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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2017-05-20
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 20 mai 2017 @ 11:06

Deux jours après l’annonce de la composition du gouvernement, le nouveau Premier ministre et l’icône de l’écologie, mettant en scène artificiellement pour les medias leur « bonne entente », à l’occasion d’une visite éclair d’une demi-heure en banlieue parisienne d’un « projet d’expérimentation de recyclage des eaux usées en biocarburant », ont plongé à pieds joints dans le cloaque du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de la région parisienne (SIAAP), dont six hauts dirigeants étaient placés en garde à vue il y a dix jours par la brigade financière dans le cadre d’une enquête initiée il y a plus de quatre ans, portant sur de forts soupçons de marchés publics truqués, pour un montant de plusieurs centaines de millions d’euros….

Abracadabrandesque ! Va falloir rebaptiser la com de Pharaon, le Bureau des Légendes en live...

Le Premier ministre à peine nommé d’un gouvernement qui annonce à cor et à cri qu’il va « moraliser la vie publique » et l’archange de l’écologie et « chouchou » des Français, Nicolas Hulot, dont les medias brocardaient depuis quarante-huit heures les divergences en matière d’écologie, s’en vont bras dessus bras dessous, avec casque de chantier sur la tête et gilet fluo de rigueur, le vendredi 19 mai en début d’après-midi, à Valenton, dans le Val-de-Marne, s’extasier sous une nuée de caméras devant un soi-disant projet « innovant » d’expérimentation de recyclage des eaux usées en biocarburant, censé illustrer, du moins peut-on le supposer, leur belle entente autour d’une vision partagée d’une écologie, bien évidemment tout aussi « innovante » et « positive ».

http://www.leparisien.fr/valenton-9...

Edouard Philippe et Nicolas Hulot sur le site du Siaap à Valenton le 19 mai 2017.

Interrogé par les médias nationaux sur les divergences de point de vue entre le chantre de l’écologie et le pensionnaire de Matignon, ancien lobbyiste d’Areva, M. Nicolas Hulot affichait son optimisme . « Il y a une diversité de profils au sein de cette équipe mais je ne suis pas inquiet pour la suite. Nous ne parviendrons à donner sa légitimité à la transition énergétique qu’avec des solutions telles que ce que nous venons de voir ici ».

Premier gag, saumâtre, ledit « projet innovant » est en réalité un « pilote expérimental » d’une taille ridicule, déjà inauguré en fanfare l’an dernier à la même époque en grand arroi à Valenton :

http://www.gaz-mobilite.fr/actus/cr...

(La merveille produit à peine de quoi faire rouler un camion au biogaz, c’est dire...)

Le procédé, inventé par une start-up, a été récupéré par SUEZ, qui a réussi en juin dernier le coup du siècle, en faisant valider dans des conditions scandaleuses par le Conseil d’administration du SIAAP, la privatisation à son profit d’un tiers des activités d’assainissement des eaux usées du plus grand donneur d’ordres européen dans le domaine de l’environnement, qui assainit les eaux usées de 9 millions de Franciliens, et dont le budget annuel se chiffre à 1 milliard deux cent millions d’euros.

http://www.eauxglacees.com/Le-SIAAP...

Ce véritable coup de force est intervenu dans le contexte très particulier de la création de la Métropole du Grand Paris, mais surtout de l’agonie d’un système d’entente frauduleuse, soupçonné par la justice d’avoir associé depuis plusieurs dizaines d’années les partis politiques dont les élus siégeaient au Conseil d’administration du SIAAP, les multinationales françaises de l’eau, leurs filiales de construction et les bureaux d’études qui leur sont inféodés.

(A quarante ans d’intervalle, la disparition programmée du PCF, après celle du PCI, nous offre à cet égard d’étonnantes similitudes, nous y reviendrons).

Depuis 2012, les juges Le Loire et Daiëff du parquet financier de Paris enquêtaient sur ce dossier à tiroirs, et les pratiques d’entente frauduleuse pour l’attribution de marchés publics, dénoncées par des sources internes, qui se sont poursuivies allégrement depuis lors, puisque en décembre dernier des marchés de plusieurs centaines de millions d’euros ont à nouveau été attribués par les mêmes aux mêmes…

http://www.eauxglacees.com/Grand-Pa...

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Lettre anonyme

La lettre anonyme adressée à toutes les autorités administratives et judiciaires par une source interne du SIAAP au début décembre 2016.

Les juges Le Loire et Daïeff viennent d’être appelés à de nouvelles fonctions.

Ils ont placés en garde à vue il y a dix jours six hauts dirigeants, passés ou actuels, du SIAAP.

L’affaire va inévitablement rebondir sous peu.

Et c’est dans ce marécage que s’en vont batifoler Edouard Philippe et Nicolas Hulot, dans la mise en scène grotesque d’une bonne entente simulée autour d’un projet bidon, déjà scénarisé l’an dernier par SUEZ, afin de faciliter son hold-up sur le SIAAP en y créant une SemOp…

Ajoutons pour faire bonne mesure cette autre information que les medias énamourés par la montée au ciel de notre patrouille de « progressistes » ne risquent pas de relayer.

M. Hulot a été dotée d’une Directrice de cabinet, haut fonctionnaire issue des grands corps, professionnelle de la profession, ex-dirigeante de l’ADEME, grande prétresse de l’écologie positive de la croissance verte, et patati et patata.

Mme Michèle Pappalardo, conseillère maître à la Cour des Comptes, avant de diriger l’ADEME, avait été nommée en septembre 2012 lors du sommet mondial des villes durables « Ecocity » à Nantes par Mme Nicole Bricq, éphémère première ministre de l’environnement du gouvernement Ayrault 1, à la tête de Vivapolis.

En qualité de « fédératrice de la ville durable à la française », Mme Pappalardo devait répertorier les entreprises françaises de la ville durable - 80 à l’époque avec un objectif d’au moins 200 à terme – et présenter leur savoir-faire à travers des réalisations concrètes en France ou à l’étranger.

« Nous estimons que nous devons capter une bonne part de la demande mondiale en aménagement urbain, dont le potentiel de progression est estimé à 50 milliards de dollars d’ici 2017, car nos entreprises sont excellentes. Mais il faut s’organiser », soulignait à cette occasion Mme Bricq.

On apprendra quelques mois plus tard que le Ministère français du Commerce Extérieur avait retenu le groupement piloté conjointement par Artelia (mandataire) et Veolia Environnement, pour la réalisation d’un simulateur de la ville durable, outil qui devait être appliqué à un cas concret d’aménagement urbain de la ville de Santiago du Chili, et intégrerait des solutions d’urbanisme, de services, des produits et technologies relevant du savoir-faire français en matière de ville durable.

Santiago du Chili

Santiago du Chili

Veolia et le bureau d’études Artelia (ex-Sogreah), qui a par ailleurs été placé sur une liste noire par la Banque Mondiale suite à des opérations conduites en Chine, figurent dans le champ des investigations conduites par les deux juges parisiens qui enquêtent sur les marchés publics du SIAAP…

Voir ci-après le document de la Banque Mondiale, page 42 :

http://pubdocs.worldbank.org/en/387...

Nous créditons volontiers Messieurs Hulot et Philippe d’avoir tout ignoré du cloaque du SIAAP avant leur visite à Valenton vendredi.

Qui les y a expédiés ?

Grisé, M. Charles Hufnagel aura dit oui trop vite ?

http://www.liberation.fr/france/201...

Vertigineux. On nous a vendu une chorale de premiers communiants, on se retrouve en Azerbaïdjan. Révérence gardée aux Azerbaïdjanais.

A l’Elysée, Monsieur Kohler a bien raison de s’inquiéter des périls qui menacent de toute part.

Accessoirement, si M. Griseaux, le Francis Underwood de Pharaon, veut déloger Mme Anne Hidalgo en 2020, va falloir changer de braquet...

A SONG :

Partzanenlied

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2017-05-17
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 17 mai 2017 @ 19:18

Le périmètre de l’hyper-ministère de M. Nicolas Hulot, second ministre d’Etat du premier gouvernement de M. Edouard Philippe n’englobe pas l’Agriculture, condition sine qua non de la mise en oeuvre d’une politique de l’environnement digne de ce nom. Le profil et le parcours du nouveau titulaire de l’Hotel de Villeroy disent tout de la suite. Au-delà d’un étourdissant story-telling, les jours de M. Hulot sont déjà comptés.

M. Jacques Mézard, nouveau ministre de l’Agriculture (et de l’alimentation, gimmick bobo des plus signifiant), sénateur (PRG) chenu du Cantal, rattaché au groupe RDSE au palais du Luxembourg, avocat de formation, s’est toujours passionné pour les questions de justice, de sécurité, et de gestion territoriale, comme en attestent ses innombrables interventions en ces domaines :

http://www.nossenateurs.fr/jacques-...

Le voici donc, descendu du plateau de Millevaches pour répandre autant que faire se peut, par tous moyens et en tous lieux, d’innombrables “mêmes” de la ferme des Mille-vaches…

Car ses interventions dans le domaine de l’agriculture témoignent d’un soutien sans faille au modèle agricole traditionnel, entendre productiviste :

http://www.nossenateurs.fr/jacques-...

http://www.nossenateurs.fr/jacques-...

Noter au passage que l’un des secrétaires généraux de la FNSEA est implanté dans le Cantal...

Considérant l’environnement au sens large, notre sénateur, et ministre, apparaît là aussi comme un conservateur bon teint (ce qui fait un peu désordre au sein de la patrouille des "progressistes" en folie) :

http://www.nossenateurs.fr/jacques-...

Quant à la loi NOTRe, horresco referens, il soutient tout naturellement le retour des compétences eau et assainissement aux communes.

Et le tableau ne serait pas complet sans mentionner son fervent soutien aux SemOp :

http://www.nossenateurs.fr/jacques-...

Considérons ensuite le programme de M. Macron et d’En Marche sur les questions de l’eau et de l’agriculture, tels que présentés par Agriculture-Environnement, porte voix très affuté du lobby agricole :

https://agriculture-environnement.f...

Du coup c’est une vaillante "marcheuse", l’ex-déléguée du lobby viticole qui a été nommée conseillère agriculture, chasse et pêche à l’Elysée !

http://www.larvf.com/audrey-bouroll...

Notons enfin que l’Aménagement du territoire et le Logement ont été confiés à M. Ferrand, ainsi, semble-t-il, surprise, que la tutelle des collectivités territoriales, classiquement dévolue à la DGCL du ministère de l’Intérieur, que M. Gérard Collomb va évidemment s’empresser de lui disputer....

Le tonitruant storytelling qui va accompagner l’arrivée au ciel de M. Hulot n’y changera rien.

Pas plus que le “Grenelle de l’alimentation” que vont nous sortir les apprentis-sorciers de leur pochette surprise, pour la plus grande joie de la bande à Naturafric Inc et à leurs éminents collègues de la grande distribution.

Nonobstant le nihil obstat de M. Mézard, la FNSEA va co-gérer encore un peu plus qu’hier la politique agricole française.

Et il n’aura pas fallu attendre longtemps M. Mézard et Mme Lambert appeler en choeur à des "avancées" dans Le Figaro...

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...

L’aménagement du territoire va se poursuivre avec force autoroutes, infrastructures de tout acabit, grand programme de relance du logement...

http://www.environnement-magazine.f...

Les obséquieuses génuflexions de l’écologie-circus Canal historique (les amis de M. Hulot qui, sachant qu’il a le chèque facile vont se précipiter pour lui arracher force subventions), n’y changeront rien :

http://fabrice-nicolino.com/?p=2640

Tiens ça commence avec l’ineffable Canfin, qui s’autopromeut en entremetteur pour défendre son poteau... dans La France Agricole. Là on a le droit de rire :

http://www.lafranceagricole.fr/actu...

Et par pitié finissons-en avec l’entourloupe NDDL : Pharaon n’en a rien à battre de cet aéroport à la con, Ayrault, Retailleau, Valls sont out, on enterre cette connerie, M. Hulot va en faire des tonnes. Foutaise.

Sauf que ça va être vendu comme une "victoire" sans précédent qui servira à faire passer tout le reste...

Last but not least, nous savons que notre bon M. Hulot n’a jamais ouï parler du Kappelmeister !

L’inconscient !

A dater de 2012, après la victoire de M. Hollande, M. Jean Launay est devenu LE représentant au PS du lobby de l’eau français, présidant à ce titre le Comité National de l’Eau, officine publique dédiée à la marchandisation de tout ce qui peut l’être dans le domaine de l’eau, manigances auxquelles nous avons consacré (en pure perte) des centaines de pages et billets (de blog...).

Dès la fin 2016, M. Jean Launay est devenu l’un des membres de la commission d’En Marche qui, sous la houlette de Messieurs Delevoye et Ferrand, ont sélectionné les (presque) 577 candidats aux législatives du mouvement-parti de Pharaon.

Ici l’innocence de notre bon M. Hulot n’est pas défendable.

En termes imagés, c’est comme confier la Caisse des Dépôts à Madoff :-)

La séquence, comme on dit chez Havas, nous aura tout de même offert la désopilante chute de la maison Royal :

http://www.lepoint.fr/politique/gou...

Enfin, un point de sémantique qui dit l’époque.

Accoler "solidaire" à "transition écologique" dans l’intitulé du portefeuille (on a échappé à "citoyen"), exprime la brutale vulgarité des pubards ramenards qui nous gouvernent. On comprend immédiatement qu’il n’y aura bien évidemment ni transition, ni écologie, ni solidarité. Mais il ne suffit pas de gagner, encore faut-il humilier les perdants, nous autres, en affichant ouvertement qu’on se fout de notre gueule.

Dans ce contexte, et encore ne s’agit-il que d’un premier rapide carottage (gaz de schiste sors de ce corps...), M. Hulot, après s’être soumis, n’aura d’autre choix que de se démettre.

Une seule question prévaut donc : quand ?

Prochaine séquence, la vacance de M. Hulot.

Résumons. L’écologie politique est morte. Il restait une icône médiatique "grand chouchou des Français". Pharaon a ensorcelé le grand benêt, qui s’est dit à 62 balais que le jeunôt était là pour dix ans, et qu’il ne pouvait plus attendre son tour.

Avant six mois l’icône est cramée.

Bravo Pharaon. Chapeau l’artiste.

Voici venu le temps de l’écologie des catacombes.

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REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 17 mai 2017 @ 07:26

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur "l’éviter, réduire, compenser", le mantra grâce auquel sont légitimés toutes sortes de Grands projets inutiles, et se poursuit à marches forcées la dévastation de l’environnement...

A la demande du groupe écologique (ce qu’il en reste pour peu de temps encore), le Sénat a créé une commission d’enquête sur la réalité des mesures de compensation des atteintes à la biodiversité engagées sur des grands projets d’infrastructures, intégrant les mesures d’anticipation, les études préalables, les conditions de réalisations et leur suivi dans la durée.

Le rapport et les vidéos de la commission sont accessibles sur le site du Sénat :

http://www.senat.fr/commission/enqu...

La vidéo de l’audition du Club Infrastructures Linéaires et Biodiversité par la commission sénatoriale :

http://event.senat.vodalys.com/vide...

Les intervenants du CILB devraient vous plaire : Eiffage, RTE, SNCF Réseau, TIGF...

Trame bleue et verte, fragmentation et effet corridor, continuité écologique, inventaire biodiversité et habitat, étude d’impact, on a droit à la totale du baratin sur la compensation.

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2017-05-15
VAGUES
par Marc Laimé, lundi 15 mai 2017 @ 07:50

En dépit des avancées législatives et-ou réglementaires nombre d’usagers et d’associations se heurtent pas trop souvent à des refus de communication que leur opposent services de l’Etat, collectivités ou institutions en tout genre. Rappel des principes.

Sont considérés comme des documents administratifs, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support : tous les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions.

Cette définition s’applique aussi bien aux documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l’État et les collectivités territoriales, qu’aux autres personnes de droit public ou aux personnes de droit privé chargées d’une telle mission.

Obligation de communication des documents administratifs

- Principe

À l’exception des documents non communicables et des documents communicables uniquement aux intéressés, les administrations sont tenues de publier en ligne ou de communiquer aux personnes qui en font la demande les documents administratifs qu’elles détiennent.

Lorsque ces documents sont disponibles sous forme électronique, elles doivent publier en ligne leurs documents administratifs.

Toutefois, cette disposition ne s’applique ni aux collectivités territoriales de moins de 3500 habitants ni aux personnes morales dont le nombre d’agents ou de salariés exprimé en équivalents temps plein est inférieur à 50.

En outre, toute personne a le droit de connaître les informations contenues dans un document administratif dont les conclusions lui sont opposées.

Lorsque l’administration est saisie d’une demande de communication portant sur un document qu’elle ne détient pas mais qui est détenu par une autre administration, elle la transmet à cette dernière et en avise l’intéressé.

L’administration ne peut se soustraire à son obligation de communication même si elle craint que le demandeur utilise ces documents dans le cadre d’une procédure.

Demande de communication de documents par une administration

À l’exception des documents non communicables et des documents communicables uniquement aux intéressés, les administrations sont tenues de communiquer les documents administratifs qu’elles détiennent aux autres administrations qui en font la demande pour l’accomplissement de leurs missions de service public.

Les informations figurant dans des documents administratifs communiqués ou publiés peuvent être utilisées par toute administration qui le souhaite à des fins d’accomplissement de missions de service public autres que celle pour les besoins de laquelle les documents ont été produits ou reçus.

- Conditions

• Le dépôt aux archives publiques des documents ne peut faire obstacle à l’obligation de communication.

• Le droit à communication ne s’applique qu’à des documents achevés. En sont donc exclus les documents qui n’ont pas encore leur forme définitive ou les documents préparatoires à une décision administrative tant qu’elle est en cours d’élaboration.

• Le droit à communication ne s’exerce pas pour les documents faisant l’objet d’une diffusion publique.

• Les documents administratifs sont communiqués ou publiés sous réserve des droits de propriété littéraire et artistique.

Zoom sur la publication de l’organigramme des services communaux

La loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique impose dans son article 6 que les collectivités territoriales de plus de 3500 habitants soient soumises aux règles de l’ouverture des données publiques : ainsi, selon l’article L. 312-1-1 du code des relations entre le public et l’administration, lorsque leurs documents administratifs sont disponibles sous forme électronique, les collectivités territoriales doivent les publier en ligne, ainsi que leurs versions mises à jour […]. La commission d’accès aux documents administratifs avait estimé, dans son avis du 2/02/2006 « Maire de Seclin » (Conseil 20060660), que l’organigramme des services de la commune constitue un document administratif communicable de plein droit à toute personne qui en fait la demande, sous réserve de l’existence préalable de ce document.

L’article 8 de la loi pour une République numérique laisse un délai de 6 mois à compter de sa promulgation aux administrations pour publier électroniquement leurs documents communicables disponibles sous forme électronique. Passé ce délai, il peut être considéré que les collectivités de plus de 3500 habitants qui possèdent un organigramme sous forme électronique seront soumises à l’obligation de le publier en ligne […].

Extrait de la réponse de M. le ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales à la question n° 98791 (JO-AN du 17-1-2017).

Modalités de communication des documents administratifs

- Principe

L’accès aux documents administratifs s’exerce, au choix du demandeur et dans la limite des possibilités techniques de l’administration :

- par consultation gratuite du document sur place, sauf si la préservation du document ne le permet pas (document ancien ou en mauvais état par exemple) ;

- sous réserve que la reproduction ne nuise pas à la conservation du document, par la délivrance d’une copie sur un support identique à celui utilisé par l’administration ou compatible avec celui-ci et aux frais du demandeur, sans que ces frais puissent excéder le coût de cette reproduction ;

- par courrier électronique et sans frais lorsque le document est disponible sous forme électronique ;

- par publication des informations en ligne, à moins qu’il ne s’agisse de documents communicables uniquement aux intéressés.

La consultation du document peut, pour des raisons matérielles notamment, être étalée dans le temps ; l’administration peut également inviter le demandeur à consulter ces documents sur place pour en sélectionner certains éléments afin d’en obtenir une copie.

De manière générale, le délai de communication doit être aussi bref que possible ; cette règle vaut tout particulièrement dans le cas d’une demande de reproduction une fois que les frais de reproduction ont été acquittés.

Par ailleurs, lorsqu’un document est détenu par une administration sur un support électronique et que le demandeur souhaite en obtenir copie sur un support identique ou compatible avec celui utilisé par cette autorité, celle-ci indique au demandeur les caractéristiques techniques de ce support. Elle lui indique également si le document peut être transmis par voie électronique.

- Frais exigibles

Les frais correspondant au coût de reproduction et, le cas échéant, d’envoi du document peuvent être mis à la charge du demandeur. Sont exclus du calcul de ces frais les charges de personnel résultant du temps consacré à la recherche, la reproduction et l’envoi du document.

Demandes à caractère abusif

L’administration n’est pas tenue de donner suite aux demandes abusives, en particulier par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique.

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2017-05-13
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 13 mai 2017 @ 09:56

En prétendant qu’un arrêt du Conseil d’Etat a « encapsulé » la gestion des eaux pluviales dans la compétence assainissement des eaux usées, les ministères de l’Ecologie et de l’Intérieur ont rouvert la boite de pandore du financement du pluvial, comme l’atteste une récente question parlementaire…

- La question écrite n° 25433 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI), publiée dans le JO Sénat du 16/03/2017 - page 1063 :

« M. Jean Louis Masson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le fait que, selon la jurisprudence, la compétence assainissement exercée par les communes ou les intercommunalités inclut à la fois l’assainissement des eaux usées et l’assainissement des eaux pluviales.

Le financement de cette compétence doit relever d’une redevance en lien avec le service rendu.

Pour la partie relative aux eaux usées, la redevance payée par les habitants a pour assiette la consommation d’eau potable, ce qui est parfaitement en rapport avec le service rendu.

Pour le financement de l’assainissement pluvial, il lui demande si la dépense correspondante dans le budget annexe assainissement doit être financée par une redevance.

En effet, il n’y a aucun corollaire entre la consommation d’eau d’un particulier et les eaux pluviales.

Il souhaite donc savoir comment il serait possible de définir l’assiette de la part de la redevance afférente aux eaux pluviales. »

- La réponse du Ministère de l’intérieur, publiée dans le JO Sénat du 11/05/2017 n’est pas disponible à ce jour... »

Evidemment puisque le rapport Roche, enterré au ministère de l’Ecologie, propose des voies de financement « innovantes » sur lesquelles aucun consensus n’a pu être établi et qui ont déclenché une véritable bataille de chiffonniers.

L’affaire est à suivre avec attention puisque la gestion des EP prend une importance nouvelle, et dans le cadre des regroupements loi NOTRe, et dans la prise de compétence Gemapi, et dans la mise en œuvre de la SOCLE, etc.

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2017-05-12
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 12 mai 2017 @ 14:48

La plus grande plage d’Europe est désormais privatisée. Veolia a obtenu la concession des cinq kilomètres de La Baule (Loire-Atlantique). Les commerçants comme la population s’interrogent sur les conséquences de cette gestion par une entreprise privée.

Avec ses restaurants au bord de l’eau prisés des stars, La Baule est une des stations balnéaires les plus réputées de France (Loire-Atlantique).

Ces établissements posés sur la plus grande plage d’Europe seront pourtant détruits l’an prochain et remplacés par des bâtiments démontables. Des constructions standardisées et un loyer en hausse d’au moins 57%.

"On espère bien pouvoir être reconduits et pouvoir y arriver, mais il y a beaucoup de petits établissements pour qui ça va être compliqué", explique Stéphane Malhaire, gérant d’un restaurant sur la plage de La Baule.

Une première en France

La raison ? La mairie vient de déléguer la gestion de sa plage pour douze ans à une entreprise privée. C’est désormais Veolia qui fixe les règles et les loyers. Une première en France.

Se décharger d’une lourde tâche et s’éviter des négociations difficiles avec les gérants, c’est les raisons de ce choix fait par la mairie. Beaucoup d’habitants ont du mal à le comprendre. Si les redevances augmentent, c’est pour payer de futurs aménagements, se justifie Veolia.

Mais le but reste bien de réaliser des bénéfices. Privatiser les plages pourrait-elle alors être une pratique qui s’impose en France ?

La décision de la mairie de La Baule de concéder à Veolia 665 700 m2 de plage a été validée par arrêté du préfet de Loire-Atlantique du 16 décembre 2016

A la suite de quoi a pris effet, le 21 décembre 2016, un contrat de concession de la plage de La Baule pour une durée de 12 ans.

Veolia va devoir verser d’abord 150 000 euros puis 177 000 chaque année à l’État. Le groupe se chargera de gérer les activités saisonnières, le nettoyage et l’entretien.

Veolia encaissera surtout les loyers des sous-concessionnaires que sont les bars, restaurants, centres de loisirs, loueurs de matériels de plage, piscines hors-sol que le contrat de concession autorise, club de plage etc. nombreux à La Baule comme indiqué à l’annexe 3 du contrat de concession. Or, la société a annoncé une hausse de 57% des loyers.

Il entend bien aussi faire le ménage dans les sous-concessionnaires profitant du fait que la loi les oblige, pour la saison estivale 2018, à remplacer leurs bâtis par des structures démontables. D’où leur colère surtout que leur recours en justice n’a pas abouti et qu’il y a à la clef de nombreux emplois saisonniers.

Dans un communiqué du 10 mai 2017, les plagistes demandent la révision du décret plage.

(Rappel. De 2008 à 2015 Veolia Eau France a perdu 278 contrats de DSP. Saur en a récupéré 114, Suez 89, le reste est passé en régie).

L’avenir radieux est En Marche...

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2017-05-11
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 11 mai 2017 @ 07:26

Alors que le gouvernement de droite de Mariano Rajoy déjà englué dans d’énormes scandales de corruption, est directement impliqué dans une nouvelle affaire affectant la gestion de l’entreprise publique madrilène Canal Isabelle II, il vient subrepticement de prendre une décision, sans précédent en Europe, qui vise de facto à empêcher les retours en gestion publique de l’eau.

Plusieurs municipalités espagnoles ont décidé récemment de remunicipaliser leurs services de l’eau et de l’assainissement.

Le gouvernement dirigé par Mariano Rajoy vient juste de présenter son projet de budget.

Il y a ajouté une clause qui empêchera de facto la remunicipalisation des services de l’eau et de l’assainissement, en interdisant aux collectivités de transférer le personnel de l’entreprise privée dans l’établissement public ayant vocation à reprendre en charge le service.

C’est une attaque contre le droit du travail, l’autonomie des municipalités et qui rendra quasi impossible la gestion publique d’un service local de grande taille.

En espagnol, la réaction de la RAP, le réseau espagnol pour la gestion publique de l’eau :

https://redaguapublica.wordpress.co...

Voir aussi :

L’eau en Espagne, une note salée :

http://info.arte.tv/fr/leau-en-espa...

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2017-05-10
VAGUES
par Marc Laimé, mercredi 10 mai 2017 @ 11:38

Les Amis de la Terre, FNE, WWF, la Fondation Hulot…, ont appelé mardi Emmanuel Macron à créer "un grand ministère de l’environnement", dont le périmètre serait élargi afin de développer la transition écologique.

« Monsieur le Président de la République,

Nos associations tiennent à vous féliciter pour votre élection à la Présidence de la République. Nous souhaiterions pouvoir vous rencontrer dans les meilleurs délais afin d’évoquer la feuille de route du quinquennat pour la transition écologique.

Dans cette attente, nous souhaitons dès maintenant vous faire part de notre avis sur le périmètre du ministère en charge de l’environnement.

L’organisation de l’État et de son gouvernement reflète l’ambition que se donne un pays. Comme vous le souligniez dans votre programme, « la transition écologique est une priorité pour aujourd’hui qui affecte tous les secteurs de la vie économique et sociale ».

La pertinence d’un grand ministère, avec à sa tête un ministre d’Etat, numéro deux dans l’ordre protocolaire, en charge du développement durable (écologie, biodiversité, climat et énergie, transport, logement et urbanisme, aménagement du territoire, pêche et mer) initié dans la dynamique du "Grenelle de l’environnement" a fait ses preuves et répondra à votre volonté d’un gouvernement resserré. De plus, des synergies institutionnelles fortes doivent être trouvées avec les ministères de la santé, du travail, de l’agriculture, des outremers, et enfin celui de l’économie tant leurs rôles et impacts sont essentiels pour l’environnement.

Par ailleurs, vous aviez souligné dans votre programme l’importance d’une alimentation plus saine et avez annoncé la tenue d’Etats généraux de l’Agriculture et de l’Alimentation. Nous espérons donc que le futur gouvernement intégrera l’importance et la transversalité de cet enjeu, à la fois au niveau national et international.

De même, tout comme le Conseil National de la Transition Ecologique est ouvert aux acteurs économiques et sociaux, la gouvernance doit être améliorée en ouvrant les instances de concertation des secteurs économiques et sociaux à nos associations environnementalistes, dans une logique de réciprocité d’ouverture.

Nous espérons que vous serez sensible à ces arguments et au symbole fort que représente ce large ministère. Nous rappelons notre fort attachement au dialogue environnemental et espérons que vous vous engagerez à le renforcer. Cela est indispensable pour répondre à "l’urgence écologique" que vous aviez rappelée au soir du 23 avril.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération. »

Michel Dubromel, président de FNE, représentée au Conseil National de la Transition Ecologique Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO Gilles Asenjo, Président de Surfrider Foundation Pierre Perbos, président du Réseau Action Climat Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et Biodiversité Cécile Ostria, Directrice générale de la Fondation Nicolas Hulot Pascal Canfin, directeur général du WWF France Florent Compain, président des Amis de la Terre

Voir la pétition sur Cyberacteurs :

http://www.cyberacteurs.org/cyberac...

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2017-05-08
FIGURES
par Marc Laimé, lundi 8 mai 2017 @ 13:12

Au terme d’une soirée électorale qui a retenu l’attention de toute la planète, Eaux glacées révèle en exclusivité le plan secret préparé depuis des mois par la garde rapprochée de Saint Emmanuel pour réconcilier (enfin !) les deux France, et ouvrir symboliquement la voie du grand apaisement qui va replacer la patrie de Saint-Louis à l’avant-scène du XXIème siècle.

A l’ère de la "post-vérité", nous précisons d’emblée pour les Décodeurs que cette exclusivité résulte d’une enquête "de terrain" que nous avons initiée il y a dix-huit mois, période durant laquelle nous avons sillonné la France au guidon de notre 350 Terrot, "effet Tesson" oblige, (voir notre offre de vente sur le Bon Coin), afin d’y rencontrer un échantillon représentatif des “Marcheurs”, dont nous avons traité les “datas” grâce à une licence de l’algorythme SAC2017 qu’ont bien voulu nous accorder quelques survivants de la bande à Pasqua, rencontrés au cours d’une autre enquête au long cours, (elle des plus sérieuse), dédiée à la SemOp du Siaap.

350 Terrot

Promotion spéciale lecteurs Eaux glacées : mise aux enchères à 95 000 dollars : avec sur le réservoir, un autographe de "Manu". Nous contacter.

(Nous remercions vivement notre sponsor Elf qui nous a permis de nous approvisionner en essence grâce à des bons gratuits sur son réseau durant dix-huit mois, ce que nous avons d’ores et déjà déclaré à la future Haute autorité de la moralisation de la vie publique en gestation, dont le mel nous a été communiqué par nos nouveaux amis marcheurs, ainsi qu’à la future plate-forme DATACOMGOUV appelée à régenter la communication apaisée qui va s’imposer dans la nouvelle ère qui s’ouvre).

Il appert donc que hier soir, et afin de préserver la confidentialité à laquelle nous nous étions engagé, nous avons dicrètement rejoint en aval de la rue de l’Abbé Groult, au guidon de notre 350 Terrot, ainsi qu’il en avait été convenu avec notre source, le ballet des deux roues qui allait rejoindre Le Louvre.

Sitôt fait nous rejoignimes notre interlocuteur, non sans ouïr avec l’ébahissement que vous imaginerez sans peine les déclarations que nous retransmettait le Motorola 1965 (acheté aux Domaines), arrimé sur notre porte-bagages.

Tournage de Mission impossible 24 dans les rues du XVème arrondissement

En Terrot à la poursuite de Pharaon

C’est ainsi que nous avons pu ouïr Mme Apolline de Malherbe (BFM-TV, La Chaîne présidentielle), en dépît du vacarme bi-ton dans lequel nous étions noyés :

" (...) Et bien Ruth, ici au Louvre il y a beaucoup de jeunes, les gens dansent, on dirait un peu la fête d’une école de commerce (...) "

Un peu plus tard, toujours sur BFM, le rastaquouère Corbière interpellait la mère fouettard d’un "Ruth" par trop familier. "Ruth Elkrief Monsieur Corbière", le reprenait-elle à la volée.

La même ensuite : "Je voudrais aussi dénoncer le fait que cette campagne a été marquée par des attaques indignes contre les journalistes, d’une violence insoutenable..."

Plus tard encore, Monsieur Jadot sur la traversée du Louvre, s’écriait : "Mais c’est ToutanMakhron le dernier pharaon !"

Nos dix-huit mois d’investigation auprès des Marcheurs, debout, assis, couchés, voire rampants (beaucoup), nous avaient déjà convaincus que nous avions bel et bien changé d’époque.

Du coup notre rendez-vous avec notre source revêtait à l’évidence une importance cruciale, tant la réhabilitation de la profession la plus détestée des Français (les journalistes, bien sur !), ressortit de l’urgence la plus absolue.

Nous avions convenu de nous retrouver dans un néo-"bouchon" (Voyez ce que je veux dire...), proche du Louvre, dans lequel X (alias Montgomery Burns) nous a déclaré ce qui suit :

Notre source

L’hologramme en micro caché de la source d’Eaux Glacées

« Dans la volonté d’apaisement qui est au cœur de notre projet, le Président va annoncer dans le courant de cet été le lancement du processus de fusion-acquisition de Notre Dame des Landes par le Puy-du-Fou.

Nous avons d’ores et déjà confié à cet effet un mandat conjoint à la banque Rotschild, à KPMG et aux Colibris.

L’idée est très simple, et symbolisera tout notre projet de réforme : allier la sécurité, l’économie, l’écologie et le vivre ensemble.

Le Puy du Fou, comme nous l’a confirmé Philippe de Villiers, cherche des relais de croissance.

La fusion va conduire à ce que NDDL devienne une filiale du Puy-du-Fou.

Au terme d’un processus de « dézadisation » (avec amour dixit Pharaon), qui va être confié à un consortium au sein duquel figureront l’Armée de Terre, Sens Commun, Naturalia, FNE et le WWF, ainsi que la mission Biodiversité de la CDC, il sera proposé aux "Zadistes" un processus de formation (initiation à l’éviter-réduire-compenser dispensée à Coëtquidan), au terme duquel ils seront agréés comme GO afin de présenter aux touristes chinois qui atterriront à l’aéroport tout le génie français dans le domaine du bio, des circuits courts, de l’éco-construction, autant de points forts de l’éco-bio-écologie à la française que le président présentera au World Eco Summit 2018 que nous préparons par ailleurs d’arrache pied avec Justin Trudeau, Mateo Renzi, Justin Bieber et les prochains gagnants de The Voice.

Sur le volet de la gouvernance nous avons approché Cécile Duflot, dans l’esprit de grande réconciliation qui est le nôtre, mais François de Rugy en a pris ombrage. A ce jour Ségolène Royal n’a pas encore formellement répondu à notre proposition de co-présider le futur "Institut de la Dézadisation", qui sera dirigé par le général Puga, mais nous ne perdons pas espoir, eu égard à sa déconvenue au PNUE.

Quoiqu’il en soit Yves Le Drian comme Stéphane Le Foll nous ont évidemment apporté tout leur soutien, et nous ne désespérons pas de convaincre Bruno (Retailleau)… »

(Extrait à paraître dans "Un ministre de l’intérieur lyonnais ne devrait pas dire ça", sous presse).

Les premières mesures de l’Hymne à la Joie éclatant à ce moment précis dans le haut-parleur de notre Motorola embarqué, notre source devant nous quitter, nous n’en saurons pas plus pour l’heure, et rendons donc l’antenne.

A vous Cognac-Jay.

Il ne sera pas dit que le freluquet Ruffin nous fera la nique sur les grands chantiers de ToutanMakhron ! Non mais !

ALERTE FUCK NIOUZE !

Communiqué Eaux Glacées : Eu égard à nos responsabilités éditoriales nous précisons aux sourds, malentendants et mauvais esprits insoumis (et leur Grand Schtroumpf grognon), que cette pochade nous a bien évidemment été inspirée par l’immortel Vialatte.

« En même temps », comme dirait Pharaon c’est quand même à cela que ça va ressembler. Vous voilà prévenus !

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2017-05-06
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 6 mai 2017 @ 09:58

Les ministères de l’Ecologie et de l’Intérieur soutiennent depuis plus d’un an qu’au titre d’un arrêt rendu par le Conseil d’Etat, le sevice public administratif de gestion des eaux pluviales serait désormais pleinement partie prenante de la compétence d’assainissement des eaux usées… Ce qui est une interprétation totalement fallacieuse dudit arrêt du CE (*). Et va provoquer si cette ahurissante position devait perdurer des contentieux en rafale. Il en résulte dans le cadre des prises de compétence instaurées par la loi NOTRe de nouveaux pataquès, comme en témoigne une récente réponse ministérielle à un parlementaire. Et en attendant le rapport Roche sur le pluvial, une bombe, puisque l’on parle de deux milliards d’euros par an, est toujours entérré à la DEB…

- La question écrite n° 25305 de M. Vincent Éblé (Seine-et-Marne - Socialiste et républicain), publiée dans le JO Sénat du 02/03/2017 - page 776 :

« M. Vincent Éblé attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales sur la compétence d’assainissement des établissements publics de coopération intercommunale. En application de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRE), la « compétence assainissement » des communautés d’agglomération comprend désormais de manière indivisible l’assainissement collectif, l’assainissement non collectif et la gestion des eaux pluviales.

Certains syndicats mixtes se sont vu transférer une partie de cette compétence par leurs adhérents, communautés d’agglomération elles-mêmes dotée de la totalité de cette compétence. 

 Ils s’inquiètent, depuis l’entrée en vigueur de la loi NOTRE, de leur pérennité, alors même qu’ils exercent cette compétence partielle à la satisfaction générale et qu’ils regroupent plus de trois communautés d’agglomération au sens du IV de l’article L. 5216-7 du code général des collectivités territoriales.

Ils souhaiteraient qu’il leur confirme, comme y invitent les articles L. 5211-17 et L. 5711-1 du même code, qu’ils peuvent continuer à exercer la partie de la compétence « assainissement » qui leur a été transférée. »

- La réponse du Ministère de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, publiée dans le JO Sénat du 04/05/2017 - page 1586 :

« Les articles 64 et 66 de loi n° 2015-951 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) transfèrent l’exercice obligatoire des compétences « eau » et « assainissement » aux communautés de communes et communautés d’agglomération, à compter du 1er janvier 2020.

Le Conseil d’État (CE, 4 décembre 2013, n° 349614) assimile la gestion des eaux pluviales urbaines à un service public relevant de la compétence « assainissement ».

Ces transferts obligatoires ne remettent pas en question la sécabilité des compétences « eau » et « assainissement ».

Elles peuvent faire l’objet d’un transfert partiel à un syndicat mixte.

Ainsi, en matière d’assainissement, les EPCI à fiscalité propre compétents ont la possibilité de transférer à un syndicat mixte soit la totalité, soit une partie seulement de ses trois composantes (assainissement collectif, assainissement non collectif, gestion des eaux pluviales urbaines). »

(*) Depuis quand un arrêt du CE aurait-il valeur d’habilitation législative à "l’encapsulage" du SPA pluvial dans le SPIC de l’assainissement ? Cet épisode abracadabrandesque témoigne,à lui seul, du naufrage des politiques publiques de l’eau et de l’assainissement.

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