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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2017-07-20
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 20 juillet 2017 @ 15:39

Comment le silure, le plus grand poisson d’eau douce d’Europe, colonise-t-il les cours d’eaux, au risque d’en éradiquer les autres espèces ? Une plongée en apnée, depuis le détroit du Danube jusqu’au Tarn, afin d’explorer un comportement saisissant. Un documentaire d’ARTE TV.

Venu des fleuves de l’Est, le silure a colonisé la quasi-totalité des lacs, canaux et rivières d’Europe depuis 1950.

Adulte, ce géant ne rencontre aucune concurrence et trône au sommet de la chaîne alimentaire aquatique. Vairons, coquillages ou ragondins, nul ne lui résiste.

Il s’adapte rapidement et apprend même à s’échouer pour attraper des pigeons !

Devenu le plus grand poisson d’eau douce d’Europe, il pèse parfois plus lourd que les pêcheurs. Après plus d’un demi-siècle de terreur et d’impunité, faut-il déclarer "nuisible" cet envahisseur ?

Cette enquête en eaux troubles documente les travaux du biologiste Frédéric Santoul, qui cherche à résoudre une énigme : pourquoi le silure, dans tous les cours d’eau où il a été introduit, n’a-t-il éliminé aucun autre poisson résident ?

Avec le concours de plongeurs en apnée, depuis le delta du Danube jusqu’au Tarn, le film révèle les comportements saisissants de l’intrus, comme ces congrès de centaines de silures qui représentent les plus grandes biomasses aquatiques au monde.

- ARTE + 7 :

http://www.arte.tv/fr/videos/051451...

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2017-07-18
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 18 juillet 2017 @ 17:02

Une remise en cause du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement aux EPCI–FP le 1er janvier 2020 instauré par la loi NOTRe, l’entrée en scène de super-préfets, un droit à géométrie variable au nom de l’expérimentation, une réforme radicale de la Métropole du Grand Paris… Emmanuel Macron a multiplié les annonces choc lors de la Conférence nationale des territoires. Si elles sont mises en oeuvre, leur impact s’annonce explosif pour les collectivités locales.

En installant le 17 juillet au Sénat la conférence nationale des territoires, en présence de nombreux parlementaires et représentants des associations d’élus locaux, le président de la République a annoncé de nouvelles libertés pour organiser et faire fonctionner avec plus de souplesse les collectivités territoriales, un combat contre les normes, et un droit facilité en matière d’expérimentation...

En échange, l’exécutif a exigé une réduction de 13 milliards d’euros en cinq ans des dépenses publiques locales, au lieu des 10 milliards initialement évoqués.

Un montant que les élus ont jugé trop élevé. Le président de la République a aussi annoncé une refonte de la fiscalité locale, proposant d’affecter une part de CSG ou de CRDS aux communes.

Loi NOTRe et transferts des compétences eau et assainissement en 2020

S’agissant des compétences des collectivités que la loi "NOTRe" du 7 août 2015 a redistribué, il s’est dit ouvert à des "adaptations législatives pour corriger des éléments d’aberration qui remontent du terrain."

« Sur l’eau, je vous ai entendu", a confié le chef de l’Etat en particulier à l’attention des sénateurs, lesquels ont adopté en février dernier une proposition de loi revenant sur le transfert obligatoire au 1er janvier 2020 de cette compétence aux communautés de communes et-ou communautés d’agglomération.

Evidemment, toujours facétieux, Pharaon se garde bien d’entrer dans le détail, or le Diable...

Le nouveau dispositif envisagé vaudra-t-il pour les seules communautés de communes, comme ont semblé le souhaiter les signataires de la proposition de loi ? Quid des communautés d’agglo dans ce cas ? Quid des suppressions de syndicats déjà actées par les CDCI ? Et l’on va procéder comment, par seuils de population, par catégories de collectivités ?

Déjà adopté au Sénat, le texte a été transmis à l’Assemblée nationale le 6 juillet 2017 :

http://www.senat.fr/dossier-legisla...

On souhaite bon courage aux responsables des collectivités et syndicats qui ont déjà, ou s’apprêtent à mettre en œuvre les transferts de compétence eau et assainissement au profit des EPCI-FP…

Tout le pouvoir aux préfets ?

Emmanuel Macron a longuement développé la nécessité de renforcer la déconcentration, et de donner plus de pouvoir aux préfets, tant dans la gestion financière et des effectifs au niveau local, que dans le dialogue avec les élus locaux.

Un décret du 7 mai 2015 a déjà institué une nouvelle charte de la déconcentration, donnant plus de pouvoir aux préfets dans la gestion quotidienne de leurs services, et adaptant les pouvoirs des différents échelons à la fusion des régions.

L’accroissement de la déconcentration vise cette fois à lutter contre l’inflation des normes. « Les préfets et les services ont été peu à peu dépossédés de leur pouvoir d’appréciation et de dialogue avec les élus. Il faut sortir de cette fascination pour la politique de la circulaire. Cette déconcentration sera conduite, et les préfets auront un pouvoir d’adaptation locale des règlements », a assuré Emmanuel Macron.

SOS ingénierie publique…

Au-delà des sujets financiers, sur lesquels le chef de l’Etat était le plus attendu, ce dernier a aussi annoncé la création d’une agence nationale de la cohésion des territoires.

L’organisme "créera une logique de guichet unique et de simplification de projets pour les territoires ruraux, les villes moyennes en difficulté." En lien direct avec les régions, elle apportera un appui en matière d’ingénierie publique.

Après quinze ans de liquidation forcenée de l’ingénierie publique, pour finir en toute logique par la mise à mort de l’ATESAT, c’est trop tard et trop peu. Tout juste un néo-CEREMA 2.0 qui ne servira à rien…

Big-bang à la Métropole du Grand Paris

Emmanuel Macron a aussi dressé un réquisitoire sévère de l’organisation du Grand Paris.

Il a jugé cette « structuration trop complexe ».

« L’idée du Grand Paris mérite mieux que ce que nous en avons collectivement fait pour des raisons politiques de part et d’autre. Si nous voulons produire la richesse et répartir harmonieusement sur le territoire, nous avons besoin de simplifier autour d’un projet ambitieux de développement », a-t-il indiqué.

Comme parallèlement la CRC d’Ile-de-France vient de pointer sévèrement l’inadéquation de l’échelle de gestion des EPT de la MGP, les simagrées aussi démagogiques qu’intéressées de quelques escrocs à la subvention qui clament contre toute évidence que "Paris va aider la banlieue à revenir en gestion publique" ne vont plus faire long feu...

Irrigation XXL et re-use

Alors que 62 départements ont déjà imposé des restrictions d’eau, auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat le 18 juillet, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a par ailleurs annoncé qu’il présentera "au conseil des ministres du 9 août" un "plan" sur la gestion de la ressource en eau.

"Nous sommes déjà dans une situation de stress hydrique importante que les variations climatiques ne vont pas arranger", avec "des précipitations qui tombent au mauvais moment et d’une manière trop intensive", a-t-il souligné.

Ce sujet "va demander la participation de tous les acteurs" concernés par les usages de l’eau, a-t-il dit, estimant que si certains ont une utilisation importante de l’eau qui est justifiée, ce n’est pas le cas de tous. Il a ainsi plaidé pour une "rationalité de l’utilisation de la ressource", évoquant des situations "totalement aberrantes", comme l’interdiction d’utiliser les eaux usées traitées pour certains usages.

- Voir le rapport Tandonnet-Lozach :

http://www.eauxglacees.com/2017-ver...

- Voir le rapport Pointereau :

http://www.eauxglacees.com/Rapport-...

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2017-07-17
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 17 juillet 2017 @ 16:18

Il y a dix ans un lobbying effréné conduisait à la “modernisation”, du Canal de Gignac dans l’Hérault, avec le passage du gravitaire au réseau sous pression. Une affaire qui a tourné à la Bérézina, et préfigure les catastrophes à venir puisque l’actuel gouvernement va se plier, comme les précédents, mais en pire, aux diktats des irrigants et de la FNSEA. Il est vrai que ce ne sont là qu’obscures péripéties subalternes pour le capitaine d’industrie Hulot, tout occupé à (évangéliser la planète) gérer ses royalties.

Témoignage d’un petit irrigant maraîcher du secteur d’Aniane :

- beaucoup de mécontents sur le canal de Gignac depuis le lancement de la modernisation sous pression, soit-disant plus rationnelle ;

- les canalettes traditionnelles étaient bien faites et bien refléchies, très fonctionnelles et utiles, souples d’utilisation ;

- leur maintenance et leur entretien étaient bien partagés entre irrigants et personnel de l’ASA ;

- on nous a mis des tuyaux de 36mm de diamètre uniformément, mais ce n’est pas assez pour irriguer un hectare, où sont les calculs ?

- nos eaux de l’Hérault sont chargées, les goutteurs sont entartrés, ça demande plus de travail de les nettoyer que les canalettes ;

- les ouvrages de franchissement sont faits avec des tuyaux en béton trop petits pour absorber les débits du pluvial, ça déborde et ça casse, on leur a proposé des radiers/gués mais refus des ingénieurs qui "connaissent leur métier" ;

- il y a des incohérences sur le drainage et le pluvial, comme des rétrécissements qui débordent en crue ;

- la discipline collective de l’ASA fout le camp et les gardes-canal ne peuvent pas être partout ;

- les vignerons font n’importe quoi hors règlement et gênent beaucoup les maraîchers (melons, fraises) plus fragiles ;

- on n’économisera pas d’eau comme çà, c’est pourtant ce que les pouvoirs publics voulaient ;

- avant le sous pression je faisais une réserve de 40m3 pour mes fraises car le canal chôme au 15 octobre, maintenant avec les tuyaux, ce n’est plus possible ;

- on va encourager les forages clandestins mais le réseau sous-pression ne recharge plus la nappe alluviale ;

On ne sait pas où on va… »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal...

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2017-07-13
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 13 juillet 2017 @ 19:44

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, le ban et l’arrière-ban des grands, (et même petits, dont on ne se méfie jamais assez), fauves s’apprêtent à déchiqueter à belles dents tout ce qui peut l’être. Sous Pharaon, l’avantage c’est qu’il n’y a même plus à faire semblant de se cacher… Florilège.

Le 1er juillet dernier, un petit éditeur parfaitement inconnu publie un opuscule de 136 pages, au prix déraisonnable de 25 euros. Aucune importance, il n’est pas destiné à être lu par le public, mais à appuyer une stratégie d’influence.

Un titre choc : « L’eau potable entre facture et fracture ».

Les auteurs ? Le nouveau responsable des relations institutionnelles de Veolia, David Colon, qui a tenu la plume, sans même en parler à ses petits copains de Veolia...

Et… Jean Launay ! Le Kappelmeister ! Ancien député (PS) du Lot canal historique sud-ouest radical-cassoulet. Ancien président du Comité national de l’eau, à partir de 2012. L’homme dont nous avons inlassablement dénoncé les turpitudes. L’homme de tous les lobbies. L’homme du lobby de l’eau.

Nos deux belles âmes se sont réunis autour d’une louable ambition, si l’on se réfère à la présentation de l’ouvrage par l’éditeur :

« Accessible au non initié, cet ouvrage explique que l’eau du robinet, abondante, disponible et peu coûteuse, n’est pas un acquis définitif. Héritage national des « trente glorieuses », le patrimoine français des réseaux d’eau potable est menacé par une fracture territoriale sans précédent au détriment des campagnes. Voulons-nous réserver l’accès à une eau de qualité aux seules populations urbaines ? Ou bien voulons-nous d une « eau républicaine » qui garantit l’égalité du citoyen vis-à-vis de cette ressource vitale ? Ce livre ouvre les yeux du lecteur sur une fragilité française méconnue, et propose un mécanisme de solidarité territoriale qui pourrait être la solution pour le bien des générations à venir. »

Encore un peu et on allait manquer cela ! Dommage.

Bon, en vrai, le jeune Colon est le nouveau chief lobbyiste d’Antoine. A ce titre il préside depuis janvier dernier « La Filière française de l’eau », un truc qui n’existe pas (on ne va pas en plus s’emmerder avec des statuts, une d’adresse, tout un tas de paperasses à la con), mais qui l’autorise à sièger au COSEI à Bercy.

Le COSEI, c’est le Comité stratégique des éco-industries, installé depuis Montebourg : the place to be. Un genre de buffet campagnard gratuit, où c’est-y que les requins de la filière viennent fourguer à leurs amis fonctionnaires les idées mirobolantes qui feront la France « durable » de demain.

Bon, en fait ça sert uniquement à arroser nos ingénieux malandrins de milliasses d’euros d’argent public, histoire de faire l’impasse sur les investissements en RD, histoire de conforter les bons vieux dividendes qui ravissent les actionnaires.

Quand on voit comment ça marche, et qu’on endure ensuite tous les quatre matins le choeur des pleureuses qui nous bassinne avec les "charges épouvantables qui accablent nos entreprises"...

Qu’est-ce donc que Colon et le Kappelmeister ont-ils bien pu inventer pour faire cracher Bercy au bassinet ?

C’est tout simple. Nos riantes campagnes sont au bord du gouffre. Depuis des décennies des élus irresponsables ont oublié de renouveler les réseaux d’eau et d’assainissement. Il va falloir investir des milliards pour ne pas tourner tiers-monde. Mais l’Etat n’a plus d’argent, nous baillent les économistes attitrés, BFM-TV, enfin toute la clique.

En vrai, bien sur, ce sont Veolia, Suez et Saur qui ont fait disparaître dans leurs poches profondes les milliards d’euros de « provisions » et autres « garanties » pour renouvellement, prélevés depuis un demi-siècle dans le cadre de délégations de service public (DSP) sur les factures d’eau de plus de 40 millions de Français, et qui auraient du, normalement, servir à les renouveler les réseaux.

On estime généralement que ce sont ainsi environ 5 milliards d’euros qui ont été détournés.

Bref, les tuyaux tombent en ruine et y a plus de sous, nous baillent nos deux bonimenteurs.

Il faut donc : lancer un grand emprunt, un plan Marshall, créer des « instruments financiers innovants », une banque dédiée, que sais-je…

Vous n’avez pas fini d’en entendre parler. L’opuscule n’a évidemment été imprimé que pour être expédié gracieusement aux décideurs.

Ca tombe bien, dans les ministères, à l’Assemblée, partout en fait, y a plein de nouveaux petits décideurs qui viennent de se pointer.

Ce qui tombe encore mieux c’est que notre Jean Kappelmeister Launay, ex-député PS et président du Comité national de l’eau, était l’un des huit membres de la commission d’investiture présidée par Jean-Paul Delevoye, qui a fait le tri dans les 17 000 ou 18 000 candidat(e)s à la députation sous l’étiquette En Marche !

A cette étape deux dynamiques :

- 1. la faucheuse : si quelque part en France un ou une candidate susceptible de défendre le service public ou la gestion soutenable de l’eau ou de l’environnement paraît susceptible de pouvoir l’emporter, on lui colle dans les pattes n’importe quel bourrin ou biquette estampillés En marche, et dégage !

- 2. Laissez-venir à moi les petits nenfants des écoles de commerce, cheffaillons d’entreprise de leur état, bingo !

(On mesure ici le grotesque des simagrées sur la moralisation de la vie publique et le ramdam sur les collaborateurs familiaux...)

Et voilà comment une ancienne, mais jeune, mais brillante, fugitive collaboratrice de Veolia en Inde se retrouve, sitôt députée, après avoir emporté le siège de la nièce Le Pen, secrétaire d’état auprès de Nicolas Hulot. Une autre, en provenance de l’ASTEE, tout aussi députée. Une autre encore, toute auréolée d’avoir dégommé Marisol Touraine, toute nouvelle députée UDI, mais déjà blanchie sous le harnois du Lobby de l’eau, itou…

Ce qui scandalise les gauchistes attardés de Bastamag :

http://multinationales.org/Sous-Mac...

Accrochez-vous, vous n’avez encore rien vu…

Sur un autre front, la FNSEA et le méchant Hulot, c’est pas mal non plus, dans le genre délire paranoïaque, au demeurant à côté de la plaque.

Là c’est la très bien informée « Lettre » Agriculture et Environnement, grassement soutenue par tous les lobbies agricoles, qui casse le morceau et sonne l’alarme.

En vrai, c’est l’ancien directeur de WWF, Serge Orru, aujourd’hui recyclé à la mairie de Paris, qui avait lancé le premier l’idée d’un Grenelle de l’alimentation à l’été 2012 (c’est vrai). Comme Canfin a succédé à Orru au WWF, et que c’est d’abord Hulot qui en a relancé l’idée pendant la campagne des présidentielles, avant que Pharaon qui se faisait interviewer par Canfin sur You Tube, toujours dans la campagne, n’approuve, ce sont donc WWF et la Fondation Hulot qui sont dans le coup.

Alerte, danger, clame le public relations de la FNSEA !

WWF et la Fondation Hulot sont financés par la grande distribution, qui y fait du greenwashing à grande échelle (vrai).

DONC, l’histoire du Grenelle de l’alimentation, c’est une arnaque de la grande distrib, du WWF, de la Fondation Hulot, qui vont aider les requins des supermarkets à préserver leurs marges (arrières).

Et voilà comment la FNSEA cible l’alliance objective entre grande distribution et ONG environnementales…

https://agriculture-environnement.f...

C’est dire si nous n’avons pas fini de nous amuser.

Tiens, sur le front élargi de l’environnement, dans son discours d’ouverture de la première conférence annuelle du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), Edouard Philippe a rappelé la responsabilité du Conseil en tant que chambre de la société civile organisée.

Il a proposé au Président et aux conseiller.ère.s de « prendre ensemble un peu d’avance sur le futur » par le biais de trois nouvelles saisines, dont :

- Le devenir du travail indépendant ;

- La coordination et l’organisation des acteurs de la transition écologique selon les modalités suivantes : co-construction entre acteurs publics et privés, simplicité des outils de planification et expérimentation pour les collectivités locales.

Va falloir nommer Colon, Launay, Poirson, Lavergne, Auconie… au CESE, et que ça saute !

Présentation par l’éditeur des auteurs de « L’eau potable entre facture et fracture) :

- « La Filière Française de l’Eau » regroupe les fédérations de collectivités, les fédérations professionnelles du secteur et les pôles de compétitivité de l’eau membres du Comité Stratégique de la Filière Eau des Eco-Industries, qui réunit aussi les représentants des Ministères liés à l’Eau (Minisitère de la Transition écologique et solidaires, Ministère de l’Economie de l’Industrie et du Numérique, Ministère de la Santé).

- David Colon est un spécialiste des questions d’eau et d’environnement. Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et ingénieur du Génie Rural des Eaux et des Forêts, il a mené une carrière opérationnelle dans la gestion déléguée des services publics d’eau et d’assainissement et a dirigé des filiales de groupes dans les secteurs de la propreté industrielle et du transport public. Président de la Filière Française de l’Eau depuis janvier 2017 (Comité Stratégique de la Filière Eau des Eco-Industries), David Colon est aujourd’hui directeur des relations institutionnelles de Veolia Eau France. Auditeur de la 65è session nationale de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) et du 49è cycle d’Intelligence Economique et de Sécurité, il est co-fondateur et président de l ONG Up2green Reforestation, qui promeut l’agroforesterie auprès des populations touchées par la déforestation et le manque d’eau.

- Jean Launay est un parlementaire français reconnu pour son engagement et son expertise dans les domaines de l’eau, de l’aménagement du territoire, et de la défense. Député du Lot depuis 1998, il est président du Comité National de l’Eau (CNE) et du Partenariat Français pour l’Eau (PFE). Membre du bureau de l’Association des maires de France de 1998 à 2014, comme vice-président puis trésorier, Jean Launay a particulièrement oeuvré pour les services publics en milieu rural, l’environnement et les finances locales. Auditeur de la 65è session nationale de l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), il intervient auprès de décideurs locaux et internationaux dans les domaines de l’Eau (Europe et Afrique) et de l’Aménagement du Territoire (Europe). Jean Launay (était) par ailleurs Rapporteur du budget de la Défense et questeur de l’Assemblée nationale. »

Editions Nuvis, 136 Pages, 25 euros, 1er juillet 2017.

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2017-07-11
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 11 juillet 2017 @ 18:55

Revers cinglant pour la multinationale française en banlieue parisienne. Alors que SUEZ avait déployé des efforts sans précédent pour privatiser, en créant une SemOp, un tiers des activités du plus grand service d’assainissement européen, Veolia l’emporte au finish. En coulisses les couteaux sont tirés. Car la suite s’annonce plus sanglante encore.

L’information n’a pas encore été rendue publique. Contre toute attente c’est le groupe d’Antoine Frérot qui l’emporte au finish sur l’éternel challenger, qui s’était pourtant “offert” le nouveau Premier ministre et Nicolas Hulot, en visite à Valenton, deux jours après la constitution du gouvernement Philippe…

http://www.eauxglacees.com/SIAAP-Ed...

Sidérant momentum. Il y a quinze jours, l’avocat du SIAAP mettait en garde, et quasiment en demeure, Mediapart, le Canard Enchaîné, La Lettre A…, de ne pas publier la dernière lettre du corbeau du SIAAP, qui alimente en révélations fracassantes l’enquête que conduisent depuis 2012 les deux juges qui traquent un système colossal d’ententes présumées, portant sur des milliards d’euros de marchés publics…

Ledit corbeau, décidément bien renseigné, contait comment depuis plusieurs semaines, Veolia se pavanait dans le couloirs en terrain conquis.

A ce stade, sous réserve d’un incertain recours que déposerait le candidat évincé, l’affaire est dans le sac avec une “société dédiée” genre de filiale new look de Veolia, qui va nous éviter la gangrène d’une SemOp.

Toujours ça de pris, et par les temps qui courent tout est bon à prendre

Sauf que l’on va aussi voir se mettre en place un nouveau, et gigantesque ”contrat de concession”, au titre de la transcription en droit français de la directive européenne éponyme. Et donc un nouveau contrat de concession logé dans une société dédiée. Avec pièges et chausse-trappes à tous les étages, que ne vont pas manquer d’avaliser les yeux fermés, les élus de Paris et des trois départments de la petite couronne qui siègent au CA du SIAAP.

C’est pas fini.

Les EPT et la Métropole du Grand Paris sont dans la seringue. Au moins cinq complots antagoniques à l’assaut de Pharaon, avec en cascade, le Gross Paris de l’eau du camarade Santini, qui s’en va déjà par ailleurs chercher des noises via le SEDIF à SUEZ dans sa chasse gardée de l’Essonne.

Et c’est encore moins fini avec… l’autre projet de SemOp, dorloté conjointement par Belaïde et Hervé !

Car le SIAAP, toujours, et le SYCTOM projettent de  » traiter conjointement les boues d’épuration et la fraction organique issue des ordures ménagères. Le futur centre, implanté sur un site existant du SIAAP, permettra de produire du biogaz, ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel. Pour étudier ses conditions de réalisation, les deux syndicats ont signé un accord-cadre comprenant un volet de recherche et développement. En outre,un protocole de partenariat avec la Caisse des Dépôts, ainsi qu’une pré-adhésion à la Fédération des Epl (Entreprises publiques locales), pour un éventuel projet de SemOp (Société d’économie mixte à Opération unique), ont été approuvés par le Comité syndical. »

Source Syctom :

http://www.syctom-paris.fr/engageme...

Lire aussi :

http://blog.mondediplo.net/2015-05-...

On vous parle de milliards là, de l’assomption des PPP à la française en cauchemar absolu pour Porto Alegre, Attac, Nuit Debout, Transparency International, Les Insoumis, Mediapart, on en passe et des pires.

Tout le monde s’en fout.

Les temps sont difficiles.

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REMOUS
par Marc Laimé, mardi 11 juillet 2017 @ 07:35

L’élu qui n’aura pas adopté le "water metering" avant ses cinquante ans aura gâché sa vie… C’est ce que nous serinent depuis une décennie les gros malins qui nous fourguent par millions des « compteurs intelligents » qui servent avant toute chose à leur remplir les poches, sans que l’usager en retire le moindre profit.

Afin de mieux emballer l’affaire, l’AFNOR, qui est une société privée, et non une entité publique, on ne le répétera jamais assez, prête évidemment la main à l’entourloupe, pour le plus grand bonheur de ces autres sociétés privées que sont Veolia, Suez, Saur, leur filiales spécialisées, sans oublier ces autres sociétés qui fabriquent lesdits « compteurs intelligents ».

Ainsi vient-on de nous annoncer à grand son de trompe, que le premier guide de la télérelève élaboré par l’AFNOR en 2015 vient d’être mis à jour, aux fins « d’aider les gestionnaires à s’y retrouver… »

A l’évidence inspirés par les hautes traditions du pays au trois cent fromages, nos très astucieux filous ont bien évidemment tout embrouillé à loisir, histoire de créer une rente colossale, et par exemple, pour ce faire, défini « suite au consensus obtenu au sein de la commission de normalisation dédiée », rien moins que six modes de communication privilégiés, parmi les treize connus sur trois bandes de fréquence sans licence…

Et quic’estqui siège dans la commission ? Nos amis les fabricants et des « représentants des utilisateurs », on vous laisse deviner qui.

Résultat des courses, va vous falloir débourser un bras, on ne se mouche pas du col chez AFNOR, pour tout savoir sur les innovations technologiques, les protocoles de communication, les solutions dédiées, et patin couffin…

C’est bô comme un livret d’intégration d’un nouveau député En marche. L’innovation et la « société civile ».

Comment, vous n’allez pas l’acheter séance tenante ! Bon, on vous aura prévenu, vous êtes bien parti pour gâcher votre vie.

- Le guide à 153,70 euros HT sur la boutique AFNOR :

https://www.boutique.afnor.org/norm...

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2017-07-07
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 7 juillet 2017 @ 20:50

« Sur moins de 30 jours », et en plein été, deux tiers des salarié.e.s du siège national d’EELV vont être licenciés par le défunt parti (auto-proclamé), de l’écologie politique. Avant même que l’assomption de la traîtrise ne soit érigée par la start-up de Pharaon en horizon indépassable de notre temps (songez-y), la « common decency » chère à Orwell est ici définitivement enterrée, comme en témoigne ad nauseam l’appel des victimes, adressé le 7 juillet à tou.te.s les adhérent.e.s d’EÉLV et aux membres du Conseil fédéral, que nous publions ci-après.

« EN MARCHE » POUR LES LICENCIEMENTS « PAR ORDONNANCE » CHEZ EÉLV.

Sur la situation :

Le 28 juin 2017, nous apprenions via les réseaux sociaux... le licenciement de 5 salarié.e.s [cf. signataires] sur 9 du Secrétariat national.

Le 3 juillet, le trésorier national d’EÉLV informait les 5 salarié.e.s de leur licenciement économique « sur moins de 30 jours », et que sera désormais maintenu au Secrétariat national l’équivalent de 3,2 postes plein-temps « indispensables au fonctionnement quotidien ». (1)

Le 1er janvier 2017, le siège comptait 14 salarié.e.s (et nous étions 18 l’année précédente !). 5 sont partis en rupture conventionnelle avant les législatives. C’est donc aujourd’hui en tout 71,4 % de la masse salariale qui est sacrifiée, soit 10 emplois sur 14 !

Il n’y a eu strictement aucune concertation ni information préalables à cette annonce très brutale de licenciements, et aucuns critères sociaux n’ont guidé les choix (âges, parents isolés, enfants à charge, anciennetés, etc.).

Sur la manière :

Tout est politique… alors que les écologistes dénoncent haut et fort les ordonnances estivales de Macron, la loi travail, le principe des licenciements anticipés, qu’ils défendent à longueur de tracts et programmes la revitalisation du dialogue social (!) et se dressaient encore il y a quelques mois contre la loi El Khomri…, le trésorier national d’EÉLV annonce soudain en plein été, sans appel possible, au mépris de toute considération humaine - et après avoir sommé 15 jours avant les salarié.e.s de déposer leurs congés d’été dans les meilleurs délais ! - le licenciement « sur moins de 30 jours » des 2/3 des collaborateurs du siège (tout en accueillant ce jour-là une stagiaire attachée au directeur de cabinet, lui-même embauché en CDI il y a 5 mois).

Tout est politique… jusqu’au choix des priorités pour EÉLV et des économies décidées : subjectivité des postes considérés comme « vitaux » notamment.

Tout est politique, jusqu’à la manière de décrire l’inutilité des fonctions des personnes licenciées.

Tout est politique, jusqu’à affirmer haut et fort que les conditions proposées aux licencié.e.s sont très avantageuses alors qu’elles ne sont ni plus ni moins que des obligations légales minimales (contrat de chômage « CSP » et maintien de la mutuelle durant 12 mois).

Sur le fond :

Nous avons conscience des grandes difficultés financières que traverse notre mouvement, qui a en outre perdu en 2 ans plus de la moitié de ses adhérent.e.s ! Mais il est parfaitement injuste que seul.e.s les salarié.e.s « paient » les erreurs stratégiques et les résultats électoraux décevants ! Les récents départs de salarié.e.s régionaux et nationaux d’EÉLV constituent déjà un effort très conséquent.

Il est indigne de virer dans la précipitation, en pleines vacances, sans accompagnement et en « moins de 30 jours » des personnes loyales et dévouées qui travaillent pour les Verts et EÉLV depuis plus de 20 ans en moyenne. Il est indigne que nous fassions ainsi les frais de licenciements économiques par anticipation. Car rappelons-le, le financement public de 2012 (2 086 166 euros/an) est effectif jusqu’en mars 2018 et les 3 derniers exercices comptables sont positifs ! …

On veut partager les richesses dans nos programmes et on ne partagerait pas les difficultés internes dans la vraie réalité ? Ils sont où nos idéaux écolos ? C’est quoi la réinvention écologique et sociale ? C’est quoi le « forum permanent de la réinvention » que proposent les Journées d’été de Dunkerque fin août ?

LES SALARIES D’EÉLV DEMANDENT LÉGITIMEMENT :

- Le gel immédiat de la procédure de licenciement économique « sous 30 jours ».

- Un audit financier externe.

- La mise en place d’une commission paritaire interne (3 membres du BE + 3 membres du CF + 3 salarié.e.s) pour étudier ensemble TOUTES les pistes d’économies budgétaires et solutions possibles (2).

- Un débat et un vote formels du Conseil fédéral sur les conclusions de cette commission paritaire et de l’audit financier externe.

Les 5 « anciens » menacés de licenciement :

- Constantin Fédorovski, chargé des relations internationales (28 ans d’ancienneté) ;

- Géraldine Boÿer, rédactrice en chef et graphiste (25 ans d’ancienneté)

- Marjorie Delmond, attachée de presse (18 ans d’ancienneté) ;

- Géraldine Journeux, service comptabilité (18 ans d’ancienneté) ;

- Géraldine Warman, service comptabilité (17 ans d’ancienneté)

Les 4 postes maintenus (équivalent 3,2 temps pleins) :

- un directeur de cabinet assistant à plein-temps le secrétaire national ;

- une comptable assistant à plein-temps le trésorier ;

- un chargé de l’événementiel à 3/4 temps ;

- un chargé de la communication du Conseil fédéral à mi-temps.

Des pistes d’économies ?

Nous n’avons jamais été concertés sur les solutions envisagées par le trésorier ni sur les pistes d’économies possibles liées à la situation financière - dont nous ne sommes d’ailleurs pas responsables. Les propositions que nous avançons ci-dessous ont été élaborées sans disposer du détail des bilans et prévisionnels budgétaires officiels, qui ne nous ont pas été remis (opacité) :

- Réinternalisation des outils numériques web et base aujourd’hui confiés à des prestataires (130 000 euros/an en tout donnés aux prestataires moins 57 000 pris en charge par régions, plus 20 000 euros pour l’hébergeur) = 53 000 euros/an économisés

- Rupture du contrat de reprographie (photocopieuse) d’un montant de 29 700 euros/an (= 2416 euros/mois !) = 29 000 euros/an économisés

- Déménagement immédiat des locaux de Montreuil (84 000 euros/an = 7000 par mois) pour louer dans le centre de Paris un simple appartement-bureau de 3 pièces - avec salon pour les réunions (2500 euros) = 54 000 euros/an économisés

- Réduction du nombre de membres du Bureau exécutif (prévue dans les statuts) : de 15 membres (145 000 euros/an aujourd’hui), à 11 membres (106 000 euros/an) = 40 000 euros/an économisés

Soit 176 000 euros/an économisés. À raison de 55 000 euros/an en moyenne par poste, cela pourrait permettre de maintenir entre autres 2 ou 3 emplois essentiels à la bonne marche du mouvement.

Nous nous interrogeons également sur l’affectation détaillée des 2 millions de la vente de la Chocolaterie (anciens locaux du mouvement), ainsi que sur la prise en compte des 76 000 euros économisés en 2018 et 2019 suite à la fin de l’accord de 2012 passé avec RPS. Ne disposant hélas ni des bilans ni des budgets prévisionnels, nous ne pouvons pousser le raisonnement plus loin."

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REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 7 juillet 2017 @ 17:21

L’association historique qui a porté à Grenoble tous les combats pour la transparence des services publics et l’écologie, dénonce à juste titre le choix scandaleux des élus métropolitains, qui viennent de voter la création d’une SEMoP pour gérer les parkings. Cette nouvelle gangrène continue donc à s’étendre. Dans quelques années le réveil sera terrible.

"Donc le 30 juin 2017, une majorité d’élus métropolitains a décidé de faire gérer les parkings par une SEMOP (Société d’économie mixte à opération unique) avec des arguments qui sont faux. Il faudra un jour comprendre pourquoi une telle décision a été prise, reléguée en dernier point à l’ordre du jour d’un conseil pour éviter un large débat, alors que les inconvénients d’un tel choix sont contraires aux intérêts bien compris de la métropole.

- 1- Ce choix est moins intéressant pour les finances de la Métro que celui d’une SPL (Société Publique Locale), puisque la Métro accepte de perdre 1M€ par an de redevance ! Le cadeau est mal venu car la Métro s’interroge pour créer une nouvelle taxe pour payer à partir de 2018 les protections contre les inondations (taxe GEMAPI) !

- 2 – Ce choix est moins intéressant pour la Métro qu’une SPL car il diminue sa capacité de contrôle et d’évolution du service public. Avec la SEMOP, la Métro ne choisit pas son partenaire privé, celui-ci est issu d’une mise en concurrence très stricte et toute tentative de prioriser une société par rapport à une autre sera sanctionnée. Il y a donc un risque non négligeable par rapport à une SPL qui doit être contrôlée par la Métro comme un de ses services et qui obtient la gestion sans mise en concurrence, donc sans aucun risque et aux conditions exactes imposées par les élus. Et surtout, avec la SPL, la Métro peut à tout moment faire évoluer les tarifs et les conditions de gestion des parkings puisque les avenants au contrat de concession ne sont pas soumis à la concurrence. Une note du Conseil d’Etat de janvier 2017 préconise la prudence lors du choix d’une SEMOP : « Il est à noter que cette souplesse n’est pas sans présenter des risques juridiques, qui restent encore à identifier, eu égard au caractère récent de la création de ce type de société. »

- 3 – Ce n’est pas parce que dans le conseil d’administration de la SEMOP, les représentants de la Métro seront majoritaires qu’ils auront le pouvoir réel pour la gestion du contrat de concession. Il faut à ce sujet rappeller le jugement définitif récent du tribunal administratif de Grenoble qui, à notre demande, a précisé que les élus représentant la collectivité publique dans une SEM (ou une SEMOP), n’auront pas le droit de voter sur le contrat de délégation, seuls les actionnaires minoritaires représentant le privé pourront le faire. Donc le privé pourra dicter ses intérêts et refuser toute évolution du contrat de concession s’il le désire. On est très loin d’une gestion publique au service du public.

- 4- Dans le rapport d’évaluation des différents modes de gestion des parkings (annexé à la délibération), de nombreuses inexactitudes sont inscrites dans les inconvénients des différentes solutions. Tout est fait pour favoriser la SEMOP. Par exemple un des inconvénients notés pour la SPL c’est qu’elle ne peut pas créer de filiale, mais ceci n’est pas mentionné comme inconvénient pour la SEMOP alors qu’elle non plus ne peut pas créer de filiale ! Un avantage décrit pour la SEMOP est absent pour la SPL, alors que cet avantage est plus favorable avec une SPL (bénéfice des redevances et possibilité de toucher des dividendes) ; pour les dividendes la SPL a un avantage certain c’est qu’il n’y a pas de dividendes distribués à un actionnaire privé. L’argent reste public. Pour la SPL un inconvénient est noté : « La constitution d’un capital social de 37 000 euros à libérer en majorité par la Métropole », par contre pour la SEMOP, il est oublié que le capital social sera de 550 000 € à apporter en majorité par la Métro, mais ceci n’est pas un inconvénient !!!

On connaitra peut-être un jour les raisons qui ont réellement fondé cette décision incompréhensible qui ne répond en rien aux intérêts bien compris de la métropole, des usagers des parkings en ouvrage et des contribuables métropolitains."

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VAGUES
par Marc Laimé, vendredi 7 juillet 2017 @ 13:39

A l’initiative d’un réseau d’acteurs qui militent depuis de longues années contre l’omerta imposée sur les conséquences dramatiques pour la santé humaine et l’environnement des pollutions très graves localisées autour de milliers d’anciens sites miniers, la question de la signalisation de ces risques à destination du public est désormais posée.

Existe-t-il une réglementation à ce sujet ? Il semble bien que non, la cause est orpheline.

Il est pourtant urgent et vital de protéger la population de toute exposition accidentelle ou chronique aux matières dangereuses pour la santé de l’homme et de l’animal qui sont présentes autour de tous les anciens sites miniers.

PDF - 1.7 Mo
IGAS-CGEDD Contamination aux métaux lourds des habitants des anciens sites miniers du Gard - Décembre 2016.

Comment ? En mettant enfin en place une signalisation efficace, applicable aux innombrables sites concernés, en prenant comme premiers exemples ceux de Saint-Félix-de-Pallières, Tornac, Thoiras, Anduze, Saint-Sébastein-d’Aigrefeuilles, Durfort, Fressac, Saint-Laurent-le-Minier, Villemagne dans le Gard.

La France compterait ainsi plus de 3500 sites pollués sur tout le territoire comme en Ariège, en Bretagne, dans les Ardennes, l’Aude.

- Lire le dossier complet de l’Accac :

http://www.accac.eu/L_environnement...

Contact :

Association Causses-Cévennes d’action citoyenne

Avenue du Devois,

Le Devois, Saint Sauveur Camprieu,

30750

Tel : 04 67 82 61 11

Site internet : http://www.accac.eu

Email : adhca@live.fr

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2017-07-05
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 5 juillet 2017 @ 16:29

Refusant, sous la pression des lobbies industriels, sous prétextes d’économie « verte », et de postulats prétendument scientifiques, (de voir) la forêt s’adapter à l’industrie pour devenir une « usine à bois », le Syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel (SNUPFEN-Solidaires), premier syndicat de l’ONF, rend public le courrier qu’il vient d’adresser à Nicolas Hulot.

"C’est, inspiré par Edgar Morin selon lequel « le probable est la désintégration. L’improbable mais le possible est la métamorphose » , que le Syndicat National Unifié des Personnels des Forêts et de l’Espace Naturel (SNUPFEN-Solidaires), premier syndicat de l’ONF, s’adresse à vous et rend ce courrier public.

Les forestiers publics sont conscients que le degré de cohésion sociale dépend, pour une grande part, de nos capacités à anticiper les effets du changement climatique et sont, bien sûr, soucieux de l’adaptation des forêts aux bouleversements en cours.

Face à ces défis inédits, les forestiers publics sont prêts à prendre leurs responsabilités. C’est pourquoi la récente création dans notre pays d’un Ministère d’Etat de la transition écologique et solidaire, dont vous avez la charge, est de nature à nous redonner confiance.

La forêt française couvre le quart de la surface de l’hexagone et représente, avec toutes les autres forêts, la clé de voûte de l’écosystème terrestre.

Les forêts rendent en silence d’innombrables services qui protègent nos sociétés humaines. Les mosaïques biotiques où se recompose la vie sont nos meilleures garanties d’un avenir durable et partageable.

C’est pourquoi certaines déclarations récentes concernant la forêt sont inacceptables.

Prétendre, comme le fait le président de la Fédération Nationale du Bois (FNB), que « nous ne ferons pas de filière bois avec une forêt multifonctionnelle » ou bien considérer la forêt comme « un gigantesque amas de molécules chimiques » comme le fait un Conseiller général de l’agriculture lors d’un colloque au Sénat, nous alerte au plus haut point.

Loin d’être des propos isolés, ces points de vue illustrent hélas parfaitement la vision simplificatrice de la gestion forestière que l’Etat prône de plus en plus au travers de sa politique forestière.

Sous la pression des lobbies industriels, sous prétextes d’économie « verte », et de postulats prétendument scientifiques, la forêt devrait s’adapter à l’industrie pour devenir une « usine à bois ».

Cette dérive sacrifierait de fait toute possibilité d’une bonne adaptation de la forêt au changement climatique.

En sacrifiant biodiversité et complexité des milieux naturels, ce sont les capacités multifonctionnelles de la forêt (protection de l’eau et de l’air, stockage de CO2 …) qui seraient réduites. L’intérêt général s’en trouverait hypothéqué.

Notre crainte est qu’à céder aux lobbies industriels du bois ne se diffuse un climat cette fois professionnel et social imprégné de « post vérité » où les réalités observées du terrain seraient niées et où les résultats d’une recherche de moins en moins indépendante du pouvoir économique laisseraient libre cours à des « faits alternatifs » sans fondement scientifique.

Refusant ces dérives de court terme, les forestiers publics estiment que leur action et leur responsabilité doivent s’exercer d’abord en faveur des générations futures.

Leur meilleure contribution à l’intérêt général n’est pas de couper sur ordre toujours plus de bois pour satisfaire la filière mais plutôt d’évaluer le caractère irréversible ou non des évolutions qu’ils observent.

Leur expertise devra se situer de plus en plus dans l’intelligibilité de ce qui arrive à nos forêts pour amortir les effondrements à venir et accompagner au mieux la recomposition des milieux naturels.

Ainsi le forestier pourra, en lien avec la société, trouver les réponses les plus ajustées aux territoires.

La politique forestière actuelle ne permet pas d’engager ces chantiers d’avenir pour la forêt et l’intérêt général.

C’est la raison pour laquelle les forestiers du SNUPFEN-Solidaires s’adressent à vous, Monsieur le Ministre d’Etat, afin de garder l’ambition qui demeure la leur, à savoir de continuer à faire de la « belle forêt » au service de tous les citoyens d’aujoud’hui et de demain."

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