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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2021-07-25
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 25 juillet 2021 @ 09:46

Nouvelle alerte, après le rapport au vitriol de la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale avec le refus, argumenté, du CESER de NA d’approuver les projets de SDAGE et de PGRI des deux plus importants bassins français.

Le Conseil social et environnemental de la Nouvelle Aquitaine a en effet rendu un avis négatif, à la quasi-unanimité de ses 120 membres, lors de sa séance plénière du 16 juillet 2021, sur les projets de Sdage et de PGRI des bassins Adour Garonne et Loire-Bretagne, qui lui étaient soumis par les préfets coordonnateurs de bassin.

« La directive cadre sur l’eau a fixé comme objectif le bon état de l’ensemble des masses d’eau de l’Union européenne. Cet objectif est exigeant mais nécessaire et le CESER le partage : le bon état de l’eau est vital, il conditionne la santé humaine, la préservation de la biodiversité et l’accès à l’eau pour les différents usages.

Si les précédents Sdage des bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne ont indiscutablement abouti à des progrès, ces derniers ne sont pas suffisants. Les résultats ne sont en effet pas sur la bonne trajectoire pour atteindre le bon état de l’ensemble des masses d’eau des deux bassins en 2027. Les projets de Sdage 2022-2027 ne le visent même pas.

Le CESER considère qu’il est à présent temps de donner l’alerte. La situation est inquiétante et va se dégrader rapidement du fait du changement climatique. Atteindre le bon état des eaux est d’autant plus urgent que les difficultés vont s’ajouter les unes aux autres.

(…)

« Le CESER ne peut ainsi apporter son soutien aux projets de Sdage Adour- Garonne et Loire-Bretagne, lesquels sont bien moins ambitieux que ne l’exige l’intérêt général. C’est la raison pour laquelle il émet un avis défavorable sur les deux projets de Sdage, alors même qu’il partage de nombreuses orientations et actions proposées dans ces schémas. 
 »

PDF - 1.9 Mo
L’avis du CESER NA, 16-07-21 -.

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2021-07-22
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 22 juillet 2021 @ 18:01

La conquête par la droite, aux récentes élections, du dernier département encore détenu par le Parti communiste français, le Val-de-Marne, va mettre un terme à une anomalie qui dure depuis près de cinquante ans : le contrôle par ce qui demeurait de l’appareil « Fabien canal historique » du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, qui épure les eaux usées de 9 millions de Franciliens, plus grand donneur d’ordre européen dans le domaine de l’environnement, doté d’un budget annuel d’un milliard quatre cent millions d’euros…

On s’était accoutumé à retrouver le SIAAP à la rubrique des faits divers : marchés publics sous enquête judiciaire, incendie d’Achères…

(RIP Jean-Charles Nègre...)

Aggiornamento en vue ?

Le résultat des récentes départementales est sans appel.

Le CA du Siaap compte 33 membres, des conseillers départementaux : 12 pour Paris (qui est "en même temps" commune et département), et 7 pour chacun des 3 départements de la petite couronne.

(Autre anomalie, le SIAAP épure aussi les eaux usées de millions d’usagers de la grande couronne, mais leurs élus ne siègent pas à son CA, et le tarif n’est pas le même, cherchez l’erreur...)

A l’issue des élections, noir, passe, impair et manque…

Paris : 7 gauche, 5 droite ;

92 : 6 droite, 1 gauche ;

93 : 5 gauche, 2 droite ;

94 : 5 droite, 2 gauche.

On vous passe les subtilités des modes de calcul, il en existe au moins deux, formellement définis nulle part…

En toute logique, pas comme la dernière fois où la succession de Maurice s’éternisa 9 mois car le regretté Patrick Devedjian voulait nettoyer les écuries d’Augias, mais trouvait devant lui Don Barto et Hidalgo, cette fois ci la droite l’emporte donc haut la main.

Sauf que d’ici au 15 septembre, date du prochain CA, ça s’agite en coulisses.

Déjà deux DGA ont été dégagés en juin, dont Penouel exfiltré au SYCTOM.

Jean-Didier Berthault, conseiller de Paris du 17ème arrondissement, président de la CAO, qui siège aussi à Eau de Paris depuis des lustres, croit son heure arrivée. Sauf que si le PNF venait à se réveiller…

Rachida Dati, elle aussi, s’y verrait très bien (on croit rêver !). Sauf que sa mission à 700 000 euros pour Renault-Nissan la plombe sérieusement depuis la cavale de Ghosn, payée en bitcoins aux deux anciens bérets verts qui l’ont exfiltré du Japon.

Dès lors, incroyable mais vrai, surgit le chevalier blanc, l’impeccable Philippe Dallier, sénateur LR, on dirait RPR, de la Seine Saint Denis, auteur en 2007 d’un rapport sénatorial dans lequel il stigmatisait, à juste titre, les grands syndicats techniques de la région parisienne, principaux vecteurs du retard colossal de la région en matière d’intercommunalité, tare originelle qui n’a fait que s’aggraver depuis la création du Grand Paris des JO et de la spéculation immobilière…

https://www.senat.fr/rap/r07-262/r0...

Un honnête homme, et surtout un homme honnête, à la tête du SIAAP ?

Si notre ami sénateur y parvient c’est un véritable plan Marshall qui l’attend.

Renouer le dialogue avec les personnels et leurs syndicats, indignement traités depuis des années par Olivier et Bedreddine.

Réécrire les statuts du SIAAP comme le souhaitent la Cour des comptes, et désormais le Préfet de région.

Passer d’EPA à EPIC, et gérer l’évolution des statuts du personnel.

Gérer les suites de l’incendie d’Achères, déjà si le rapport Dupont était rendu public, audit que le SIAAP refuse de communiquer aux syndicats...

http://www.andresudrie.com/wp-conte...

(Va encore falloir écrire à Olivier, qui va assurer la transition jusqu’à sa retraite, avant de saisir la CADA…)

Tenir à distance Antoine (Frérot), qui rêve d’une seconde SEMOP à Achères.

Se rabibocher avec Anne (Hidalgo) depuis que la Ville et le SIAAP s’écharpent sur les « baignades en Seine »…

(Les UV vs la poudre de perlinpinpin de l’acide performique...)

Cuba si, Cuba no ? On continue la coop décentralisée (grande pourvoyeuse de séjours aux Caraïbes ou au Vietnam...), ou on arrête ?

Bon courage, monsieur le sénateur.

Lire aussi :

- Yvelines. Achères/Saint-Germain : début des travaux espérés en 2023 à la station d’épuration

https://actu.fr/ile-de-france/saint...

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2021-07-21
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 21 juillet 2021 @ 06:04

Le collectif citoyen "Bassines Non Merci" et l’ensemble des organisations qui le compose organisent une marche bleue, pour la paix de l’eau le vendredi 23 juillet à Mauzé sur le Mignon à partir de 18H30 et jusqu’à 23H.

« La marche bleue fait référence aux « marches blanches » qui interviennent après des évènements douloureux, ici il s’agit dune sorte de "marche blanche préventive", avant qu’il ne soit trop tard.

La marche bleue est une marche pour "la Paix de l’eau" - tous sont les bienvenus, enfants, pêcheurs, nageurs, kayakistes, salariés dans les services de l’eau, techniciens, élus , paysans...

Une marche pour la "paix de l’eau" pour faire reculer et annuler les travaux de construction des megacratères d’eau, les bassines dont la coopérative de l’eau locale, organisme contrôlé par les irrigants, a fait paraitre sur son site qu’ils pourraient commencer dès le 2 Aout sur la commune de Mauzé.

Marche bleue -.

Une marche pour ne pas que la situation dégénère et que certains aient à payer dans leur chair la défense d’un bien commun vital, l’eau

Une marche blanche est une marche silencieuse, pour le respect des morts

La marche bleue sera joyeuse et bruyante pour le respect des Vivants...

En effet, à l’image de toutes les manifestations organisées par Bassines Non Merci, la part belle sera faite à la culture avec la présence de musiciens (fanfares, accordéon) et une "disco mobile" qui mènera le cortège.

Vous trouverez en pièces jointes :

- l’affiche de l’évènement ;

- une lettre ouverte qui s’adresse à TOUS les ELUS et responsables associatifs des Deux Sèvres , pro comme antibassines , embarqués dans le pseudo protocole "pour une agriculture durable" ou pas. Vous êtes invités à la relayer largement dans vos médias respectifs. »

Voir aussi :

https://www.montpellier.fr/evenemen...

vidéos sur https://www.montpellier.fr/506-les-...

Bientôt ces paysages chez vous en Aunis-Saintonge....?*

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2021-07-20
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 20 juillet 2021 @ 11:17

En réponse à une question parlementaire, le ministère de l’Agriculture annonce qu’il va aider les irrigants à faire main basse sur les étangs…

- La question écrite n° 21741 de M. Christian Redon-Sarrazy (Haute-Vienne - SER), publiée dans le JO Sénat du 25/03/2021 - page 1910 :

« M. Christian Redon-Sarrazy attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la gestion de l’eau en Haute-Vienne.

Le département connaît en effet depuis plusieurs années des épisodes climatiques extrêmes et récurrents, avec une pluviométrie excessive en hiver et des sécheresses intenses en été.

Ces phénomènes météorologiques de plus en plus imprévisibles et rigoureux fragilisent non seulement l’alimentation et l’abreuvement des animaux, mais impactent également les récoltes et les productions végétales des agriculteurs, qui peinent à obtenir des rendements suffisants pour la stabilité économique de leurs exploitations.

Or, face à cette difficulté croissante, les éleveurs dénoncent en premier lieu les propositions de suppression des étangs, formulées sans offre d’alternative à vocation agricole, ainsi que plusieurs inégalités de traitement : d’abord entre départements, sachant que seuls ceux qui irriguent historiquement semblent avoir accès à l’eau et aux financements ; mais aussi entre agriculteurs, dont les dossiers ne sont pas traités avec équité selon leur localisation.

Dans un souci de lutte contre la raréfaction de l’eau face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, les professionnels demandent donc à ce que des moyens financiers suffisants soient alloués à la réhabilitation et à la mise aux normes des étangs existants, sous réserve que ceux-ci aient une finalité agricole, et que cesse par ailleurs la différence de traitement observée entre agriculteurs en fonction du lieu d’implantation de leur exploitation.

Il lui demande donc son avis sur ces demandes et de quelle façon il entend y répondre. »

- La réponse du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, publiée dans le JO Sénat du 15/07/2021 - page 4399 :

« L’agriculture est l’un des secteurs particulièrement exposés aux modifications hydrologiques, et il est important de réduire sa vulnérabilité à un risque accru de manque d’eau dans le contexte du changement climatique. En témoignent les conséquences de la sécheresse qui depuis plusieurs années touche de nombreux départements.

Le département de la Haute-Vienne n’échappe pas à la règle, qui voit son agriculture, grandement liée à l’élevage, impactée par la diminution des rendements des cultures fourragères et des difficultés croissantes d’abreuvement des animaux.

Face à ces tensions accrues, l’adaptation des territoires doit porter sur des actions visant à améliorer l’efficience de l’utilisation de l’eau, dont peut faire partie, dans le respect du fonctionnement des milieux, la mobilisation de nouvelles ressources.

C’est dans cette perspective que s’inscrit l’intervention des services de l’État, en collaboration avec les acteurs agricoles, visant la durabilité des territoires du triple point de vue environnemental, économique et social.

S’agissant de l’abreuvement, la direction départementale des territoires accompagne les projets d’aménagement de points d’eau par puits filtrants ou forages peu profonds sur des nappes perchées permettant d’obtenir de l’eau sanitairement correcte pour les animaux et disponible toute l’année.

L’irrigation des cultures, quant à elle, pose la question de la présence historique sur le département de la Haute-Vienne d’une très forte densité de plans d’eau et de la possible mobilisation d’une partie d’entre eux pour l’usage agricole.

Si l’État n’écarte pas cette possibilité, elle doit être appréhendée en concertation avec les propriétaires, à qui revient la décision première de l’usage souhaité de leur plan d’eau, dans une approche territoriale suffisamment large afin de garantir une pertinence d’approche hydrologique, en fonction des leviers d’intervention financière mobilisables, et en compatibilité avec les documents de planification de gestion de l’eau.

Le département de la Haute-Vienne est couvert par deux schémas directeur d’aménagment et de gestion de l’eau (SDAGE Loire Bretagne et Adour-Garonne) et quatre schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), ce qui peut induire des difficultés concernant la lisibilité des orientations.

Toutefois, cette pluralité d’approches s’inscrit toujours dans un objectif commun de préservation et de reconquête du bon état des milieux aquatiques. Pour autant, la contribution au bon fonctionnement des milieux n’a rien d’antinomique avec l’aménagement de plans d’eau existants pour un usage d’irrigation, et l’État peut autoriser ces travaux lorsqu’ils garantissent le remplissage du plan d’eau en période de hautes eaux tout en les déconnectant du milieu à l’étiage.

Reste que si ces opérations, menées dans le respect du code de l’environnement, peuvent être autorisées, elles se heurtent bien souvent à la capacité des agriculteurs à les financer.

Les agences de l’eau, en cohérence avec leur vocation première, financent en effet essentiellement l’effacement des plans d’eau, dans un but de reconquête des milieux.

Le programme de développement rural de l’ex-région Limousin, auquel sont adossés les financements européens du fonds européen agricole pour le développmeent rural, soutient des opérations d’amélioration de la gestion quantitative de la ressource en eau, mais l’éligibilité d’investissements concernant la remobilisation de plans d’eau à des fins d’irrigation n’est pas clairement établie et son expertise relève de la région Nouvelle-Aquitaine, autorité de gestion des aides européennes pour ce type d’investissement.

Les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation prendront attache des acteurs locaux afin d’expertiser la situation et estimer les besoins financiers associés à de telles opérations.

S’agissant des aides aux investissements pour l’irrigation, les discussions sur la rédaction des prochains programmes régionaux seront pilotées par les régions qui restent autorités de gestion dans ce domaine. Elles s’inscriront dans le cadre qui sera fixé par le futur règlement européen.

À ce titre, dans le contexte des négociations en cours, la France soutient une politique agricole commune ambitieuse d’un point de vue environnemental, y compris en ce qui concerne la protection et la mobilisation des ressources en eau, et souhaite pouvoir soutenir les investissements dans le domaine de l’eau en agriculture notamment pour accompagner la transition agro-écologique.

Plus largement, la question toujours plus prégnante de l’anticipation de l’impact du changement climatique sur la ressource en eau pour l’agriculture, et dans laquelle s’insèrent pleinement les perspectives pour l’élevage, fera l’objet d’une séquence dédiée, au travers du « Varenne agricole de l’eau et du changement climatique » organisé par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation au cours du second semestre 2021.

Il aura pour objectif de construire avec les acteurs une feuille de route, afin de déterminer les contours d’une stratégie d’anticipation au changement climatique et d’en préciser les actions et les outils prioritaires.

Sur la base des résultats de travaux de recherche permettant d’apprécier les conséquences sur le plan agricole du changement climatique, il s’agira de se placer dans une perspective d’accompagnement du secteur agricole face à ce défi et aux enjeux relatifs à son adaptation. »

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2021-07-19
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 19 juillet 2021 @ 07:49

"Les mesures les plus énergiques doivent être prises d’urgence pour arrêter la catastrophe climatique, sans quoi cette catastrophe se transformera en cataclysme (…) nous ne pouvons faire aucune confiance aux gouvernements : cela fait plus de trente ans qu’ils nous disent agir pour le climat et ils n’ont quasiment rien fait."

“Au moment où nous écrivons, les terribles inondations qui ont frappé la Belgique, une partie de l’Allemagne et les Pays-Bas ont fait plus de cent morts. Des dizaines de milliers de gens ont dû être déplacés, ont tout perdu et resteront traumatisés à jamais. D’autres n’ont même pas eu cette « chance », hélas, et le grand nombre de personnes disparues (1300 en Allemagne) ne laisse malheureusement pas de doute : au final, le bilan macabre sera beaucoup, beaucoup plus lourd. Les dégâts matériels sont immenses, sans parler des impacts en termes de pollution des eaux et des sols (par les hydrocarbures, les métaux lourds, les PCB, les plastiques, les eaux d’égout, etc.).

Voilà à quoi ressemble le changement climatique

Il est pratiquement certain que cette catastrophe est une manifestation des changements climatiques provoqués par les émissions de gaz à effet de serre (dues principalement à la combustion des combustibles fossiles). A la limite, s’il s’agissait d’un événement isolé, le doute serait permis. Mais il ne s’agit pas d’un événement isolé, bien au contraire. Primo, ces pluies exceptionnelles font suite à deux années de canicules et de sécheresse tout aussi exceptionnelles (rappel : la canicule de 2020 a fait 1400 morts en Belgique…). Secundo, le fait que ce déluge en Europe occidentale coïncide avec une vague de chaleur meurtrière et sans précédent au Canada (Colombie britannique) n’est pas le fruit du hasard : il est fort probable que les deux phénomènes sont liés et découlent de la perturbation du jet stream circumpolaire (des vents puissants qui tournent à haute altitude autour du pôle). Tertio, la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes (tempêtes et cyclones plus violents, vagues de chaleur et vagues de froid plus intenses, sécheresses et incendies sans précédent, pluies, inondations et coulées de boues…) est indiscutable et correspond parfaitement aux conséquences du réchauffement telles qu’elles sont projetées par le GIEC depuis son premier rapport… il y a plus de trente ans.

Les gouvernements ont ignoré les avertissements de la météo

Les services météorologiques des pays concernés avaient diagnostiqué la présence au-dessus de nos régions d’une « goutte froide » - une dépression isolée et stable, associée à une masse d’air froid. On sait que ce genre de phénomène provoque des précipitations abondantes. On sait que celles-ci peuvent durer plusieurs jours, vu que la dépression est stationnaire. Dans ce cas-ci, la menace était d’autant plus sérieuse que la « goutte froide » était entourée d’énormes masses d’air chaud, chargées de grandes quantités de vapeur d’eau. En tournant autour de la dépression, cette vapeur d’eau ne pouvait que se condenser et tomber en pluie. L’avertissement avait été lancé par les météorologues et les hydrologues : un événement exceptionnel se préparait. Les deux-trois jours avant le début du déluge auraient pu/dû être mis à profit pour analyser la menace, prendre des mesures d’urgence, mobiliser la protection civile et l’armée, avertir la population, évacuer les habitations les plus menacées. Cela n’aurait pas empêché les inondations, mais les dégâts auraient été limités et, surtout, on aurait évité des pertes humaines. L’expérience de Cuba avec les cyclones le confirme : la prévention fait la différence. Mais ici, rien n’a été fait. Une fois de plus (comme face au COVID19 !), les mises en garde ont été ignorées. Les raisons sont chaque fois identiques : les gouvernements ont le nez dans le guidon de l’économie, leur priorité est « la compétitivité » des entreprises, ils refusent d’intégrer le fait que l’humanité est entrée dans la catastrophe climatique (en Belgique, tandis que les nuages s’accumulaient, une partie de la « classe » politique trouvait même plus important de diffuser des ragots sur les liens entre Mme Haouach et les Frères musulmans).

Un faisceau de facteurs structurels aggravants

Outre cette impréparation, l’ampleur des inondations et de leurs conséquences a été démultipliée par une foule de facteurs structurels d’ordres divers. Citons en vrac : les restrictions budgétaires (à la protection civile et chez les pompiers, notamment - merci Jan Jambon !) ; le bétonnage des sols (il empêche le percolage des eaux) ; la rectification des ruisseaux et l’assèchement des zones humides (elles jouent le rôle d’éponge) ; l’étalement urbain ; la gestion des eaux pluviales (envoyées à l’égout, elles passent par les stations d’épuration avant de grossir les cours d’eau) ; la spéculation foncière (elle incite à construire en zones inondables) ; la politique agricole (l’encouragement aux grandes exploitations en monocultures) et les pratiques culturales (labour profond, absence de couverture des sols, disparition des haies). Sur tous ces plans, d’indispensables mesures de prévention auraient dû être prises depuis des années - et devront l’être sans délai pour éviter de nouveaux drames. Mais ce qu’on appelle « l’adaptation" nécessaire à la part irréversible du changement climatique ne doit pas servir à éviter le fond du problème : le climat lui-même. Il faut sortir au plus vite des combustibles fossiles et, pour cela, il ne suffit pas d’augmenter la part des renouvelables : il faut rompre avec le productivisme capitaliste, changer complètement de mode de production, de consommation et de relation avec la nature, et le faire selon un plan public.

Un prêt de 2500 Euros par ménage, c’est une insulte aux victimes

Le gouvernement décrète un jour de deuil national, appelle à la solidarité et à l’unité, mais, par ses déclarations, il maintient dans l’ignorance la partie de la population qui n’est pas consciente du changement climatique. Le premier ministre belge a évoqué un événement « exceptionnel, sans précédent ». Or, le fond du problème est que, avec le réchauffement, « l’exceptionnel » devient la règle, le « sans précédent » devient banal. On voit bien ici le lien entre « savoir » et « pouvoir » : souligner le caractère « exceptionnel » des inondations sans parler du climat permet aux politiques de garder le monopole des décisions tout en fuyant leurs responsabilités. Sans le dire explicitement, ils font passer l’idée que la catastrophe est « naturelle », alors qu’elle ne l’est pas. Il va de soi que ce discours fait le jeu des climato-négationnistes (représentés au gouvernement par le MR David Clarinval, vice-premier ministre, comparse négationniste de Drieu Godefridi et de feu Istvan Marko) .Le président du MR, GL Bouchez, a cru bon de s’insurger contre le lien fait par « certains » - notamment le climatologue JP van Ypersele - entre les inondations et le réchauffement)). Mais toutes les tendances politiques au pouvoir ont un certain intérêt à tenir ce discours. Parler de « catastrophe naturelle » permet de balayer sous le tapis l’inaction climatique des coalitions successives. Si les victimes avaient une idée claire de la responsabilité des gouvernements, le prêt de 2500 Euros par ménage sinistré (une décision du gouvernement wallon) leur apparaîtrait en pleine lumière comme une injustice de plus, une insulte aux victimes. Au lieu de ce prêt à rembourser, les populations sont en droit d’exiger une réparation digne de ce nom, financée par les entreprises, les banques et les actionnaires qui continuent envers et contre tout à investir dans les fossiles.

Inondés et assoiffés du monde entier, unissez-vous !

Au-delà de la solidarité impérieuse avec les sinistrés, il faut tirer les leçons de la tragédie et la leçon N°1 est que l’heure est grave, qu’il n’y a plus une minute à perdre. Les mesures les plus énergiques doivent être prises d’urgence pour arrêter la catastrophe climatique, sans quoi cette catastrophe se transformera en cataclysme. La leçon N°2 est que nous ne pouvons faire aucune confiance aux gouvernements : cela fait plus de trente ans qu’ils nous disent agir pour le climat et ils n’ont quasiment rien fait. Ou plutôt si, ils ont fait beaucoup : leur politique néolibérale d’austérité, de privatisations, d’aide à la maximisation des profits des multinationales fossiles et de soutien à l’agrobusiness nous a conduits au bord du gouffre. « Nous sommes tous dans le même bateau », disent les décideurs politiques. Non : au Nord comme au Sud, les riches s’en tirent et s’enrichissent à travers les catastrophes dont ils sont les principaux responsables (les 10% les plus riches émettent plus de 50% du CO2 global). Les classes populaires paient la note qui sont confrontées à la fois à l’aggravation du réchauffement et à l’approfondissement des inégalités sociales.. Les plus pauvres la paient doublement, triplement quand ils n’ont d’autre solution que de migrer au péril de leur vie, dans l’espoir légitime d’une vie meilleure. Le changement climatique est une question de classe. La leçon N°3 est que toustes celles et ceux qui sont victimes de cette politique - les petit.e.s paysan.ne.s, les jeunes, les femmes, les travailleurs/euses, les peuples indigènes - doivent s’unir, par-delà les frontières. Rien ne distingue les pauvres gens qui pataugent dans l’eau à Pepinster ou à Verviers des pauvres gens qui pataugent dans l’eau à Karachi ou à Dacca (1/3 du Bangladesh sous eau en 2020 suite à la perturbation de la mousson par le changement climatique !). Ne tombons pas dans le panneau du gouvernement, qui poussera le cynisme jusqu’à profiter des inondations pour détourner l’attention des sans papiers en grève de la faim à Bruxelles depuis plus de 50 jours, alors qu’ils sont en danger de mort.

Le non-dit criminel de l’UE : le « dépassement temporaire » du 1,5°C

Dans les prochains jours, on entendra les gouvernants jurer la main sur le coeur que les inondations dramatiques les confortent dans leur volonté de verdir le capitalisme, que l’Union Européenne est à l’avant-garde et que tout irait mieux si les autres pays du monde suivaient son exemple. La leçon N°4 est de ne pas laisser les gouvernements nous endormir avec ce discours. Le capitalisme vert est un leurre. Le plan climat de l’Union Européenne est truffé de fausses solutions (planter des arbres), de tours de passe-passe (ne pas comptabiliser les émissions du transport aérien et maritime mondial), de technologies dangereuses (la capture-séquestration du carbone, le nucléaire, les cultures énergétiques sur des millions d’hectares), de nouvelles injustices coloniales vis-à-vis du Sud (les « compensations carbone », les taxes aux frontières de l’UE), et de nouvelles mesures de marché antisociales (le paiement de droits d’émission du carbone dans les secteurs de la construction et de la mobilité, que les entreprises répercuteront sur les consommateurs/trices). Le vrai but de ce plan est de tenter la quadrature du cercle : combiner la croissance capitaliste et la stabilisation du climat. Son non-dit est le projet insensé d’un « dépassement temporaire » du seuil de 1,5°C de réchauffement, compensé ultérieurement par un hypothétique « refroidissement » technologique de la planète. Provoquées par un réchauffement de 1,1°C, les inondations en Belgique et en Allemagne, ainsi que les autres catastrophes aux quatre coins du globe, laissent imaginer les conséquences cauchemardesques de ce « dépassement temporaire ». Le 10 octobre prochain, à Bruxelles, faisons de la manifestation pour le climat un raz-de-marée populaire en faveur d’une autre politique. Une politique du bien commun, une politique démocratique et sociale pour satisfaire les besoins humains réels, une politique prudente et aimante de soin sans frontières aux personnes et à notre mère la Terre.”

Daniel Tanuro, Bruxelles, 17 juillet 2021.

(*) Daniel Tanuro est agronome. Il réside en Belgique.

Voici le lien sur le site ESSF hyperdocumenté sur le climat

http://www.europe-solidaire.org/spi... : Les inondations en Belgique, Allemagne et Pays-Bas : ceci n’est pas une catastrophe naturelle - Europe Solidaire Sans Frontières

Il a été repris depuis en plusieurs langues européennes + USA. Angela’s translation of Daniel’s article is published on the website of our monthly paper "Sozialistische Zeitung" or SoZ :

https://www.sozonline.de/2021/07/da...

I see that a translation into Flemish or Nederlands has also been published today on the website of our Belgian comrades :

https://www.sap-rood.org/overstromi...

Also on the website of our comrades in the Netherlands :

https://www.grenzeloos.org/content/...

There are long entries on the floods in several countries in different versions of Wikipedia :

https://en.wikipedia.org/wiki/2021_...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inond...

https://es.wikipedia.org/wiki/Inund... and so on.

Article on International Viewpoint, Floods : this is not a natural disaster.

https://internationalviewpoint.org/...

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2021-07-17
VAGUES
par Marc Laimé, samedi 17 juillet 2021 @ 08:32

Pour la première fois depuis 30 ans les 76 propositions de réforme (radicale) de la politique de l’eau française, dans toutes ses dimensions, adoptées à l’unanimité par une majorité transcourants de la commission à l’issue de ses travaux, dessinent les contours d’une gestion soutenable et équitable de la ressource. Quoi qu’il advienne désormais ce rapport fera date.

Liste des propositions

Proposition n° 1 : Privilégier les solutions de gestion équilibrée de la ressource et de limitation des pertes sur les solutions d’augmentation des prélèvements par un recours à des technologies inadaptées.

Proposition n° 2 : Mettre en place de véritables modèles prédictifs, par exemple en s’appuyant sur le BRGM, pour mieux connaître l’état de la ressource, notamment sur le long terme.

Proposition n° 3 : Rendre obligatoire et systématique la collecte des données relatives à l’eau et à l’assainissement dans la base SISPEA en instaurant des sanctions pécuniaires ou des retenues sur le versement des dotations de l’État pour les collectivités qui ne rempliraient pas correctement les bases de données et les outils de connaissance patrimoniale des réseaux.

Proposition n° 4 : Rendre obligatoire l’harmonisation et la mise en ligne des données relatives aux réseaux d’eau et d’assainissement.

Proposition n° 5 : Mettre en place une base nationale des prélèvements en eau, alimentée de manière mensuelle, et corrélée avec les autorisations et droits de prélèvement qu’ils mettent en œuvre.

Proposition n° 6 : À la demande des autorités planificatrices comme les commissions locales de l’eau, rendre publique les données sur l’état de la ressource et des réserves d’eau détenues par des personnes privées prélevant sur le territoire d’un schéma d’aménagement et de gestion des eaux.

Proposition n° 7 : Reconnaître l’eau, et notamment l’ensemble des ressources naturelles en eau, comme bien commun.

Proposition n° 8 : Créer un référé environnemental, applicable en matière de l’eau.

Proposition n° 9 : Rendre opposable l’ensemble des documents de planification de la ressource en eau aux documents d’urbanisme et aux décisions individuelles.

Proposition n° 10 : Mettre fin aux droits d’usage acquis et exercés sous la forme de droits d’eau fondés en titre et fondés sur titre.

Proposition n° 11 : Sur le modèle espagnol, prévoir par la loi une hiérarchie des usages de la ressource en eau.

Proposition n° 12 : Faire des redevances pour prélèvement sur la ressource la provenance principale de financement de la gestion du grand cycle de l’eau.

Proposition n° 13 : Définir une durée maximale, valant pour les arrêtés d’autorisation de prélèvement, de rejet ou d’utilisation de la ressource en eau afin de s’assurer que les autorisations respectent l’évolution des régimes hydrologiques sous-jacents.

Proposition n° 14 : Renforcer la politique pénale en matière d’atteinte à la ressource en eau, en accroissant les moyens de la justice environnementale, en spécialisant la formation des magistrats et en alourdissant les peines prononcées.

Proposition n° 15 : Rehausser le plafond de redevances et abaisser la contribution à l’OFB afin de conférer aux agences de l’eau des moyens à même de leur permettre d’exercer leurs missions.

Proposition n° 16 : Engager une trajectoire de formation et de remontée des effectifs des opérateurs de l’eau et des services déconcentrés en charge de la police de l’eau, avec pour cible minimale la récupération des emplois supprimés depuis dix ans.

Proposition n° 17 : Accroître le nombre de sièges dévolus aux associations environnementales et aux associations d’usagers au sein des CLE et comités de bassin.

Proposition n° 18 : Diviser l’actuel collège des usagers, acteurs économiques et associations des CLE pour créer, sur le modèle des collèges des comités de bassin, un collège rassemblant la société civile ayant un usage économique de la ressource et un collège composé des représentants des usagers domestiques, récréatifs et des associations environnementales.

Proposition n° 19 : Compléter le système piézométrique du bassin de Volvic pour établir le délai de transfert des prélèvements en profondeur sur les résurgences et densifier le réseau national de surveillance piézométrique en le faisant passer de 1 600 à 2 000 points à l’horizon 2024.

Proposition n° 20 : Produire au plus tôt une étude hydrologique indépendante et exhaustive du bassin de Volvic, destinée à servir de base de travail les débats et l’élaboration de solutions éclairées.

Proposition n° 21 : Restituer au milieu naturel et en particulier aux nappes souterraines les eaux prélevées de manière excédentaire et les eaux industrielles traitées.

Proposition n° 22 : Prévoir la réduction des autorisations de prélèvements des eaux destinées à l’embouteillage avant et durant les périodes d’étiage, sauf lorsqu’il peut être démontré que ces prélèvements n’ont pas d’impact rapide sur les nappes et les milieux supérieurs.

Proposition n° 23 : Réaliser, de manière indépendante, une modélisation du fonctionnement global de l’hydrosystème du bassin de Vittel, et en particulier des relations entre les différents aquifères et les milieux de surface, afin de déterminer les volumes prélevables au sein de chaque nappe.

Proposition n° 24 : Définir un pourcentage seuil de la production totale destinée à l’export au- delà duquel les eaux exportées seraient soumises à la contribution sur les eaux minérales naturelles.

Proposition n° 25 : Abaisser le seuil déclenchant le versement du surplus de contribution sur les eaux minérales et l’affecter au budget de l’agence de l’eau territorialement compétente afin de financer des projets locaux de meilleure gestion de la ressource

Proposition n° 26 : Assurer la pérennité des concessions hydroélectriques existantes sans recours à une mise en concurrence, dans le respect du droit de l’Union européenne.

Proposition n° 27 : Concentrer les efforts de développement de la petite hydroélectricité sur l’amélioration de la capacité productive des sites existants sans accentuation de leur impact sur l’environnement.

Proposition n° 28 : Afin de financer la préservation de la biodiversité par le contribuable plutôt que par l’usager des services d’eau, baisser les transferts opérés par les agences de l’eau au profit de l’OFB en compensant par un financement à due concurrence provenant du budget général de l’État.

Proposition n° 29 : Rééquilibrer le système des redevances pour pollution entre les différents types de pollutions (domestiques, industrielles, agricoles) en accroissant le taux de la redevance pour pollution diffuse et en en élargissant l’assiette à d’autres produits polluants.

Proposition n° 30 : Accroître les taux des redevances pour prélèvements sur la ressource en eau pour les usages lucratifs.

Proposition n° 31 : Élaborer un guide public de la gestion de l’eau présentant les différents modes de gestion et permettant d’établir des comparaisons entre eux.

Proposition n° 32 : Instaurer une procédure de contrôle de la validité des études préalables et du choix du délégataire par une mission spécifique composée des autorités qualifiées en matière de finances publiques et de contrôle de gestion.

Proposition n° 33 : Défendre au niveau européen une position d’inclusion des services d’eau dans la directive relative aux concessions de services publics afin de soumettre les procédures de délégation aux mêmes contraintes que celles existantes en matière de marchés publics.

Proposition n° 34 : Renforcer le rôle des CCSPL en imposant une consultation de l’instance au moment de la renégociation des contrats et des projets d’avenants, et en lui permettant de commander des audits.

Proposition n° 35 : Élargir la composition des CCSPL et prévoir qu’au moins la moitié de leurs membres sont des représentants des usagers.

Proposition n° 36 : Harmoniser et systématiser la communication des éléments de compte détaillés aux collectivités délégantes par les entreprises délégataires, y compris pour les charges de personnel et prévoir des sanctions en cas de non-respect.

Proposition n° 37 : Prévoir dans la loi les caractéristiques et informations minimales devant figurer dans les contrats de délégation de services publics, notamment en matière de compétences, d’outils informatiques et de connaissance des réseaux, pour une bonne information des collectivités tout au long de la durée du contrat.

Proposition n° 38 : Rendre obligatoire la réalisation d’un audit global du service d’eau deux ans avant la date prévue de fin d’échéance du contrat de délégation de service public.

Proposition n° 39 : Rendre obligatoire la constitution de provisions pour l’amortissement du renouvellement du réseau dans le cadre de la comptabilité M4 applicable aux collectivités.

Proposition n° 40 : Instaurer des pénalités envers le délégataire qui inscrit dans ses comptes des provisions pour renouvellement de réseau sans procéder aux investissements correspondants, par prélèvement des agences de l’eau sur ces provisions.

Proposition n° 41 : Instaurer dans chaque contrat de délégation de service public une clause obligatoire fixant à l’avance les montants des indemnités pouvant être exigées en cas de rupture prématurée du contrat en cours d’exécution.

Proposition n° 42 : Afin d’améliorer la réversibilité des contrats, prévoir que les logiciels et équipements nécessaires à la gestion du service soient considérés comme des biens de retour même lorsqu’ils appartiennent au délégataire, au moins pendant une période de transition.

Proposition n° 43 : Élargir les obligations de transmission d’information prévues par l’article R. 1411-7 du CGCT pour y inclure toutes les informations relatives aux compétences humaines et aux moyens techniques permettant d’assurer la continuité du service public de l’eau.

Proposition n° 44 : Élargir les moyens techniques, humains et réglementaires mis à disposition des CCSPL ou, à défaut, inciter à la mise en place par les collectivités de structures ad hoc dans le domaine de l’eau composées essentiellement des usagers.

Proposition n° 45 : Assouplir le principe d’intangibilité financière des contrats de délégation pour permettre au délégant de récupérer une partie des profits des délégataires si ceux-ci en viennent à dépasser une marge « normale » déterminée en début de contrat.

Proposition n° 46 : Limiter toute modification des conditions contractuelles dans les deux ans précédant la fin du contrat, hors cas de nécessité absolue, et prévoir les termes d’un protocole de fin de contrat.

Proposition n° 47 : Instaurer une procédure de carence de l’exercice des compétences obligatoires en matière d’eau et d’assainissement permettant au préfet de se substituer à une autorité organisatrice défaillante, après consultation de celle-ci et des collectivités membres et autorisation par un décret en conseil des ministres.

Proposition n° 48 : Mettre en place une mission d’assistance technique nationale pour aider les collectivités à gérer leurs besoins en équipements et leurs moyens de gestion tant financiers que techniques.

Proposition n° 49 : Créer une autorité de régulation de l’eau et de l’assainissement qui aura la charge de définir des normes communes applicables à l’ensemble des cahiers des charges, de fixer des exigences minimales en termes de qualité du service, de fournir une assistance technique et juridique aux collectivités et de sanctionner les abus.

Proposition n° 50 : Donner aux agences de l’eau ou à une éventuelle autorité de régulation la compétence pour instaurer un plafond de prix de vente pour la vente de l’eau en gros afin d’éviter que l’un des gestionnaires ayant un accès privilégié à la ressource sur un territoire puisse en tirer un profit excessif.

Proposition n° 51 : Renforcer les contrôles de l’Autorité de la concurrence sur le secteur de la gestion de l’eau.

Proposition n° 52 : Accroître le contrôle de la collectivité publique sur les SEMOP, même après mise en concurrence préalable, tout au long de l’activité.

Proposition n° 53 : Renforcer les moyens des agences de l’eau et leur confier pour mission explicite de réduire les disparités intra-régionales en matière de prix de l’eau, en concertation avec l’ensemble des collectivités.

Proposition n° 54 : Engager un effet de levier en multipliant par cinq les volumes financiers dédiés au renouvellement des réseaux dans le plan de relance, afin d’atteindre 10 milliards d’euros d’investissements publics et privés par an dans les réseaux et équipements d’eau et d’assainissement.

Proposition n° 55 : Inclure le coût des travaux de modernisation dans la facture d’eau selon des modalités de calcul harmonisées, pour une meilleure information des citoyens et pour une plus grande transparence dans l’exercice des mécanismes de péréquation au niveau national et régional.

Proposition n° 56 : Inclure dans les contrats de DSP des éléments de transparence sur l’état des réseaux et fixer un objectif minimal d’efficacité des réseaux.

Proposition n° 57 : Revenir à un taux réduit de TVA à 5,5 % sur la partie assainissement du coût de l’eau pour faciliter la réalisation des investissements dans les réseaux d’eau sans trop augmenter la facture des ménages.

Proposition n° 58 : Obliger les concessionnaires à rendre public leur plan d’amortissement des investissements dans le réseau et instaurer des sanctions fiscales dès lors que le délégataire inscrit des provisions pour renouvellement du réseau sans procéder aux investissements correspondants.

Proposition n° 59 : Permettre aux communes et à leurs groupements compétents d’abonder les budgets des services publics d’eau et d’assainissement lorsque l’objet de cet abondement est de permettre une amélioration du rendement du réseau.

Proposition n° 60 : Donner aux communes et à leurs groupements la capacité de prévoir un avenant pour obliger le délégataire à implémenter les dernières évolutions technologiques permettant de diagnostiquer l’état des réseaux.

Proposition n° 61 : Généraliser le mouvement d’individualisation des factures d’eau des habitats collectifs via l’installation de compteurs individuels, en s’appuyant notamment sur les aides des agences de l’eau dans le cadre des programmes de modernisation des réseaux.

Proposition n° 62 : Favoriser l’émergence de systèmes de tarification progressive supprimant tout abonnement et frais fixes et assurant une première tranche gratuite correspondant aux mètres cubes d’eau vitaux.

Proposition n° 63 : Créer un mécanisme de péréquation au profit des services d’eau et d’assainissement structurellement fragiles mettant en œuvre une politique sociale de l’eau, financé par une taxe sur l’eau embouteillée.

Proposition n° 64 : Engager une réflexion sur une clarification législative des différenciations possibles de tarification de l’eau selon les usages, afin de libérer l’initiative locale en la matière.

Proposition n° 65 : Augmenter les effectifs des agences de l’eau pour aider à l’accompagnement des collectivités dans le déploiement du plan de relance, la maîtrise d’ouvrage et le montage des dossiers d’investissement.

Proposition n° 66 : Aux côtés des cas d’accident, de sinistre ou de catastrophe, prévoir que l’urgence sanitaire, notamment liée à la défaillance de la distribution de l’eau, justifie la planification et le déclenchement du plan Orsec et les réquisitions des moyens nécessaires.

Proposition n° 67 : Maintenir, à titre transitoire, les équipes techniques de chaque régie existante au sein du syndicat mixte ouvert mis en place le 1er septembre 2021 en Guadeloupe, tout en mutualisant les fonctions stratégiques et de support.

Proposition n° 68 : Annuler les factures d’eau anciennes non réglées à la date de création du syndicat mixte unique de l’eau en Guadeloupe lorsqu’elle qu’elles ne correspondent pas à une consommation normale ou à la capacité financière des usagers.

Proposition n° 69 : Engager un plan de renouvellement général des compteurs d’eau en Guadeloupe.

Proposition n° 70 : Faire apurer par l’État les comptes de liquidation des syndicats et régies afin que le nouveau syndicat mixte ouvert et les communautés d’agglomération n’aient pas à supporter les conséquences des gestions passées.

Proposition n° 71 : Créer une filière de formation aux métiers de l’eau et utiliser les moyens de soutien à la création d’entreprises pour développer une filière des métiers de l’eau en Guadeloupe.

Proposition n° 72 : Rendre systématique la recherche de la présente d’amibes thermophiles dans les eaux douces chaudes utilisées pour la baignade.

Proposition n° 73 : Faire de l’assainissement un objectif prioritaire au même titre que le rétablissement de la distribution d’eau potable en Guadeloupe.

Proposition n° 74 : Mettre en place un plan de protection de l’intégralité des aires d’alimentation des captages d’eau potable en Guadeloupe.

Proposition n° 75 : Améliorer la sécurité des installations d’eau potable en Guadeloupe contre les intrusions et les potentiels actes de malveillance.

Proposition n° 76 : Prendre en charge par l’État les frais de traitement de l’eau potable rendu nécessaire par la présence de chlordécone.

Le Rapport :

https://www.assemblee-nationale.fr/...

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2021-07-16
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 16 juillet 2021 @ 17:06

La présidente et le rapporteur de la commission d’enquête ont présenté les grands axes et les propositions contenues dans leur rapport lors d’une conférence de presse organisée le 15 juillet 2021 à l’Assemblée nationale.

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REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 16 juillet 2021 @ 06:44

Après la récente alerte d’Amorce, la FNCCR et l’AMF critiquent à leur tour le projet de réforme des redevances des agences de l’eau.

Pour Régis Taine, qui nous a apporté les précisions ci-après : « Même si la FNCCR n’est pas non plus favorable à cette réforme, les choses sont un peu plus compliquées que cela (le communiqué d’Amorce que nous avons relayé).

En particulier, il n’est pas vrai de dire que « les » collectivités vont y perdre : en fait, il y aurait :

- des « gagnants », principalement les ruraux (pour peu que leur service ne soit pas trop mauvais, et en particulier les usagers ANC ;

- des « perdants » donc plutôt :

- les urbains, a fortiori si service pas des plus performants ;

- les industriels non redevables directs (tout au moins ceux qui consomment plus de 6000m3/an qui perdraient le « privilège » de n’être assujettis à la redevance pollution domestique qu’à concurrence de 6 000 m3/an) et ceux qui déversent leurs EU directement dans les STEU sans transiter par le réseau public de collecte des EU (et ne sont pas assujettis à la redevance pour modernisation des réseaux de collecte alors qu’ils se trouveraient assujettis à la redevance « solidarité »)"

Pour plus d’info : https://www.fnccr.asso.fr/article/29537/

Lire aussi :

- Redevances des agences de l’eau, une réforme contestée par les associations d’élus

https://blog.landot-avocats.net/202...

Blog Landot avocats, 16 juillet 2021.

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2021-07-13
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 13 juillet 2021 @ 17:29

Le réseau dédié aux collectivités locales déplore que l’eau soit la "grande oubliée" du débat politique et plaide pour une véritable "loi sur l’eau et la transition écologique". A court terme, c’est un projet de réforme de son financement qui inquiète l’association, puisqu’il mettrait une nouvelle fois les collectivités territoriales à – forte – contribution.

"L’eau n’a pas encore trouvé sa place dans le débat politique". En ouvrant la conférence de presse qu’organisait Amorce le 7 juillet dernier sur "l’eau, la grande oubliée de la loi Climat", Nicolas Garnier, directeur général du réseau, fait valoir que cette omission est loin de se limiter à ce seul texte. Il relève ainsi la quasi-absence "de concrétisation des assises de l’eau" ou encore que le plan de relance ne lui affecte "que 300 millions d’euros sur les 30 milliards consacrés à la transition écologique". "Soit moins que ce qui a été ponctionné sur le budget des agences de l’eau", souligne Gilles Vincent, président d’Amorce.

Nicolas Garnier reconnaît que le gouvernement n’est pas le seul fautif. "La Convention citoyenne pour le climat n’a fait quasiment aucune proposition dans ce domaine de l’eau". Il n’est donc pas illogique que le projet de loi, qui y prend sa source, "n’en parle presque pas".

S’il concède que les parlementaires ont un peu "étoffé" le texte en la matière, il recense surtout des "mesures symboliques, conjoncturelles, parfois controversées, et des rapports. Rien qui ne soit à la hauteur de l’enjeu, alors que 90% des préfets ont pris des arrêtés sécheresse l’an passé".

Il est donc plus que "temps d’avoir un projet politique". Amorce entend faire de l’eau "un thème central de la présidentielle", appelant de ses vœux une véritable "loi sur l’eau et la transition écologique", qui pose notamment "clairement un objectif de réduction des prélèvements, alors que nous consommons 30 milliards de m3 d’eau chaque année".

Gilles Vincent déplore ainsi que "l’on n’aide pas le Reuse [réutilisation des eaux usées] à se mettre en place en France". Il plaide pour que des quotas soient imposés dans les contrats. "C’est le seul moyen d’avancer, puisque cette filière coûte plus cher – environ 20% de plus que l’eau qui nous vient du canal de Provence", précise celui qui est également vice-président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée.

Le prix n’est toutefois par le seul frein. "Le cadre réglementaire français reste très peu favorable au Reuse", estime Muriel Floriat, responsable du pôle Eau d’Amorce. "La plupart des usages – lutte contre les incendies, nettoyage de la voirie… – ne sont pas cadrés, alors que les expérimentations concluantes sont nombreuses. Chaque dossier est une épreuve", dénonce-t-elle, déplorant que le décret prévu par la loi Agec "peine à sortir, après que l’Anses a émis un avis défavorable au projet de texte prévu l’an passé".

Et de pointer certaines incohérences, comme le fait que "les contraintes pesant sur l’eau à la sortie d’une station d’épuration ne soient pas les mêmes que celles pesant sur l’eau prélevée 10 mètres plus loin", ou encore le traitement différencié de l’eau des piscines selon qu’elle est dans le bassin ou vidangée. "Les ARS ne sont pas moteur", observe Nicolas Garnier, qui regrette l’attitude "un peu ceinture et bretelles" de ces agences.

Amorce souligne aussi que le projet de loi 3DS (ou "4D") – qui pourtant ne ferait, lui-aussi, pas grand cas de l’eau – n’est pas sans risque. "Le texte prévoit notamment que les préfets coordonnateurs de bassin présideraient systématiquement les conseils d’administration des agences de l’eau. Une mesure guère décentralisatrice…", tacle Nicolas Garnier.

Mais c’est surtout un projet de réforme du financement de l’eau – qui pourrait prendre corps dans la prochaine loi de finances – qui suscite les inquiétudes. "Le gouvernement entend refondre la redevance de pollution domestique et la redevance pour modernisation des réseaux de collecte, aujourd’hui payées par les ménages et assimilés, pour les remplacer par une ’redevance’ qui serait due par les stations d’épuration, en fonction de leur type et des résultats obtenus", détaille Muriel Floriat.

Si cette dernière peine à percevoir "l’amélioration de la performance environnementale du système" avancée par le gouvernement, elle relève que seront en revanche certains "le transfert des charges de gestion aux collectivités, et du risque d’impayés, non évalués, et une complexification de l’ensemble, puisque l’on passera des six systèmes des agences de l’eau à des milliers".

Amorce y voit aussi la remise en cause des principes "pollueur-payeur" et "préleveur-payeur", et plus largement "du modèle de la gestion de l’eau à la française".

Plus encore, Nicolas Garnier redoute l’instauration rampante d’une "TGAP de l’eau", "une nouvelle taxe de rendement pour l’État, qui ne financerait plus qu’à la marge la gestion de l’eau, comme c’est le cas aujourd’hui avec les déchets" Une taxe qui risquerait selon lui là encore d’être "augmentée lourdement, tant il est plus facile de taxer les collectivités que les contribuables, surtout en avançant un motif environnemental".

Les responsables d’Amorce seront reçus la semaine prochaine par Barbara Pompili.

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2021-07-11
FLUX
par Marc Laimé, dimanche 11 juillet 2021 @ 15:54

Selon le CP reproduit ci-après de l’entreprise ESRI, cette nouvelle cartographie sera mise à jour annuellement pour identifier mondialement les changements d’occupation des sols et notamment les impacts des activités humaines.

« Esri, le leader mondial de la géo-intelligence, a annoncé le 24 juin qu’il proposait pour la première fois une nouvelle source de données haute résolution, à savoir une occupation 2020 mondiale des sols dans le cadre de son portail Living Atlas. Cette cartographie HD a été produite à partir des données des satellites d’imagerie Sentinel-2 de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) traitées par un nouveau workflow de Machine Learning avec le nouveau partenaire Impact Observatory ainsi que Microsoft, partenaire historique d’Esri.

Cette nouvelle cartographie sera mise à jour annuellement pour identifier mondialement les changements d’occupation des sols et notamment les impacts des activités humaines. Cette cartographie cohérente de l’occupation des sols pour l’ensemble du monde basée sur des images satellites récentes peut être combinée avec d’autres sources de données pour gérer les déploiements d’infrastructures vertes, les projets de développements durables et tous les projets de conservation des espaces qui nécessitent une vision holistique des occupations humaines ou naturelles de notre planète. Esri and Impact Observatory rendront ensuite les modèles utilisés accessibles pour traiter à la demande des occupations du sol sur toute source de données, permettant ainsi à la communauté SIG de créer des cartographies pour n’importe quelle zone à la fréquence voulue (par exemple hebdomadaire).

«  C’est une année critique pour l’action climatique  » indique Jack Dangermond, président fondateur d’Esri. «  Avec la Conference of the Parties (COP) sur le changement climatique (COP26) rassemblant les nations pour établir un ensemble d’objectifs communs, nous sommes heureux d’apporter notre pierre à l’édifice en rendant cette carte disponible pour les utilisateurs qui oeuvrent pour la santé de notre planète.  »

Les utilisateurs pourront exploiter cette donnée en la combinant avec d’autres sources de données SIG  : Modèle Numérique de Terrain, hydrologie, etc. ainsi que toutes les sources de données d’ArcGIS Living Atlas of the World, la plus vaste collection de données géographiques mondiales comprenant des cartes, des applications et des données. Avec les applications de visualisation proposées, les aménageurs du monde entier peuvent enfin mieux comprendre l’environnement et sa géographie pour prendre des décisions plus éclairées, leur permettant d’avoir un aperçu direct des occupations des sols et des impacts des activités humaines.

Haute résolution, ouverte, précise, cohérente pour des comparaisons mondiales, historisée, cette carte d’occupation des sols est un outil majeur pour l’aide à la prise de décision dans nombre de secteurs industriels et pays en voie développement. Cette carte améliore la compréhension et l’analyse de phénomènes structurants tels que  : la sécurité agronomique, la planification urbaine, la modélisation hydrologique, la gestion des ressources naturelles. De plus, les ministères ou agences nationales gestionnaires de ressources naturelles utilisent l’occupation des sols comme socle de leurs analyses afin de définir leurs priorités opérationnelles et budgétaires.

Esri a contractualisé avec Impact Observatory pour développer un modèle de classification des sols basé sur des technologies de Deep Learning et d’Intelligence Artificielle. Le jeu de données massif utilisé pour entraîner le modèle comprend plusieurs milliards de pixels d’images annotés manuellement.

Ensuite le modèle entraîné a été appliqué sur une collection de près de 400 000 images Sentinel-2 2020 pour aboutir au produit final.

Cette chaîne de traitement unique basée sur le machine learning sera bientôt mise à disposition à la demande pour aider notamment les aménageurs à monitorer finement des zones spécifiques sur un rythme annuel ou plus saisonnier pour détecter les changements d’occupation du sol.

«  Des efforts mondiaux imposent aux dirigeants de fixer et réaliser des objectifs de conservation ambitieux  » indique Steve Brumby, Co-fondateur et Président de Impact Observatory.

«  Avec le soutien des experts géospatiaux d’Esri et l’accès aux incroyables ressources informatiques de calculs de Microsoft, nous avons pu construire en un temps record une carte d’occupation des sols au service des gouvernants, des ONG, et d’une manière générale toutes les activités avec une nouvelle vision à jour et horodatée de la planète. Ces nouvelles capacités liées à l’IA permettent de générer des informations scientifiques tangibles à la demande. En faisant cela, Impact Observatory entend contribuer à l’effort mondial de préservation de la planète.  »

Esri fournit cette ressource à forte valeur sous une licence Creative Common pour encourager une adoption mondiale et équitable pour tous. Cette donnée est disponible dans ArcGIS Online en tant que service cartographique pour ses 10 millions d’utilisateurs. Cette ressource est également téléchargeable. » Pour découvrir cette nouvelle cartographie mondiale de l’occupation de sols, rendez-vous sur  :

livingatlas.arcgis.com/landcover.

A propos de Impact Observatory

Impact Observatory est une entreprise technologique qui développe des algorithmes basés sur l’intelligence artificielle (IA) et des données à la demande pour la durabilité et l’analyse des risques environnementaux destinés aux gouvernements, organisations à but non lucratif, entreprises privées et organismes publics. Fondé en 2020 à Washington, DC, l’objectif d’Impact Observatory est de permettre aux décideurs mondiaux d’être des « super-héros » planétaires, avec les informations scientifiques opportunes et exploitables dont ils ont besoin pour réussir. Plus d’informations :

impactobservatory.com.

A propos d’Esri

Esri, le leader mondial du marché des Système d’Information Géographique (SIG), des logiciels d’intelligence de localisation et de cartographie, aide les clients à exploiter tout le potentiel des données pour améliorer les résultats opérationnels et commerciaux. Fondé en 1969 à Redlands, Californie, États-Unis, le logiciel Esri est déployé dans plus de 350 000 organisations dans le monde et dans plus de 200 000 institutions dans les Amériques, l’Asie et le Pacifique, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, y compris les entreprises Fortune 500, les agences gouvernementales, les organisations à but non lucratif et les universités. Esri dispose de bureaux régionaux, de distributeurs internationaux et de partenaires fournissant une assistance locale dans plus de 100 pays sur six continents. Fort de son engagement pionnier dans les technologies de l’information géospatiale, Esri conçoit les solutions les plus innovantes pour la transformation numérique, l’Internet des objets (IoT) et l’analyse avancée.

Plus d’informations :

esri.com

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