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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2019-06-17
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 17 juin 2019 @ 09:58

Une circulaire du Premier ministre du 12 juin 2019 relative à la mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat préconise notamment une coordination renforcée des services de l’Etat dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, sous la houlette des Préfets. Une mainmise accrue sur les services déconcentrés (DDTM, DREAL, ARS…), qui résonne étrangement au moment même où Edouard Philippe vient par exemple de promettre aux élus une nouvelle dose de « souplesse » dans la mise en œuvre des transferts de compétence de la loi NOTRe… L’action de l’Etat en la matière devient de plus en plus contradictoire et illisible.

Circulaire du 12 juin 2019 relative à la mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’Etat (NOR : PRMX1917197C)

(...)

Deux catégories de réorganisation sont issues des propositions des préfets de région :

- Les premières ont pour objet d’opérer un traitement administratif mutualisé de certaines procédures au sein de plateformes interdépartementales. Il s’agit en l’espèce de regrouper dans un département pour le compte de plusieurs, l’instruction de dossiers qui gagnent à être traités en nombre.

- Les secondes portent sur la création de pôles de compétences multi départementaux qui concourent à renforcer la qualité du service rendu grâce au partage d’expertise, particulièrement nécessaire lorsqu’il s’agit de faire appel à des compétences rares. Les préfets de région sont ainsi invités à s’emparer de l’ensemble de ces modalités, mais aussi à se saisir de toutes les autres possibilités qu’ils identifieraient dans le cadre des marges de manœuvre qui leur sont laissées.

– Mettre en place des plateformes de gestion en matière de politique de l’eau, du traitement de l’habitat insalubre et indigne et de politique de l’environnement.

Dans ces matières, une coordination renforcée de nature à accélérer procédures et prises de décisions est apparue indispensable. C’est pourquoi, pour les politiques de l’eau (incertitude sur la production d’eau potable) et du traitement de l’habitat insalubre et indigne, seront mises en place, sous coordination régionale, des plateformes départementales ou interdépartementales placées sous l’autorité du préfet de département, dirigées par un responsable investi par lui d’une autorité fonctionnelle sur l’ensemble des services de l’Etat compétents (DDT (M), DDCS (PP), DDPP, DREAL et Agence régionale de santé (ARS) ) notamment, en articulation avec les opérateurs de l’Etat compétents et disposant des délégations de signature appropriées pour permettre une prise de décision au sein de ces plateformes et au plus près du terrain.

Le ministère de la transition écologique et solidaire, le ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et le ministère des solidarités et de la santé procèderont à l’identification précise des missions susceptibles d’adopter un tel schéma en matière de politique de l’environnement. D’ores et déjà, en matière de politique de l’eau et de traitement de l’habitat insalubre et indigne, les ministres devront engager ce travail afin d’en définir le périmètre géographique et fonctionnel et les modalités de mise en œuvre, en association étroite avec les préfets de département et les responsables des services concernés. Un tel dispositif pourra être étendu à des départements de régions limitrophes par accord entre les préfets de région concernés.

– Rassembler l’Etat déconcentré autour du préfet, garant de la cohérence de l’action de l’Etat au profit des territoires

Le 1er ministre souhaite la création d’un comité interministériel régional des transformations des services publics, présidé par le préfet de région dont sont membres les préfets de département, les directeurs des services régionaux de l’Etat, les recteurs de régions académiques, les directeurs généraux des agences régionales de santé et les directeurs régionaux des établissements publics de l’Etat.

Une modification règlementaire viendra à ce titre renforcer le rôle du Préfet sur l’ensemble des services de l’Etat et consacrer l’obligation d’informer le préfet de département et le collège des chefs de service de toute réorganisation prévue dans les services et les établissements publics de l’Etat, quels que soient leur statut ou leur autorité de rattachement, dès lors qu’ils sont implantés dans le département, le préfet étant chargé de veiller à la coordination territoriale des réorganisations envisagées.

Les propositions d’organisation des préfets devront être transmises au 1er ministre avant fin octobre 2019.

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2019-06-16
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 16 juin 2019 @ 08:35

Depuis 2010, le PIA, dont l’Ademe est l’opérateur, vise à accélérer la mise sur le marché de solutions innovantes et ambitieuses, notamment sur les questions de la transition énergétique. L’eau et la biodiversité ont mobilisé 23,7 M€ depuis 2015. Une goutte d’eau dans la mer, puisque entre 2010 et 2019, plus de 850 projets, tous secteurs confondus, dont 386 portés par des PME, ont été soutenus à hauteur de 2,5 milliards d’euros… On voit où se situe l’eau en termes de priorités pour l’avenir...

« Le dispositif est porté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) avec les ministères de la Transition écologique et solidaire, de l’Économie et des finances, de lʼEnseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, de l’Agriculture et de l’alimentation.

Les objectifs sont clairement définis : le financement de l’innovation dans le cadre de la transition écologique et énergétique, la création d’emplois, le développement d’activités économiques en France avec la mise sur le marché de solutions innovantes, la compétitivité et le bénéfice environnemental.

Il s’agit de mobiliser les acteurs publics et privés afin de favoriser le développement de projets en faveur de la biodiversité au bénéfice des citoyens (espaces naturels sensibles, nature en ville, trame verte et bleue…), de structurer des partenariats innovants mais aussi permettre de concrétiser les stratégies régionales et locales pour la biodiversité et de favoriser le développement des nouveaux outils permis par la loi de Reconquête de la biodiversité.

Enfin, l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) vient en appui en apportant son expertise.

Le volet Eau et biodiversité

71 projets ont été retenus pour financement depuis 2015. Ils regroupent 75 bénéficiaires directement aidés à hauteur de 23,7 M€ et pour un budget total des projets de 65 M€ (« effet de levier » supérieur à 2).

Les projets innovants de la thématique Eau et Biodiversité sont, majoritairement, monopartenaires et bénéficient d’une aide moyenne de 334 k€ pour un budget global de projet de 915 k€.

58 bénéficiaires sont des PME ayant bénéficié d’une aide globale de 12,4 M€. Cette part élevée des PME illustre leur forte implication dans l’effort d’innovation de la thématique Eau et Biodiversité. »

NOTE : Le PIA 3 opéré par l’ADEME dès 2017 représente, tous secteurs confondus, 1 milliard d’euros dont 600 millions d’aides d’État et 400 millions de fonds propres.

PDF - 1.1 Mo
ADEME, bilan eau et biodiversité, PIA 2018 -.

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2019-06-15
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 15 juin 2019 @ 13:05

Réagissant aux annonces sensationnelles de la maire de Paris (il nous faut 1,10,100, non pas Vietnam, mais arbres), une légion de, non pas Vietminh, mais parigots de souche, ont déjà entamé la nouvelle Longue Marche qui va les conduire des profondeurs de leurs arrondissements mal famés aux terrasses du Trocadéro. La bataille de Paris sera sylvestre. Haut les coeurs, et les haches, et les semis (bio) !

"Chers correspondants, madame la Maire et autres élus trompeurs,

Après avoir abattu nombre d’arbres - et avec d’autres projets dans ses cartons - la troupe d’élus trompeurs à qui les naïfs électeurs ont confié la gestion de Paris vient de faire volte-face, nous annonçant par madame la Maire de futures forêts urbaines.

https://opendata.paris.fr/explore/d...

Chers correspondants, il est du DEVOIR de chacun d’aider nos élus trompeurs à réaliser ces beaux projets !

Aussi, vous invitons-nous, pour leur éviter des efforts dont il semble qu’ils n’apprécient guère le genre, à signaler à madame la Maire de Paris et ses autres élus trompeurs toutes les possibilités existant dans l’espace communal et particulièrement ici les nombreux trous parsemant heureusement la voirie parisienne et bien adaptés à ses projets.

A titre d’exemple, voici :

- du 14 Juin 2019 - mais constitué depuis CINQ semaines environ, où il a eu le temps de se développer, de forcir,

- bd Ornano dans la traversée de la place Albert-Kahn, un trou de 100 x 40, adapté à la croissance d’un arbuste.

Site d'implantation d'arbre Boulevard Ornano, 75018 Paris -.

Chers correspondants, vous aussi, devenez sélectionneurs de trou d’arbres, envoyez-nous des clichés avec des éléments d’identification, telles les dimensions, l’ancienneté, la localisation...

Faites connaître les emplacements autour de vous !

Et n’hésitez pas, dans le cadre des budgets participatifs, à proposer les plantations que vous souhaitez y voir venir, plates-bandes, haies, bosquets, jardins fleuris, tous seront en proportion des forêts urbaines de Paris (marque déposée).

Pas question de laisser Paris devenir vert sans que la population ne participe !

A chacun et chaque jour ses trous, participez !"

(*) Parisien, Michel Breisacher, membre de Conseil de quartier, observe avec une vigilance particulièrement affutée les errements récurrents des édiles de de la Ville-Lumière, qui se sont vus contraints de créer un service spécialisé dédié à la gestion de la quarantaine de récriminations (parfaitement documentées) qu’il leur adresse chaque jour que Dieu fait.

NOTE :

Eaux glacées a décidé de s’associer au Anne-ton que l’intéressé s’apprête à lancer pour répertorier les trous à Paris, surtout ceux de la CPCU. Le lancement de l’opération "Marée chaussée" (d’épicéas), doit intervenir immédiatement après l’annonce par Benjamin "Underwood" Griveaux de sa candidature. Et nous précisons par ailleurs aux imbéciles patentés qui vont nous objecter que l’on ne peut planter des arbres au milieu de la chaussée qu’il s’agit là de l’effet Whaou que prépare la maire de Paris pour éliminer une bonne fois pour toutes les voitures des voiries de la capitale, comme de dissuader Yannick "Melon vert" Jadot de continuer à la ramener.

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REMOUS
par Marc Laimé, samedi 15 juin 2019 @ 09:04

Au détour d’un discours dédié au statut de l’élu et à l’intercommunalité, le Premier ministre s’est à nouveau aventuré hier à promettre un nouvel « assouplissement » du transfert obligatoire des compétences eau et assainissement, sous forme cette fois d’éventuelle subdélégation "à la carte" aux communes des compétences déjà transférées à un EPCI ! Promesse qui n’engage que ceux qui y croient, et que Jacqueline Gourault et Bercy vont s’empresser d’enterrer comme lors des épisodes précédents…

La mécanique est désormais bien rôdée, nous avions eu l’éventuel report à 2026 du transfert des compétences, d’abord acté au parlement, puis réduit à peau de chagrin par ses textes d’application ultérieurs.

Ensuite la grossière entourloupe de la suppression des indemnités des présidents et vice-présidents des syndicats mixtes qui avaient survécu, du moins le croyaient-ils, à l’épreuve des SDCI, à l’exception des seuls syndicats mixtes fermés, au 1er janvier 2020…

Et c’est donc à nouveau reparti pour un tour…

A neuf mois des municipales, Edouard Philippe est venu le 14 juin détailler aux maires de l’association Villes de France, réunis à Albi, le projet de loi du gouvernement pour faciliter l’exercice du mandat et l’engagement de candidats au scrutin de mars 2020. Et le Premier ministre de préciser comment il souhaite réviser la relation intercommunalité-commune en faveur des maires.

La calinothérapie s’exerce au travers des quatre associations d’élus dont le pouvoir a fait ses interlocuteurs privilégiés, au détriment des « opposants » (en vérité les "ennemis", selon Gilles Boyer et Marlène Schiappa) de l’AMF, l’ARF et l’ADF, hier encore primus inter pares, désormais supplantés par l’ADCF, France urbaine (Moudenc) et donc ici Villes de France (et l’inneffable Caroline Cayeux, mairesse de Beauvais), à quoi il faut ajouter l’Association des maires ruraux de France (AMRF) de Yannick Berberian, dans le rôle du Petit Chose supposément ébloui par l’or et les dorures des palais nationaux...

Et que nous baîlle donc le PM ?

« Le gouvernement souhaite également « redéfinir ce qui doit être fait par l’intercommunalité et ce qui peut rester de la compétence de la commune ».

Prenant l’exemple de l’eau et de assainissement, passés récemment sous pavillon intercommunal, Edouard Philippe imagine ainsi que l’EPCI « puisse déléguer des compétences aux communes qui le demandent. Il faut redonner aux maires capacité de décider pour tout ce qui relève de la proximité ». Une orientation qui irait dans le sens de ce que demandant un peu plus tôt le numéro deux de l’association d’élus, Jean-François Debat, vilipendant cette « obligation binaire qui veut que la compétence soit exercée partout ou nulle part sur tout le territoire intercommunal. Il faut que ces compétences puissent durablement être exercées sur une partie du territoire communautaire seulement » avait plaidé le maire (PS) de Bourg-en-Bresse.

Et ceci 15 jours tout juste avant le 30 juin !

Car c’est en effet avant le 30 juin prochain que les collectivités concernées devaient adopter par délibération (si les conditions en étaient réunies), le report de la prise de compétence à 2026...

A ce stade on se demande : "Ils sont nuls ou ils font exprès ?"

En vérité les deux propositions ne sont pas aussi antagoniques qu’il semble au premier regard....

On imagine déjà sans peine comment l’annonce va être perçue au sein des EPCI qui sont dans leur majorité en plein transfert, transferts qui provoquent déjà un bordel sans nom, contrairement aux affirmations aussi lénifiantes que mensongères qui ont émaillé ce long chemin de croix…

Chez Gourault et à Bercy ils se marrent et se préparent donc à flinguer, comme précédemment, ces promesses qui n’engagent que ceux qui les croient.

C’est un métier.

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2019-06-14
FLUX
par Marc Laimé, vendredi 14 juin 2019 @ 09:06

Cet ouvrage collectif, co-dirigé par Didier Busca (*) et Nathalie Lewis (*), s’est fixé pour objectif d’analyser les difficultés de protection de la nature alors que les problèmes sont énoncés et que des dispositifs d’action publique visent leur prise en charge souvent au plus près des problèmes à régler.

Présentation de l’éditeur

- Pourquoi écrire ce livre ?

- Nous voulions sortir d’une approche sectorielle des questions environnementales –s’émanciper d’une approche centrée sur les objets de nature (eau, sol, etc.) ou les secteurs qui mobilisent les ressources naturelles (agriculture, transport, énergie, etc.) – pour les traiter de façon transversale dans une perspective plus politique : en croisant la question du développement territorial, celle de la fabrique sociale du risque, celle des modes de gouvernance et des tensions entre participation et négociation, et celle du conflit et des sentiments de justice que le gouvernement de la nature et de ses ressources peuvent faire naître.

- A quels questionnements l’ouvrage tente de répondre ?

- Comment expliquer les difficultés du passage de l’intention à l’action en matière de protection de la nature et ses ressources ? Que nous apprennent les modes de gouvernement des ressources naturelles sur notre rapport à la nature ? Que fait-on de la nature et à la nature ?

- L’objectif de l’ouvrage est d’analyser les difficultés de protection de la nature alors que les problèmes sont énoncés et que des dispositifs d’action publique visent leur prise en charge souvent au plus près des problèmes à régler. Comprendre les aléas du passage de l’intention à l’action – au sens où l’action relève autant de la construction des problèmes et des solutions que de la construction des collectifs d’acteurs qui s’en saisissent – représente un pari important pour mieux penser les modes de gouvernement des ressources naturelles et leur (in)capacité à les protéger.

- Quels sont les apports de l’ouvrage ?

- Si le niveau de connaissances scientifiques sur les effets de l’activité humaine sur les milieux n’a cessé de s’amplifier depuis les deux dernières décennies, les réponses en termes de prévention ou de réparation des dommages causés à la nature semblent limitées. L’ouvrage souligne les dynamiques permettant de comprendre les difficultés de nos sociétés à protéger les ressources naturelles : leur exploitation oriente leur mode de gouvernement. Comme si, nos modèles de développement économiques et sociaux assumaient difficilement, au-delà du discours, leur part de transition. Comme si, notre système de croyances avait intégré le risque environnemental, voire la catastrophe, comme “normal” dans la construction sociale de notre rapport à la nature.

Protéger la nature pose ainsi de façon directe la question du changement et de la permanence d’un paradigme qui freine notre capacité collective et celle de l’action publique environnementale à penser-promouvoir l’atténuation de l’impact des activités humaines sur les ressources comme mode de gouvernement de la nature.

Pour autant, on observe – en France, au Canada et ailleurs dans le monde – un accroissement de la critique qui s’exprime par des contestations d’usagers ou de consommateurs, prenant parfois la forme de recours en justice contre l’industrie phytopharmaceutique ou contre les pouvoirs publics (Phyto-Victimes en France, l’affaire Dewayne Johnson aux E-U, la « Campagne Glyphosate », etc.), ou par des mouvements de grève mondial pour le climat (celui initié par Greta Thunberg),… Que donnent à voir ces mobilisations ? Quelles critiques posent-elles sur les modes de gouvernement de la nature ? En quoi ces mobilisations, et les critiques sur lesquelles elles se construisent, peuvent-elles infléchir les référentiels d’action, les cadres cognitifs et normatifs des politiques de protection de la nature ? Ces questions transversales se posent presque naturellement à la lecture de l’ouvrage, ce dernier montrant in fine que le gouvernement des ressources naturelles génère – plus qu’il ne solutionne de « problèmes » – des espaces de possibles au sein desquels des tensions d’interprétation et de sens se manifestent.

- A quel public s’adresse l’ouvrage ?

- L’ouvrage s’adresse à un large public de chercheur.e.s, d’étudiant.e.s, de professionnel.le.s et de citoyen.ne.s intéressé.e.s par une réflexion sur les modes de gouvernement des ressources naturelles et sur les exigences sociales et politiques de leur protection.

- Quels sont vos projets ?

- Nous écrivons actuellement, avec Nathalie Lewis, un article pour une revue scientifique nord-américaine. Il vise en ce sens à développer, dans la continuité de l’ouvrage, une approche cognitive de l’action publique environnementale croisée à une sociologie des mobilisations permettant de questionner le changement. Nous souhaitons, pour alimenter cette réflexion, continuer à renforcer les liens entre l’UQAR et l’UT2J-CERTOP par des réponses à des appels à projets de recherche internationaux.

La genèse de l’ouvrage par Didier Busca

- Comment est né cet ouvrage collectif ?

- Je rencontre Nathalie Lewis en 2012 au Congrès de l’AISLF à Rabat, Maroc. Nous nous intéressons, tous deux, à l’action publique environnementale et aux modes de gouvernance de la protection des ressources naturelles. Nous décidons alors d’initier un séminaire de travail par visioconférence, puis en présentiel, Nathalie Lewis étant accueillie pour 6 mois (2013-2014) à l’Université Toulouse – Jean Jaurès (UT2J-CERTOP). Ce séjour permet de construire un projet de recherche sur les « Inégalités sociales et environnementales autour des ressources naturelles » (2014-2015) dans le cadre du programme de développement des partenariats stratégiques du Conseil franco-québécois de coopération universitaire (CFQCU) associant l’UT2J-CERTOP et l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Cette première collaboration permettra :

– de corédiger un article : Busca, D. et N. Lewis, 2015, « The territorialization of environmental Governance. Governing the environment based on just inequalities ? », Environmental Sociology, Routledge, vol. 1, n° 1, p. 18-26 ;
– de coordonner un numéro spécial de revue : Lewis, N., Busca, D., Simard, L. et B. Villalba, 2015, « Temporalités, action environnementale et mobilisations sociales », VertigO, vol.15, n°2 ;
– et de co-organiser un colloque dans le cadre du 83ème Congrès de l’Acfas : Busca, D., et N., Lewis, 2015, « La mise en justice de l’environnement : gouverner l’environnement sur la base d’inégalités justes ? », Colloque 432 – Le développement territorial sous la loupe : inégalités sociales et environnementales autour des ressources naturelles, ACFAS, Rimouski, 29 mai.

Ce colloque préconfigure un collectif de chercheur.e.s québécois.es et français.es en sociologie, géographie, anthropologie, économie et en sciences politiques que nous continuerons à mobiliser pendant trois ans (2016-2018) lors d’un séminaire annuel organisé en parallèle du « Séminaire de Collioure » avec les étudiant·e·s du Master « Politique environnementale et pratiques sociales » (PEPS, UT2J)..

Ces échanges scientifiques sont facilités par l’obtention de financements de recherche qui permettent d’alimenter nos réflexions à partir de travaux empiriques :

– (2014-2019) de l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du programme « Facing societal, climate and environmental changes », l’EFFort environnemental comme Inégalité : Justice et Iniquité au nom de l’Environnement – Effijie (ANR-13-SENV-0001) ;
– (2016-2019) du LabEx SMS (OP8. Mondes politiques) « Gouverner les ressources naturelles sur la base d’inégalités justes ? Gouvernance territorialisée en France et au Québec » (Gouvineg).

L’ouvrage est le résultat de ce passionnant processus collectif de réflexion autour du « gouvernement des ressources naturelles » auquel ont contribué une trentaine de chercheur.e.s.

- Sous la direction de :

- Didier Busca, sociologue de l’environnement, est maître de conférences au Département de sociologie de l’Université Toulouse – Jean Jaurès et chercheur au CERTOP-UMR5044 CNRS. Il développe des recherches sur le gouvernement des ressources naturelles, notamment de la ressource en eau. Il interroge les instruments d’action publique et leur capacité à écologiser les pratiques et à réduire les risques environnementaux et sanitaires des pollutions diffuses et ponctuelles.
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- Nathalie Lewis, sociologue de l’environnement, est professeure et directrice du Département sociétés, territoires et développement de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).. Elle dirige le Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional de l’Est-du-Québec (GRIDEQ). Ses travaux questionnent les liens entre les communautés locales et leur environnement, en particulier les aspects sociaux et politiques des ressources naturelles et des communautés dépendantes de ces ressources.
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- Contributeur.rice.s :

Aurélie Arnaud, Jean-François Barthe, Carole Barthélémy, Christine Bouisset, Geneviève Brisson, Didier Busca, Jacqueline Candau, Cécilia Claeys, Sylvie Clarimont, Émeline Comby, Sabrina Doyon, Aurélie Dumont, Maude Flamand-Hubert, France Gagnon, Anne Gassiat, Martin Hébert, Steve Joncoux, Marie-Laure Lambert, Enzo Lana, Pascal Le Floc’h, Nathalie Lewis, Patrick Mundler, Julien Rebotier, Anna Rouadjia, Olivia Roy-Malo, Julie Ruiz, James Wilson, Virginie Zingra

- Contact CERTOP : Didier Busca – busca@univ-tlse2.fr

- Éditions : Presses de l’Université Laval
 Parution : avril 2019, p. 492
ISBN : 978-2-7637-3507-8

- Éditions : Hermann 
Parution : juin 2019, p. 492
ISBN : 978-2-7056-9668-9

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2019-06-13
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 13 juin 2019 @ 09:23

Une armée “d’agiles entrepreneurs” de la start-up nation, pourvoyeurs du faux en majesté, ont admirablement anticipé le virage historique du Premier Ministre qui vient de relier admirablement (en même temps), la figure de l’ancien lobbyiste d’Areva à celle du farouche pionnier de l’écologie "à responsabilité limitée"...

Cela va désespérer Yannick Jadot et Madame, qui seraient en passe, nous baillent des sources (peut-être malintentionnées il est vrai), de “signer” avec Netflix pour une série intitulée “Autant en emporte le climat”, réalisée par Cyril Dion, mais force est d’en prendre acte : les Français adooooorent les piscines !

Car il appert qu’une startoupe elle aussi malentionnée, non seulement nous assène les chiffres stratosphériques d’un sondage validant l’amour fou des Français pour les piscines, mais, plus malin, propose aux prétendants de louer ladite piscine, une fois qu’il l’auront fait creuser, juste pour se faire de la caillasse ! Pas encore premier de cordée, mais en bonne voie...

Nous espérons que dans les meilleurs délais Jean Kappelmeister Launay va se saisir du sujet et constituer (sans droit ni titre) au Comité national de l’eau un groupe de travail sur la continuité piscinologique, sous la houlette de Canalisateurs (qui pleure sa mère).

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Les Français adorent les piscines -.

Après nous avons la fondation d’un (vrai) premier de cordée qui distribue des fortunes à deux catégories d’aigrefins, des “communicants et communicantes” qui se rèvent en Cyril Dion et Mélanie Laurent, et les inventeurs fous qui ont bricolé LA solution miracle (à tout) au fond de leur piscine (?), grâce à quoi ils vont sauver, au choix, la planète, le climat, et d’abord bien évidemment leur Plan épargne logement, histoire de mettre à l’abri leur précieuse matière grise.

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Concours FAMAE : les lauréats -.

Bon, fini de rire, voilà qui va achever de vous convaincre que la sacro-sainte alliance anti pesticides, glyphosate, round up et autres saloperies c’est du pipeau absolu. Et pourquoi donc ?

Parceque l’interdiction des susdits (soi disant), va considérablemùent augmenter les charges de copropriétés, nous alerte une autre ingénieuse startoupe ! N’avez jamais vu ces grigous de rentiers qui se vouent des haines inexpiables et passent des soirées entières à s’insulter pour gratter quelques picaillons ? Dommage, vous auriez sinon compris comment les grossiums de proprios vont constituer des stocks pharaoniques de pesticides dans les caves de leurs résidences huppées :

https://www.msn.com/fr-fr/finance/e...

Il fallait bien pour vous remettre de vos émotions découvrir que d’autres escrocs à la petite semaine s’apprêtent à fondre sur les DRH de leur race qui vous pourrissent déjà la vie tous les quatre matins. Ca va empirer avec l’Aquaponie obligatoire pour toutes et tous :

http://www.datapressepremium.com/rm...

Tiens et une petite dernière pour la route, ça vient tout juste de nous arriver, on voit que le virage écolo du Premier ministre commence déjà à porter ses fruits (bio), et puis c’est trop mimi ! La montre de luxe en série limitée à 2500 euros qui "nettoie l’océan", on dirait du Claire Nouvian dans le texte...

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Clean Ocean Limited Edition -.

Quand on vous disait que l’eau sortait de l’histoire, bon pas pour tout le monde, la connerie étant aussi inépuisable que les océans…

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2019-06-08
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 8 juin 2019 @ 09:35

En réponse à la question d’un parlementaire, le gouvernement, au cas d’espèce le ministère des Outre-Mer, témoigne d’un engagement très insuffisant de l’Etat.

- La question écrite n° 09044 de M. Dominique Théophile (Guadeloupe - LaREM) : publiée dans le JO Sénat du 21/02/2019 - page 911 :

« M. Dominique Théophile attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le traitement réservé par le Gouvernement au phénomène d’échouage des algues sargasses qui envahissent le littoral de l’archipel guadeloupéen et plus largement l’ensemble des Antilles françaises.

Aussi imprévisibles qu’envahissantes, les sargasses empestent la vie des Guadeloupéens et Martiniquais. Ces algues venues du Brésil, que les Caribéens ont découvertes en 2011, arrivent de façon encore plus massive depuis deux ans.

Leur profusion est due aux changements climatiques, mais serait également imputable aux engrais utilisés par les agriculteurs qui jouxtent l’Amazone.

En se déversant dans le célèbre fleuve d’Amérique du sud, ces engrais alimentent la prolifération de l’algue. Celle-ci emprunte ensuite les courants maritimes pour venir s’échouer sur les plages antillaises et caribéennes.

Entre l’été 2011 et la fin de l’année 2015, un premier épisode important d’échouage d’algues sargasses a touché l’ensemble des Antilles. Cet épisode s’est intensifié entre le mois d’avril 2014 et le mois d’octobre 2015. Puis plusieurs épisodes suivirent également de 2016 à 2018, période durant laquelle l’échouage est devenu massif et quasi-perpétuel causant ainsi des dommages environnementaux, économiques et sanitaires durables.

À ce jour, le ramassage de ces algues constitue le seul moyen d’action des autorités pour lutter contre ce fléau. Quant aux touristes, ils fuient les sargasses : à Marie-Galante par exemple plusieurs hôtels ont fermé.

Un rapport de la chambre de commerce et de l’industrie de Guadeloupe indique que le secteur du tourisme a subi une baisse de chiffre d’affaires de 40 % sur le premier semestre 2015 et que près de 400 entreprises ont été affectées par l’invasion des algues sargasses pour un préjudice global estimé à 5 millions d’euros.

Lors du grand débat national dédié à l’outre-mer, le 1er février 2019, le président du République a envisagé la mise en place de dispositifs d’accompagnements spécifiques pour les collectivités locales qui doivent faire face à des dépenses supplémentaires dans le cadre du ramassage, du traitement des algues sargasses.

Ainsi, il souhaiterait savoir si la dotation de l’État de 500 000 € prévue pour aider les communes à acquérir du matériel pour débarrasser leurs côtes de ces algues est réellement effective.

Il souhaiterait également connaître ses modalités et surtout, au regard des coûts déjà imputés aux collectivités pour ces opérations anti-sargasses, savoir si elle sera en définitive suffisante.

Enfin, depuis 2011, les collectivités territoriales ont dû faire face à cette catastrophe naturelle qui grève de façon importante et durable leur budget. Il lui demande en conséquence quelles sont les mesures qui seront prises pour soulager leurs finances. »

- La réponse du Ministère des outre-mer, publiée dans le JO Sénat du 06/06/2019 - page 2973 :

« Depuis 2011, les Antilles sont régulièrement impactées par les échouages des algues sargasses. En 2018, les échouages furent particulièrement massifs et les services de l’État se sont pleinement mobilisés dans la lutte contre ce phénomène, aux côtés des collectivités.

Visant une organisation efficace dans l’emploi des moyens et une gestion cohérente de la capacité collective d’intervention face à ce phénomène pour lequel les prévisions envisagent son intensification sur les prochaines années, le Gouvernement s’est doté en octobre 2018 d’un plan national de prévention et de lutte contre les sargasses dont la mise en œuvre, en association avec les différentes parties prenantes, a vocation à s’inscrire dans la durée.

En 2018, l’État a financé deux fonds de 3 millions d’euros (soit 6 millions d’euros) pour la collecte et l’achat de petits équipements et contribuera pour 2019 à hauteur de 3,5 millions d’euros conformément au grand plan d’équipement des collectivités annoncé lors de la visite des ministres de la transition écologique et solidaire et des outre-mer pour la période 2018-2019.

S’agissant du coût de fonctionnement de ces équipements, l’État y contribuera en 2019 à hauteur d’un million d’euros.

L’État participera également au financement des barges de collecte en Guadeloupe, ainsi qu’à leur fonctionnement à titre expérimental à hauteur de 500 000 euros par an sur 3 ans.

Enfin l’État s’est engagé auprès de la Région Guadeloupe à cofinancer la Rencontre Internationale de haut niveau sur les sargasses qui devrait réunir les États caribéens au mois d’octobre 2019. »

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2019-06-07
FLUX
par Marc Laimé, vendredi 7 juin 2019 @ 04:33

Organisé à Crest, dans la Drôme, du 5 au 7 juillet 2019, ce festival proposera plus de 20 films de fiction et documentaries. Histoires d’amour au fil de l’eau, histoires de barrages et de poissons, aventures en eaux calmes, en eaux troubles et sur eaux blanches...

« La rivière et l’eau, c’est la vie !

Notre festival a choisi d’honorer nos fleuves et rivières, en tant que ressource et inspiration, pour mettre en valeur leur contribution à nos sociétés, nos éco-systèmes et à nos économies, mais aussi à nos imaginaires.

Sur 3 jours, une programmation écléctique de plus de 20 films, fictions et documentaires, permettra, par exemple, de naviguer de l’Atalante (Jean Vigo, 1934) à l’américain Night Moves (Kelly Reichardt, 2013, où Jesse Eisenberg a le projet de faire sauter un barrage) en passant par une rareté des années 1970 où Patrick Dewaere et sa joyeuse bande vivent en communauté Au long de Rivière Fango (Sotha, 1974). De nombreux documentaires du monde entier viennent compléter un panorama très riche de films consacrés à nos rivières, fleuves et ruisseaux.

Les Yeux dans l'eau -.

L’édition 2019 est structurée autour de trois parcours : Rivière-Energie, Rivière-Transport, et Rivière-Aventure qui permettront, en parallèle aux projections, des rencontres et tables rondes en compagnie d’experts et/ou de réalisateurs.

Une programmation spécifique Jeune Public propose des dessins animés et courts métrages de sensibilisation à la protection des milieux naturels.

En ouverture du Festival le 4 juillet 2019, en exclusivité française au cinéma l’Eden de Crest, « Indus Blues » de Jawad Sharif, Pakistan (2018).

Indus Blues -.

« Des confins de l’Himalaya à Karachi, le long de l’Indus, ce films documente les traditions musicales du Pakistan.

Son film capture une richesse ethnique, linguistique et musicale méconnue. C’est une musique faite par des artistes menacés à la fois par la mondialisation et par l’intolérance religieuse. Les musiciens pakistanais parlent de leur lutte pour maintenir en vie une forme d’art qui disparaît.

Partout dans le monde, les festivals s’enthousiasment pour son film. Au Pakistan, Jawad n’a l’autorisation de le projeter qu’en version censurée. Des images à couper le souffle, des rencontres avec des personnages inoubliables, une musique à faire dresser les poils, et un dépaysement assuré ! »

- Voir la programmation complète :

http://www.festival-lesyeuxdansleau...

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2019-06-06
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 6 juin 2019 @ 20:30

En réponse à une question parlementaire, le ministère de l’Intérieur a apporté d’utiles précisions sur la procédure à suivre en cas de refus de communication de documents administratifs pourtant ordonnée par la CADA.

- La question écrite n° 08411 de Mme Christine Herzog (Moselle - NI), publiée dans le JO Sénat du 10/01/2019 - page 85 :

« Mme Christine Herzog attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration, relatives à l’accès aux documents administratifs.

En effet, certaines collectivités sollicitées pour fournir un document, malgré l’avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), persistent dans leur refus implicite, sous prétexte que cet avis n’est que consultatif. Elle lui demande s’il envisage une réforme de la législation, afin d’éviter que cette situation abusive ne se généralise. »

- La réponse du Ministère de l’intérieur, publiée dans le JO Sénat du 11/04/2019 - page 1977 :

« En cas de refus de communication d’un document administratif par une administration, le demandeur doit, avant tout recours contentieux, saisir la commission d’accès aux documents administratifs (CADA), autorité administrative indépendante et consultative.

Cette saisine doit être effectuée dans un délai de deux mois à compter du refus qui peut être exprès ou implicite, en cas de silence gardé par l’administration pendant un délai d’un mois suivant la réception de la demande de communication.

La saisine de la CADA constitue un préalable obligatoire à tout recours contentieux dans le cadre des demandes de communication de document administratif.

Cette commission dispose d’un délai d’un mois à compter de l’enregistrement de la demande pour rendre un avis sur la communicabilité du document administratif, objet de la demande.

Cet avis peut être favorable ou défavorable mais constitue un avis simple. Ainsi, même en cas d’avis favorable, l’administration n’est pas tenue de procéder à la communication du document sollicité.

Dans cette hypothèse, le demandeur peut, quel que soit l’avis de la CADA, saisir le tribunal administratif du refus de communication du document administratif en question.

Le juge administratif peut demander à l’administration mise en cause de lui transmettre tous les documents nécessaires, notamment les documents dont la communication a été refusée.

S’il l’estime illégale, le juge peut alors annuler la décision de refus de l’administration et, le cas échéant, exiger de l’administration qu’elle communique le document en question, éventuellement sous astreinte.

Compte tenu des voies et délais de recours existants offerts au justiciable pour contester le refus de communication d’un document administratif, il n’apparaît ni nécessaire ni opportun d’envisager une réforme de la législation relative à la communication des documents administratifs. »

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2019-06-04
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 4 juin 2019 @ 11:51

Animateur d’une association citoyenne de défense de l’environnement dans les Cévennes, Jacques Rutten a découvert que, dans toute la France, de très nombreux redevables, entreprises comme particuliers, voire élus, ne payaient pas la Redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM) à laquelle ils sont pourtant assujettis. Il appelle à agir massivement en justice pour mettre un terme à ce scandale.

" Dans notre belle communauté de communes, la REOM doit être, comme l’exige la loi, appliquée à tout le monde.

Les nombreuses « exonérations » aujourd’hui en vigueur doivent disparaître, les tarifs doivent être en relation avec le service rendu. le principe du pollueur-payeur doit être enfin appliqué.

Or, dans un futur immédiat, cette REOM devrait augmenter de 60 % !

L’Etat, (TGAP et réglementation), les industriels et le secteur de la distribution (suremballage), les collectivités (incapables de mettre en place le tri incitatif ), les 2 multinationales présentes sur le territoire, (incinérateurs et décharges ultimes) prennent le contribuable en otage.

La Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) passerait de 54 à 65 € la tonne. Votre poubelle grise, (tout venant) n’irait plus à l’incinérateur de Nîmes, mais à Bellegarde (30), ou à Perpignan, ou a Salindres, (30). Le prix de la tonne en décharge ultime avec le transport doublerait.

Dans un contexte de ras le bol général, c’est donc seul le contribuable qui mettre encore la nain au portefeuille.

L’association Causses-Cévennes d’action citoyenne a donc décidé en mai 2019 d’initier deux Actions d’initiative populaire (AIP).

Action d’Initiative Populaire, (AIP) n° 1

Une requête a été présentée, lundi 28 mai au Tribunal administratif de Nîmes

Objet : demande d’annulation de la délibération de la communauté de communes Causses Aigoual Cévennes, relative aux tarifs de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères 2019.

Plusieurs catégories d’usagers ont en effet été omises, elles doivent être considérées comme injustement exonérées car le principe d’égalité devant la contribution publique n’est pas respecté.

http://www.accac.eu/REOM/REOM-Index.htm

Action d’Initiative Populaire, (AIP) n° 2

Une plainte contre x a également été présentée à la gendarmerie de Trèves.

Objet : prise illégale d’intérêt, concussion, favoritisme, détournement de pouvoir et corruption et toutes autres qualifications qui pourraient découler des faits exposés.

http://www.accac.eu/REOM/Plainte-co...

Références :

Code Pénal : Article 435-4

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :

Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée."

Contact :

(*) Jacques Rutten

Association Causses-Cévennes d’action citoyenne

Avenue du Devois, Le Devois, Saint Sauveur Camprieu, 30750,

Site internet : http://www.adhca.com, http://www.accac.eu

Tel : 04 67 82 61 11

Site internet : http://www.adhca.com, http://www.accac.eu

Email : adhca@live.fr

accac@free.fr

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