statuts du laboratoire, soit en partenariat avec des laboratoires publics en rejoignant un Groupement d’intérêt Public (Innovalys : départements 44, 49, 72), ou sous forme d’une Société d’économie mixte (LASAT : départements 79 ,86, 17), soit enfin en vendant le laboratoire à deux groupes privés, ALPA ou CARSO…

Les personnels et l’ensemble des acteurs du département qui leur apportent leur soutien sont d’autant plus mobilisés que le gouvernement, par le biais d’un décret d’application de la loi NOTRe en date du 27 novembre 2015, a promulgué le maintien d’un maillage territorial indispensable pour gérer les crises sanitaires et environnementales, dont on sait qu’elle se multiplient dans la période.

Pour l’intersynicale : “Alors oui, les personnels sont inquiets pour leur avenir et souhaitent garder leurs métiers et leur engagement pour un service public de proximité garant d’impartialité et de transparence.

Le Laboratoire de Touraine a été inauguré en mai 1995 en présence du Président de Région qui avait participé au financement. Comment se fait-il que la Région ne soit pas associée à la réflexion quant à l’avenir du Laboratoire qu’elle a contribué à créer ?

(…) L’avenir du Laboratoire de Touraine n’est pas qu’une affaire de comptes, de réduction des dotations ! Le montant de la subvention est sensiblement identique au montant d’avant la crise de l’ESB, mais avec des recettes doublées (0,48% du budget départemental) !

Le personnel s’est toujours beaucoup investi. L’effort de productivité a été considérable et visible, malgré une subvention qui a diminué de 8% en 2015 !

Il est inacceptable que tous ces efforts aboutissent à un abandon vers le privé.

Nombres de départements ont fait le choix de l’inter-départementalité pour contrer l’avancée des groupes privés. A-t-on vraiment oeuvré en ce sens dans notre région ? A l’heure où on nous parle sans cesse de groupes de travail, pourquoi ne pas entreprendre une vaste concertation entre élus de tous les départements de la région Centre. Quid des départements qui n’ont plus de laboratoires à l’heure actuelle (Loiret, Eure et Loire) qui pourraient contribuer au financement ? ».

Lire aussi :

- La loi sur l’eau privatise les services publics (1)

http://www.eauxglacees.com/La-loi-s...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 9 octobre 2007

- Laboratoires publics d’analyse des eaux : la crise

http://www.eauxglacees.com/Laborato...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 22 septembre 2009

- Laboratoires publics d’analyse des eaux : le Val-de-Marne se mobilise

http://www.eauxglacees.com/Laborato...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 25 septembre 2009

- Le monopole caché du contrôle de la qualité des eaux du robinet

http://www.eauxglacees.com/Le-monop...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 février 2011

- Le deuxième laboratoire d’analyse des eaux français coulé par la concurrence

http://www.eauxglacees.com/Le-trois...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 24 février 2011

- Laboratoires publics d’analyse des eaux : le ministère de l’Agriculture balade les parlementaires

http://www.eauxglacees.com/Laborato...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 7 janvier 2013

- Le scandale Eurofins : le rapport de la DGS

http://www.eauxglacees.com/Le-scand...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 26 février 2013

- Eurofins : nouveau revers en Bretagne

http://www.eauxglacees.com/Eurofins...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 25 avril 2013

- Lorient : la vengeance d’Eurofins

http://www.eauxglacees.com/Lorient-...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 7 juin 2013

- Eurofins : fin de partie à Clermont Ferrand

http://www.eauxglacees.com/EUROFINS...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 octobre 2013

- La méthode Eurofins

http://www.eauxglacees.com/La-metho...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 4 décembre 2013

- Laboratoires publics d’analyse : un sursaut ?

http://www.eauxglacees.com/Laborato...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 4 décembre 2013

- Laboratoires publics d’analyse : les élus s’inquiètent, le gouvernement procrastine…

http://www.eauxglacees.com/Laborato...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 6 janvier 2014

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REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 4 mai 2016 @ 11:14

La Commission européenne a adressé, le jeudi 28 avril 2016 un avis motivé à la France afin qu’elle lui fournisse des informations complémentaires sur la mise en œuvre de la directive du 12 août 2013 relative aux substances prioritaires dans le domaine de l’eau.

Les Etats membres devaient transposer cette directive dans leur droit national avant le 14 septembre 2015.

La France s’est exécutée sous la forme d’un arrêté publié le 29 septembre dernier.

Mais ce faisant, ayant dépassé le délai initialement fixé, l’exécutif européen lui a ensuite adressé une lettre de mise en demeure en novembre.

Jugeant de surcroît que cette transposition demeure incomplète, Bruxelles lui a donc adressé avis motivé.

En l’absence de réaction sous deux mois, la Commission pourra saisir la Cour de justice de l’UE.

"Les substances prioritaires sont des produits chimiques qui présentent un risque significatif pour ou via l’environnement aquatique au niveau de l’Union. La directive vise à réduire à la source ce type de pollution des eaux en fixant des niveaux de concentration ne présentant de dangers ni pour l’environnement aquatique, ni pour la santé humaine", rappelle la Commission.

Cette directive avait ajouté douze substances chimiques nouvelles à la liste des initiale des 33 substances prioritaires devant être recherchées au titre du respect des objectifs de reconquête d’un bon état chimique des eaux fixé par la DCE.

Des normes de qualité environnementale (NQE) devront être respectées pour ces substances à compter de 2018, en vue de parvenir à un bon état chimique des eaux en 2027, comme nous y engageait la DCE.

Comme l’ensemble du dispositif de contrôle a été privé de sa substance par étapes successives, comme nous l’avons maintes fois dénoncé, l’affaire finira mal.

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2016-05-02
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 2 mai 2016 @ 12:41

Plusieurs annonces récentes, comme celle de la création de la “Filière française de l’eau”, ou celle d’un “Indicateur de qualité” associé à la facture d’eau témoignent de l’emprise sans limite qu’exercent désormais les grands opérateurs privés du secteur sur l’appareil d’Etat et la prise de décision publique.

L’emprise des acteurs privés sur l’appareil d’Etat, les institutions et la prise de décision publiques est fréquemment caricaturée sous l’angle des “lobbyistes”, corporation exotique qui se livrerait au trafic d’influence à grande échelle à proximité des lieux de décision, en y organisant des déjeuners, des rencontres, des auditions... lors desquelles les élus seraient subornés par de sulfureux porteurs de valises.

Ce fabliau pour Lapins crétins, que l’on perfectionne ensuite en prônant la création de “registres” de lobbyistes à l’Assemblée ou au Sénat, comme le propose le projet de loi “Sapin II” ne résiste pas à l’examen.

L’influence délétère des acteurs privés s’exprime en effet, loin de ces billevesées, au coeur même de l’appareil d’Etat et de la décision publique, par le biais d’une foule de canaux et de dispositifs étonnamment “transparents”, si l’on veut bien y regarder de plus près au lieu de brasser du vent et de multiplier les envolées démagogiques, comme y excellent les défenseurs auto-proclamés des “communs”, tarte à la crème de la période.

La machine de guerre du COSEI

Issue de la réflexion du « groupe eau » du Comité stratégique de la filière des éco-industries (COSEI), un groupe de travail créé à Bercy, la « Filière française de l’eau » vise à communiquer autour des « bonnes pratiques de la filière » auprès du grand public et des maîtres d’ouvrage jugés « frileux ».

Une nouvelle marque vient ainsi de voir le jour dans le secteur de l’eau. En prétendant rassembler tous les acteurs gravitant autour de la thématique, « La Filière française de l’eau » vise à valoriser les politiques d’investissements dans les infrastructures d’eau et d’assainissement.

Un souci qui confine à la panique, quand les prélèvements de l’Etat dans la trésorerie des Agences de l’eau, la création de l’Agence française de la biodiversité (AFB), qui va être financée en siphonnant, via l’Onema, les mêmes Agences de l’eau, le retrait des Départements (qui allouaient il y a encore sept à huit ans 700 millions d’euros chaque année à l’adduction d’eau et à l’assainissement), ou encore le gel des dotations aux collectivités locales dessinent le spectre d’une inquiétante crise financière qui affole tous nos amis du genre humain…

« Les maîtres d’ouvrage ont la certitude qu’il n’y a pas d’argent dans le secteur de l’eau mais c’est faux. Cette initiative vise à favoriser un changement de comportement en s’appuyant sur une communication auprès du grand public », assure ainsi Christian Laplaud, le P-DG du groupe Altereo et président du groupe de travail Eau au sein du COSEI, qui soutient « réunir l’ensemble des acteurs de la filière de l’eau publics comme privés ».

(Un mensonge avéré puisque le secteur public n’y est représenté que par une personne, et encore a-t-il fallu l’imposer en tapant sur la table…).

« Nous avons lancé cinq groupes de travail afin d’identifier les points de blocage au sein de la filière », précisait-t-il lors de l’annonce de sa création.

Sur les thématiques du patrimoine, du financement des politiques de l’eau, de l’articulation entre ingénierie publique et privée (c’est-à-dire de la mise à disposition des intérêts privés des brimborions d’ingénierie publique que l’on a parqués par exemple au sein du Cerema), des services « innovants » (RE-Use, est-tu là ?), et enfin de l’internationalisation de la filière, des réunions sont organisées tous les mois.

Le lancement de la marque avec un site internet dédié est l’aboutissement de cette réflexion et du travail collectif.

Cette structure informelle de valorisation de la filière se veut complémentaire des regroupements déjà existants au sein de la filière, comme le Partenariat français pour l’eau (PFE), portant des messages institutionnels à l’international ou « France Water team » (ça fait mieux en global globish), qui vise à réaliser des actions concertées pour favoriser l’export.

Des actions de communication seront ainsi lancées lors du prochain salon Hydrogaïa qui se tient à Montpellier au mois de mai, inénarrable foire à la farfouille des bonimenteurs aquatiques qui prospèrent depuis des lustres en Septimanie.

L’instrumentalisation de la « Conférence environnementale »

Autre front, la subclaquante « Conférence environnementale », château de cartes sans cesse reconstitué par les mêmes bonimenteurs, dont on connaît désormais par cœur les mécanismes qui permettent de s’en prévaloir pour décider de tout et de n’importe quoi, en brandissant des gages d’officialité n’ayant aucune valeur légale aux autorités publiques qui feignent de ne rien voir, et détournent pudiquement les yeux en apposant leur signature à des arnaques dont nul ne questionne dès lors la licéité…

La dernière en date s’est donc tenue à la va-vite les 25 et 26 avril derniers.

L’événement est censé « fixer la feuille de route verte du gouvernement pour la fin du quinquennat. »

Avec pareil galimatias on peut déjà craindre le pire, sans aucun risque de se tromper.

Il s’agissait donc de « faire le point sur l’avancement des dossiers identifiés l’année précédente et de définir à partir de là un nouveau programme de travail. »

(Traduire on demande à la horde de technos attachés au bastringue de sortir quelques notes que les communicants vont repeindre en vert, option démago XXXXL, on se fout de quoi ça cause, mais faut que ça sonne « vert » pour les medias et les Lapins crétins).

L’organisation désormais bien rodée repose sur des « tables rondes thématiques «  présidées par un ministre durant lesquelles les acteurs négocient le programme de travail du gouvernement sur les thèmes abordés.

(Les « acteurs » c’est-à-dire des élus, des associations, le MEDEF, la FNSEA, Veolia et Suez, etc, qui entendent bien gratter quelque chose en faisant semblant de croire à cette fumisterie…).

De ce « cadre de gouvernance » qui a, comme ils disent, « pris en quelque sorte la suite du Grenelle de l’environnement », ressort une «  feuille de route du gouvernement pour la transition écologique, rendue publique par le Premier ministre, et des lettres de cadrage avec des orientations pour chaque ministère ».

Autrement dit tout ça c’est du vent, n’a aucune valeur légale, échappe à tout contrôle parlementaire, bafoue la démocratie, et a pour seule utilité d’ouvrir une autoroute à tous les lobbies qui s’y vautrent et s’y ébattent avec un franc appétit.

Et c’est ainsi que parlementaires (invités pour la forme), collectivités et associations viennent donc de découvrir et d’avaliser les yeux fermés la dernière bouffonnerie de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E), qui s’est piqué cette fois-ci de s’intéresser à la « qualité » de l’eau du robinet…

Un « indicateur de qualité » annexé à la facture d’eau

L’affaire a d’abord été fomentée à partir du Centre d’information sur l’eau (CIeau), officine de désinformation créée par la FP2E, c’est-à-dire Veolia, Suez et Saur, et dirigée par une ancienne haut fonctionnaire de la direction de l’eau du ministère de l’Ecologie (ce qu’il en reste), officine dont les medias relaient hélas depuis des lustres sans rien trouver à y redire les campagnes annuelles de propagande.

Evidemment, l’assomption des médias low cost, avec les usines à bobards en ligne, çà n’aide pas au discernement...

La loi de modernisation santé a souhaité, selon le CIEau renforcer l’information « santé environnement » des citoyens, et l’importance de l’information sur la qualité de l’eau a été rappelée par le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP), dans son dernier rapport (octobre 2015). Tous les acteurs ont (soi-disant…) été appelés à renforcer leur communication « eau-qualité-santé », avec, comme objectif, de dépasser la seule diffusion des résultats d’analyse.

(Faut le voir pour y croire : on va « dépasser la seule diffusion des résultats d’analyse » par ailleurs totalement bidons, comme l’ont prouvé jusqu’à plus soif les affaires de l’Onema et d’Eurofins…)

Parce qu’évidemment les exploits de l’Onema continuent de plus belle. Voir les nouveaux plans départementaux de protection des milieux aquatiques et de gestion piscicole. L’Onema a développé un logiciel permettant de calculer l’indice utilisé pour évaluer la qualité du milieu : l’IPR. Sauf que nos ineffables branquignols l’ont développé pour une version de Windows qui est aujourd’hui obsolète. Si une fédé de pêche a un ordi récent, elle ne peut plus l’utiliser…

Bref, il paraît que les Français seraient demandeurs d’information. Le HCSP citait ainsi (rappelle le CIEau, tant il est vrai qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même), le baromètre annuel C.I.eau / TNS-Sofres « Les Français et l’eau », en soulignant que 47% des Français réclament plus d’informations sur leur eau, en particulier sur la qualité et les contrôles.

« Ce même baromètre indique que plus de 8 Français sur 10 ont confiance dans l’eau du robinet. Une confiance, prioritairement corrélée à celle accordée aux normes et contrôles qui l’encadrent. »

« Face à la multiplication des sources d’information, il est de notre responsabilité de diffuser une information, à la fois précise et lisible, sur la qualité de l’eau. Le sujet s’appuie sur des éléments tangibles, strictement encadrés par des textes réglementaires. Cependant le flux continu de l’information fait aussi la part belle aux approximations. C’est pourquoi il est essentiel de rappeler "le juste" à travers des contenus "sourcés", mais aussi adaptés à un large public. »

(« Rappeler le juste à travers des contenus sourcés, mais aussi adaptés à un large public. » Pour les ignares c’est la traduction du titre d’une conférence prononcée par l’illustre Trofim Denissovitch Lyssenko, technicien agricole de son état, à l’Académie des sciences de la glorieuse USSR en 1937…).

L’inventeur de la « plantation en nid », récompensé huit fois de l’ordre de Lénine, conseiller auprès du Soviet suprême, directeur de l’institut génétique de l’Académie des sciences d’URSS, et enfin distingué comme héros du travail socialiste, vient donc de se réincarner, parité oblige, dans les figures de Tristan Mathieu, onoravole consigliere de la FP2E, et dans celle de Marylise Macé, CEO du CIEau, et conseillère municipale, à la ville, d’une charmante bourgade de l’Ouest parisien qui se distingue, entre autres, par un taux d’assujettissement à l’ISF qui bat tous les records.

Le grand oncle de Tristan Mathieu et de Marylise Macé dans un champ d'orge en Ukraine dans les années 1920

L’arrière grand oncle de Tristan Mathieu et Marylise Macé dans un champ d’orge en Ukraine au début des années 1930. in Le Grand Album des Lapins Crétins, collection Le Crocodile Enragé, Eaux glacées. Nanterre 2016.

Le Centre d’information sur l’eau n’a donc pas tardé à se féliciter de cette convergence de vues sur l’indispensable information du public.

Et annonçait qu’il allait poursuivre sa mission, commencée il y a 20 ans, consistant à diffuser une information claire et pédagogique sur la qualité de l’eau, sujet qui apparaît en première intention « clair comme de l’eau de roche », alors qu’il est complexe et susceptible de véhiculer des idées reçues. »

La 4ème Conférence environnementale s’est achevée le 26 avril 2016.

La Table Ronde « Préserver les milieux afin d’améliorer le cadre de vie et la santé de tous » a dès lors annoncé la « définition d’un indicateur de qualité de l’eau, pouvant être inclus dans la fiche informative jointe à la facture d’eau.

D’ici à la fin (…) 2016, un modèle d’indicateur sera proposé aux acteurs du domaine de l’eau (distributeurs d’eau, collectivités, associations de consommateurs, agences régionales de santé) ».

Cette mesure devrait être reprise dans la feuille de route qu’un comité interministériel doit adopter d’ici quelques semaines.

"Un indicateur de qualité de l’eau serait un outil informatif facilitant la compréhension des consommateurs sur la qualité de leur eau du robinet. Il leur permettrait d’adopter des comportements favorables à leur bien-être et à leur santé", indiquait le Cieau.

La Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) indiquait pour sa part avoir participé au cours des deux dernières années, avec la direction générale de la santé (DGS), et le Centre d’information sur l’eau, à des travaux visant à définir un tel indicateur.

"La contribution des entreprises à ce projet s’inscrit dans leur démarche plus globale de promotion de la mesure de la performance des services publics d’eau et d’assainissement, que la FP2E a initiée dès 2007 en concevant une trentaine d’indicateurs pertinents, à présent définis réglementairement", précisait la fédération.

On ne saurait être plus clair.

Et, de fait, comme le confirme un extrait d’un document interne de Veolia, présenté au dernier Comité central d’entreprise le 21 avril 2016, la réorganisation en cours du département « Filière Technique » de l’entreprise, vise notamment à :

« - Assurer le support technique dans le cadre des actions de lobbying portées par le Secrétariat Général (FPEE, ASTEE, GT Ministériels, normalisation…) ;

Ensuite il sera toujours temps de s’occuper du Comité national de l’eau, sans problème apparent puisque le passage de témoin Launay-Flajolet y est déjà acté.

Et qu’aucune alerte sérieuse ne semble plus à redouter puisque l’oeil de Moscou, Virginie Dumoulin-Wieczorkiewicz, vient d’être nommée commissaire du Gouvernement auprès de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse :

http://www.actu-environnement.com/a...

Signe éloquent, s’il en est, que tout est sous contrôle, comme jamais...

Du « Jardinage » des élus…

Et pour en revenir à nos chères entreprises, pendant que le plan Franchi met la Générale à feu et à sang, l’Institut Veolia a organisé son 1er atelier du cycle de réflexion prospective sur les « biens communs » le 22 avril 2016, avec au programme l’actualité du droit et des contextes d’usage et la synthèse des travaux de recherche récents. Ce cycle s’organise en groupes d’échanges restreints entre experts externes et collaborateurs de Veolia dans le but de mieux appréhender les concepts des biens communs et leurs implications sur les activités de Veolia :

http://www.veolia.com/fr/groupe/med...

Le P-DG de Veolia offrira bientôt comme chaque année un déjeuner à plus de 1000 maires clients de Veolia lors du Congrès des Maires de France le mercredi 1er juin 2016 à la Porte de Versailles.

Le lendemain 2 juin, lors du Congrès de l’Association Scientifique et Technique pour l’Eau et l’Environnement (ASTEE) à Issy les Moulineaux, chez André Santini, sur le thème "Des villes et des territoires sobres et sûrs", Veolia organisera un dîner de gala au Petit Palais durant lequel sera remis le prix ASTEE.

La foire annuelle des maires et de leurs adjoints (appelée congrès de l’AMF), est depuis des lustres le rendez-vous indispensable à toutes les entreprises qui travaillent dans tous les domaines avec les collectivités territoriales.

Déjà dans les années 70-80, il fallait dans ces entreprises affréter des bus, prévoir les hôtels, les repas, surtout les boissons, les sorties nocturnes, etc...

Passage obligé pour reconduire les marchés pluri-annuels d’entretien et marchés de travaux intermédiaires largement facturés.

Aujourd’hui les halls bondés de l’immense foire-buvettes témoignent, à côté des chapiteaux-restaurants de Veolia ou des distributeurs de parapluie de Saur, d’une réduction apparente des largesses en frais généraux, notamment des PME, avalées ou réduites à la sous-traitance par les quelques géants bien introduits à Bercy, et qui sont donc seuls en mesure de répondre aux très chers marchés en PPP.

Dans les ateliers une musique effarante : « Je suis le patron, le territoire m’appartient (c’est MA commune), l’Etat doit me subventionner sans se mêler de ce que je fais, je décide ce que je veux et je n’ai de compte à rendre à personne, je veux que les textes de loi me permettent de faire plaisir à mes électeurs et empêchent le plus possible les interventions de citoyens ou d’associations. »

Un communiqué de Jours de France

Publireportage

GAZ Tchaïka M13

Le produit de la vente de l’ex-Centre de formation de Veolia sis à Lanthenay-Romorantin au fonds souverain du Qatar va permettre, grâce à l’entregent de Serge Michel et de Paul-Louis Girardot, qui avaient nouè des contacts de haut niveau au Kremlin, à l’époque ou l’ex-SAGEP, alors dirigée par la Générale des eaux, projetait de signer le marché du siècle à Moscou, de relancer à Nijni Novgorod la ligne de production de la célèbre limousine d’apparat Gaz Tchaïka M13.

La livraison de 300 exemplaires de cette voiture d’exception (compensée par la plantation de 300 bambous à Nijni Novgorod, comme s’y est engagé Pierre Victoria durant la COP 21), saluée par Antoine Frérot lors de la récente Assemblée générale des actionnaires comme un signe positif du redéploiement offensif de Veolia à l’international, va ainsi permettre de convoyer les édiles invités de la Firme au prochain Salon des Maires de France (en partenariat avec Vilmorin), dans une délicieuse ambiance de jardinage vintage, à laquelle devraient être sensibles Mesdames les épouses des élus.

L’unique exemplaire de couleur blanche de la Tchaïka, conçue pour la cosmonaute Valentina Terechkova, sera offerte, après avoir été totalement refaite à neuf (dans l’émission phare des "Rois du Tuning" sur RMC-TNT), à Mme Julie Gayet lors de la grande cérémonie d’inauguration du Centre culturel russe en cours d’achèvement près du Pont de l’Alma, en présence des présidents russe et français.

L’inscription d’un coût unitaire de 50 000 euros à cette soirée d’exception, placée sous le haut patronage de Jean Jouzel, François Pinault, Karl Lagerfeld, Cyril Hanouna, Michel Rocard, Daniel Cohn-Bendit, Jean Tirole et Emmanuel Macron, peut être effectuée directement auprès de Frozen Water Events.

Tous moyens de paiements internationaux acceptés, no bitcoins.

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2016-04-29
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 29 avril 2016 @ 11:59

Les dégâts collatéraux de la campagne médiatique lancée par un quarteron de combinards grassement subventionnés par des institutions trop contentes d’y trouver un moyen de dissimuler leur soumission de chaque instant aux multinationales privées de l’eau, n’en finissent pas de s’étendre. Après le recours croissant aux sociétés de recouvrement pour faire rendre gorge aux pauvres, faute de pouvoir leur couper l’eau, ou les « lentiller » (pratiques qui se poursuivent d’ailleurs allégrement), après la start-up créée par Veolia, qui propose désormais ses services aux collectivités et aux bailleurs sociaux pour facturer sans coup férir tout et n’importe quoi (à partir d’un pays étranger, tant qu’à faire), l’inventivité des services bridés par la croisade de nos hérauts de « l’eau bien commun » ne connaît plus de limites. Témoignage avec cette nouvelle invention, sur laquelle nous alerte un fonctionnaire en poste dans une collectivité territoriale

« Je travaille pour un service des eaux géré en régie, budget annexe d’une commune.
Mon responsable m’avait demandé de chercher des renseignements sur la légalité des limitations ou coupures d’eau qu’il souhaitait mettre en place.

Je souhaiterais avoir un avis fiable et objectif sur une pratique actuelle du service.

La relève des compteurs d’eau est réalisée sur notre territoire deux fois par an.

La facturation semestrielle est réalisée au fur et à mesure de l’avancement des secteurs de relève.

Certains compteurs n’étant pas accessibles et non équipés de tête émettrice permettant une relève à distance, la consommation de ces usagers n’est pas connue.

Désormais, ces usagers se voient facturer une "consommation complémentaire" de 60m3 par facturation, qu’il s’agisse d’un commerce, d’une personne seule ou d’une famille, le volume facturé est le même.

Il ne s’agit ni d’une avance de consommation, ni d’une estimation. Cette procédure ne modifie pas l’index du compteur mais est un "bloc" facturé en plus, qui correspond à une ligne supplémentaire sur la facture : "consommation complémentaire" en volume qui est facturé avec les tranches d’eau potable, l’assainissement, les redevances agence de l’eau.

D’après la personne qui l’a mis en place, cela permet de faire réagir les usagers afin qu’ils laissent l’accès pour la relève de leur compteur.

C’est le cas pour très peu d’usagers. Ceux-là, s’ils réagissent assez rapidement, demandent des explications et permettent l’accès à leur compteur seront remboursés par la trésorerie dans un délais....

Mais la majorité ne vérifient pas, ne comprennent pas leurs factures ou font confiance à la facture de la mairie...

Nombreux sont ceux qui paient en pensant qu’il s’agit d’une avance de consommation comme cela existe pour l’électricité, le gaz, l’eau chez d’autres fournisseurs.

Puis ils paieront la facturation correspondant à leur consommation suite à la relève de leur compteur faite à l’occasion de la relève semestrielle, d’une relève de vérification ou d’une relève de clôture.

Sans réclamation de la part de l’usager, les 60m3 supplémentaires ne lui seront ni déduits, ni remboursés.

Si l’usager ne réclame pas "assez fort" ou "trop tard", il lui est répondu qu’il devait laisser l’accès à son compteur comme le prévoit le règlement de service dans son article sur les relevés :

"Toutes facilités doivent être accordées au service des eaux pour le relevé du compteur suivant la fréquence adoptée par le service des eaux.
Lors d’un relevé, si le service des eaux ne peut accéder au compteur, il est laissé sur place une carte-relevé permettant à l’abonné dans un délai maximal de huit jours, de fournir l’index du compteur au service des eaux. Si l’information n’a pas été donnée dans le délai prévu, la consommation est provisoirement fixée au niveau de celle de la période correspondant de l’année précédente. Le compté est épuré ultérieurement à l’occasion du relevé suivant. En cas d’impossibilité d’accès au compteur lors du relevé suivant, le service des eaux est en droit d’exiger de l’abonné qu’il le mette en mesure, en lui fixant rendez-vous, de procéder contre le remboursement des frais par l’abonné à la lecture du compteur, et cela dans le délai maximum de trente jours. Sans suite de la part de l’abonné, aucune réclamation concernant les volumes facturés ou les fuites éventuelles ne pourra être prise en compte."


Lire aussi :

Coupures d’eau : le prix d’une imposture

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 juillet 2015.

Comment une collectivité locale peut-elle recouvrer une facture d’eau impayée ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 2 avril 2016.

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2016-04-23
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 23 avril 2016 @ 12:53

L’Association des maires ruraux de l’Aveyron réagit face à la loi NOTRe.

Impôts, très haut débit, suppression des classes uniques, transfert de l’eau et de l’assainissement, de l’urbanisme et de la voirie... Les conséquences que pourront entraîner les futurs fonctionnements des communes nouvelles et des communautés de communes inquiètent les membres de l’Association des maires ruraux, tant au niveau national qu’aveyronnais.

" L’Association des maires de France a inventé le concept de communes nouvelles et l’a fait passer au gouvernement. Nous ne sommes ni pour ni contre, mais nous n’avions pas inscrit cette possibilité dans nos programmes électoraux. Nous considérons qu’il s’agit d’une décision qui doit être prise par les habitants et non par les élus qui ne l’avaient pas envisagée en 2014 ", indiquent les membres du bureau de l’Association départementale des maires ruraux, présidée par Patrick Guénot, maire de Versols-et-Lapeyre. "

Les communes doivent communiquer. Par honnêteté par rapport aux habitants, il faudrait faire un référendum local, en indiquant les avantages et les inconvénients.

Pour nous, représentants des maires ruraux des communes de moins de 3.500 habitants, nous devons garder la proximité des habitants pour répondre à leurs attentes dans le respect de notre mandat.

Cette vision, aujourd’hui, n’est pas partagée par l’Assemblée des communes de France (ACF) et l’Association des maires de France (AMF) ".

Changements à venir

L’application de la loi NOTRe entraînera plusieurs changements pour les communes rurales.

La Dotation globale de fonctionnement (DGF) :

" Le maintien de la DGF est une carotte gouvernementale méprisable car elle se fait au détriment des autres communes. C’est appauvrir les communes qui ne vont pas faire les communes nouvelles. Nous nous insurgeons contre la politique nationale qui nous pousse vers ces communes nouvelles par le maintien de la DGF. C’est une catastrophe pour le monde rural et la démocratie. Ils vont nous faire mourir de soif en fermant les robinets. En plus, la DGF n’est pas identique entre les urbains et ruraux. 130 euros sont prévus par habitant sur les communes urbaines et 65 euros par habitant pour les petites communes. Ils ne raisonnent pas en aménagement du territoire. "

Elections :

" Le nombre d’élus sera divisé. Les élections se feront par liste, comme pour les communes de plus de 1.000 habitants. Donc ce seront des élus politiques. La vie rurale sera politisée. Au sein de l’Association des maires ruraux de France, nous ne votons pas pareil nationalement, mais nous avons le même avis sur la vision de la ruralité. Quand nous nous présentons aux municipales, nous ne connaissons pas les tendances des conseillers municipaux, l’essentiel pour nous, ce sont les projets. "

Impôts :

" A terme, dans 12 ans, tous les impôts seront tirés vers le haut, vers le montant de la commune qui paye le plus. Les petites communes auront le même impôt que cette dernière. Les contribuables, par leurs impôts, financeront des investissements dans la commune centre qu’ils n’utiliseront jamais. Ils payeront plus pour moins de services. "

" On dicte aux maires ce qu’ils doivent faire "

Au niveau des communautés de communes, jusqu’ à présent le fonctionnement repose sur " la volonté des élus de partager des compétences décidées ensemble. Le principe était de mettre ensemble ce que nous ne pouvions pas organiser seul, ce n’était pas imposé. Aujourd’hui, ils voudraient que toutes les compétences soient transférées dans les communautés de communes. La conception de l’ACF et l’AMF est à terme de remplacer les communes, quelle que soit la situation des communautés de communes, qui sont différentes sur nos territoires. Ce sont aux maires de décider. Ce que l’on reproche, c’est qu’aujourd’hui, on nous impose, on dicte aux maires ce qu’ils doivent faire. C’est l’Etat qui va trouver des solutions avec l’AMF. Les maires sont quand même capables d’aller de l’avant ! " Les membres de l’AMR ont relevé différents points réalisés " au détriment des petites communes isolées ".

Le très haut débit :

" Les ruraux ne sont pas traités comme les urbains. Nous, nous devons payer 10 % pour l’installation du très haut débit, ce qui représente 30 € de plus par famille. Toutes les communes rurales ne l’auront pas. C’est une injustice forte entre l’urbain et le rural, et, au niveau rural, entre les bourgs centres et les villages éloignés. "

Ecoles :

" Toutes les écoles doivent fonctionner avec l’accès numérique. Dans le même temps, on nous explique qu’il ne faut plus d’école à classe unique, ce qui impose de concentrer les écoles sur la même commune, qu’il ne faut plus accueillir d’enfants de moins de 3 ans sans projet éducatif territorial et l’Etat se désengage de ces projets. "

Eau et assainissement :

"L’Etat va imposer d’ici 2018- 2020 de transférer l’eau et l’assainissement aux communautés de communes, sans trop savoir comment cela va être géré, sans savoir les incidences sur le prix. Le prix sera identique pour tous, alors qu’en général, les bourgs centres payent plus cher. "

L’urbanisme :

" C est un transfert de compétence sournois. Les communes rurales ne sont pas aidées, alors qu’à l’intercommunal nous recevrons des aides. 
Indirectement l’Etat nous pousse vers l’intercommunal. Jusqu’à présent la DDT instruisait les permis de construire pour le compte des communes. En 2017, l’Etat se désengage, les communes vont être obligées de payer quelqu’un pour faire les permis de construire. Ce qui représente 100 à 150 € par permis de construire. Pour une commune de 500 habitants, ce sont 10 à 15 permis de construire réalisés par an. En se désengageant, c’est une charge en plus que l’Etat transfère. "

Fin de la proximité

" Notre association départementale et nationale se bat contre cette technocratie. Nous invitons tous les maires des communes rurales à nous rejoindre. Nous allons interpeller les élus, les députés, les sénateurs et les candidats à la présidentielle. Si nous n’y arrivons pas, il n’y aura plus de proximité, les villages isolés seront désertés et mourront lentement dans l’indifférence générale. Il faut trouver un équilibre indispensable. Nous comprenons qu’il y ait des centres urbains, mais nous voulons qu’on nous laisse notre place. "

By courtesy : Mélanie ANDRIEU / Le Progrès Saint-Affricain 31 mars 2016

Association Causses-Cévennes d’action citoyenne

Avenue du Devois,

Le Devois,

Saint Sauveur Camprieu, 30750,

tel 04 67 82 61 11.

Site internet : http://www.adhca.com,

Email : adhca@live.fr

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2016-04-22
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 22 avril 2016 @ 09:10

La commission des lois du Sénat vient d’adopter des dispositions très inquiétantes en matière de publication et réutilisation des données publiques, notamment la reconnaissance pour les administrations et les délégataires de service public d’un droit au « secret des affaires »...

"En plein Panama Papers, le rapporteur du projet de loi numérique au Sénat, Christophe-André Frassa, a réussi à restreindre gravement les ambitions de transparence de ce texte.

La commission des lois a ainsi adopté des dispositions très inquiétantes en matière de publication et réutilisation des données publiques, notamment la reconnaissance pour les administrations et les délégataires de service public d’un droit au « secret des affaires ».

Avec l’adoption de son amendement 233, l’article L311-6 de loi CADA indique maintenant : « Ne sont [pas] communicables […] les documents administratifs […] dont la communication porterait atteinte […] au secret des affaires ».

Citoyens, journalistes ou associations n’auront donc plus du tout accès aux documents décrivant les dessous d’un partenariat public privé, ceux d’un marché public, les contrats commerciaux d’administrations comme l’IGN avec Google ou Microsoft, ou encore les informations liées au bon fonctionnement des services de transport en commun.

Avec l’adoption de ses amendements 229 et 226, le rapporteur a également gravement entravé les progrès obtenus par les députés en matière d’ouverture des données publiques. Les demandes de publication en Open Data prévues à l’article 1 ter pourront désormais être refusées de manière totalement discrétionnaire sous l’argument bien peu normatif de nécessiter un mystérieux nombre « significatif » de citoyens demandeurs.

De même alors que le Gouvernement et l’Assemblée étaient tombés en accord sur la nécessité pour les données publiques d’être mises à disposition sous des formats ouverts, M. Frassa a détruit la portée de cette mesure en la rendant seulement « si possible », argument qui sera invoqué à tout bout de champ par les administrations récalcitrantes et empêchera toute exploitation des données publiées sous des formats propriétaires.

Au total plus de 15 amendements LR, UDI et non inscrits ont été adoptés par la commission des lois sur les articles 1 à 10, limitant considérablement le droit des citoyens à accéder et réutiliser les documents et données produits par les services publics et notamment les Archives.

Regards Citoyens appelle donc l’ensemble des sénateurs à se ressaisir en revenant sur ces dispositions qui nuisent gravement à la liberté d’information."

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Les propositions d’amendement de Regards Citoyens

Actualisation le 27 juin :

Le Sénat a rejeté en première lecture l’amendement sur le "droit des affaires" :

http://www.liberation.fr/france/201...

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2016-04-20
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 20 avril 2016 @ 18:55

Voilà qui va chagriner André Santini, qui vient de se faire réélire triomphalement à la présidence du Syndicat des eaux d’Ile-de-France, aussi bien que Veolia, titulaire du plus gros contrat de délégation de service public d’eau français. La préfecture du Val d’Oise, le SEDIF et Veolia, organisent des réunions publiques les 20 et 21 avril à Méry et Auvers-sur-Oise, afin d’expliquer à la population qu’elle vit à côté d’une véritable bombe à retardement, et quelles sont les mesures qui vont être prises pour l’en protéger.

Certes, le risque est « infinitésimal », aux dires des services de l’Etat.

Mais « non nul ».

Savoir d’ailleurs, si le remplacement, inopiné, ces jours-ci, du Préfet du Val d’Oise ne serait pas la conséquence (ou la cause ?) de ce ramdam inattendu ?

De quoi s’agit-il ?

L’usine de potabilisation d’eau de Méry-sur-Oise est le « fleuron » du SEDIF, qu’il fait visiter à des délégations du monde entier, au plus grand profit de Veolia, qui l’a construite et en assure le fonctionnement.

Ainsi, depuis deux ans, « Méry » est immanquablement mise en avant par André Santini, qui poursuit avec un rare acharnement un projet de reconquête de la gestion privée de l’eau en Ile-de-France. Projet qui vise à « effacer » le retour en gestion publique de l’eau intervenu dans la capitale en 2010.

Dès lors ça y va dans la com à donf, soigneusement orchestrée pour celer l’essentiel :

http://www.gazettevaldoise.fr/2015/...

Car patatras, il y a de l’eau dans le gaz à Méry !

Ou plus exactement un stock d’hypochlorite de sodium entreposé sur le site qui pose problème.

Ce composant chimique (très) dangereux à manipuler est utilisé dans le process de potabilisation de l’usine de Méry.

Jusqu’au 1er juillet 2015, ce stock se chiffrait, selon le SEDIF et Veolia, à 198,4 tonnes, ce qui entraînait la classification de l’usine comme Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) soumise à autorisation, puisqu’elle dépassait le seuil fixé par un arrêté ministériel du 10 mai 2000 pour ce type de produit. D’où son classement en site « Seveso seuil bas »

Selon la Préfecture et la DRIIEE Ile-de-France, l’exploitant Veolia a ensuite « notifié la diminution du volume stocké à moins de 100 tonnes (98t), et cette ICPE est donc désormais soumise à déclaration avec contrôles périodiques depuis le 1er juillet 2015, sans que cela réduise pour autant les risques industriels et leurs incidences sur les secteurs environnants. »

L’exploitant, Veolia, a ensuite « déposé une étude des dangers susceptibles d’être générés par ces installations. »

Cette étude a ensuite fait l’objet d’un rapport d’analyse de la DRIEE Ile-de-France.

Elle fait apparaître "des effets létaux et irréversibles qui, en cas d’accident, sortiraient de l’emprise du site et impacteraient les secteurs alentours. »

La Préfecture souligne ensuite que « parmi l’ensemble des phénomènes dangereux analysés, les plus pénalisants sont liés au mélange accidentel de produits chimiques incompatibles, qui conduirait à la formation d’un nuage toxique de dichlore et/ou de dioxyde soufre, selon le cas. »

Avant de poursuivre : « les probabilités des différents scénarios d’accident ont été estimées par l’exploitant à des valeurs inférieures à 1/100 000, correspondant à la classe de probabilité « E : événement possible mais extrêmement peu probable, définie par l’arrêté ministériel sus-cité.

Toutefois, dans l’organisation actuelle du site, la défaillance d’une mesure de sécurité, telle que le test physico-chimique du produit à dépoter est susceptible de remettre en cause cette classe de probabilité. C’est pourquoi il est essentiel de prendre en compte ce risque dans le cadre de vos compétences en urbanisme. »

A la demande des maires d’Auvers et de Méry, la Préfecture du Val d’Oise a dès lors organisé deux réunions publiques d’information, à Auvers le 20 avril et Méry le 21 avril, en présence de tous les acteurs : services de la Préfecture, représentants de Veolia Eau Ile-de-France et du Sedif, maires...

Tenant compte du risque, le Préfet a en effet imposé aux communes de Méry et d’Auvers des restrictions sévères en matière d’urbanisme à l’intérieur de deux périmètres ayant pour centre l’usine des eaux.

Dans le premier périmètre « bleu », un cercle d’environ 750 mètres de rayon autour de l’usine, toute nouvelle construction est désormais interdite.

Dans le deuxième périmètre « vert », un peu plus large, les constructions ou extensions ne sont possibles que si elles n’augmentent pas la population exposée (ce qui interdit par exemple la réalisation d’un projet de 88 logements sociaux étudié par la ville depuis 18 mois). Au-delà de ces périmètres, toute construction reste autorisée sans restriction.

Ces dispositions très contraignantes, qui doivent être communiquées au public et annexées au Plan Local d’Urbanisme, seront maintenues tant que Veolia et le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (SEDIF) n’auront pas mis en œuvre une solution supprimant tout risque de mélange accidentel.

Or, selon l’annonce publiée par les mairies de Méry et Auvers, « cette solution technique n’existe pas à l’heure actuelle, et les différentes options présentées par Veolia n’ont pas été agréées par les services de l’Etat. »

Pierre-Edouard Eon et Isabelle Mézières, maires de Méry et d’Auvers, ont adressé un courrier au Préfet, réclamant l’organisation d’une communication auprès des populations des deux communes et le détail du plan de sécurité à mettre en œuvre en cas d’incident.

Ils sollicitent également une réunion avec le Préfet pour évaluer l’ensemble des conséquences en matière d’urbanisme : gel de toute opération immobilière en centre-ville, préjudice pour les propriétaires souhaitant vendre leur bien, impossibilité de réaliser les objectifs triennaux 2014-2016 de logements sociaux assignés à Méry par le Préfet…

Les maires de Méry et d’Auvers exigent également que le SEDIF et Veolia, exploitants de l’usine, mobilisent tous les moyens pour mettre en œuvre dans les plus brefs délais une solution supprimant le risque et les périmètres de danger.

Mais faut pas compter sur Vivacités Ile-de-France ni le Comité 21 pour éclairer votre lanterne...

https://docs.google.com/forms/d/1bT...

Sources : DRIIEE Ile-de-France, Préfecture du Val d’Oise, Ville de Méry-sur-Oise, Ville d’Auvers-sur-Oise.

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FLUX
par Marc Laimé, mercredi 20 avril 2016 @ 12:55

A Paris, de temps à autres, on nettoie les canaux, enfin UN Canal, le canal Saint-Martin, l’hâvre XXXXL de la boboïtude casquette à carreaux, ramens et parties de pétanque (que le monde entier nous envie, sauf Daesch), à l’épicentre de la magnitude attentats#Nuit Debout. Qu’y trouve-t-on ?

Déceptsssiiioooon...

Des poussettes et des téléphones portables !

Comme ne manquerait pas de le souligner Finkie, après trois agenouillements au mausolée, histoire d’énerver les cassoces qui trainent, et avant deux Tribunes au Figaro : "Paris ment..."

Pas même un 7,65 Herstal, rescapé de Maigret, LA série absolue !

Tout est foutu, on ne mange plus, même bio, surtout pas chez Augustin Legrand et associés, la scuderia façon rital qui s’est emplâtré les subs des SDF pour monter sa petite entreprise (du vrac AOC), qui veut niquer Biocoop...

Les temps sont difficiles...

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Liste

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2016-04-14
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 14 avril 2016 @ 13:36

Dans le contexte crépusculaire d’une fin de quinquennat délétère, les tenants de la gestion privée de l’eau, qui entendent prendre leur revanche sur la republicisation de l’eau intervenue à Paris en 2010 déroulent, étape après étape, leur projet de reconquête d’une gestion privée de l’eau en Ile-de-France. En face, une “gauche” aux abonnés absents. EAU#DEBOUT !

La LOI

“Loi NOTRe et MGP : exercice des compétences eau et assainissement

La mission de préfiguration de la Métropole du Grand Paris (MGP) a diffusé le 28 août 2015 auprès du Conseil des élus une présentation de l’article 59 de la loi NOTRe adoptée le 7 août précédent, la version 2 du vademecum pour les création des Rétablissements public territoriaux (EPT). un rappel du calendrier de travail de l’automne, accompagnés de 6 annexes techniques.

Concernant l’exercice des compétences eau et assainissement et la mise en œuvre du mécanisme de représentation-substitution, les précisions ci-après fixent les principes et le calendrier d’évolutions qui auront un impact sur l’organisation actuelle de ces compétences dans la région Ile-de-France :

« La loi prévoit que, pour la compétence « Assainissement et Eau », lorsque celle-ci était exercée, au 31 décembre 2015 par un syndicat, pour le compte d’EPCI ou de communes, l’EPT se substitue à ces derniers jusqu’au 31 décembre 2017.

Au-delà de cette date, l’EPT est retiré de plein droit du syndicat concerné. Il appartiendra donc à celui-ci de se prononcer expressément sur son adhésion et, dans l’hypothèse d’une réponse positive, de désigner ses représentants. »

Source : Vademecum création des EPT, V2, 25-08-2015 - Mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris 10 et11/27. (La MGP compte 12 EPT).

La CASTE

L’ordre du jour de la réunion du Bureau de l’EPT Paris Est Marne&Bois, qui se tiendra à Champigny-sur-Marne le vendredi 15 avril 2016 à 18 heures prévoit l’adoption par ledit bureau de plusieurs projets de délibérations qui vont conduire l’EPT 10 à voter le 3 mai prochain sa réadhésion anticipée au SEDIF, qui prendra effet dans quelques mois, et non le 1er janvier 2018…

L’opération se déroule en deux phases :

1. Arguant de difficultés de mise en oeuvre de la prise de compétences eau et assainissement par l’EPT, en substitution de ses communes membres, pourtant prévue par la loi MAPTAM à dater du 1er janvier 2016, l’EPT signe, “afin d’assurer la continuité du service public”, une convention de gestion provisoire d’une durée d’un an, reconductible pour une durée de 6 mois, qui “retrocède” l’exercice des compétences eau et assainissement aux communes membres de l’EPT.

Bénéfice fonctionnel (la griffe Requis) : opération blanche vis-à-vis du SEDIF et du SIAAP, en termes financiers, budgétaires, fiscaux…, avec transcription d’écritures a minima dans les 3 budgets annexes créés par l’EPT.

Bénéfice politique réel de l’opération (la griffe Cambon) : aucun débat politique ne va s’engager au sein de l’EPT puisque ses communes membres vont continuer “comme avant” vis-à-vis du SEDIF comme du SIAAP, pour au moins 18 mois.

2. Conjointement, l’EPT va voter dès le 3 mai prochain en conseil de territoire l’adhésion anticipée au SEDIF, ce qui lui permettra, dans dix-huit mois, au terme des “conventions de gestion provisoires” qui viendront à expiration dans 18 mois, de réadhérer “automatiquement” au SEDIF, évitant dès lors tout débat sur l’opportunité de cette réadhésion.

UN "PARTENARIAT" SIAAP-SEDIF...

Les Présidents du SIAAP et du SEDIF, Belaïde Bedreddine et André Santini ont signé parallèlement le mercredi 13 avril 2016, lors du Salon des Maires d’Île-de-France, une convention de partenariat.

Partenariat SIAAP-SEDIF

"En signant cet accord, ces deux grands services publics souhaitent ainsi développer les échanges et leurs synergies pour renforcer les interactions et les collaborations notamment techniques et institutionnelles dans différents domaines.

Ils entendent mieux favoriser les démarches environnementales et de sécurité industrielle, les échanges sur les évolutions dans les usages de l’eau ainsi que sur les aspects sociaux et sociétaux.

Travailler sur la facture de l’eau et ses incidences sociales, partager les enjeux technologiques et d’innovations nécessaires pour l’avenir de l’eau et de l’assainissement dans la métropole du Grand Paris, et poursuivre des objectifs communs en matière de coopération internationale.

Pour la mise en oeuvre de ce partenariat, les deux parties constitueront un comité de pilotage adossé à un comité technique, composé de membres élus de chaque structure et de représentants des services techniques."

FIN DE PARTIE

L’opération "T10" évoquée ci-dessus ayant vocation à être dupliquée dans l’ensemble des EPT de la MGP, aucune commune membre du SEDIF ne pourra dès lors “choisir d’en sortir” le 1er janvier 2018, comme continuent à le prétendre quelques peudo-rebelles subventionnés, fort attachés à la préservation de leur rente de professionnels de “l’eau bien commun”

Aller contre ? Il y faudrait l’intelligence combinée de Ramdane, Youcef Saadi et Ali la Pointe, à Alger au printemps 55.

En lieu de quoi on a Borgeaud et Soustelle, sans oublier Bellounis.

Les temps sont difficiles.

Lire aussi :

Les Âmes mortes du Grand Paris

Carnet d’eau, Le Monde diplomatique, 12 mai 2015

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