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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2022-05-21
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 21 mai 2022 @ 17:35

Une étude du cabinet BL Evolution pour le compte de l’association Terres de luttes, intitulée "Projet local, impact global", s’est penchée sur l’impact global des grands projets inutiles et imposés.

Il en ressort que, outre le caractère nuisible, contestable et contesté de chacun de ces projets pris individuellement, leur impact global lorsqu’on les considère dans leur ensemble est lui aussi gravissime, puisqu’ils suffisent presque à eux seuls à remettre en cause notre capacité collective à atteindre les objectifs nationaux que nous nous sommes fixés en terme d’émissions carbone ou d’artificialisation des terres !

Cette approche originale nous alerte donc, s’il en était encore besoin, sur l’absolue nécessité de remettre en cause et d’arrêter ces projets de toute urgence, pour les méga-bassines comme pour les autres. Elle nous invite aussi à nous interroger collectivement sur ce que l’on souhaite réellement comme modèle de société, au vu des reliquats d’émissions carbone ou d’artificialisation des terres que l’on peut encore se permettre.

Plus d’informations sur la page de présentation de l’étude : https://terresdeluttes.fr/projet-lo...

Le lien direct de la synthèse : https://terresdeluttes.fr/wp-conten...

Et celui de l’étude complète : https://terresdeluttes.fr/wp-conten...

On peut retrouver une cartographie des « GPI » sur le site du journal Reporterre ou ici : https://lutteslocales.gogocarto.fr

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2022-05-18
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 18 mai 2022 @ 10:29

Le Cercle français de l’eau (CFE) organisait le mardi 17 mai à Paris, rue de Berri, dans les locaux de la Fédération nationale des travaux publics, la troisième session de la série de conférences titrée « Faut-il une nouvelle loi française sur l’eau ? », qui nous a réservé d’étonnantes surprises, nous confortant dans nos inquiétudes déjà anciennes sur l’avenir de la gestion de l’eau en France.

Comme à l’accoutumée c’est l’onoravole Bernard Barraqué qui animait les débats organisés autour de trois grands axes : qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui ne marche pas, et que faudrait-il faire, s’il faut changer quelque chose ?

Au casting, un représentant d’EDF, Christian Lecussan pour la FENARIVE (l’association du monde industriel dans le domaine de l’eau), Pascal Ferey pour le monde agricole, Florence Denier-Pasquier pour FNE, et Philippe Marc, avocat toulousain, grand spécialiste es Gemapi et EPTB.

Ce qui fut aussi impressionnant que confondant, c’est la teneur des propos tenus dans ce cénacle.

Sans surprise, côté satisfecit, LE modèle hérité des lois fondatrices de 1964, 1992 et 2006, la « gouvernance », la mobilisation des acteurs, blablablaba, rien de nouveau sous le soleil, on l’a entendu 500 000 fois.

Mais quand il s’est agi d’évoquer ce qui ne va pas, c’était apocalypse now. Cash, et sans fioritures.

Pour Monsieur EDF, d’ici dix ans il faudra 30% d’élec en plus, pour refroidir les centrales, le soutien d’étiage et les voitures électriques.

Sauf qu’ensuite les sieurs Lecussan (les industriels) et Férey (l’agriculture) nous dressent un tableau apocalyptique. En vérité y a déjà de moins en moins d’eau disponible partout. Le « change » est déjà là, et sévèrement. Pasacal Férey, éleveur laitier dans le Cotentin, avoue sa chance d’être installé sur la plus grande nappe de Normandie, même si sa maison est menacée par les argiles… Mais pour ses collègues, de l’Anjou aux Ardennes, la crise est déjà là.

Invoquant les données du RIA 2020 (le recensement agricole) qui vient de sortir, Florence Denier Pasquier mentionne qu’en dix ans, depuis 2010, le nombre de captages souterrains, déclarés ou non, contrôlés ou non, auraient explosé de 30% !

L’ami Lecussan en rajoute une couche avec l’assainissement. Rappelant que les industriels sont soumis à deux législations. S’ils ont construit leur propre STEP, la qualité des rejets est établie selon les normes du la Direction générale de la prévention et des risque (DGPR) du MTES, s’ils rejettent dans le réseau public, ce sont d’autres normes relevant de la Direction de l’eau et de la biodiversité (DEB) du même MTES.

Mais surtout, d’ici 10 à 15 ans, on risque de ne plus pouvoir rejeter les eaux usées traitées en rivière : pas assez d’eau, pour diluer ce qui reste de pollution après traitement. Et on vous parle même pas des micro-plastiques. Qu’on imagine la cata qui nous guette…

Pour Florence Denier-Paquier (FNE) dans la dernière mandature, satisfecit pour les Assises de l’eau « On y avait pointé nos points d’accord et de désaccord, c’était une véritable avancée. » Sauf qu’ensuite l’opération électoraliste du « Varenne de l’eau » de Denormandie a tout fichu en l’air.

On en oublie de tout aussi sévères : les eaux pluviales urbaines, le ruissellement, les inondations, le recul du trait de côte et les submersions marines…

Les différents intervenants pointent aussi la succession alarmante de lois de circonstance, qui ont fini par rendre le dispositif global totalement incompréhensible : Notre, MAPTAM, Engagement et proximité, Climat et résilience, 3DS, au final un invraisemblable foutoir.

Èn cause ? Un quinquennat avec des députés qui n’y connaissent rien et ne s’y intéressent pas, et ça ne risque pas de s’arranger avec la nouvelle mandature qui s’ouvre, surtout avec Borne, là c’est nous qui en remettons une couche.

Sans compter « les mecs derrière leurs ordinateurs qui pondent les décret d’application au ministère, sans rien connaître au terrain… »

Alors une nouvelle loi ? Non. Sauf pour l’avocat Philippe Marc, qui ouvre grand la focale sur un autre abîme : l’Etat a refilé le grand cycle aux collectivités locales, EPCI-FP, EPTB et Epage, mais les compétences censées être exercées par ces collectivités n’existent pas en « droit dur », partant leur financement ne peut pas davantage être au rendez-vous.Vertigineux.

A ce stade nous n’avons pu manquer d’interpeller Lecussan et Ferey, leur indiquant que les ayant entendus pour la première fois au Sénat en 2000, en amont du projet de loi Voynet, leurs propos apocalyptiques du jour venaient à l’instant de nous transformer en centriste mou, à l’écoute de deux fous furieux gauchistes nous promettant la géhenne et n’attendant rien de la représentation nationale pour les raisons évoquées plus haut nous plongent dès lors dans une angoisse mortifère… (Rires dans la salle).

Nonobstant cette tranche de vie, le congrès de fondation de la Ligue aquatique révolutionnaire par le CFE, augure de ce qui nous guette : une archipellisation croissante des politiques publiques du secteur, chacun voulant « sauver son eau » pour ses propres usages, avec à terme, beaucoup plus vite que nous l’escomptions, des catastrophes spectaculaires en cascade qui ne seront gérées que sous le régime de l’émotion, sans aucune prospective à moyen et long terme.

Ecouter le replay audio :

Lire aussi :

« Des eaux et des débats »

Alors que l’eau est un enjeu mondial majeur, les politiques de l’eau restent, elles, assez absentes du débat public et sont souvent méconnues des citoyens. Quelles sont les logiques qui construisent ces politiques, quels rapports de force les traversent ? Explications avec Sylvain Barone et Pierre-Louis Mayaux, chercheurs en science politique au sein de G-EAU* et auteurs du livre Les politiques de l’eau.

https://www.umontpellier.fr/article...

- RAPPORT au nom de L’OFFICE PARLEMENTAIRE D’ÉVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES sur LES ASPECTS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES DE LA GESTION QUANTITATIVE DE L’EAU Compte rendu de l’audition publique du 10 février 2022 et de la présentation des conclusions le 17 mars 2022 par M. Philippe BOLO, député, et M. Gérard LONGUET, sénateur. Déposé sur le Bureau de l’Assemblée nationale par M. Cédric VILLANI, Président de l’Office.

https://www.senat.fr/rap/r21-580/r2...

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2022-05-16
FLUX
par Marc Laimé, lundi 16 mai 2022 @ 10:35

Radio Canada vient de publier un extraordinaire reportage, accessible en ligne, illustrant l’importance des rivières et des fleuves dans la guerre.

Sacrifier un village pour protéger la capitale. C’est la stratégie qui a poussé les éléments de la garde territoriale ukrainienne à détruire un barrage et un pont sur la rivière Irpin pour freiner l’avancée des forces russes aux premières heures de l’invasion. L’opération a été couronnée de succès, mais a aussi eu pour effet d’inonder l’agglomération de Demydiv.

Source : Radio Canada.

https://ici.radio-canada.ca/recit-n...

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2022-05-15
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 15 mai 2022 @ 20:04

Vendredi 6 mai 2022, une conférence In situ était organisée par le collectif Bassines non merci au captage d’eau potable de Chercoute de Mauzé sur le Mignon (17).

Il s’agissait de dénoncer les carences affligeantes de l’Etat et de la communauté d’agglomération du Niortais en termes de protection de la biodiversité et de protection des captages d’eau potable.

En effet , nous avons pu ensemble et en présence de nombreux médias (France 5 pour "Sur le front", Nouvelle République, Courrier de l’Ouest, Sud Ouest, l’Hebdo de Charente Maritime, France Bleu), constaté les atteintes portés à l’environnement et à l’eau potable : l’épandage de glyphosate (parcelle 259, exploitée par un des irrigants de la bassines sev17...), de nitrates et de phosphates en quantité très importante, et le semis de grains enrobés de pesticides (Zirame ?) (parcelleH205) en proximité immédiate du captage d’eau potable de Chercoute, en pleine zone humide et inondable, dans le périmètre Natura 2000 Marais Poitevin.

Une conférence de presse sous tension puisque qu’un très lourd dispositif gendarmesque aura encore été déployé (plus de 80 agents lourdement équipés, hélicoptère, moto tout terrain...) - la facture d’argent public dépensé pour protéger ces projets d’accaparement de l’eau s’alourdit encore !

Voici le BNM TV N°43 :

https://youtu.be/zb1L6XgIfaU

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2022-05-11
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 11 mai 2022 @ 06:12

A l’occasion de la cérémonie des diplômes 2022, salle Gaveau à Paris, huit jeunes ingénieur(e)s, tout juste diplômé(e)s d’AgroParisTech, appellent, sous les applaudissements des camarades de leur promotion, à bifurquer, abandonner les brillantes carrières auxquelles ils sont promis, et lutter pour la vie, contre le capitalisme destructeur et aveugle. Ils et elles sont le sel de la Terre.

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2022-05-08
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 8 mai 2022 @ 19:43

Les aménagements successifs opérés depuis 2015 sous la pression des élus ont fini par dessiner un maquis réglementaire bien délicat à déchiffrer et à appliquer…

La question écrite n° 19674 de Mme Marie-Pierre Richer (Cher - Les Républicains-R), publiée dans le JO Sénat du 17/12/2020 - page 5995 :

« Mme Marie-Pierre Richer attire l’attention de Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sur les difficultés rencontrées par les élus locaux au sujet des modalités de transfert des compétences eau et assainissement, en particulier lorsque, conformément aux dispositions de l’article 14 de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique, une communauté de communes délègue cette compétence à une ou plusieurs de ses communes membres.

Cette délégation donne lieu à une convention qui, selon les termes de la loi susmentionnée « précise les moyens humains et financiers consacrés à l’exercice de la compétence déléguée ».

Dans une note en date du 28 décembre 2019, le directeur général des collectivités territoriales soulignait que le législateur avait souhaité faciliter l’ouverture de ce mécanisme de délégation en laissant une grande souplesse aux collectivités intéressées.

Quelques jours plus tard, le 31 décembre, à l’occasion de « foires aux questions » consacrées aux collectivités locales, le Gouvernement écrivait : « Dans le cadre de la délégation de compétence, le délégataire est fondé à fixer le prix de l’eau et de l’assainissement, sous le contrôle du délégant…La loi n’impose pas de délai de convergence du prix de l’eau, les conditions d’harmonisation étant laissées à l’appréciation des intercommunalités ».

Or, une note de la direction générale des finances publiques (DGFIP) d’octobre 2020 dispose : « la recette eau-assainissement est votée et perçue par l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI). C’est aussi l’EPCI qui est chargé du recouvrement des recettes de fonctionnement liées à l’activité déléguée ».

Ces dispositions contradictoires perturbent et inquiètent les élus qui craignent, à juste titre, que cette interprétation de la loi par la DGFIP ne vide de sens la loi « engagement et proximité », la délégation aux communes devenant de ce fait « une coquille vide ».

Aussi lui demande-t-elle de bien vouloir l’informer, dans les meilleurs délais, de la position du Gouvernement à ce sujet.

Transmise au Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. »

La réponse du Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, publiée dans le JO Sénat du 14/04/2022 - page 1981. »

« L’article 14 de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique autorise les communautés de communes à déléguer par convention tout ou partie des compétences « eau », « assainissement » et « gestion des eaux pluviales urbaines » à une commune ou à un syndicat infra-communautaire existant au 1er janvier 2019, qui en fait la demande.

Les syndicats infra-communautaires existants à la même date, compétents dans une ou plusieurs des matières précitées, peuvent aussi se voir déléguer tout ou partie de ces compétences après que la communauté de communes ou d’agglomération a délibéré dans les délais prévus par la loi et qu’une convention a été conclue et approuvée par les parties.

Ce faisant, l’intention du législateur a été de répondre aux préoccupations exprimées par les élus et aux difficultés rencontrées dans certains territoires, notamment ruraux, en adaptant le cadre de l’exercice des compétences de l’eau et de l’assainissement au plus près du terrain.

La délégation laisse aux élus une latitude d’action dans la mesure où ils peuvent choisir librement sa durée et ses modalités d’exécution, au moyen d’une convention ad hoc.

Cette marge de manœuvre ne saurait néanmoins permettre aux élus de contourner le principe du transfert obligatoire.

Elle doit donc s’exercer conformément à la ligne de partage entre un transfert et une délégation de compétence, l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre demeurant responsable de la compétence comme le prévoient classiquement tous les mécanismes de délégation de compétence existants dans la loi, le délégataire exerçant au nom et pour le compte du délégant et lui rendant périodiquement compte de son activité.

À la différence du transfert, l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI-FP) demeure ainsi le responsable de la compétence déléguée dans toutes les dimensions de son exercice, y compris pour en définir la politique tarifaire.

Pour répondre aux besoins de clarification exprimés localement, ont été actualisées la fiche technique établie entre la direction générale des collectivités locales (DGCL) et la direction générale des finances publiques (DGFIP), relative aux modalités budgétaires et comptables de mise en oeuvre de la délégation de compétence, ainsi que la foire aux questions sur la mise en oeuvre de l’article 14 de la loi "Engagement et Proximité"consultables sur le portail internet"www.collectivites-locales.gouv.fr".

Des aménagements sur le volet budgétaire sont prévus, notamment la possibilité pour les syndicats infra-communautaires qui deviennent délégataires de ne pas clôturer leur budget annexe et la faculté pour la commune ou le syndicat de se voir confier par convention de mandat le recouvrement des redevances eau et/ou assainissement pour le compte et au nom de l’EPCI-FP.

Il est rappelé aussi que si l’EPCI-FP, autorité délégante, décide in fine du prix de l’eau, les parties à la convention demeurent libres de négocier ce point et le délégataire de faire des propositions à l’EPCI-FP.

Enfin, la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale maintient, à l’occasion de la prise de compétence à titre obligatoire des compétences "eau"et"assainissement des eaux usées" par les communautés de communes au 1er janvier 2026, les syndicats infra-communautaires compétents en ces matières ou dans l’une d’entre elles sauf si la communauté de communes délibère contre ce maintien.

Elle prévoit l’association des communes à la définition des modalités d’exercice des compétences eau et assainissement par les communautés de communes dans le cadre d’un débat à organiser dès 2025 sur les conditions tarifaires des services publics et les priorités d’investissement sur les infrastructures, lequel devra également permettre d’anticiper les délégations de compétence éventuelles dès le 1er janvier 2026, en les préparant en avance de phase selon les modalités précitées. »

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2022-05-04
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 4 mai 2022 @ 17:24

Les associations Nature Environnement 17 (affiliée FNE pour la Charente Maritime), l’ APIEEE (association de protection d’Information et d’Études de l’Eau et de son Environnement), la LPO (Ligue de protection des oiseaux), le syndicat agricole Confédération Paysanne et le collectif citoyen Bassines Non Merci organisent le vendredi 6 mai une conférence de presse in situ au niveau du captage d’eau potable de Chercoute sur la commune de Mauzé le Mignon (17).

" Polluer Chercoute, l’eau potable et les zones Natura 2000, çà va nous couter cher, à tous ! "

Nous avons pu en effet relever ensembles plusieurs pratiques complètement incompatibles avec les obligations de résultat en terme d’eau potable et d’usage de pesticides en périmètre Natura 2000, et qui, protocole bassine ou pas, sont encore malheureusement autorisées par les autorités préfectorales et les collectivités en charge de la protection de la ressource en eau potable (ici la Communauté d’agglomération Niortaise) - et ce malgré les contentieux européens déjà engagés (notamment sur la directive nitrates voir ici ...) et une mise en demeure du conseil d’Etat concernant l’épandage de pesticides en zone Natura 2000 ici

Une équipe de France 5, en préparation d’un documentaire sur l’échec de la politique française en terme d’espaces protégés sera également présente dans le cadre d’un sujet de fond sur le résultat de 40 ans de "protection de la nature " dans le marais Poitevin et la disparition jusqu’à ce jour inexpliquée de la lentille d’eau survenue brusquement il y a près de 10 ans.

En pièce jointe, l’étude de l’hydrogéologue commandée par la CAN dans la perspective d’une enquête publique à venir (date inconnue) visant à étendre les périmètres de protection (fort bien), mais ne prévoyant à aucun moment de réglementer/limiter/interdire l’épandage de produits pesticides sur ces périmètres...

L’accent sera mis également lors de la conférence de presse sur la nécessité de mettre en place d’urgence un projet alternatif : pour la protection de Chercoute, mais aussi pour l’ensemble du bassin versant de la Sèvre Niortaise - des solutions crédibles, peu coûteuses , créatrices d’emploi et réellement protectrices de l’eau potable et de la biodiversité existent et peuvent être mises en place dès demain. Il n’est plus question maintenant que de volonté politique réelle, affranchie de l’influence mortifère des lobbies de l’agro industrie et de l’agro chimie. »

Compte rendu

"Il s’agissait bien cet après midi de dénoncer les carences affligeantes de l’Etat et de la communauté d’agglomération du Niortais en termes de protection de la biodiversité et de protection des captages d’eau potable.

En effet, nous avons pu ensemble et en présence de nombreux médias ( France 5 pour "sur le front", Nouvelle République, Courrier de l’Ouest, Sud Ouest, l’Hebdo de Charente Maritime, France Bleu) constaté les atteintes portés à l’environnement et à l’eau potable : l’épandage de glyphosate (parcelle 259, exploité par un des irrigants de la bassines sev17...) , de nitrates et de phosphates en quantité très importante, et le semis de grains enrobés de pesticides (Zirame ?) (parcelleH205) en proximité immédiate du captage d’eau potable de Chercoute , en pleine zone humide et inondable, dans le périmètre Natura 2000 Marais Poitevin.

Une conférence de presse sous tension puisque qu’un très lourd dispositif gendarmesque aura encore été déployé (plus de 80 agents lourdement équipés, hélicoptère, moto tout terrain...) - la facture d’argent public dépensé pour protéger ces projets d’accaparement de l’eau s’alourdit encore - bientôt 3 fois le prix de la bassine elle même ...?"

PDF - 2.6 Mo
Enquête d’utilité publique -.

Lire aussi :

- De nouvelles mesures de restriction de l’usage de l’eau dans les Deux-Sèvres

France Bleu, 3 mai 2022.

https://www.francebleu.fr/infos/fai...

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2022-05-02
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 2 mai 2022 @ 09:37

Les prévisions du BRGM et de Meteo-France convergent pour annoncer un été particulièrement sec. La guerre en Ukraine fait peser de nouvelles incertitudes sur les fronts énergétique et alimentaire. Aussi, par un communiqué en date du 29 avril, le gouvernement a annoncé un train de mesures censé y pallier.

« Dans le contexte de tension sur les marchés énergétiques et alimentaires du fait de la guerre en Ukraine, et afin de mieux préparer les territoires au risque de sécheresse, les ministres Barbara Pompili, Julien Denormandie, Agnès Pannier-Runacher et Bérangère Abba ont réuni, le 13 avril dernier, les préfets coordonnateurs des sept bassins hydrographiques métropolitains afin de les inviter à anticiper les mesures nécessaires à la préservation de la ressource en eau et veiller aux enjeux d’eau potable, d’agriculture et de production d’énergie.

La recharge des nappes d’eau souterraines de cet hiver a été modeste. Par ailleurs, selon les prévisions de Météo-France, le scénario le plus probable pour le printemps est une période plus sèche et chaude que la normale. A l’issue de la prochaine réunion du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique prévue fin mai, le Gouvernement publiera une carte de prévision du risque de sécheresse pour cet été.

Parallèlement, les ministres ont décidé d’augmenter en 2022 de 100 millions d’euros le plafond de dépenses des agences de l’eau, ce qui permettra de lancer des actions supplémentaires, dans la suite du Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique, notamment pour :

- accompagner les filières agricoles dans leur stratégie d’adaptation au changement climatique ;

- améliorer la résilience des territoires et la gestion de la ressource en eau, grâce aux solutions fondées sur la nature, à l’optimisation des retenues existantes ou à la création de nouvelles retenues, à la réutilisation des eaux usées traitées, aux économies d’eau ;

- soutenir les collectivités territoriales dans leurs initiatives visant à économiser l’eau et éviter toute pénurie d’eau potable : lutte contre les fuites dans les réseaux, interconnexions de sécurité ;

- améliorer la résilience des milieux naturels pour garantir la pérennité des usages, notamment la désimperméabilisation des espaces urbains par la création d’infrastructures naturelles, déconnexion des eaux pluviales pour infiltration, favorisant le rechargement des nappes et réduisant la pollution des eaux.

Par ailleurs, en conseil des ministres, a été nommé hier le préfet Frédéric Veau, délégué interministériel en charge du suivi des actions et travaux engagés dans le cadre du Varenne. Ses missions sont fixées par un décret publié le 23 avril dernier. Placé auprès des ministres en charge de l’Environnement et de l’Agriculture, il devra s’assurer du déploiement de l’ensemble des mesures arbitrées en conclusion du Varenne et de coordonner l’action commune des services de l’Etat au service d’une politique ambitieuse en termes d’adaptation de l’agriculture au changement climatique et d’accès aux ressources en eau mobilisables pour l’agriculture sur le long terme. »

Finalement, l’Etat ne fait qu’une ristourne de 100M€ à la FNSEA sur les 500M€/an détournés des budgets des agences de l’eau par Bercy... les autres usagers de l’eau n’ont qu’à se taire !

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REMOUS
par Marc Laimé, lundi 2 mai 2022 @ 08:22

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, les pompiers sont intervenus à l’usine de Colombes pour y combattre un incendie aux images spectaculaires. Aucune information n’a été rendue publique sur ce nouvel accident qui affecte l’une des usines du SIAAP, après l’incendie spectaculaire de Seine Aval le mercredi 3 juillet 2019.

Un marché dont l’appel d’offres arrivait à échéance le 22 janvier 2016 avait pourtant été passé par le syndicat pour remplacer le système de sécurité incendie sur l’usine de Colombes.

https://centraledesmarches.com/marc...

Créé en 1970, le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) est l’acteur public de référence pour l’assainissement des eaux usées domestiques, industrielles et pluviales. Chaque jour il collecte, traite et rend à la Seine et à la Marne les 2,5 millions de m³ d’eaux usées de 9 millions de franciliens.

https://www.siaap.fr/equipements/la...

Lire aussi :

Colombes, l’incendie d’une usine d’assainissement passée sous silence

Le 29 avril dernier, un incendie a frappé l’usine d’assainissement des eaux usées de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues, aucune communication officielle n’avait été faite jusqu’à ce que Marianne s’y intéresse.

https://www.marianne.net/societe/po...

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2022-05-01
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 1er mai 2022 @ 06:03

L’agriculture française va mal. La politique agricole, qu’instituent l’État français et les autorités européennes, la détruit. Le monde agricole est le lieu d’une double dynamique, qui s’accentue depuis la fin des années 1990 : l’accumulation du capital économique par une élite, qui alimente l’expropriation de la majeure partie des agriculteurs

« (…)

Production standardisée, sujétion des agriculteurs aux négociants, allocation des aides publiques en fonction du capital économique : l’accumulation est débridée ; en conséquence de quoi l’expropriation bat son plein. Mais ce n’est pas tout : l’accumulation fordiste détruit aussi les écosystèmes.

L’historiographie environnementale des Trente glorieuses est sur ce point désormais établie.

Dans le cas de l’agriculture, le schéma économique qui vise à relever ses niveaux de profit en augmentant les volumes produits conduit à l’intensification des moyens de production par une consommation accrue d’« intrants » (engrais, pesticides, aliments, produits vétérinaires). Des indicateurs solides attestent que l’accumulation qui frappe le monde agricole s’accompagne d’un accroissement de l’intensification.

Ainsi, concernant les grandes cultures, la France se distingue toujours par sa grande consommation de pesticides (la France comptant parmi les principaux pays consommateurs en Europe et dans le monde), dont les effets délétères sur l’état des sols, rivières, nappes phréatiques, sur la qualité de l’air et sur la biodiversité ne sont plus à démontrer. Ainsi, concernant la production laitière, la concentration depuis le début des années 2000 est allée de pair avec une augmentation de la part du maïs-ensilage dans les assolements.

Nous y voilà : l’accumulation fordiste, qu’orchestrent État français et Union européenne, détruit agriculture et environnement naturel. Belle politique agricole que celle qui organise l’expropriation des agriculteurs au profit d’une poignée d’élites et qui compromet la conservation des vies naturelles et humaines ! On le comprend maintenant plus clairement : offrir un avenir à l’agriculture française, c’est changer de politique agricole. »

Par Matthieu Ansaloni et Andy Smith Politistes.

Lire l’article :

https://aoc.media/opinion/2021/05/2... agricole-au-dela-de-laccumulation-fordiste-pour-un-programme-rouge-et-vert/

Lire aussi :

- Une diminution énorme du nombre de fermes prévue en Europe en 2040

https://reporterre.net/Une-dimution...

Reporterre, 30 avril 2022.

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