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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2021-10-18
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 18 octobre 2021 @ 08:32

La chaîne FR3 Paris Ile-de-France diffusait le lundi 18 octobre 2021 à 23h02, un documentaire sur les fameuses « baignades en Seine », auxquelles nous avons déjà consacré de très nombreux posts.

Son auteur, Clément Champiat, a enquêté plusieurs mois durant sur cette promesse d’Anne Hidalgo qui s’est heurtée à d’innombrables obstacles, très loin d’être surmontés, pour autant que ce soit envisageable.

Surtout si l’on prend en compte la colossale pollution de la Seine provenant des eaux pluviales rejetées par les routes et autoroutes en IDF, comme le révèle le quotidien Le Parisien de ce jour, voir ci-après...

REPLAY jusqu’au 25 novembre 2021

https://www.france.tv/france-3/la-f...

Lire aussi :

- Autoroutes d’Ile-de-France : la grande pollution que l‘Etat refuse d’évoquer

« Trente ans après la loi faisant de l’eau un « patrimoine commun de la nation » à protéger, les eaux polluées des autoroutes franciliennes sont encore trop souvent rejetées telles quelles dans le milieu naturel en toute impunité. Et pour cause : dans la région, ces axes sont gérés directement par l’État lui-même... qui refuse fermement d’évoquer le sujet.

(…)

En Île-de-France, la Dirif gère « 1 300 km de routes nationales et d’autoroutes non concédées, où circulent 10 000 à 250 000 véhicules par jour selon l’axe, l’équivalent de 2 500 terrains de foot ». Avec 650 millimètres de précipitations par an, soit 650 litres par mètre carré, la multiplication donne le tournis : une douzaine de milliards de litres d’eau polluée potentiellement rejetée dans le milieu naturel chaque année. »

https://www.leparisien.fr/environne...

Aurélie Foulon, Le Parisien, 18 octobre 2021.

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2021-10-17
VAGUES
par Marc Laimé, dimanche 17 octobre 2021 @ 11:51

Le chantier de la simplification de la nomenclature "loi sur l’eau" - dite nomenclature "Iota" (installations, ouvrages, travaux et activités ayant une incidence sur l’eau ou le fonctionnement des écosystèmes aquatiques) vient de connaître une nouvelle étape avec la publication, le 15 août dernier, d’un arrêté relatif aux prescriptions applicables aux plans d’eau.

Il succède à la refonte des rubriques par le décret du 30 juin 2020 modifiant la nomenclature et la procédure en matière de police de l’eau, qui avait notamment acté la fusion des rubriques pour les plans d’eau (3.2.3.0) et vidanges (3.2.4.0).

Principale conséquence, l’arrêté regroupe en un seul les deux arrêtés précédents de prescriptions générales datant du 27 août 1999 relatifs, l’un à la création de plans d’eau artificiels et l’autre aux vidanges et actualise les prescriptions applicables.

Seuls les étangs d’une surface supérieure ou égale à 3 hectares (seuil de l’autorisation) et ceux construits après l’arrêté de 1999 d’une surface inférieure à 3 hectares soumis à déclaration se voient appliquer les quelques dispositions applicables à l’existant, selon des délais et modalités que le préfet pourra toutefois adapter.

Sont par ailleurs hors du champ de cette nouvelle rubrique les bassins de lagunage des stations d’épuration, les bassins de stockage des eaux pluviales et les plans d’eau formés à l’amont d’un seuil ou barrage en lit mineur. En sont en outre formellement exclues les piscicultures (rubrique 2130) et les carrières (2510).

Référence : arrêté du 9 juin 2021 fixant les prescriptions techniques générales applicables aux plans d’eau, y compris en ce qui concerne les modalités de vidange, relevant de la rubrique 3.2.3.0 de la nomenclature annexée à l’article R. 214-1 du code de l’environnement, JO du 15 août 2021, texte n° 2.

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2021-10-12
FLUX
par Marc Laimé, mardi 12 octobre 2021 @ 06:12

Lorsque des denrées alimentaires sont exportées, l’eau utilisée pour les produire l’est également. Une nouvelle base de données cartographie la complexité et la résilience de ce réseau invisible.

Chaque année, des milliers de milliards de dollars de produits agricoles sont échangés dans le monde et avec eux, l’eau nécessaire à leur culture. C’est ce qu’on appelle l’eau virtuelle, un concept inventé par le géographe Tony Allan en 1993. Le projet CWASI, financé par l’UE, a cherché à mieux comprendre ce commerce mondial d’eau virtuelle.

https://cordis.europa.eu/article/id...

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2021-10-07
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 7 octobre 2021 @ 08:36

France Culture a diffusé le vendredi 1er octobre 2021 à 17h00 dans son émission « Grand reportage » une remarquable émission d’une heure dédiée au scandale sanitaire et environnemental du Chlordecone. Une synthèse indispensable désormais disponible en podcast.

« Le chlordecone est responsable d’une pollution des sols et des eaux qui va empoisonner la Martinique et la Guadeloupe pendant 6 à 7 siècles. Et pourtant, dans l’Hexagone, ce scandale sanitaire est peu connu. »

Grand Reportage, Aurélie Kiefer et Véronique Rebeyrotte

https://www.franceculture.fr/emissio....

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2021-10-04
VAGUES
par Marc Laimé, lundi 4 octobre 2021 @ 08:14

Directrice de recherche au CNRS, chargée de cours à l’Ecole normale supérieure rue d’Ulm, Mme Florence Habets préside le Conseil scientifique du Comité de bassin Seine Normandie. A l’invitation de FNE Normandie, elle ouvrait le vendredi 22 janvier 2021 un cycle de cinq conférences sur l’agro-écologie, avec une intervention titrée « Dérèglement climatique, eau et agriculture ». Avant d’aborder à nouveau ce thème le 21 septembre dernier avec une seconde intervention titrée « Regard sur les bassines ».

- 1.[Conférence] Florence Habets : Dérèglement climatique, eau et agriculture | FNE Normandie 22 01 2021.

La conférence s’est déroulée en plusieurs temps : • 00:01:45 Une première partie : Comment le dérèglement climatique impacte la ressource en eau ?

• 00:22:15 Une deuxième partie : Quels sont les changements attendus en France ?

• 00:58:03 Témoignage de Carole Debruyne-Delattre, présidente de Bio en Normandie et bergère bio à Roncherolles-le-Vivier

• 01:26:34 Une troisième partie : Comment s’y adapter ?

• En plus de Florence Habets, la conférence a été ponctuée par la témoignage de Carole Debruyne-Delattre, président de Bio en Normandie et bergère en bio à Roncherolles-le-Vivier (76).

https://www.youtube.com/watch?v=GyV...

- 2. Regard sur les bassines [Conférence] Florence Habets - 21 septembre 2021 à Roches-Prémarie-Andillé (86)

Conférence proposée par : Bassines Non-Merci – Eau bien commun 86, LPO Poitou-Charentes, UFC Que-Choisir Vienne, Vienne Nature.

• Que sait-on de l’impact cumulé des réserves d’irrigation ?

• Que peut-on dire de leur efficacité face au dérèglement climatique ?

https://www.youtube.com/watch?v=FuP...

Lire aussi :

- Réserves de substitution, l’eau face aux enjeux démocratiques et climatiques. Entretien avec Florence Habets.

https://vivant-le-media.fr/reserves...

Vivant, 29 septembre 2021.

- Les racines de la discorde

https:://terresdebocage.fr/detail-dactualite/les-bassines-de-la-discorde.html

Terres de bocage.

- La "guerre de l’eau", dossier explosif au niveau français et européen

https://www.euractiv.fr/section/agr...

Euractiv, 1er octobre 2021.

- Les projets de mégabassines alimentent la guerre de l’eau dans les campagne

https://www.bastamag.net/mega-bassi...

Guy Pichard, Bastamag, 10 octobre 2021.

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2021-09-28
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 28 septembre 2021 @ 12:51

Annoncé à grand son de trompe, la Cinquième a diffusé le dimanche 26 septembre dernier à 20h55 un documentaire de 52 mn intitulé « Au Front. Guerre de l’eau en France », réalisé par la nouvelle jeune icône écolo-bobo, un certain Hugo Clément, le fils caché de Nicolas Hulot (époque Ushuaïa) et Mike Horn, dont la propagande télévisuelle nous assène que, frappé par la Grâce, il aurait décidé de dédier sa vie à « sauver la planète ». Au cas d’espèce, ledit documentaire s’avère être un invraisemblable tissu d’âneries sans queue ni tête, truffé d’approximations douteuses, d’omissions significatives, comme de contre-vérités manifestes. Un naufrage.

Déjà le titre pute à clics façon pubard eighties Séguéla-Beigbeider, sur le so call "service public" de la radio-télédiffusion française...

La forme ensuite. Un enchainement de vignettes « signifiantes », axé sur un ou une personne, surtout une, ici on est bien sur woke à donf, qui égrène une anecdote supposée significative, sans que jamais la problématique évoquée, l’histoire du territoire, les stratégies d’acteurs…, ne soient explicitées, contextualisées. Bref, l’eau a coulé sous les ponts depuis les théoriciens de la Nouvelle vague, ici c’est la mécanique du télé-achat qui s’impose : un produit, un plan séquence, et on enchaîne, sur n’importe quoi, puis on recommence, à l’infini. Dieu, comprendre le sponsor, reconnaîtra les siens.

Dans le panégyrique tissé par la Cinquième à notre inénarrable bouffon, ça donne :

"Des caméras de qualité cinématographique sont utilisées à terre et sous l’eau, une large place est accordée aux images aériennes de drones via notamment des plans zénithaux (la caméra se trouve à la verticale juste au dessus de l’action en train de se dérouler). Dans sa manière d’incarner ces documentaires, Hugo Clément reprend des codes du numérique : il partage son ressenti, souligne des éléments clefs de l’enquête en se filmant sur le mode selfie. De leur côté, les combattant(e)s s’expriment parfois face caméra, droit dans les yeux, comme ils pourraient le faire face à un smartphone."

Présentation générale de "Sur le front" - france.tv :

https://www.france.tv/france-5/sur-...

Hogo by himself : "Nous voulons à tout prix éviter le catastrophisme"...

https://www.ozap.com/actu/hugo-clem...

Encore un petit effort et la chaîne publique se hissera à la hauteur de sa consoeur, la télévision d’état russe dédiée aux exploits sportifs du Tsar Poutine.

L’affaire débute avec une séquence d’anthologie dans laquelle notre bon Hugo nous présente une « grande hydrologue », Emma Haziza, avec qui il explore le lit asséché d’une toute petite rivière de l’Aude. Notre Hugo fait le malin : « mais on a eu un été pourri, il a plu tout le temps, comment ça se fait que ce soit sec ? » S’ensuivent des explications vasouillardes de la Ziza, auxquelles ont n’entrave que pouic. « Coupez ! ».

Sans transition on se retrouve aux Sables d’Olonne et sa plage où il n’y a plus de douche, pour « économiser l’eau ». « Coupez ! ».

Sans transition une grosse station d’épuration (STEP), qui brasse des eaux usées malodorantes. Un gus présenté comme le responsable de « Vendée eau » (Kézako ?), va nous faire l’article pendant cinq minutes sur la grande première française qui se prépare : une innovation « de rupture » comme dirait la bande à Macron, transformer les eaux usées de la STEP en eau potable ! On poursuit le baratin en haut d’un phare, ce qui a du faire plaisir au syndicat d’initiative, sans que jamais le gus, et bien sur pas davantage notre bon Hugo ne casse le morceau.

C’est Veolia, concessionnaire du syndicat départemental Vendée eau, qui prépare son gros coup depuis des années, en assurant la promotion forcenée du « Re-use » dans toutes les enceintes possibles…

http://www.francebleu.fr/infos/envi...

Ici bien évidemment pas un mot sur le débat scientifique qui continue à faire rage sur le bien fondé du Re-use, pas même pour fabriquer de l’eau potable (portnawak !), mais pour son usage en agriculture…

Car selon Actu-environnement de ce jour : " Les eaux usées traitées présentent des avantages agronomiques car elles contiennent encore des nutriments, au contraire de l’eau claire. Du coup, l’agriculteur va réduire ses apports d’engrais. Mais il y a aussi tout un ensemble d’autres éléments à contrôler, comme la présence de pathogènes ou de polluants émergents tels les résidus médicamenteux (…). Notons qu’en France, à ce jour, il est interdit, hors expérimentation scientifique, d’irriguer une production maraichère avec des eaux usées traitées. »

https://www.actu-environnement.com/...

Ensuite on enchaîne avec une transition maousse : notre inneffable Hugo se propulse jusqu’en Namibie (bonjour le bilan carbone !), dont la capitale a créé il y a cinquante ans une unité de transformation des eaux usées en eau potable. On nous montre donc une brave dame qui s’en va chercher de l’eau avec son jerrican à un point d’eau collectif, avant de frémir en voyant notre héros boire un verre d’eau potable au-dessus de la fosse d’eaux usées malodorantes. « Elle est bonne ! », confie notre intrépide reporter, avant de préciser en deux mots que c’est une entreprise française qui gère la nanofiltration.

Et çà serait pas Veolia qui aurait payé le billet d’avion des fois ?

Sans transition notre héros nous propulse ensuite en Picardie où deux vieux schnocks gravement allumés ont fourgué à un prospère agriculteur des canons anti-grêle qui balancent à tout va dans l’atmosphère des obus remplis de chlorure de sodium pour sauver les salades du gentleman agriculteur, en butte aux râleries de ses petits copains du village. Là c’est plus Tintin, c’est le professeur Tournesol ! Et l’on enchaîne avec des séquences aux Emirats arabes unis, en Malaisie, et jusqu’aux Etats Unis où « l’on vient d’avoir le droit de modifier la météo ! »

Berezine -.

Центральное управление народно-хозяйственного учёта (ЦУНХУ) Госплана СССР

Département central de la comptabilité économique nationale (TSUNKHU) du Comité de planification de l’État de l’URSS.

Sans transition la séquence « Guerre de l’eau », bassines contre agriculteurs productivistes en Poitou-Charentes. Là ça devient du grand art, aucune contextualisation de l’affaire, des bouts de séquence coupés à la va-vite, ici un défilé d’opposants sur une route, là une ancienne institutrice qui tient le mégaphone, puis une accommodante interview d’un irrigant qui nous refile sa propagande à côté de sa bassine, sans que jamais Saint Hugo ne lui rentre dedans, tout occupé à préparer sa séquence choc : le survol de la campagne et des bassines, en hélicoptère, avec une gentille maraichère (bio !) à ses côtés. Le fils caché de Hulot et Mike Horn, vous dis-je !

https://www.youtube.com/watch?v=fiW...

Nouvelle transition maousse avec les dégâts de l’irrigation à Almeria en Espagne, des kilomètres de tomates sous serre à côté des canyons où ont été tournés les westerns spaghettis de Sergio Leone, merci l’Office du tourisme, on espère qu’ils ont payé le billet d’avion, le bilan carbone s’alourdit encore…

Sans transition le retour de la Ziza et son baragouin calamiteux, à l’occasion de la plongée au fond d’une grotte, qui abrite une "nappe" (là c’est quasiment le capitaine Nemo), la Ziza qualifiée cette fois par Saint-Hugo de « lanceuse d’alerte ».

Là on se roule de rire par terre.

La Ziza, que l’on voit beaucoup sur les plateaux télé ces dernières années, est le prototype des arrivistes aux dents longues qui font florès sous le règne du seigneur Macron. La recette est simple, on travaille dans le public, on fait mousser son carnet d’adresses et ses compétences, réelles ou supposées, avant de créer sa startoupe et de vendre des « prestations » à un secteur public dévasté par la même bande à Macron, genre le "fils de", le Denormandie qui vend le domaine de Grignon à un promoteur immobilier.

Dans le genre, la Ziza c’est une pro. En quelques années elle en a créé 6 des startoupes, et l’argent coule à flot, comme en témoignent deux récentes augmentations de capital des SAS à 400 000 euros de capital social, qui ont succédé à de gentilles « associations » de la « lanceuse d’alerte ».

PDF - 94 ko
Les sociétés Mayane Emma Haziza -.

Comme ça va très vite, le melon explose et les contrôleurs de Wikipedia n’ont pas manqué de tacler la page hagiographique de la Ziza :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_...

Faut dire qu’à Montpellier c’est des pros, voir cette autre start-up, ça doit être des potes de la Ziza, qui transforme les toilettes en "WC japonais". C’est en effet ce que propose la toute jeune pousse Hulmo avec son kit à installer facilement entre l’abattant et la cuvette. Le tout relié à l’arrivée d’eau permet de se faire nettoyer les parties intimes avec un jet d’eau.

La start-up lancée en janvier dernier par Aimeric Mir et Gianni Nardone, et accompagnée par l’IMT Mines Alès et le BIC de Montpellier, compte bien révolutionner nos pratiques.

"Évidemment, il y a le gain d’hygiène, et aussi une grosse problématique écologique liée au papier toilette, explique Gianni Nardone. 27 000 arbres sont abattus chaque jour dans le monde (soit 38 stades de foot !) pour produire quelque chose qu’on va jeter".

https://www.lagazettedemontpellier....

Pile-poil dans l’air du temps, c’est sur, c’est sur que c’est des potes à la Ziza, on les verra dans le prochain épisode...

https://www.leparisien.fr/economie/...

(A la réflexion faut peut-être pas trop en parler, si le Zorglub entend çà, on va se payer du "Jihad des toilettes" pendant des plombes...)

Revenons à l’oeuvre de Saint Hugo.

On continue, sans transition toujours, "sur le Front" avec de nouvelles stations météo chez les pompiers du Var, puis les maisons construites sur de l’argile qui se fissurent en Vendée, et enfin, fort heureusement une nouvelle cartographie par hélicoptère des nappes d’eau souterraines profondes, « qui vient juste de commencer il y a trois semaines… »

Un naufrage. Clichés simplistes, messianisme technologique, propagande institutionnelle cachée…

Pour le prochain épisode de « Sur le front » on ne saurait trop conseiller à Saint Hugo de se rapprocher d’Antoine Frérot et de lui proposer de filmer la colonne de camions citernes remplis d’eaux usées qui traverseront la France pour « compenser » les externalités négatives de Vendée eau, en alimentant l’oued désséché de la Ziza dans l’Aude, le tout sous le « haut patronage » de Julien Denormandie et de Barbara Pompili, ou de leurs successeurs et successeuses…

REPLAY (bon, on n’est pas obligé non plus) :

https://www.france.tv/france-5/sur-...

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2021-09-27
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 27 septembre 2021 @ 08:00

Au détour d’une réponse ministérielle à une parlementaire, l’Etat, droit dans ses bottes depuis les lois Maptam, NOTRe et la création de la Gemapi, s’obstine à refiler le mistigri financier de la gestion du grand cycle aux EPCI qui n’y peuvent mais…

- La question écrite n° 21929 de Mme Marie-Pierre Richer (Cher - Les Républicains-R), publiée dans le JO Sénat du 01/04/2021 - page 2098 :

« Mme Marie-Pierre Richer attire l’attention de Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sur la gestion des digues des fleuves.

En vertu de la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, la compétence liée à la gestion des milieux aquatiques et à la prévention des inondations (GEMAPI) relève désormais de la compétence des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre (EPCI-FP).

Aux termes de l’article 56 de cette loi, il est cependant prévu que l’État continuera à gérer, sans contrepartie financière, pour le compte de l’EPCI-FP, les ouvrages dont il avait la charge au moment où la loi est parue, pendant une période transitoire de dix ans, soit jusqu’au 27 janvier 2024.

Or, cette date butoir inquiète fortement les élus locaux qui craignent de ne disposer ni des moyens humains, ni des moyens financiers pour faire face à cette nouvelle responsabilité. Ils se préoccupent également de la difficulté à mettre en œuvre une politique commune et cohérente dans la gestion de ces ouvrages implantés sur une distance géographique parfois très étendue, comme c’est le cas, par exemple pour la Loire qui compte plus de 1 000 kilomètres de long dont 550 kilomètres de digues !

Certes, l’État les incite à rechercher une échelle de gouvernance adaptée, à mutualiser leurs moyens, voire à transférer leur compétence à un syndicat mixte ou à un établissement public de bassin, mais ces mesures dites d’accompagnement ne sauraient suffire pour leur permettre d’assurer pleinement cette nouvelle et très lourde responsabilité dont la très grande majorité ne veut pas.

Dans ces conditions et au nom de l’intérêt général bien compris, elle demande que la gestion de nos grands fleuves que sont la Loire, la Seine, la Garonne, le Rhône et le Rhin qui appartiennent au domaine public de l’État et font partie du patrimoine commun de la nation, lui soit définitivement confiée au titre de ses pouvoirs régaliens. »

- La réponse du Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, publiée dans le JO Sénat du 23/09/2021 - page 5484 :

« Depuis le 1er janvier 2018, par l’effet de la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles (MAPTAM) et de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, une nouvelle compétence « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » (GEMAPI) est placée sous la responsabilité des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre.

Ces missions peuvent être financées par la taxe dite GEMAPI prévue à l’article 1530 bis du code général des impôts.

Pour laisser aux acteurs le temps de s’organiser, le législateur a choisi de maintenir provisoirement l’État responsable de la gestion de ses digues domaniales jusqu’au 27 janvier 2024, date à laquelle les EPCI à fiscalité propre devront prendre en charge la sécurisation de ces ouvrages.

Justifié par la proximité de l’échelon communautaire avec les territoires, le choix de l’intercommunalité n’entame pas pour autant la cohérence et le financement des actions à mener sur des linéaires de digues étendus.

En effet, le législateur encourage les EPCI à fiscalité propre à s’inscrire dans une démarche de coopération territoriale, en transférant ou déléguant tout ou partie de leur compétence à la bonne échelle hydrographique, au profit notamment d’établissements publics territoriaux de bassin (EPTB) au sens de l’article L 213-12 du code de l’environnement.

L’État accompagne largement cette structuration au moyen de stratégies d’organisation des compétences locales de l’eau (SOCLE) tenant compte des plans de gestion des risques d’inondation.

Par ailleurs, le projet de loi relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration, et portant diverses mesures de simplification de l’action publique actuellement en discussion au Parlement comporte, à l’issue de son examen en première lecture au Sénat, un article visant à tenir compte des difficultés financières auxquelles sont confrontés certains EPCI à raison du décalage entre leur faible démographie et le niveau élevé des investissements à réaliser.

Le Gouvernement s’est ainsi montré favorable à ce qu’à titre expérimental pour cinq ans, les EPTB exerçant la mission de défense contre les inondations et contre la mer au sens du 5° du I de l’article L. 211-7 du code de l’environnement puissent décider de remplacer, en tout ou partie, la contribution budgétaire de leurs communes ou de leurs établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre par un produit de contributions fiscalisées en vue de financer la GEMAPI.

Rappelons enfin que l’État est pleinement mobilisé au côté des EPCI à fiscalité propre pour répondre aux enjeux de la GEMAPI dans les territoires à risque.

Le fonds de prévention des risques naturels majeurs, budgétisé dans la loi n° 2020-721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, permet en effet de financer au titre de la solidarité nationale une part importante de la GEMAPI dans les territoires confrontés à des risques élevés d’inondation et de submersion marine, dans le cadre des programmes d’action, de prévention des inondations (PAPI).

Il pourra notamment appuyer jusqu’en 2027, à un taux allant jusqu’à 80 %, les études et les travaux sur les futures anciennes digues domaniales de l’État.

Compte tenu de l’ensemble des leviers d’adaptation de la gestion et du financement de ces ouvrages par les EPCI à fiscalité propre, il n’y a pas lieu de revenir sur le principe de la gestion intercommunale des ouvrages de protection contre les inondations dans les grands fleuves. »

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2021-09-26
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 26 septembre 2021 @ 08:38

Le CFE a organisé le jeudi 16 septembre 2021 une table ronde intitulée « Eau, bien commun, quelle place donner au secteur privé et à la société civile dans une gestion de l’eau partagée et résiliente ? ». La réappropriation culturelle a encore frappé… Nonobstant l’enregistrement audio ci-après apporte d’importants éclairages à la gestion du grand cycle de l’eau.

« Dans un contexte de changement climatique où les sécheresses et inondations deviennent de plus en plus fréquentes, intenses, et imprévisibles, et où les problèmes de partage de l’eau et de maîtrise des pollutions se multiplient (d’origine domestique, agricole ou industrielle), la gestion de l’eau comme ressource commune fait face à des défis importants.

Il s’agit à la fois :

- d’assurer une utilisation de l’eau adaptée à la disponibilité de la ressource et un mode de répartition juste et équilibré entre ses usagers ;

- de mettre en place des structures d’investissements et de régulation qui garantissent la pérennité de cette ressource et des usages qui en sont faits, notamment l’accès à l’eau potable.

Devant ces difficultés, il est légitime de se demander :

- Que recouvre la notion d’eau comme « bien commun » , à la différence d’un « bien public » ?

- Pour répondre à ces enjeux, quels modes de gouvernance adopter ?

- Quel rôle peuvent jouer les structures de bassin versant dans la gestion et la préservation des ressources en eau ?

- Quelles contributions attendre du secteur privé et de la société civile dans une gestion de l’eau partagée et résiliente ?

Pour nous en parler, nous accueillons :

- Mr François DEMANGEOT, Vice-Président du SMMAR - EPTB Aude

- Mme Catherine GREMILLET, Directrice de l’Association Nationale des Elus de Bassin (ANEB)

- Mr Tristan MATHIEU, Délégué général de la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau (FP2E)

- Mr Arnaud CLUGERY, Directeur et porte-parole d’Eau et Rivières de Bretagne

Echanges animés par Mr Bernard BARRAQUE, directeur de recherches CNRS émérite, membre du bureau du Cercle Français de l’Eau.

Avec la participation de Mr Thierry BURLOT, Président du Comité de Bassin Loire-Bretagne, Président de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et Président du Cercle Français de l’Eau »

- Ecouter le replay audio :

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2021-09-24
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 24 septembre 2021 @ 09:27

Le sénateur Bruno Sido, figure historique du lobby de l’eau, interroge le gouvernement sur la pagaille créée par la nouvelle cartographie des cours d’eau, portée en 2015 sur les fonts baptismaux par l’ambassadrice des pingouins. Réponse : circulez, y a rien à voir.

-  La question écrite n° 22908 de M. Bruno Sido (Haute-Marne - Les Républicains), publiée dans le JO Sénat du 20/05/2021 - page 3277 :

« M. Bruno Sido appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, sur la représentation cartographique des cours d’eau.

L’institut géographique national (IGN) édite depuis longtemps des cartes, au 1/25 000 notamment, de très bonne qualité, très précises. En particulier, les cours d’eau indiqués y sont représentés par un linéaire bleu, continu ou pointillé, portant ou non un nom.

Cette référence servait, dans le cadre de la politique agricole commune, à définir les zones non cultivables avec obligation de mettre en place une bande enherbée de cinq mètres de large, le long de chaque rive, non fauchable et non traitée avec des produits phytopharmaceutiques ou de l’engrais.

Ainsi, les choses étaient claires et relativement simples. Il s’agissait des cours d’eau dont le trait bleu était continu et avec un nom.

Puis, l’administration du ministère de la transition écologie a eu l’idée de s’immiscer et donc de compliquer les choses.

Ainsi, existent aujourd’hui deux types de cours d’eau, ceux au sens de l’IGN et ceux au sens du type « bonnes conditions agricoles et environnementales » (BCAE), définis par l’arrêté national du 24 avril 2015.

Or, quand, chaque année, les agriculteurs font leur « déclaration PAC », ils doivent identifier les cours d’eau et ne savent pas si ce sont ceux définis par l’IGN ou ceux définis au sens « BCAE ».

Il y a même douze types de cours d’eau : trait bleu continu ou non, pointillé, avec ou sans nom, trait vert ou trait rouge avec ou sans nom.

La doctrine de l’administration chargée de l’instruction et de la vérification de ces déclarations n’est pas claire, car non fixée par le ou les ministres chargés de ces questions.

L’établissement de ces cours d’eau BCAE a été réalisé sans réelle concertation avec la profession et les agriculteurs ne savent plus, aujourd’hui, à quel saint (républicain) se vouer.

Il lui demande à quel moment tout cela sera mis en ordre, et qui mettra fin à cette complexité entre les administrations de l’agriculture d’une part, et de l’écologie d’autre part. »

- La réponse du Ministère de la transition écologique, publiée dans le JO Sénat du 16/09/2021 - page 5378 :

« Le respect d’exigences de base en matière d’environnement, de bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE), de santé (santé publique, santé des animaux, santé des végétaux) et de protection animale conditionnent le versement de certaines aides de la politique agricole commune depuis 2005.

L’arrêté du 24 avril 2015, relatif aux règles de bonnes conditions agricoles et environnementales liste quatre définitions des cours d’eau BCAE, s’appuyant sur la carte de l’institut géographique national (IGN) ou sur une carte locale, et précise, en annexe, la liste des départements pour chaque définition.

Cette gestion et ces définitions sont gérés par les services du Ministère de l’Agriculture, dont les services peuvent préciser la typologie des cours d’eau à identifier dans les dossiers déposés pour bénéficier de la Politique agricole commune.

Par ailleurs, la notion de cours d’eau est utilisée à des fins très variées, notamment, dans le cadre réglementaire propre à l’environnement.

La référence cartographique de base, très ancienne, connue de tous, est celle réalisée par l’IGN recensant notamment le réseau linéaire hydrographique repéré sur le terrain, qu’il comporte des écoulements ou non continus.

Ce recensement est bien antérieur à la création des cours d’eau dits BCAE et son actualisation régulière permet de tenir compte de la connaissance et de l’évolution des territoires.

Ces cartes font ainsi apparaître des tracés linéaires continus ou en pointillés, identifiés nominalement ou pas sur le terrain, sur lesquels s’appuient différentes réglementations.

En particulier, la réglementation des zones de non traitement autour des points d’eau a totalement repris comme définition de base, la référence au réseau hydrographique des cartes IGN.

La difficulté liée à la multiplication des zonages réglementaires auxquels doit se soumettre la profession agricole, a bien été identifiée par le gouvernement qui s’est fixé comme objectif de rendre cohérents les différents référentiels hydrographiques de manière à renforcer la lisibilité des objectifs et rendre plus efficients ces différents dispositifs de protection de l’environnement. »

Lire aussi :

- Quel avenir pour les cours d’eau intermittents ?

Les cours d’eau intermittents sont nombreux en France et ne sont pas localisés uniquement en région méditerranéenne. Il y a beaucoup d’enjeux avec les cours d’eau intermittents autour de la préservation de la ressource en eau, la biodiversité, le changement climatique...

Une vidéo par le réseau rivières sur les cours d’eau intermittents...

https://youtu.be/L1bKHZDWbmM

Le diaporama de la présentation utilisé dans la vidéo :

https://eau34.org/files/Cours-deau-...

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2021-09-20
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 20 septembre 2021 @ 10:41

Un large collectif interassociatif appelle à une mobilisation maximale dans la semaine du 20 au 25 septembre sur l’enjeu majeur des centaines de "bassines" d’irrigation prévues en France (Cher, Haute Vienne....) et sur le congrès de la FNSEA à Niort qui va les consacrer avec le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie.

- "Projection lundi 20 septembre, à 20 h 30, cinéma place du Donjon à Niort (79), du film « Apocalypse eau », en présence d’un des réalisateurs.

- Mardi 21 septembre, 20h, à Roches-Prémarie-Andillé (86, entre Niort et Poitiers, au bord de la rivière Clain), Maison des associations, 10 rue des Tourbières. Entrée gratuite, pass sanitaire requis :

- Que sait-on de l’impact cumulé des réserves d’irrigation ?

- Que peut-on dire de leur efficacité face au dérèglement climatique ?

Conférence de Florence Habets, Hydrogéologue et hydroclimatologue de renom, Mme Habets est directrice de recherche au CNRS, chargée de cours à l’Ecole Normale Supérieure rue d’Ulm. Elle est présidente du Conseil Scientifique du Comité de Bassin Seine Normandie.

41 « bassines » dans le bassin du Clain, 16 dans le bassin Sèvre Niortaise-Marais Poitevin, 93 en Poitou-Charentes...

Il nous parait indispensable de fournir au public les données scientifiques qui permettent de saisir les conséquences de ces projets. Nous pensons que la science est là pour éclairer les choix et que sa vulgarisation est une condition nécessaire du débat démocratique.

Cette conférence est organisée par Bassines Non-Merci - Eau bien commun 86, LPO Poitou-Charentes, UFC Que-Choisir Vienne, Vienne Nature.

- Mercredi 22 Septembre à Niort (79) :

12H : Appel à converger place de la Brêche - Niort - temps fort de cette semaine de mobilisation et de résistance, cet appel à converger a été largement diffusé au niveau national par la Confédération Paysanne France et les Soulèvements de la Terre.

Cet appel a converger se tient simultanément avec le congrès de la FNSEA qui se tiendra les 22 et 23 et regroupant 1500 congressistes pourvoyeurs d’une agriculture écocidaire.

En réponse , nous organisons un grand banquet de résistance, paysans et citoyens , ensemble - ce rassemblement sera suivi d’un après midi d’actions : le MégaBassinesTour.

- Samedi 25 septembre, à Longré (16) :

14H30 : grande manifestation populaire et festive à Longré (16) , organisée par le collectif citoyen Bassines Non Merci Aume Couture"

Joëlle Lallemand Pte de l’APIEEE

http://apieee.org/

Association de Protection, d’Information et d’Études de l’Eau et de son Environnement

APIEEE place de la mairie, 79170 Chizé, Poitou-Charentes, France

Revue de presse :

Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/fr...

Le Parisien : https://www.leparisien.fr/deux-sevr...

Charente libre : https://www.charentelibre.fr/2021/0...

Courrier de l’ouest - Ouest france : https://www.ouest-france.fr/nouvell...

France bleu Poitou : https://www.francebleu.fr/infos/agr...

Nouvelle République : https://www.lanouvellerepublique.fr...

La France Agricole : (trop bon, rien que le texte d’accroche...) https://www.lafranceagricole.fr/act...

Sud Ouest : https://www.sudouest.fr/economie/ag...

France 3 Poitou Charentes : https://france3-regions.francetvinf...

et pour la fin, les réactions consternantes de M. Denormandie https://www.francebleu.fr/infos/agr...

La Relève et la peste :

https://lareleveetlapeste.fr/guerre...

Libération :

https://www.liberation.fr/environne...

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