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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2019-02-15
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 15 février 2019 @ 12:56

Le leader mondial des services à l’environnement, dont le leadership avait pu sembler menacé par Suez sur les marchés de l’eau en France sous la présidence Hollande, prend une revanche éclatante depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, ardemment soutenu de longue date par Antoine Frérot.

Avant même la mise en oeuvre de la loi NOTRe, qui rebat violemment les cartes du “marché de l’eau” français depuis deux ans, c’est l’affrontement sans précédent autour de la succession de Gérard Mestrallet, qui a opposé ce dernier à Isabelle Köcher, qui aura sonné le glas des ambitions de Suez.

La guerre de succession a en effet revêtu les atours d’une bagarre de rue sans merci, chacun des protagonistes usant tour à tour des moyens les plus vils pour “tuer” son ennemi, comme l’a relaté, effarée, la presse économique.

https://www.lemonde.fr/economie/art...

Depuis l’Elysée, puis au ministère de l’Economie, Emmanuel Macron, informé, y forgera la conviction que Mme Kôcher n’est décidément pas fréquentable.

Dans cette période Suez semble pourtant prospérer, raflant de nombreux contrats alors que Veolia est à la peine, plombée par la dette colossale héritée des prédécesseurs d’Antoine Frérot, et opère une restructuration à marches forcées, qui va se traduire par trois PSE en moins de cinq ans, actant le départ de plus de 4000 collaborateurs.

Avec le recul, la conquête à l’arraché du contrat de Lille par Veolia, raflé à Suez dans l’un de ses bastions historiques, aura signé le début de la reconquista.

Car pendant ce temps là, avant même 2017, Antoine Frérot tisse des liens avec Emmanuel Macron.

Sous les dehors du capitaine d’industrie, Antoine Frérot a un jardin secret. Cultive la philosophie et l’art moderne. Les deux hommes étaient faits pour s’entendre. Echangent des textos, le viatique en Macronie. Plus tard le capitaine d’industrie le conseillera sur les ordonnances de la loi Travail.

En coulisses, avant la divine surprise de 2017, Jean « Kappelmeister » Launay, commandante (à vie ?) de l’ineffable Comité national de l’eau, le lobby de tous les lobbies de l’eau, tombe lui aussi en Macronie après toute une vie au PS. Il sera l’un des huit consiglieri de l’ombre qui adoubera les 300 députés REMouleurs qui ont depuis lors transformé l’honorable palais Bourbon en un singulier précipité d’open space de start-up et de dance-floor de boite de nuit sur lequel Marlène Schiappa guinche avec Hanouna...

On connaît la suite.

Invité de la matinale de France Inter le mercredi 30 août 2017, alors que se tient à Jouy-en-Josas le grand raout du MEDEF, Antoine Frérot ne réfrène pas son enthousiasme. Emmanuel Macron représente "l’espoir", la "majorité silencieuse", "les classes d’âges les plus jeunes". Depuis son élection, jurait-il, "l’étranger nous envie". Quant à la loi Travail, elle devrait être très efficace pour "favoriser et accélérer le développement économique du pays" !

Comme l’écrira malignement l’Obs : « Frérot connaît aussi très bien Nicolas Hulot, ministre d’Etat chargé de la Transition écologique et solidaire. Depuis 2012, Veolia a abondé sa fondation à hauteur de plus de 200.000 euros par an. Aussi certains ont tiqué quand Nicolas Hulot a défendu Veolia sur le dossier de la plage de La Baule : l’opérateur restera l’unique concessionnaire de la plage, une originalité juridique.

Ce n’est pas tout : l’une des deux secrétaires d’Etat auprès de Nicolas Hulot, Brune Poirson, est une ancienne de Veolia. Elle a été directrice du développement durable et de la responsabilité sociale de Veolia Water India, puis consultante "open innovation" du groupe, en marge de ses études à Harvard. »

Dès son entrée en fonction, elle jette son dévolu sur "l’économie circulaire".

Du coup l’hydre n’a cessé d’étendre ses tentacules...

http://www.eauxglacees.com/Les-nouv...

Depuis lors la blietzkrieg a fait des dégâts, actant d’une brutalisation sans précédent du doux commerce de l’eau...

http://www.eauxglacees.com/Marches-...

C’est Veolia qui rafle à Suez la SemOp de Valenton au SIAAP, épisode qui n’en finit plus de dégénérer devant les tribunaux.

http://www.eauxglacees.com/SIAAP-no...

C’est Veolia qui rafle à Suez la concession de l’assainissement à Bordeaux, fief historique du perdant.

C’est Veolia qui l’emporte à Avignon, conserve haut la main ses deux contrats historiques à Toulouse...

http://www.eauxglacees.com/Toulouse...

Mieux encore, tout récemment, Veolia accomplit un véritable tour de force à Nîmes.

Un séisme puisque Nîmes c’est le contrat historique de la SAUR, qui a fait sa fortune, et dont la perte plonge le numéro 3 du secteur dans les abysses.

Et là encore l’attribution du marché de Nîmes c’est Règlement de comptes à OK Corral, deux référés suspension en cours, des accusations croisées de corruption, un vote à une voix près au Conseil communautaire, le Président dudit Conseil en proie à une bronca sans précédent dans ses propres rangs.

Mais qu’on se rassure, grâce à ce bon vote, il devrait être investi par les REMouleurs aux prochaines municipales.

Pendant ce temps-là Antoine Frérot faisait une entrée triomphale (quoique arrivé en retard en raison d’un problème à Montparnasse), dans la salle qui accueillait à Rennes le 31 janvier une session « décentralisée » du Comité National de l’Eau.

A onze heures alors que les membres du CNE travaillaient les questions à l’ordre du jour, une bande de cow-boys a interrompu leurs travaux, poussez-vous de là, et s’est installé sous les sunlights et les projos pour signer triomphalement le « Contrat de filière Eau », une machine à cash préparée depuis de longs mois entre Matignon et Bercy, qui va soutenir les « innovations » de nos amis du genre humain.

Et ce n’est pas fini, en avril prochain Antoine Frérot, toujours lui, va présenter un texte sur le rôle de Veolia à ses actionnaires. Sa dernière marotte. Car notre homme en est convaincu. Veolia doit se doter d’une « raison d’être », la philo, vous-dis-je.

Car à l’instar de quelques groupes du CAC 40, comme Danone, Veolia a décidé de devancer la loi Pacte, actuellement en discussion au Parlement, qui donne la possibilité aux entreprises de se doter de cette fameuse « raison d’être ».

Le conseil d’administration a commencé à plancher sur la définition de cette raison d’être et une consultation en ligne des salariés est en préparation. « Ce ne sera pas un simple slogan, mais un document de trois pages sur ce que sont nos métiers, en quoi ils sont utiles à la société et la manière dont on les exerce », expliquait il y peu à La Croix Antoine Frérot.

Son groupe, explique-t-il, doit être perçu « comme utile, voire indispensable par ses clients, prospère et reconnaissant par ses actionnaires, engageant et même passionnant pour ses salariés ».

Le patron de Veolia milite depuis plusieurs années sur le sujet, qui a été théorisé par le rapport rédigé l’an dernier par Nicole Notat, ex-secrétaire générale de la CFDT et Jean-Dominique Sénard, président de Michelin.

« Mais il y a aujourd’hui urgence, souligne Antoine Frérot, car la défiance est de plus en plus grande vis-à-vis des entreprises et leurs capacités à répondre aux enjeux, sur le climat ou les inégalités ».

Veolia ne prévoit pas en revanche de changement de statuts. Le texte, en préparation, définira des critères de performances, financiers, sociaux et environnementaux, chaque objectif relevant d’un même degré de priorité.

« Certains peuvent apparaître contradictoires et il appartiendra au conseil d’administration d’arbitrer entre les différentes parties prenantes », affirme notre P-DG.

La définition d’une raison d’être ne devrait donc pas clore le débat sur le partage de la valeur ajoutée. La semaine dernière, une centaine de salariés ont ainsi manifesté devant le siège social pour réclamer des hausses de salaires.

Chez Suez et à la SAUR, on serre les dents.

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2019-02-14
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 14 février 2019 @ 08:55

Le réseau lyonnais de services aux collectivités créé à Lyon il y a une quinzaine d’années, qui s’est d’abord intéressé aux réseaux de chaleur, a décidé l’an dernier de s’investir aussi désormais dans l’eau et à l’assainissement, et organise à cet effet un colloque à… Paris le 19 mars prochain, au Pavillon de l’eau, propriété d’Eau de Paris...

Ca ressemble furieusement au combat du nouveau contre l’ancien monde, qui s’illustre aussi, dans un registre voisin, par la remise en cause croissante de l’impérium qu’ont longtemps exercé l’AMF, l’ARF et l’ADF, désormais ouvertement remis en cause, avec le soutien intéressé de la Macronie, par France urbaine et l’ADCF…

Depuis des décennies le département Eau de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) était l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, qui l’associait à tous les groupes de travail mis en place par les pouvoirs publics en la matière.

Comparée à son aînée, financée par les adhésions de ses collectivités membres, AMORCE présente la particularité d’associer à ses collectivités membres des entreprises partenaires, ce qui change passablement la donne...

L’an dernier AMORCE a d’abord choisi le coup d’éclat en décidant de contester devant la justice administrative les prélèvements opérés par l’Etat sur les redevances des Agences de l’eau.

Peu après, la FP2E adhérait à AMORCE, qui organise donc, avec un rien de provocation, un colloque d’une journée à Paris le 19 mars prochain, auquel participera, notamment, Frédéric Van Heems, P-DG de Veolia Eau France, et nouveau président de la FP2E, qui intervenait déjà es qualité à un autre forum sur l’eau organisé à l’Assemblée nationale au début du mois de décembre dernier.

Ces mouvements n’ont rien d’innocent et illustrent le nouvel imperium de Veolia, dont Suez et SAUR subissent violemment les contrecoups dans la période, nous y reviendrons.

PDF - 1.5 Mo
Programme colloque Eau AMORCE, 19-03-19 -.
PDF - 94.1 ko
Bulletin d’inscription colloque Eau AMORCE, 19-03-19 -.

Dans le même temps, la FNCCR ne reste pas immobile et vient de publier une plaquette sur le prix de l’eau, qui peut être aménagée par une collectivité qui souhaiterait la personnaliser à destination de ses usagers.

PDF - 1.4 Mo
Plaquette FNCCR Prix de l’eau 2019 -.

La suite du match ne devrait pas manquer d’intérêt.

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2019-02-13
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 13 février 2019 @ 09:53

Le feuilleton des embarras judiciaires du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de la région parisienne (SIAAP) vient de connaître un nouveau rebondissement, qui fait resurgir le spectre de la privatisation d’un tiers des capacités du syndicat, le plus grand d’Europe, qui épure les eaux usées de 9 millions de Franciliens.

C’est précisément l’annulation de la procédure de constitution d’une SemOp à Valenton, impartie à Veolia, lors même que Suez en était à l’initiative, annulation prononcée par la justice administrative, et consécutive à un recours formé par le Préfet de Région, Michel Cadot, qui vient d’être infirmée par le Conseil d’Etat, saisi conjointement par le SIAAP et Veolia.

La décision du TA avait conduit au placement en régie de l’usine de Valenton, qui fonctionne depuis lors sous ce régime à la satisfaction générale, lors même qu’auparavant le SIAAP et son AMO avaient rejeté cette option, sur des motifs parfaitement fantaisistes, avant que d’opter pour la fameuse SemOp, dont nous avons déjà longuement écrit à maintes reprises tout le mal qu’il fallait en penser.

La décision du Conseil d’Etat, en date du 23 janvier dernier, que nous publions ci-après, est singulière à bien des égards. Elle balaie en effet d’un revers de manche les très nombreux motifs qui avaient conduit le Préfet à considérer que la procédure de création de la SemOp était entâchée de très nombreuses irrégularités, constat qu’avait donc repris en première instance le juge administratif saisi en référé, puis la Cour administrative d’appel.

On est en effet en droit de s’étonner quand on prend connaissance de l’analyse du juge du Palais Royal.

Sur l’existence d’une “clause Molière”, qui a beaucoup excité les commentateurs, cette circonstance nous apparaît totalement dénuée d’intérêt, au regard des autres éléments du dossier.

En revanche, la circonstance que le contrat ait été signé (précipitamment) entre le SIAAP et Veolia, et non entre le SIAAP et la SemOp qu’ils allaient constituer ensemble, conformément à la réglementation, n’a finalement pas d’importance puisque la SemOp n’existant pas encore à la signature du contrat, il allait suffire ensuite de régulariser, et passez muscade…

Ensuite tout va de mal en pis : “Ainsi, contrairement à ce qui est soutenu les dispositions du code général des collectivités territoriales n’imposent pas à la personne publique qui entreprend de constituer une société d’économie mixte à opération unique de fixer par avance de manière intangible dès le stade de la mise en concurrence tous les éléments des statuts de la SEMOP et du pacte d’actionnaires, le V de l’article L. 1541-2 du code général des collectivités territoriales précité indiquant au contraire que les statuts de la SEMOP ainsi que, le cas échéant, le pacte d’actionnaires conclu sont arrêtés et publiés à l’issue de la mise en concurrence et de la sélection de l’actionnaire opérateur économique. »

Le pire c’est que c’est exact, et c’est ce que nous n’avons cessé de dénoncer relativement aux SemOp !

Et ce n’est pas fini. Ensuite on a le très savant flou artistique délibérément entretenu autour de la pondération des critères qui permettent à la Commission d’appel d’offres de choisir un candidat au détriment de son challenger. Du très grand art, qui permet de soutenir tout et son contraire. Mais là aussi, circulez, y a rien à voir…

Ensuite on touche au sublime : « (…) Il résulte de l’audience d’instruction qui a été tenue, le 7 décembre 2018, par la 7ème chambre de la section du contentieux du Conseil d’Etat que si quelques incohérences ont pu affecter la méthode de notation mise en oeuvre par le SIAAP, ces incohérences ont été marginales et, prises dans leur ensemble, n’ont pas privé de leur portée les critères de sélection ou neutralisé leur pondération et n’ont pas conduit, pour la mise en oeuvre de chaque critère, à ce que la meilleure note ne soit pas attribuée à la meilleure offre, ou, au regard de l’ensemble des critères pondérés, à ce que l’offre économiquement la plus avantageuse ne soit pas choisie. Par suite, le moyen tiré de ce que la méthode de notation mise en oeuvre par le SIAAP serait de nature à créer un doute sérieux sur la validité du contrat doit être écarté. »

Enfin la participation du Président et du DG à la procédure, une visite supplémentaire de l’usine par Veolia, fariboles…

Résultat, retour à la case départ.

Veolia va menacer de demander une indemnisation pharaonique.

La Syndicat, dont l’usine de Valenton fonctionne aujourd’hui en régie à la satisfaction générale, va pourtant annoncer la relance d’une consultation pour une nouvelle SemOp.

On attend avec impatience de voir comment vont réagir à cette annonce les élus « de gauche » de Paris, des 92, 93, 94, socialistes, communistes, verts, qui siègent au CA du SIAAP.

Les mêmes qui nous bassinent avec « l’Eau bien commun », les mêmes qui nous baratinent depuis des années en tentant de nous faire accroire que Paris va arracher les villes de banlieue aux griffes du SEDIF et de Veolia, les mêmes toujours qui nous promettent des « baignades en Seine » pour les JO…

Le grand bal des Tartuffes ne va pas tarder à réouvrir pour une nouvelle valse.

PDF - 145 ko
CE Contentieux SemOp - SIAAP, 23-01-19 -.

Lire aussi :

- Eaux usées d’Ile-de-France, un scandale exemplaire

https://blog.mondediplo.net/2018-03... scandale-exemplaire

Carnets d’eau, Le Monde diplomatique, 13 mars 2018.

- Le cocktail de l’affaire SIAAP : clause Molière, notation inintelligible, SEMOP inexistante...

https://www.achatpublic.info/actual...

Mathieu Laugier, Achat public, 14 février 2019.

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2019-02-12
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 12 février 2019 @ 11:33

Depuis 2014, l’Association Causses-Cévennes d’action citoyenne s’est mobilisée pour analyser l’état des sous-sols, sols, rivières…, impactés par des activités minières parfois vieilles de plus d’un siècle, qui ont concerné plus d’une centaine de communes gardoises.

L’association s’est particulièrement penchée sur 4 sites miniers de la bordure Cévenole, des mines de plomb et de zinc, alimentant une base de données qui s’enrichit sans cesse :

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement... index.htm

Suivront : Trèves, Anduze, La Coste, Dufort, Fressac, Roquedur, Vauvert, etc.

Cette activité lui a valu d’être invitée par le Préfet du Gard en 2016 à participer au « Comité de suivi des risques miniers dans le Gard ».

Ce CSI est sensé se pencher sur ces problèmes et élaborer une méthodologie pour mettre en œuvre une politique pour réhabiliter et/ou mettre en sécurité des sites miniers ou industriels pollués partout en France.

Le nombre des sites pollués (miniers ou industriels), seraient, en France, au nombre de plus de 3500.

La première demande de l’association a été que l’administration de l’état fasse la plus grande transparence dans le respect des lois en vigueur :

- Le Code de l’Environnement, articles 124-1, 2, 3.

- La directive Inspire.

Pour la transparence, les engagements seront tenus.

Après 5 réunions du Comité de Suivi des Risques Miniers, à Nîmes, un grand nombr de questions sont toutefois restées sans réponse.

« C‘est en s’appuyant sur les travaux réalisés par la recherche, les services de l’Etat, des universitaires, toxicologues, Geodéris, la Dreal, le CNRS, HydroSciences, AMDE, DRIRE, ICE, ATC, INVS, ATDx, BRGM, ICF, d’un travail d’enquête sur le terrain et auprès des habitants, etc.… que nous pouvons nous permettrons de nous interroger sur la tournure prise par le Comité de suivi et d’information, souligne l’animateur de l’ACCAC, Jacques Rutten.

Il nous a paru essentiel de confronter les solutions envisagées sur les 4 sites miniers de la bordure Cévenole, tous de mines de plomb et zinc à Saint Félix de Pallières, Tornac, Anduze, Générargues, Saint-Laurent-le-Minier et Villemagne.

Ces interprétations de l’état du milieu, études, rapports, campagnes d’analyse se succèderons depuis les années 1980 au nombre de plusieurs douzaines.

http://www.accac.eu/L_environnement...).

A notre plus grande surprise, ils n’ont pas été jugés suffisants.

Ces études ou rapports seront enrichis et/ou mis à jour dans le cadre du Comité de suivi des risques minier à la demande de 3 ministères :

- Contamination par les métaux lourds d’habitants proches d’anciens sites miniers du Gard, IGAS, CGEDD.

- Étude de l’imprégnation au plomb, à l’arsenic et au cadmium autour d’anciens sites miniers dans le Gard de l’HAS.

Sans oublier les rapports de l’ARS et de Géodèris non communiqués à ce jour. »

Voir ci-après le compte-rendu établi par L’ACCAC des 5 réunions du Comité de suivi.

Word - 72 ko
Compte-rendu des réunions du Comité de suivi, ACCAC, février 2019 -.

Les arguments que nous relayons sont sourcés, ils émanent des services de l’Etat, d’excellents chercheurs de l’INRA, du CNRS, les universitaires, dans les rapports de que nous mettons en ligne. Les preneurs de décision comme les élus locaux semblent être au service d’obscurs intérêts.

Aucune proposition émanant des associations invitées à participer n’ont été prises en compte.

Il y a des choses qui vont dans le bon sens et sont devenues réalité.

La mise en sécurité et végétalisation des haldes de Carnoulés à Saint-Sébastien-d’Aigrefeuilles

Le maire ou le notaire, lorsqu’il s’agit de transaction immobilière de biens fonciers, terrains ou constructions, en zone minière ou industrielles contaminés est dans l’obligation d’en faire la publicité.

Etat des risques naturels, miniers et technologiques en application des articles L 125 - 5 et R 125 - 26 du Code de l’environnement

INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE N° DGS/EA1/DGPR/DGAL/2017/145 du 27 avril 2017 relative à la gestion des sites pollués et de leurs impacts nécessitant la mise en œuvre de mesures de gestion sanitaire et d’études de santé et/ou de mesures de gestion sanitaire des productions animales et végétales.

A déplorer une catastrophe environnementale : Villemagne.

Pendant chaque réunion du CSI, il y en a eu 5, je crois, Monsieur le Préfet a toujours donné la parole aux personnes qui ont souhaité s’exprimer. La transparence a été au rendez-vous.

Mais, répétons-le, aucune des propositions émises par la société civile n’ont encore abouti.

Les propositions du CGEDD (clôturer et panneautage) sont toujours un projet.

Il y en d’autres sur lesquelles nous fondons des espérances :

Le rapport de Géodéris.

La plainte de la Préfecture contre UMICOR, en application du Code de l’Environnement pour abandon de déchets contaminés.

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2019-02-10
VAGUES
par Marc Laimé, dimanche 10 février 2019 @ 17:28

Nous avions évoqué il y a quelques mois l’expérience de lombristation mise en œuvre par le village de Combaillaux, dans l’Hérault, qui compte 1438 habitants. Son maire, M. Daniel Floutard, a bien voulu nous apporter quelques précisions supplémentaires sur le fonctionnement du dispositif.

« La station d’épuration de Combaillaux fonctionne avec deux procédés d’épuration, un lit bactérien classique et le Lombrifiltre.

Il y a environ 140 000 litres d’eaux usées qui sont épurés tous les jours avec 1200 personnes raccordées, soit environ 110-120 litres/hab/j.

Cette Lombristation est suivie depuis peu par l’intercommunalité, mais aussi par le Conseil départemental 34 et l’Etat - les résultats des analyses sont donc publics, comme pour toutes les stations d’épurations de France.

A ce jour, la capacité d’épuration du lombrifiltre (qui fait environ 110 m²) est autour de 4 habitants/m², soit 440 habitants, soit environ 50 000 litres d’eaux usées.

Le reste, soit 760 habitants produisant environ 90 000 litres d’eaux usées, est traité par le système classique de lit bactérien en parallèle. Plusieurs protocoles ont été testés et le lombrifiltre peut aussi épurer des quantités plus importantes d’eaux usées (de 80 000 à 100 000 litres/j) mais avec un repos d’un jour afin de réguler l’activité des lombriciens.

Pour répondre à l’allégation disant "qu’une station qui ne produit pas de boue, n’existe pas", je rappelle simplement que les boues se forment après minéralisation de composés en milieu anaérobie (décanteur digesteur), et que le lombrifiltre fonctionne totalement en condition aérobie, donc pas de minéralisation mais plutôt transformation donc aucune production de boue.

Les composés résiduels (dérivés carbonés ou nitrés) sont en grand majorité réduits en composés volatiles ou en produits assimilables par le milieu naturel, et donc non polluants.

A la question "que devient la biomasse", je rappelle qu’aucun élément n’est extrait du lombrifiltre donc pas de boues, pas de charge dans le temps, l’eau usée arrive sur le lombrifiltre puis ressort épurée après filtration. »

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2019-02-06
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 6 février 2019 @ 12:19

Le pôle montagne de l’ex-FRAPNA, association membre du réseau national de France nature environnement, récemment rebaptisée « AURA », a actualisé en décembre 2018 une « Note de positionnement » sur la neige artificielle, particulièrement étayée par des années d’observation sur le terrain. Ce document accablant, qui mériterait une très large diffusion, n’a fait l’objet depuis lors d’aucune publicité par les instances nationales de France nature environnement, il est vrai fort mobilisées dans la période, aux côtés de la CFDT et d’autres organisations « réformistes », à élaborer une contribution au Grand débat national lancé par le Président de la République. Eaux glacées publie donc cette note d’intérêt public, en tous points remarquable.

C’est à l’occasion de la baisse historique du niveau du lac d’Annecy enregistrée à l’automne 2018 que le pôle montagne de la FRAPNA a été interrogé par plusieurs medias sur la neige artificielle et les conflits d’usage éventuels que son développement pouvait engendrer.

En réponse, le pôle montagne a développé et actualisé un argumentaire élaboré à la suite de la COP 21.

Il soutient en substance que si la neige artificielle a été inventée à l’origine pour pallier des déficiences d’enneigement momentanées, le problème réside dans la rapide transformation de ces « rustines » en instrument constitutif d’une mutation qui a vu le ski se transformer en un véritable « ski artificiel » aux incidences environnementales critiques qui ne sont pas prises en compte.

Car dans un contexte commercial très concurrentiel, s’alignant à marches forcées sur les pays européens concurrents, l’équipement en neige artificielle est devenu systématique sur les domaines skiables français, où l’on raisonne désormais en "taux de couverture", et non plus en adéquation des seuls besoins.

Par ailleurs des mutations liées au changement climatique ne sont pas prises en compte. Car désormais la saison d’enneigement est de plus en plus retardée et plus courte. Et les pluies sont plus abondantes que les chutes de neige.

Dans ce contexte, les investissements lourds indispensables au développement à marches forcées de la neige artificielle, amortissables sur de longues périodes, sont une véritable aberration, puisqu’ils sont très fortement subsidiés par de l’argent public.

Un gaspillage qui ne profite de surcroît qu’à une minorité d’élites privilégiées…

Autant de constats et de pistes de réflexion qui légitiment la publication de la Note de positionnement du pôle montagne de FNE Auvergne Rhône Alpes que nous publions ci-après.

PDF - 263.6 ko
Note de positionnement neige artificielle - Pôle Montagne FNE AURA, décembre 2018 -.

Voir aussi le mercredi 6 février à 20h30 :

- L’argent de la neige, documentaire 52’, de Pascal Carcanade et Laurent Cibien, rediffusion :

https://www.programme-tv.net/progra...

LCP-AN.

Lire aussi :

- Dans les Alpes la neige artificielle menace l’eau potable

https://blog.mondediplo.net/dans-le...

Carnets d’eau, Le Monde diplomatique, 23 janvier 2019.

- Pour le patron du ski mondial, tout est plus facile avec les dictatures

https://www.huffingtonpost.fr/2019/...

Le Huffington Post, 6 février 2019.

- L’Ecole du ski français, l’incontournable lobby des pulls rouges

https://www.lesechos.fr/industrie-s...

Raphaël Bloch, Les Echos, 7 février 2019.

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2019-02-04
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 4 février 2019 @ 16:11

Les Outre-mers portent décidément la scoumoune à Emmanuel Macron. Interpellé par un sénateur guadeloupéen sur ce scandale sanitaire majeur lors d’une rencontre à l’Elysée le 1er février, le Président de la République s’est enfermé dans le déni, s’attirant quelques heures plus tard une réponse cinglante de deux chercheurs éminents faisant autorité sur le sujet.

Le Grand débat national est décidément un précipité calamiteux de “Bonjour Monsieur le maire” et du “Jeu des mille francs”, émissions iconiques qui firent les grandes heures de la radio dans les années 60.

A ceci près qu’à l’heure du Nouveau Monde, l’affaire se matine de prêches hallucinés en bras de chemise façon téléévangélistes hallucinés de la Bible Belt. Jeremy Fallwell chez Cyril Hanouna, tout cela va évidemment très mal finir, comme on vient donc à nouveau de le constater.

Déjà l’affaire avait mal commencé. Sur 160 maires des Dom-Tom invités à l’Elysée pour le prêche, à peine une maigre cinquantaine avaient fait le déplacement. Après les rituels numéros de claquette des édiles énamourés qui font désormais l’ordinaire des chaînes de la TNT, l’affaire n’a pas tardé à tourner vinaigre.

Le sujet du chlordécone a en effet provoqué une vive passe d’armes entre le Président de la République Emmanuel Macron et le sénateur de Guadeloupe Victorin Lurel.

Le parlementaire avait mis en exergue les travaux du Professeur Blanchet sur la dangerosité de la molécule chlordécone sur la santé.

Répondant au sénateur, le chef de l’Etat n’a pas craint d’affirmer « qu’il ne fallait pas dire que c’est cancérigène, parce qu’à la fois on dit quelque chose qui n’est pas vrai et on alimente les peurs » a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, dans un communiqué cosigné avec le Professeur Luc Multigner, directeur de recherche à l’Inserm, le Professeur Blanchet rappelait quelques évidences.

Soulignant par exemple que dès 1979, le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’OMS, a établi « qu’il existe des preuves suffisantes pour considérer que le chlordécone est cancérogène chez la souris et le rat » et qu’en absence de données chez l’homme, il était raisonnable, à des fins pratiques, de considérer le chlordécone comme s’il présentait un risque cancérogène pour l’homme ».

L’institution classera en 1987 la molécule dans la catégorie cancérogène 2B (peut-être cancérogène pour l’homme).

Avant de rappeler « qu’en 1981, le Département de la Santé et des services sociaux des Etats a estimé que le chlordecone pouvait être raisonnablement considéré comme cancérigène pour l’homme ».

Une déclaration ensuite appuyée par l’Agence de Protection de l’environnement (EPA), des Etats-Unis.

Même reconnaissance en Europe où le chlordecone est classé comme cancérogène possible.
Les professeurs ont indiqué que leurs travaux ont été publiés dans la littérature médicale internationale en 2010 et n’ont pas été pour l’heure contredits par d’autres recherches scientifiques.

Communiqué 1 -.

Communiqué 2 -.

Lire aussi :

- Chlordecone aux Antilles, le scandale oublié

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Patrick Piro, Reporterre, 21 janvier 2014.

- Mais pourquoi Emmanuel Macron ment-il sur le chlordecone ?

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Fabrice Nicolino, Planète sans visa, 2 février 2019.

- A l’Elysée, les maires d’Outre Mer au bord de la rupture

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La Gazette des communes, 4 février 2019.

- Grand débat : l’Etat ne respecte délibérément pas des règles qui s’imposent à lui.

http://www.courrierdesmaires.fr/798...

Le Courrier des maires, 5 février 2019.

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Libération, 6 février 2019.

- Pas de grand débat sur le chlordecone

https://blogs.mediapart.fr/axel-sav...

Axel Savoye, Mediapart, 8 février 2019.

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REMOUS
par Marc Laimé, lundi 4 février 2019 @ 07:40

En réponse à la question d’un parlementaire pugnace, le ministère de l’Ecologie (ce qu’il en reste), renvoie aux spécialistes des installations sanitaires pour arbitrer sur les embarassantes questions soulevées ! La prochaine fois on demandera à Cyril Hanouna ?

- La question écrite n° 05012 de M. Charles Revet (Seine-Maritime - Les Républicains), publiée dans le JO Sénat du 17/05/2018 - page 2326 :

« M. Charles Revet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur une précédente question écrite n° 02578 publiée au Journal officiel du Sénat du 18/10/2012, dans laquelle il avait interrogé Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, à propos des fuites d’eau après compteur donnant lieu à écrêtement des factures.

Il pose à nouveau la même question, dans la mesure où la réponse du Gouvernement n’a pas été considérée par les abonnés comme suffisamment précise par rapport à leurs préoccupations pratiques.

En effet, en application du III bis de l’article L. 2224-12-4du code général des collectivités territoriales : « En cas de fuites d’eau après compteur, l’abonné n’est pas tenu au paiement de la consommation excédant le double de sa consommation moyenne, s’il produit au service d’eau potable, une attestation d’une entreprise de plomberie attestant qu’il a fait procéder à la réparation d’une fuite sur ses canalisations ».

Le décret n° 2012-1078 du 24 septembre 2012 a apporté des précisions sur l’exclusion des fuites dues à des appareils ménagers et des équipements sanitaires ou de chauffage, mais sans évoquer le cas des accessoires des canalisations.

Il apparaît nécessaire de préciser le terme « fuite sur les canalisations ». Aussi, il lui demande s’il est limité aux seules canalisations stricto sensu ou au contraire, dans un sens plus large, aux accessoires de ces canalisations, tels que le joint après compteur, les autres joints, le clapet anti-retour, le filtre anti–calcaire, l’adoucisseur d’eau, ou autre. »

- La réponse du Ministère de la transition écologique et solidaire, publiée dans le JO Sénat du 31/01/2019 - page 592 :

« Si, en effet, l’article L. 2224-12-4 du code général des collectivités territoriales mentionne qu’en cas de fuites d’eau après compteur, « l’abonné n’est pas tenu au paiement de la consommation excédant le double de sa consommation moyenne, s’il produit au service d’eau potable une attestation d’une entreprise de plomberie indiquant qu’il a fait procéder à la réparation d’une fuite sur ses canalisations », le décret n° 2012-1078 du 24 septembre 2012 précise qu’il s’agit des seules « augmentations de volume d’eau consommée dues à une fuite sur une canalisation d’eau potable après compteur, à l’exclusion des fuites dues à des appareils ménagers et des équipements sanitaires ou de chauffage ».

Le clapet anti-pollution et les joints sont des équipements obligatoires, aussi en cas de fuite il semble envisageable que l’abonné ne soit pas redevable de la consommation excédentaire.

C’est par ailleurs le sens de la décision n° 2018-145 du défenseur des droits recommandant de procéder à un dégrèvement sur les factures, tant sur la consommation d’eau potable que sur la redevance d’assainissement collectif, suite à une nette augmentation de consommation d’eau et à la détection d’une fuite au niveau du clapet anti-pollution après compteur dans le regard.

En revanche, les filtres anti-retour et l’adoucisseur sont des appareils de « confort » et pourraient ainsi rentrer dans la catégorie des appareils ménagers. L’énoncé « accessoires de canalisation » restant assez imprécis, il semblerait pertinent d’interroger une personne spécialiste des installations sanitaires sur la signification exacte de ces termes. »

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2019-02-03
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 3 février 2019 @ 14:31

À la veille d’un conseil communautaire, qui s’est tenu le jeudi 31 janvier 2019 à Quimper, le conseiller municipal quimpérois (PCF) Piero Rainero a adressé une lettre ouverte à l’ex-vice-président de Quimper Bretagne occidentale (QBO) en charge de la gestion de l’eau, qui a démissionné récemment de son mandat suite à cette affaire.

«  Voilà 5 mois maintenant qu’a été rendue publique l’existence de «  soupçons d’irrégularité sur une procédure d’attribution d’une délégation de service public  » concernant le marché de l’eau et de l’assainissement à Quimper Bretagne Occidentale  » écrit l’élu.

« Une enquête administrative interne au service concerné a été engagée et parallèlement une enquête judiciaire est en cours, le procureur de la République ayant été saisi en application de l’article 40 du code de procédure pénale qui stipule qu’à partir du moment où il y a suspicion de commission d’infraction, toute autorité constituée doit aviser les services de la justice.

Les contrats litigieux avec la SAUR ont été annulés par un vote du conseil communautaire.

Des perquisitions ont eu lieu dans les bureaux du service concerné, du matériel informatique et des documents saisis par les policiers enquêteurs.

Plusieurs personnes ont été placées en garde à vue et interrogées par les services de police du pôle financier de Brest. Deux cadres territoriaux ont été mis à pied, l’un a été réintégré mais pas dans son poste initial. De plus le président de QBO a informé le conseil municipal qu’ «  un nouveau signalement a été fait auprès des tribunaux deux mois après le début de cette affaire  ».

Un tel dossier ne peut pas être banalisé ni tomber dans l’oubli en attente d’une décision de justice. Vous avez été le vice-président de QBO en charge du service de l’eau et de l’assainissement et, dès que cette affaire a été portée sur la place publique, votre délégation vous a été retirée et vous avez démissionné du bureau de cette assemblée. Le préfet a accepté votre démission.

Le président de QBO, plusieurs fois sollicité pour ce qui le concerne, s’il constate que «  l’affaire est grave  » et que «  la transparence, l’équité et la régularité n’ont pas été au rendez-vous des marchés  » se retranche derrière le secret de l’instruction, ne donne aucune information précise, et se limite à constater la gravité particulière de ce dossier.

Aussi, je m’adresse à vous qui, pendant les 4 dernières années étiez l’élu référent de ce service et par conséquent celui qui le connaît le mieux, pour vous demander de rendre publics les éléments qu’attendent, et sont en droit d’avoir, tous les élus mais aussi les habitants de QBO sur cette «  attribution douteuse  ».

Cela est d’autant plus important que les implications financières pour les contribuables risquent d’être lourdes car selon toute vraisemblance il faudra annuler l’attribution du marché de l’eau sur 2017 pour Quimper Communauté et revenir à la case départ.

Comment une décision de cette importance a-t-elle pu être prise avec une telle légèreté  ?

Comment la chaîne d’expertises indispensable pour effectuer les nombreux contrôles touchant aux procédures techniques et à la légalité pour ce genre de dossier a-t-elle pu dysfonctionner aussi gravement  ? À quels niveaux ont eu lieu les manquements  ? Que s’est-il réellement passé  ?

Vous êtes le mieux placé pour répondre à cette question. Vous ne pouvez plus vous limiter à des généralités concernant une affaire aussi sérieuse, il faut mettre cartes sur table. Vous devez cher collègue vous exprimer publiquement et clairement, les citoyens, tous les citoyens, ont le droit de savoir. »

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2019-02-01
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 1er février 2019 @ 18:43

Titon élève des porcs bio en plein air dans les Hautes Pyrénées.

« En temps qu’humain, j’ai besoin d’air pur pour respirer. Les plantes et les animaux de ma ferme aussi. Pour tenir cet engagement t’as déjà du boulot et si tu peux garantir cela sur le long terme, la plupart de mes autres doléances n’auront plus lieu d’être.

J’ai besoin d’eau. Sans eau pas de vie m’a t’on appris à l’école. Pas une eau privatisée qui devient une valeur marchande dont la gestion de la ressource est cause de trop de catastrophes. A toi de faire comprendre au peuple que tourner un robinet est un luxe et déféquer dans de l’eau potable une aberration.

J’ai besoin d’une nourriture qui ne détruit ni ma santé, ni ma planète. Pour ça je peux aider puisque c’est mon métier. Tu le sais notre souveraineté alimentaire est compromise. Le modèle agricole industriel nous montre tous les jours ses limites. Tu ne peux plus assurer ce besoin essentiel en te basant sur une machinerie où le moindre grain de sable entraîne des dégâts environnementaux et sociaux souvent irréversibles. A toi de faire comprendre au peuple que son appétit d’ogre occidental entraîne des famines et des guerres partout dans le monde.

Des excuses et des témoignages publics de la part de tous ceux qui depuis trop longtemps ont oeuvrés dans le mauvais sens en nous faisant croire qu’une croissance infinie dans un monde fini était possible.

Dans un procès pour crime, le témoignage le plus important pour éviter qu’il ne dure trop longtemps est celui du meurtrier quand il est sincère.

Si les grands patrons expliquent comment ils assurent notre « bonheur » en détruisant des vies loin de chez nous, le peuple prendra conscience qu’il est complice.

Si les entreprises qui vivent du pétrole viennent s’expliquer sur la manière dont ils font des bénéfices, comment ils ont réussi à faire du pétrole la drogue des occidentaux, comment ils ont fait taire toute forme d’alternative, Le peuple comprendra que s’il ne change pas de drogue il se rend complice de ces patrons sans scrupules.

Si les patrons de l’agro industrie expliquent comment avec l’indéfectible soutient de la Fnsea, ils ont réussi à nous empoisonner et nous rendre dépendant d’un modèle qui n’a pour seul avenir que la disparition des paysans, les paysans et les citoyens changeront.

Comment peut-on écouter des gens qui, alors qu’a tous les niveaux la colère gronde, ne trouvent d’autres revendications que de défendre le prix des pesticides et du pétrole ?

C’est par l’agriculture que bon nombre de nos civilisations ont pu voir le jour et prospérer. A toi de faire en sorte qu’elle ne devienne pas notre tombeau. Les gens de la Confédération paysanne pourront t’aider.

Si les décideurs de ces vingt dernières années expliquent comment ils ont freiné les tentatives de développement vertueux en raison d’une mondialisation assassine, le peuple comprendra pourquoi on doit maintenant agir dans l’urgence s’il ne veuy pas voir ses enfants vivre sur une planète inhospitalière appelée terre.

A tous ceux qui ont voulu le pouvoir

Par exemple aux élus locaux qui continuent à investir dans des stations de ski où on le sait la neige se fait rare. Juste réfléchissez avec cet argent il y a certainement mieux à faire comme par exemple installer un berger dans le lieu que vous voulez massacrer.

Ceci est valable pour tous ces grands projets qui n’ont d’autres raisons d’être que d’enrichir quelques actionnaires.

S’il parait compliqué (mais loin d’être impossible), de se passer de la PAC elle ne doit avoir pour seul but que de retrouver notre souveraineté alimentaire à un échelon local.

Elle doit pouvoir créer toutes les fermes qui manquent pour retrouver cette sécurité vitale.

Elle ne doit plus subventionner l’agriculture intensive et encourager le transport de notre nourriture autour de la planète. Une ferme doit produire de la nourriture pas des produits touristiques (sauf si on mange le touriste).

Pour une fois écoute et observe les gens qui depuis si longtemps cherchent et expérimentent des alternatives à la mondialisation.

Tous ces gens que l’on met à la marge et contre qui on envoie la troupe s’ils commencent à se faire entendre.

Il y a bientôt vingt ans nous gueulions « le monde n’est pas une marchandise » dans les rues de Montpellier, Millau ou Carcassonne.

Du monde entier des paysans étaient venus témoigner des ravages de notre mode de vie dans leur pays.

Aux dernières nouvelles certains galèrent encore et d’autres ont été assassinés.

Après moi le déluge disait l’autre. Ben là tu l’as sur la tronche le déluge (rappelle toi le printemps arrensois). Après toi le désert maintenant. J’ai honte de ma nation. »

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