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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2020-08-11
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 11 août 2020 @ 07:48

Les incertitudes liées à la pandémie du COVID ont frappé de plein fouet le projet d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques à Paris en juillet et août 2024. L’ensemble des acteurs concernés actent déjà, pour l’instant, d’une sévère révision à la baisse du projet initial. Ces tensions révèlent aussi en creux l’imposture d’une communication lénifiante, qui dissimule sous les atours d’une grande fête populaire “inclusive”, la poursuite acharnée d’une entreprise de spéculation foncière et immobilière sans précédent, conduite en Ile-de-France depuis un demi-siècle.

Car un fil rouge relie les projets d’aménagement de la région parisienne initiés il y a un demi-siècle au projet d’accueil des Jeux olympiques et paralympiques censés se dérouler en juillet et août 2024 à Paris et en Seine Saint Denis : celui d’une spéculation foncière et immobilière effrénée qui a déjà rapporté des milliards aux leaders français du BTP. Les soutiens politiques apportés à ces projets successifs dessinent en creux le triomphe d’un néo-libéralisme enragé qui fait fi de toute considération sociale et environnementale.

Après les villes nouvelles de Delouvrier à l’orée des années 60, puis le processus de gentrification de la capitale qui va se déployer dès le premier mandat de Bertrand Delanoë (2001), avant le projet de création d’un Grand Paris sous Nicolas Sarkozy (2007), puis celle d’un nouveau super métro automatique en petite et grande couronne (2008), avant l’avénement de la Métropole du Grand Paris sous François Hollande (2016), la spéculation est bien le fil rouge qui nous conduit au projet de “Paris 2024”.

Analysée sous cet angle, la réthorique olympique, l’évènement total des JO, la “grande fête populaire” ne sont plus qu’arguments de camelots et d’agioteurs sans foi ni loi.

En 2014, toute juste réélue, Anne Hidalgo se jette à l’eau, et annonce tout à trac un matin à la radio que Paris sera candidate aux JO de 2024.

Un mois avant elle ne voulait pourtant pas en entendre parler

Le gouvernement de Jean Marc Ayrault s’apprête à créer des métropoles. Avec la Métropole du Grand Paris (MGP), l’imperium de la capitale est menacé. Les JO peuvent redonner de l’air à la maire de la capitale qui va ensuite très vite se rêver un destin national, à mesure que le quinquennat de François Hollande vire en descente aux enfers

Pendant qu’une équipe dédiée prépare la candidature parisienne à l’attention du CIO, Paris va mettre en scène une pantalonnade à grand spectacle : les baignades au bassin de la Villette l’été, censées préfigurer les épreuves de natation des JO en 2024, prétendument inoffensives puisque des “mesures” sont mises en oeuvre pour obtenir une qualité de l’eau conforme aux impératifs de la directive européenne sur les eaux de baignade.

Un mensonge colossal. Paris et la Seine ne pourront jamais atteindre cette qualité “eau de baignade”.

Explication : l’héritage d’Hausmann et de Belgrand, les infrastructures de traitement des eaux usées de la région parisienne reçoivent aussi les eaux pluviales qui ruissellent sur les chaussées de la capitale et de la petite couronne, fortement polluées. En cas d’orage des millions de M3 d’eau polluée non traitées sont dès lors rejetées dans la Seine.

La vie au grand air -.

L’équipe d’Hidalgo va multiplier les actions les plus démagogiques pour tenter de camoufler cette impasse.

Dans le même temps le 1er janvier 2016 va être créée la métropole du Grand Paris. Un accident institutionnel sans précédent. La MGP est totalement dysfonctionnelle : des Etablissements publics territoriaux (EPT) sans moyens, un financement inexistant, etc.

Surtout cette nouvelle strate s’ajoute à l’inextricable mille-feuilles de l’IDF, les communes, les intercommunalités, les départements, la Région… sans oublier les grands syndicats techniques franciliens, des états dans l’état, véritables décideurs de tout l’aménagement urbain en IDF, un monstre ingouvernable avec ses milliers d’élus accrochés comme des moules à leurs prébendes.

Anne Hidalgo négocie avec la droite (André Santini), et devient 1ère VP de la MGP, en charge… des affaires internationales. Et se remue par ailleurs pour prendre le leadership du groupe constitué par 40 grandes métropoles mondiales, qui vont s’illustrer à mesure qu’approche la grand messe du climat, la COP 21.

A ce stade la descente aux enfers de François Hollande, du PS et de la gauche s’accélère.

Pour Anne Hidalgo l’avenir s’annonce dès lors radieux puisqu’elle pense être la seule, sous réserve de pouvoir se faire réélire en 2020, à être en situation de candidater à la présidentielle de 2022, forte de son aura de cheffe des JO de 2024.

C’était compter sans le chamboule tout Macron, dont l’accession au pouvoir en 2017 va coïncider (sans vraiment de lien de cause à effet), avec une féroce campagne d’”Hidalgo bashing”, qui cloue au pilori “Notre Drame de Paris”…

Le trou d’air va durer près de 18 mois. La mairie ferme les écoutilles, et ne communique plus que pour publiciser les “concours” du baron noir Jean-Louis Missika, qui vend Paris à tout ce que la capitale compte de promoteurs.

Sue le front des JO et des baignades en Seine, morne plaine. L’acteur incontournable pour la qualité de l’eau dans la région parisienne c’est le SIAAP, qui n’en a rien à faire des délires d’Hidalgo ni des JO. En coulisses se livre dès lors une bataille de voyous entre pro et anti JO.

En février 2018 le SIAAP se retrouve au coeur d’un scandale gigogne de marchés truqués impliquant Veolia, Suez et Saur, les trois multinationales françaises de l’eau.

Après que Paris ait “triomphalement” remporté les JO, après que tous les candidats se soient désistés, et avoir versé des centaines de millions de dollars à Los Angeles, l’ultime challenger, les difficultés vont commencer.

La constitution du “Comité” JO voit l’habituelle bataille des egos se déployer.

Très vite une “loi JO”, dérogatoire notamment aux règlements d’urbanisme, est adoptée au Parlement.

Mais des incertitudes demeurent quant aux projets d’Emmanuel Macron de réforme drastique du Grand Paris, l’une de ses promesses électorales qu’il ne pourra conduire à bien.

Car, avant même la crise des Gilets jaunes, Jupiter a calé sur la refonte du Grand Paris, qui ne sera donc pas réformé alors qu’il est totalement dysfonctionnel.

Les promoteurs des JO vont donc devoir négocier avec les mille et une coalitions d’intérêt qui se partagent la gestion de l’IDF…

Alors on bricole dans le plus grand désordre, à l’image de la création de la société mixte SOLIDEO, censée porter les aménagements qui seront implantés pour l’essentiel en Seine Saint Denis, le département le plus pauvre de France.

Les élus de l’ancienne banlieue rouge inventent le concept “d’héritage” pour justifier leur adhésion à l’entreprise de gentrification immobilière qui va accompagner les JO.

Dans le même temps éclate le scandale de la Société du Grand Paris (SGP), qui construit les 58 nouvelles lignes et gares du nouveau métro automatique, dont plusieurs sont censées être achevées pour permettre l’accès aux différents sites des JO… En quelques années le budget de l’opération a déjà quasiment doublé, au plus grand bonheur des entreprises du BTP.

Les municipales de 2020 s’annoncent déjà par ailleurs comme une nouvelle crise sans précédent de la représentation politique.

A dater de la rentrée 2018, après la crise des Gilets jaunes, les tensions sociales autour de la réforme des retraites, et la descente aux enfers de la Macronie ont redonné espoir à Anne Hidalgo, qui retrouve son projet de 2014 : la mairie de Paris, avant la présidentielle…

Puis vient la crise du COVID.

Les chantiers s’arrêtent. Les sponsors ne sont pas au rendez-vous. Jean Castex, délégué interministériel aux JO, puis M. Déconfinement devient Premier ministre.

Panique à bord. Sous la houlette du COJO va s’engager à la rentrée 2020 une sévère révision à la baisse du périmètre initial de la “folle aventure”.

En juillet 2020 Anne Hidalgo, triomphalement réélue maire de Paris, Mathieu Hanotin, nouveau boss (PS) de Saint-Denis et de Plaine Commune et Stéphane Troussel, président (PS) du 93, montent au créneau pour défendre “l’héritage”…

Sur le terrain la mobilisation se poursuit, des recours sont portés contre des projets d’aménagement qui font fi des réalités sociales et environnementales des territoires et de leurs habitants.

Les JO, stop ou encore ?

Lire aussi :

Paris 2024 : les Jeux Olympiques n’auront pas lieu

Le calendrier initial était déjà une gageure. A l’image de la cessation des travaux des chantiers des 68 gares du Grand Paris Express, ceux des infrastructures olympiques prévues en Seine-Saint-Denis sont à l’arrêt, sans qu’aucune date de reprise ne puisse être fixée. Mais il y a pire encore. M. Jean Castex, délégué interministériel aux JO s’est vu confier dans l’urgence le 3 avril dernier par le Premier ministre l’organisation du déconfinement, soit la “sortie de crise” du coronavius. Les Jeux Olympiques n’auront pas lieu dans la capitale en juillet 2024.

Lire :

http://www.eauxglacees.com/Paris-20...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 avril 2020.

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2020-08-04
VAGUES
par Marc Laimé, mardi 4 août 2020 @ 06:50

Philippe Marc et Claude Miqueu ont publié en avril dernier dans la revue « Droit de l’environnement » un impressionnant vademecun intitulé « Tour d’horizon des instruments de mise en œuvre de la Directive cadre européenne sur l’eau ». Dans leur conclusion, reproduite ci-après, ils s’inquiètent, à raison, des prochaines échéances d’adoption des SDAGE, en passe d’être pulvérisées par l’effet conjoint des impératifs sanitaires découlant de la Covid 19 et du renouvellement programmé d’une partie des élus siègent dans les Comités de bassin (sénatoriales, départementales et régionales).

« La présente contribution sur les instruments de mise en œuvre de la directive-cadre sur l’eau ne peut évidemment ignorer les conséquences sur la gouvernance des services déconcentrés de l’État, des agences de l’eau41, des collectivités territoriales gestionnaires de réformes institutionnelles per- manentes (projet de loi pour décentralisation, différenciation et déconcentration, dite loi 3D). Les débats sont donc loin d’être clos en matière de gouvernance et de compétences dans le domaine de l’eau. Ceux-ci devront intégrer, dans un contexte de renouvellement des comités de bassin en 2020, à une échéance non stabilisée42, plusieurs préoccupations parmi lesquelles le contexte aggravant du changement climatique, mais également le besoin de formation des gestionnaires de l’eau et des milieux aquatiques. Les plans de formation43 devront être respectueux des missions spécifiques, des responsabilités induites, et des évolutions de la connaissance débattue et partagée. »

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Tour d’horizon des instruments de mise en oeuvre de la DCE - P. Marc et C. Miqueu, avril 2020 -.

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2020-07-29
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 29 juillet 2020 @ 16:45

Vous souhaitez mettre votre maison en vente et vous vous demandez si le diagnostic assainissement, également appelé « état de l’installation d’assainissement », est obligatoire. Si la réponse à cette question dépend de votre type d’installation (assainissement non-collectif ou collectif), des particularités existent, notamment pour le second cas.

- ANC : oui, le diagnostic est obligatoire !

Quelle est la législation en vigueur ?

La législation a évolué, d’abord par la loi du 30 décembre 2006 relative à l’eau et aux milieux aquatiques qui prévoit un contrôle en cas de vente, ensuite par la loi « Grenelle II » du 12 juillet 2010 qui le rend obligatoire.

Cela s’est traduit par la rédaction de plusieurs articles dans le Code de la santé publique, et dans le Code général des collectivités territoriales. Article L 2224-8 du Code général des collectivités territoriales :

« I. – Les communes sont compétentes en matière d’assainissement des eaux usées.

Dans ce cadre, elles établissent un schéma d’assainissement collectif comprenant, avant la fin de l’année 2013, un descriptif détaillé des ouvrages de collecte et de transport des eaux usées. Ce descriptif est mis à jour selon une périodicité fixée par décret afin de prendre en compte les travaux réalisés sur ces ouvrages.

II. – Les communes assurent le contrôle des raccordements au réseau public de collecte, la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, ainsi que l’élimination des boues produites [,,,]

III. – Pour les immeubles non raccordés au réseau public de collecte, la commune assure le contrôle des installations d’assainissement non collectif ».

Cet article donne la compétence aux communes en ce domaine. Et seul le législateur le peut, ce qui relève de la propriété est de sa compétence (donc pas de la commune). Ensuite le Code de la santé publique précise plusieurs choses.

Article L 1331-11-1 : « Lors de la vente de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation non raccordé au réseau public de collecte des eaux usées, le document établi à l’issue du contrôle des installations d’assainissement non collectif effectué dans les conditions prévues au II de l’article L. 1331-1-1 du présent code et daté de moins de trois ans au moment de la signature de l’acte de vente est joint au dossier de diagnostic technique prévu aux articles L. 271-4 et L. 271-5 du code de la construction et de l’habitation ».

L’article L 1331-11 du même Code prévoit que les agents ont accès, pour réaliser ce diagnostic, et sous certaines conditions, aux propriétés privées.

En conséquence de tout cela, le diagnostic sur l’assainissement non-collectif est incontestablement obligatoire.

- Assainissement collectif : non, il n’est pas obligatoire, mais…

Une base juridique assez floue

Pour l’assainissement collectif, la clarté n’est plus de mise. S’il n’existe aucun texte qui prévoit l’instauration d’un tel contrôle, il existe bien des arrêtés municipaux rendant ce diagnostic obligatoire.

Des arrêtés municipaux en guise de base légale

Sur quoi ces arrêtés se fondent ils ?

Tout d’abord il faut le dire, sur l’audace des communes. Mais cette attitude semble obtenir la bienveillance du gouvernement comme en atteste cette réponse ministérielle de 2015 :

« L’article 46 de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, codifié à l’article L. 1331-11-1 du code de la santé publique, est uniquement applicable aux immeubles raccordés à une installation d’assainissement non collectif. Une telle disposition n’existe pas concernant l’assainissement collectif mais l’article L. 1331-4 du code de la santé publique prévoit le contrôle par la commune de la qualité des ouvrages nécessaires pour amener les eaux usées à la partie publique du branchement […]

Ce contrôle peut donc être effectué à tout moment par la commune, notamment à l’occasion d’une vente.

Les arrêtés municipaux visés n’outrepassent donc pas la compétence réglementaire du maire, car ils sont pris sur le fondement d’un texte législatif, l’article L. 1331-4 précité. Par ailleurs, les compétences attribuées aux communes en matière d’assainissement collectif (notamment aux articles L. 2224-8 II et L. 2224-10 1° du code général des collectivités territoriales) comportent d’importantes responsabilités qui justifient le contrôle effectué par les services de la commune ».

La base légale est faible mais les communes prennent quand même des arrêtés rendant ce contrôle obligatoire, soit par une délibération précise (cas fréquent), soit en se fondant sur l’article L 2224-12 du Code général des collectivités territoriales. Celui-ci prévoit que les communes doivent établir un « règlement de service » qui définit « les prestations assurées par le service ainsi que les obligations respectives de l’exploitant, des abonnés, des usagers et des propriétaires ».

Les communes utilisent ce règlement pour rendre le contrôle obligatoire.

Pourquoi les communes instaurent ce contrôle ?

Plusieurs pistes sont possibles.

Comme le mentionnait la réponse ministérielle, l’assainissement est une compétence communale qui implique des responsabilités, pour éviter des ennuis juridiques les communes se protègent en instaurant ce contrôle. Mais surtout il faut savoir que le diagnostic de l’assainissement n’est pas un pouvoir de police du maire, mais une compétence détenue par la commune. Ce qui veut dire que par sa nature, ce contrôle ne rentre pas dans la catégorie des actes d’opérations de police (administrative) mais bien dans celles des prestations de services.

Quel est le cadre juridique ?

La cadre juridique posé, sans donner de réponse définitive, éclaire sur les motivations. La base sur laquelle est construite la délibération est trop faible (le manque de valeur juridique d’une réponse ministérielle) et quelques fois trop ambiguë (le chemin des ânes suivi pour imposer cette délibération par le règlement).

Les arguments juridiques sont faibles, et les communes préfèrent agir comme s’il était obligatoire.

Peut-on s’exonérer du diagnostic assainissement ?

Pour le contrôle de l’assainissement non-collectif, non.

Pour le collectif oui.

Mais la question qui succède juste après est : à quel prix ? Il faut rappeler qu’il n’existe pas de réelle base juridique, donc évidemment pas de sanctions prévues. Encore faut-il savoir résister à la pression. Pour le vendeur à celle du notaire, ce dernier pourrait « imposer » ce contrôle à son client. Pour le notaire à celle du risque de voir engager sa responsabilité. Comment ? Si la vente se fait et que le notaire estime que le diagnostic n’est pas à faire, malgré l’arrêté en ce sens pris par la commune, car le propriétaire paie la redevance sur l’assainissement avec sa facture d’eau (ce qui laisse penser au premier abord qu’il est bel et bien raccordé). Mais qu’en réalité, l’immeuble ne l’est que partiellement (certains sanitaires peuvent ne pas l’être : douches, WC, etc.) alors l’acquéreur pourra engager la responsabilité du vendeur (et celui-ci pourra se retourner contre le notaire) pour ce qui s’apparente à un vice caché.

Reste l’hypothèse d’un particulier qui remettrait en cause devant la justice administrative le bien-fondé de ces délibérations...

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2020-07-26
FLUX
par Marc Laimé, dimanche 26 juillet 2020 @ 18:24

Avec ou sans masques, les grandes manœuvres se poursuivent incontinent. Vous qui nous suivez ici, vous l’aurez compris, un mot d’ordre, un seul, le vagabondage, qui fort heureusement, et point depuis si longtemps (1808-1994), n’est plus puni par le Code Pénal. Pour le reste, au terme d’une fugitive éclipse, tout va toujours de mal en pis. Nous voilà rassurés.

- Saint-Gobain PAM serait toujours à vendre, selon LLA ?

Pour sa filiale Saint-Gobain PAM, le projet de la direction du groupe vise à séparer les activités du bâtiment de celle de la canalisation. Il laisse entrevoir une éventuelle vente de la société à la découpe. La recherche d’un partenaire se poursuit, même si l’hypothèse d’un rapprochement avec le chinois XinXing s’est éloignée. [...] (276 mots)

https://www.lalettrea.fr/entreprise...

- Le lac du Der à la rescousse en cas de sécheresse ou de crues dans le Grand Est

Indispensable pour éviter les crues et intervenir en cas de sécheresse, le lac du Der est avant tout un ouvrage technique avant d’être un haut lieu touristique. Le niveau des cours d’eau, particulièrement bas dans le Grand Est, va être secouru par les lâchers d’eau du lac du Der.

https://france3-regions.francetvinf...

Il faut lire les lignes, aussi assassines qu’inspirées, qu’inspire le Lac du Der - et ses concepteurs -, à François Sureau, vagabondant dans les 800 et quelques pages de L’Or du temps (Gallimard, 25 euros), du plateau de Langres au Havre, errance magnifique (le prochain Goncourt ?), transmuée cet été en feuilleton sur France Culture : "La Seine et nos amours".

- FNE aligne le projet de "casier pilote" de la Bassée.

Vingt ans de projet inepte qui accouchent du bâtard des Grands Lacs et de la Métropole du Grand Paris, avec en prime, outre son inutilité manifeste, des dégâts environnementaux qui le sont tout autant.

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FNE CP La Bassée, 10 juin 2020 -.

- Intermède. Dimanche dernier dans l’église de Bois Plage, à l’Ile de Ré, les deux tiers de la nef quasi comble à 9 heures et demie, résonnent d’une chorale qui nous évoque celle de la cathédrale de Fort-de-France, un dimanche là aussi, l’an dernier, en Martinique. Plus loin, sur le mur de la rangée de boutiques assaillies par des touristes bronzés, qui surplombe l’embarcadère pour l’ile d’Aix, une photo d’époque, en noir et blanc. L’embarquement pour les bagnes de Guyane et de Nouvelle Calédonie.

- L’empreinte de ce "territoire" Rétais, à n’en pas douter : au train où l’on va, nous voyons se profiler le parachutage du governmental team, conduit par Castex et Dupond Moretti, à l’assaut de Fort Boyard...

- Tiens, et à propos des Antilles, en Guadeloupe les usagers de l’eau mécontents veulent être entendus :

https://www.rci.fm/guadeloupe/infos...

https://la1ere.francetvinfo.fr/guad...

https://www.facebook.com/groups/473...

- Et, ce qui a tout à voir : comment la justice administrative protège les administrations. L ‘ADES, à Grenoble, déplore, preuves à l’appui, l’ensauvagement d’une justice qui rechigne de plus en plus à défendre les intérêts des citoyens.

https://www.ades-grenoble.org/wordp...

- Evian : des traces de chlorothalonil dans de l’eau en bouteilles

La SonntagsZeitung, le plus important des journaux suisses alémaniques du dimanche, a révélé [1] que des chercheurs de l’Institut fédéral des Sciences et technologies de l’eau (Eawag) avaient découvert des traces de chlorothalonil dans une bouteille d’eau minérale de la marque française Evian. La quantité de résidus trouvés (6 nanogrammes par litre) est certes bien inférieure à la limite légale (0,1 microgramme par litre) et n’est pas nuisible à la santé, mais la présence, dans une eau de boisson embouteillée, de ce pesticide interdit depuis peu en Suisse et dans l’Union européenne a néanmoins valeur de signal d’alarme.

http://www.aqueduc.info/Des-traces-...

- Dans le Morbihan, le réseau d’assainissement défaillant empoisonne les huîtres et les consommateurs

Dans le Morbihan, les ostréiculteurs craignent de devoir mettre la clef sous la porte. Leurs huîtres sont régulièrement porteuses et vectrices de norovirus et transmettent gastro-entérites et diarrhées aux consommateurs. En cause : des stations d’épuration et un réseau d’assainissement défaillants, ainsi qu’une urbanisation rampante.

Cette enquête a été réalisée par quatre étudiants en licence professionnelle de journalisme spécialité web à l’IUT de Lannion (Côtes-d’Armor). Ils ont été encadrés par Laurence Dierickx, Philippe Gestin et Olivier Trédan, enseignants à l’IUT, Donatien Huet, journaliste à Mediapart, et Alexandre-Reza Kokabi, journaliste à Reporterre.

https://reporterre.net/Dans-le-Morb...

- Les cyanobactéries toxiques prolifèrent dans les cours d’eau

https://reporterre.net/Les-cyanobac...

Alexandre-Reza Kokabi, 25 juillet 2020, Reporterre.

- A Rennes, Terre de sources veut protéger l’eu, tout en aidant les agriculteurs

https://reporterre.net/A-Rennes-Ter...

- Nonobstant, le CEREMA publie un panorama français du Re-use…

https://www.cerema.fr/system/files/...

- La DDT et le Préfet des Hautes Pyrénées déplorent le retard à l’allumage de l’expérimentation du re-use conduite par Veolia à Aureilhan. Toujours çà de pris.

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Courrier DDT à ATTAC 65 -.

- COVID-19 : LA RECHERCHE FRANÇAISE MOBILISEE

Avec OBEPINE, c’est « Etienne-Etienne » en live. « Ils sont venus ils sont tous là. Y a même Veolia, la fille maudite, elle va mourir laaaa Covid… »

Propaganda :

Suivi des traces de Covid19 dans les eaux usées : le M.E.S.R.I. augmente l’ambition du projet OBEPINE

Lancé au début de la crise sanitaire, le projet d’Observatoire épidémiologique dans les eaux usées (OBEPINE) est mené conjointement par un réseau pluridisciplinaire d’équipes de recherche distribué sur l’ensemble du territoire, avec l’appui opérationnel des exploitants de stations d’épuration, les grands groupes associés, des collectivités locales et des agences de l’eau.

Il vise à réaliser un suivi en temps réel des traces de Covid19 dans les eaux usées de tout le territoire national afin de détecter et d’alerter rapidement sur un potentiel regain de l’épidémie.

Les premiers résultats obtenus par OBEPINE, sur une trentaine de stations d’épuration, ont montré que la charge virale est détectable dans les eaux d’épuration avec une haute sensibilité. Cette quantification s’est révélée, pour le cas particulier de l’agglomération parisienne, précoce et proportionnée à l’afflux de malades dans les hôpitaux lors du premier pic épidémique. Cette approche a reçu un avis favorable du Comité Analyse Recherche et Expertise (CARE) et a été soutenue financièrement à hauteur de 500 000 euros par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation pour approfondir les travaux les plus fondamentaux.

Le choix judicieux des lieux de prélèvement des eaux usées, combiné à une connaissance fine des populations concernées, permet d’envisager un maillage territorial, un véritable réseau "sentinelle", qui viendrait compléter les mesures sanitaires déjà mises en place par le gouvernement.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a souhaité que ce concept développé par OBEPINE puisse être vérifié à plus grande échelle par un démonstrateur opérationnel dès l’automne 2020. L’ambition est d’arriver à un maillage territorial s’appuyant sur un réseau de 150 stations d’épurations.

Un financement d’un maximum de 3 millions d’euros du M.E.S.R.I. accompagnera le déploiement de ce démonstrateur.

A l’issue de ce projet, un rapport complet sur les performances, les améliorations à apporter et sur les difficultés opérationnelles rencontrées est attendu. Ces éléments permettront d’apprécier l’opportunité et les conditions de la mise en place d’un réseau pérenne d’alerte et de surveillance dans un contexte où les avis scientifiques s’accordent sur l’éventualité d’une résurgence de la pandémie de Covid19 dès cette année, et sur la possibilité de vagues saisonnières.

Cette approche pourrait également être adoptée pour le suivi d’autres pathologies infectieuses.

https://www.enseignementsup-recherc...

- Europe 1 : Coronavirus : grâce aux eaux usées, Veolia espère pouvoir repérer "une éventuelle reprise de....

https://www.europe1.fr/economie/cor...

- Communiqué de presse Eau de Paris/La Sorbonne – 22 juillet 2020.

Le groupement de recherche OBEPINE[1] constate un faible niveau de présence du virus SARS-CoV2 dans les eaux usées.

Les relevés récents réalisés par les équipes du réseau OBEPINE (Observatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées), un consortium composé d’équipes de recherche et d’opérateurs publics et privés, montrent la présence de traces du SARS-CoV2 dans les eaux usées à un niveau faible et sur certains points de suivi localisés de Paris et la région parisienne.

La surveillance du SARS-CoV2 dans les eaux usées à Paris a été mise en place le 5 mars 2020. Le suivi des eaux usées, en complément d’autres indicateurs, permet en effet d’évaluer aussi précocement que possible l’entrée et le niveau de circulation du virus dans les populations Il s’agit, pour les autorités sanitaires, d’un indicateur complémentaire aux suivis des données épidémiologiques qui contribue, parmi d’autres indicateurs, à anticiper et évaluer l’évolution de l’épidémie. C’est un indicateur qui s’avère facile à mettre en place, éthiquement acceptable, avec un investissement financièrement soutenable.

Des données qui ne permettent pas à ce stade de tirer de conclusions strictes Alors que le virus n’était plus détectable depuis la mi-mai dans plusieurs stations d’épuration d’Ile de France, les derniers prélèvements présentent des signaux positifs – quoique très faibles - de présence du génome de SARS-CoV-2 dans certains points de suivi localisés. Cette très légère augmentation des traces de SARS-CoV-2 dans les eaux usées ne permet cependant pas à ce stade de tirer des conclusions sur le nombre de personnes infectées mais est un indicateur sur la circulation du virus dans la région parisienne. Ces résultats ne sont pas exploitables sans une mise en contexte, une confrontation aux données épidémiologiques conduites sur les populations et une analyse plus globale des résultats et notamment de leur dynamique temporelle. Des travaux de recherche sont en cours dans le cadre du projet OBEPINE en relation avec les autorités de santé pour améliorer cette relation entre résultats des analyses et quantification de la circulation du virus.

A propos du projet Obépine

Le réseau OBEPINE a été missionné et financé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation pour mettre en place ce dispositif.

Il constitue un réseau national de surveillance du SARS-CoV2 dans les eaux usées dont le comité de pilotage est composé de :

• Jean-Luc Bailly, Maître de conf. Université d’Auvergne (virologie, épidémiologie moléculaire), HDR

• Christophe Gantzer, Professeur de Microbiologie, Université de Lorraine /CNRS (virus dans l’environnement)

• Soizick Le Guyader, Directrice de Recherche, Ifremer, Nantes

• Yvon Maday, Professeur Sorbonne Université (mathématiques appliquées) et Directeur de l’Institut Carnot Smiles

• Vincent Maréchal, Professeur Sorbonne Université (virologie humaine)

• Jean-Marie Mouchel, Professeur Sorbonne Université (Hydrologue et géochimiste, spécialiste des milieux urbains)

• Laurent Moulin, Docteur en Microbiologie, HDR, Responsable du laboratoire R&D Eau de Paris

• Remy Teyssou, Professeur Agrégé du Val de Grâce, Directeur du l’Unité de Virologie de l’IRBA

• Sébastien Wurtzer, Docteur en Virologie, Ingénieur au laboratoire R&D Eau de Paris

Les membres du réseau OBEPINE ont développé des méthodes et outils qui permettent de repérer la présence du virus dans les eaux usées. La surveillance des eaux usées fournit en effet un signal global et complémentaire pour toute la population reliée par le même réseau d’eaux usées.

[1] Observatoire épidémiologique dans les eaux usées

- Irrigation : un mystérieux « attentat » contre une mairie, dénoncé par « Bassines non merci »

A qui profite le crime ? Espérons que DEMETER ne va pas conduire un raid…

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CP suite tags mairie Amuré - BNM 22-07-20 -.

https://www.youtube.com/watch?v=vvZ...

BNM TV a aussi le plaisir de vous présenter son 1er numéro de "L’info de la semaine" :

https://www.youtube.com/watch?v=8wQ...

D’autres suivront pendant tout l’été pour vous apporter des informations sur les bassines et l’Eau au plus près de l’actualité. Vous pourrez les retrouver sur la page Facebook (https://www.facebook.com/bassine.no...) et le site internet de BNM (https://bassinesnonmerci.fr/)

A diffuser et partager sans modération !

Les prochains mois seront décisifs. L’arrêté préfectoral autorisant la construction des 16 bassines a été signé la semaine dernière. Officiellement, les travaux peuvent donc démarrer. C’est pourquoi, nous avons plus que jamais besoin de tout le soutien possible de la population pour empêcher que ce projet sorte de terre.

- La Cour des comptes européenne veut savoir si l´utilisation agricole de l´eau dans l´UE est durable.

Les agriculteurs étant de grands consommateurs d’eau douce, la Cour des comptes européenne évalue actuellement l’impact de la politique agricole de l’UE sur l’utilisation durable de l’eau. L’audit, qui vient de commencer, contribuera utilement aux progrès de l’UE dans sa réforme de la politique agricole commune.

L’eau douce est une de nos ressources les plus précieuses. Or l’eau se raréfie dans toute l’Europe sous l’effet de la double pression engendrée par l’activité économique et par le changement climatique. L’agriculture, en particulier, exerce un impact majeur. Un quart au moins de la quantité d’eau douce captée dans l’UE est utilisée sur des terres agricoles. L’agriculture influe non seulement sur la quantité et la disponibilité des ressources en eau douce, mais encore sur la qualité de l’eau, par exemple par l’intermédiaire de la pollution par les engrais et les pesticides.

« Les agriculteurs sont d’importants utilisateurs d’eau douce ; ils sont aussi parmi les premiers à ressentir les effets de la pénurie d’eau », a déclaré Mme Joëlle Elvinger, la Membre de la Cour des comptes européenne responsable de l’audit. « Notre audit vise à déterminer, en particulier, si l’action de l’UE et de ses États membres dans le domaine agricole est appropriée et si elle est efficace pour ce qui est d’appliquer et de faire respecter les principes de gestion durable de cette ressource vitale. »

https://www.eca.europa.eu/fr/Pages/...

- Le SEDIF, protecteur de la nappe du Champigny

Et vlan dans les dents d’Eau de Paris, dont le nouveau président est un spécialiste éminent de l’animation culturelle dans le quartier de la place des Fêtes… O tempora…

Signature du contrat de territoire Eau et climat du Champigny -.

- A Lyon, Veolia se prépare à croiser le fer avec la Métropole.

Les services avaient pourtant tout prévu et lancé un marché pour l’AMO censé « choir le meilleur mode de gestion » (on connaît la chanson), avant le terme de l’actuel contrat qui se termine dans deux ans et demi. Pour du tuilage, c’est du tuilage. Et voilà-t-y pas que le nouveau président de la Metro voudrait bouter Veolia dehors ! Ca va saigner.

Bruno Bernard annonce la republicisation de l'eau à Lyon -.

- Tunisie : chacun tire l’eau à son moulin...

Bien des crises en rapport avec l’eau en Tunisie ont partie liée avec les groupements de développement agricole (GDA). Il s’agit de structures locales en charge de la gestion de l’eau et certaines ressources naturelles (forêts, pâturages, périmètres irrigués) et qui sont, à leur échelle, en proie à d’énormes difficultés d’ordre financier, dues aux impayés. Car, leurs recettes proviennent exclusivement, de la vente de l’eau. Or, le taux de recouvrement des factures d’eau ne dépasse pas 40% des volumes consommés par les agriculteurs.

Ce phénomène s’est aggravé depuis 2011, entraînant un endettement de plus en plus contraignant et affectant la capacité des GDA à assurer l’entretien des réseaux et l’approvisionnement en eau des adhérents, ont souligné des spécialistes dans une conférence en ligne organisée, récemment par l’Observatoire Tunisien de l’Economie en partenariat avec Observatoire Tunisien de l’Eau, Association Nomad08, sur la gestion de l’eau dans le milieu rural, les problèmes auxquels font face les GDA et l’impact sur le secteur agricole.

Il n’y a pas que le volet financier qui entrave la bonne gouvernance de ces structures, mais aussi, le manque de transparence dans la gestion financière des GDA et la faible légitimité des conseils d’administration, souvent contrôlés par les autorités locales et les acteurs économiques influents, d’après les intervenants.

https://africanmanager.com/gda-chac...

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2020-07-25
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 25 juillet 2020 @ 15:53

Intitulé « Gestion du risque informationnel dans le secteur de l’eau », un récent rapport de l’EGE nous a laissé stupéfait. Un groupe d’étudiants, les « apprentis guerriers » enfile les perles en racontant littéralement n’importe quoi, n’importe comment, dans un registre paranoïaque aussi halluciné que désordonné, qui flanque toute la démonstration à terre. On ne saurait trop leur recommander d’effacer cette contribution de leur CV s’ils veulent trouver du boulot dans le secteur…

Ainsi mélange t’on allègrement les torchons et les serviettes, la « guerre public-privé » avec une présentation de la situation française, factuellement fausse, occultant la loi NOTRE, inventant des choses qui n’existent pas, comme les « contrats de location » en place des DSP, avant que d’applaudir à deux mains la loi Sapin, que le monde entier nous envie… Ad nauseam. Affligeant.

Ensuite c’est une caverne d’Ali Baba où l’on se promène de marchés de l’eau agricole en Australie, à l’affaire de Flint, à l’éviction de Veolia du Gabon, au re-use, au dessalement, à l’affaire du tritium dans l’eau potable, puis de la COVID-19, et autres intoxications loufoques…

Avant que de commenter gravement l’action de mystérieux hackers qui s’apprêteraient à prendre le contrôle des services d’eau et d’assainissement sur toute la planète…

Vu la date de parution, l’hypothèse la plus probable est que nos « guerriers » ont gravement fumé et avalé des tonneaux de bière "bio", brassée à Montreuil, bien sur, en batifolant sur les rives du canal Saint Martin en sortie de confinement.

Ajoutons que cette pièce de motets désarticulés semble avoir originellement été rédigée en l’un des sabirs anglo-saxon de rigueur dans ce type d’officine, avant que d’être recrachée par le traducteur automatique d’un quelconque gogol, générant coquecigrues, barbarismes et pures absurdités, ce qui confère à l’ensemble l’allure d’un opéra néo-punk, ce qui nous change des pièces dont nous faisons notre ordinaire.

In fine, le sens caché de cette publication, s’il en est un, nous échappe totalement.

PDF - 2.1 Mo
La gestion du risque informationnel dans le secteur de l’eau - EGE, juin 2020 -.

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2020-07-18
VAGUES
par Marc Laimé, samedi 18 juillet 2020 @ 06:21

Succédant à des années déjà critiques en de nombreux points du territoire, 2020 s’annonce à nouveau comme pouvant dévoiler des situations de crise, désormais expliquées par l’impact du chnagement climatique sur le cycle de l’eau. A cet égard annonces, rapports, innovations, se succèdent à un train d’enfer, au point de rendre parfois malaisée la compréhension de la crise comme les solutions que prétendent lui apporter les différentes parties prenantes impliquées. Une remise en parspective historique permet toutefois d’embrasser les différentes problématiques concernées.

- Etonnament, le 1er juillet dernier l’état des lieux mensuel des nappes souterraines du BRGM, dans toute sa sobriété, ne permet pas de prime abord, d’augurer d’une nouvelle crise sévère.

https://www.brgm.fr/publication-pre...

- Nonobstant, en région, de nombreux signaux d’alerte sont déjà passés au rouge.

- Sécheresse : le Doubs ne coule presque plus dans le défilé d’Entre-Roches C’est devenu un triste grand classique des périodes de sécheresse. Ce lundi 13 juillet, la rivière le Doubs entre Morteau et Pontarlier a un débit quasi nul au niveau du canyon du défilé d’Entre-Roches.

https://france3-regions.francetvinf...

- Sécheresse en Centre-Val de Loire : la ressource en eau déjà "dégradée", les premières restrictions annoncées

La sécheresse de 2019 et les faibles pluies depuis le début de l’année crée une situation de tension dans plusieurs départements, alors que l’été vient de commencer.

http://france3-regions.francetvinfo...

Il faut revenir un peu en arrière pour prendre la mesure de la complexité du dispositif qui se met désormais en place chaque année.

- Arrêté cadre inter-préfectoral du 4 juillet 2017 portant définition d’un plan d’actions sécheresse pour le sous-bassin de la Garonne

http://www.ariege.gouv.fr/Politique...

Au sein de l’appareil d’état, si les divergences apparaissent de plus en plus nettement entre les ministères de l’Agriculture er celui de l’Ecologie, ce qui a conduit récemment le nouveau président de FNE d’interpeller les responsables du second sur la mainmise de plus en plus flagrante du premier sur le dossier de l’irrigation, notamment vis le COREMA qui recycle à tour de bras les dossiers qui avaient paru avoir re çu le sort s’ils méritaient, la poubelle, à l’occasion de la missiuon Bisch, on voit poindre une autre approche du problème.

- Retour d’expérience sur la gestion de la sécheresse dans le domaine de l’eau

https://www.gesteau.fr/actualite/re...

Louis Hubert et Virginie Dumoulin, CGEDD 2019.

Une tendance qui semble se confirmer avec la réunion sécheresse du 14 mai 2020, puis la lettre aux Préfets d’Emmanuelle Wargon, en date du 23 juin 2020.

https://www.ecologique-solidaire.go...

- Une dynamique que l’on retrouve à nouveau à la lecture du rapport de la Mission d’information sur la gestion des conflits d’usage en situation de pénurie d’eau. M. LOÏC PRUD’HOMME, Président, ET Mme FREDERIQUE TUFFNELL, Rapporteure, Députés.

http://www.assemblee-nationale.fr/d...

- Des tensions que l’on retrouve dans un webinaire organisé par Amorce

https://amorce.asso.fr/evenement/e-...

Session du matin :

Ressources en eau et changement climatique : enjeux et stratégie

https://vimeo.com/428420853

Session de l’après-midi :

Adaptation aux tensions sur la ressource en eau : des territoires engagés !

https://vimeo.com/428426012

- Mais surtout dans celui organisé par le Cercle français de l’eau, le 6 juin 2020

https://www.youtube.com/watch?time_...

Par ailleurs de nouveaux outils se font jour.

Ainsi, dès septembre prochain, les décideurs publics devraient bénéficier du nouvel outil de prévision de l’évolution du niveau des nappes souterraines, proposé par le BRGM, pour anticiper notamment les problématiques de restriction d’eau.

Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), opérateur historique du réseau piézométrique - en charge des quelque 1.600 capteurs qui mesurent l’état du niveau des nappes d’eau - présentait à la presse ce 11 juin un nouvel outil de prévision baptisé "MétéoEAU Nappes". Le site éponyme aura pour but d’informer en temps réel "sur l’évolution des nappes souterraines et de prédire leurs niveaux pour les mois à venir", résume Jérôme Nicolas, responsable du réseau national de surveillance de l’état quantitatif des eaux souterraines et co-responsable du projet. Une façon de répondre aux attentes croissantes des gestionnaires et des utilisateurs d’eaux souterraines face aux dérèglements climatiques. Le projet fait ainsi écho aux nombreuses interrogations après l’exceptionnelle sécheresse de 2019 (85 départements ont pris des mesures de restriction), mais pourrait "également servir à gérer les risques inondations", remarque-t-il. Il s’agit en effet d’un "service d’aide à la décision pour la gestion de l’eau sur les territoires" permettant aux décideurs, services de l’Etat et collectivités territoriales, et aux usagers, et au premier chef le monde agricole, d’anticiper des problématiques de restriction voire de prévenir les conflits d’usages, ce qui s’avère important en période de sécheresse notamment.

Bulletin prévisionnel

Produire et diffuser des données brutes quotidiennement est déjà possible aujourd’hui via la base nationale Ades. Le BRGM cherche désormais à produire ces données "valorisées" à partir de ses outils de modélisation numérique. L’objectif est de publier en temps réel les courbes d’évolution des nappes, et même de prédire leur niveau pour les 3 à 6 mois à venir (en hautes et basses eaux) en fonction de scénarios préétablis (prévisions du comportement des aquifères). En clair, passer d’un bulletin de situation hydrologique (BSH) "actuel" à un "BSH prévisionnel". Sur le concept du "bulletin météo", les données prédictives seront rafraîchies automatiquement grâce à l’utilisation et au croisement en quasi-temps réel des données pour tenir compte des épisodes pluvieux qui pourraient avoir un impact. L’interface web "facile d’utilisation et compréhensible" (cartes et courbes en temps réel, fiches dynamiques etc.), promet Jérôme Nicolas, sera en principe disponible à la rentrée, après les derniers réglages.

Recharge hivernale satisfaisante

Selon le dernier bilan du BRGM, au 1er juin, les tendances restent "hétérogènes", mais la situation est globalement satisfaisante, "avec des niveaux supérieurs à la moyenne sur une grande partie du territoire. La recharge 2019-2020 des nappes phréatiques a été nettement supérieure à la moyenne, du fait de pluies efficaces précoces et conséquentes, et a généré des niveaux particulièrement hauts sur certaines nappes, en particulier du bassin aquitain et sur le pourtour méditerranéen, qui ont en outre bénéficié d’apports supplémentaires en mai. Une situation "moins favorable" sur une large partie Nord-Est, les nappes de la plaine d’Alsace, des couloirs de la Saône et du Rhône et de l’est du Massif Centre affichant toujours "des niveaux modérément bas à bas, conséquences de déficits pluviométriques successifs". Mais les épisodes de pluie attendus en juin "pourraient avoir un effet bénéfique localement sur les nappes les plus réactives". Les tendances des nappes inertielles devraient quant à elles "rester orientées vers la baisse et la situation ne devrait pas se modifier".

Source : la Banque des territoires/CDC

- A l’identique pour Info-secheresse.fr, une nouvelle plateforme de surveillance des sécheresses

La réunion des trois disciplines de la sécheresse : c’est ce que propose Imageau, la jeune pousse qui rejoint le groupe Saur en 2017. « info-secheresse.fr a été conçue parce que les sécheresses sont amenées à devenir plus fréquentes, plus longues et que le défi du changement climatique impose de généraliser le partage de l’information et des pratiques durables de gestion et d’exploitation des ressources en eau », explique Matthieu Baïsset, directeur technique d’Imageau et expert hydrogéologue.

« Grâce à l’open data, la plateforme info-secheresse.fr rassemble et interprète en continu les données pluviométriques, hydrologiques et hydrogéologiques et permet ainsi de surveiller en temps réel l’évolution de la ressource en eau des territoires », explique Saur dans son communiqué. D’accès gratuit et continu, le site propose des données qualifiées, mises à jour quotidiennement et spatialisée. Avec une interface fluide et intuitive, il fournit par département sous forme de cartes et de diagrammes, assortis d’un code couleur, un indicateur de la sécheresse des cours d’eau, un indicateur de sécheresse des nappes phréatiques, le cumul pluviométrique des six derniers mois, des trois derniers mois et des trente derniers jours.

Pour tous les acteurs de l’eau

« Conçu par des hydrogéologues pour tous les acteurs de l’eau », info-secheresse.fr valorise plus de 100 millions de données ouvertes gouvernementales recueillies dans 4 500 points affichés et actualisés quotidiennement (1 000 points concernent les stations de surveillance pluviométrique, 1 500 les stations de surveillance des débits d’eau et 2 000 les stations de surveillance du débit des nappes), soit une intégration de plus de 180 000 nouvelles données brutes par jour.

Info-secheresse.fr s’adresse aux organismes consultés lors des comités sécheresse (tourisme, sécurité incendie…), aux agences de l’eau, du ministère de la Transition écologique et solidaire et ses services déconcentrés (DDT, ARS, Dreal…), aux services décentralisés ayant une compétence de préservation de l’eau ou de Gemapi (régions, départements, EPTB, syndicats de nappe…), aux collectivités avec compétences en matière de production d’eau, aux exploitants (régies, délégataires), industriels et agriculteurs., mais aussi aux particuliers.

Source : Cayola groupe.

- Sécheresse et suivi des Assises de l’eau au menu du Comité national de l’eau

https://www.banquedesterritoires.fr...

Localtis, la Banque des territoires (CDC), 16 juillet 2020.

- Eau douce en France : des étés en pente raide

https://www.liberation.fr/apps/2020...

Libé labo.

- Sols arides, manque de pluies, ruisseaux à sec, année après année, une sécheresse récurrente

https://www.lemonde.fr/les-decodeur...

Lea Sanchez, Raphaëlle Aubert, Le Monde, 1er aout 2020.

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2020-07-16
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 16 juillet 2020 @ 15:38

Une centaine de pompiers sont à l’œuvre depuis ce jeudi matin à Valenton (Val-de-Marne), pour tenter de refroidir un silo à moitié rempli de boue et qui brûle de l’intérieur. Le risque d’explosion n’étant pas écarté, tous les employés ont été évacués.

"Gros coup de chaud à Valenton depuis ce jeudi matin. Un incendie s’est déclaré vers 9 heures dans un silo de la station d’épuration du SIAAP. « Le risque d’explosion est limité mais il n’est pas écarté », analysait ce midi le porte-parole des pompiers alors que ses collègues venaient de faire un état des lieux de la situation.

Le bâtiment d’environ 100 m3 est à moitié rempli de boue. Il continue de brûler de l’intérieur mais « la situation est stabilisée », assure la même source. Le risque c’est évidemment le ciel gazeux formé dans la cuve et susceptible de provoquer une explosion.

Tous les employés de la station d’épuration ont été évacués. Un très large périmètre de sécurité a été établi. Aucun blessé n’est pour l’heure à déplorer. Il n’a pas fallu évacuer de riverains, la station d’épuration se trouvant à l’écart des habitations.

Pascal Burner - BSPP -.

Pascal Burner - BSPP

Des lignes de chemin de fer fermées au moindre doute

Mais plusieurs habitants ont compris qu’il se passait quelque chose de grave grâce aux sirènes activées tout autour du site : « Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un exercice, témoigne ce résident d’Orly. Mais les sirènes continuaient à hurler. Puis, j’ai appris que des pompiers arrivaient sur place. Ce n’était pas un exercice. Cela ne me rassure pas trop car j’habite à côté. »

Une cellule de crise a été activée par la SNCF car la lignes de TGV Paris-Lyon Marseille se trouve à proximité immédiate du site. « Au moindre coup de sifflet de notre part, les trains sont arrêtés », précise le représentant des pompiers.

« Un bouchon » dans le bas du silo empêche l’évacuation de la boue

Une centaine de soldats du feu, notamment des spécialistes du risque industriel, font le maximum pour refroidir le silo concerné avec l’aide de trois lances à incendie. « C’est notre action principale », décrit la même source.

Des relevés de température et explosimétriques sont effectués à intervalles réguliers avec une caméra thermique. Des cadres de la station d’épuration comparent avec les températures des jours précédents toujours dans le but d’apprécier le risque d’explosion.

Le silo, évidemment étanche, est équipé d’une soupape qui s’actionne pour libérer la pression trop forte. Elle ne s’était pas pour l’heure encore déclenchée. Les pompiers ont essayé de libérer la boue par le bas du silo mais « un bouchon s’est formé », a constaté le pompier. Ses collègues s’efforçaient toujours ce jeudi après-midi de casser ce bouchon.

Deux autres silos se trouvent à côté de celui touché par l’incendie. Mais ils sont vides. Un quatrième, servant de pyrolyse, est en revanche relié à celui qui fonctionne. L’intervention devrait se poursuivre une bonne partie de la journée."

Source : Le Parisien.

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2020-07-15
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 15 juillet 2020 @ 08:15

A travers les récentes modifications du PLU décidées par la ville de Montpellier, on peut désormais visualiser clairement, grâce à la mise en lignes de données en open data, la poursuite et l’aggravation d’un urbanisme mortifère, à rebours des déclarations lénifiantes de responsables publics littéralement drogués à la construction à outrance, « quoi qu’il en coûte… »

« Le 31 janvier 2020, la 13ème modification du Plan local d’urbanisme (PLU) de la ville de Montpellier a été adoptée par le conseil métropolitain.

C’est en effet le conseil métropolitain, et non pas le conseil municipal, qui a adopté cette modification du PLU, puisque l’urbanisme est devenue une compétence de la métropole

La modification du PLU a été adoptée à l’unanimité, montrant que lorsqu’il s’agit d’urbanisme les chamailleries et les clivages politiques habituels disparaissent : « je ne t’emmerde pas quand tu urbanises dans ta commune et tu ne m’emmerdes pas quand j’urbanise dans la mienne... »

Lors de la consultation publique sur ce PLU, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), a émis des réserves sur l’augmentation de la hauteur des constructions dans plusieurs quartiers, et demandé que soient réalisées des études démontrant l’absence d’impact sur le paysage. Et bien entendu la métropole s’est engagée à faire réaliser ces études... par des bureaux d’études aux ordres... avec la bénédiction du commissaire enquêteur.

Le PLU modifié est accessible sur le site opendata de la métropole :

http://data.montpellier3m.fr/datase...

Mais si vous n’avez pas un SIG (système d’information géographique) pour intégrer les données, ce n’est pas vraiment exploitable. Pour cela, il vaut mieux consulter le géoportail gouvernemental concernant l’urbanisme :

https://www.geoportail-urbanisme.go...

Vous tapez le nom de la ville qui vous intéresse (par exemple Montpellier), puis vous précisez éventuellement une parcelle.

Vous obtenez alors toutes les informations sur l’occupation du sol, la hauteur maximale des constructions, etc., dans la parcelle considérée.

Concernant le PLU de Montpellier, la 13ème modification vise notamment à :

- intégrer au document des dispositions réglementaires et conservatoires relatives à l’aménagement des quartiers existants de la Ville de Montpellier et d’opérations d’urbanisme nouvelles ou en cours de réalisation (ZAC, création de nouveaux secteurs de zone, création, modification ou suppression d’emplacements réservés pour équipements publics d’infrastructure et de superstructure…) ;

- compléter et adapter le règlement du PLU aux projets de construction en cours ou envisagés à court et moyen terme ;

- effectuer des corrections de forme relatives notamment à des erreurs ou omissions matérielles constatées depuis la dernière modification du PLU, et concernant les divers documents qui le composent.

Seuls les quartiers Centre, Prés d’Arènes, Mosson, Port-Marianne, Hôpitaux-Facultés sont impactés par la 13ème modification : augmentation de la surface urbanisable et de la hauteur des constructions...

A priori, les projets immobiliers auxquels s’est intéressé Eau Secours 34 (Acconiers Sud et ceux n’ayant pas d’autorisation/déclaration loi sur l’eau), ne sont pas concernés.

Ce sont donc les règles introduites par la 12ème modification du PLU qui s’appliquent sur les parcelles concernées.

En plus de Montpellier, seules 4 communes de la métropole ont leur PLU validé à ce jour :

http://data.montpellier3m.fr/datase...

Pour les (petites) communes soumises au RNU (Règlement National d’Urbanisme) n’ayant donc pas encore de PLU (Plan Local d’Urbanisme) depuis la fin des POS (Plan Occ° Sols) mais renvoyant néanmoins au SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), le géoportail n’est pas du tout à jour.

Grosso modo, il a 4 à 5 ans de retard sur le seul parcellaire.

C’est le cas sur le Grand Pic Saint Loup.

Inutile de vous dire que cette situation de "vide" organisé autorise tous les abus comme on le constate sur certaines parcelles. »

Thierry Uso (*) est membre d’Eau Secoues 34, d’ATTAC et de l’European Water Movement.

Lire aussi :

- Ville sans horizon

A l’échelle d’une rue, à Montpellier, recherche de traces de l’inversion du processus de civilisation (Norbert Elias) ou lorsque la ville n’a pour seul horizon que la propriété privée, faisant éclater les communs au fondement de la cité.

https://blogs.mediapart.fr/574724/b...

Dimitri Fasfalis, blog Mediapart « Sur le seuil du temps », 11 juillet 2020.

- Canicule et urbanisme, arrêtons de densifier nos villes

https://theconversation.com/canicul...

Laurence Eymard, TH Conversation.fr, 13 juillet 2020.

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2020-07-13
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 13 juillet 2020 @ 10:52

Elle déchaîne les passions. La « vague verte » des municipales va relancer le débat. Si pour les uns elle incarnerait l’avenir radieux des métropoles, d’autres la stigmatisent comme dernier gadget électoraliste à la mode, véritable attrape Lapins crétins et nouvelles Précieuses ridicules. Plusieurs publications présentées ci-après permettent d’approfondir le sujet.

Dernière en date, une démarche pour évaluer et gérer les risques sanitaires du développement de l’agriculture en ville, qui pose la question des risques liés à la présence de polluants, notamment d’éléments traces métalliques, dans les sols urbains cultivés.

Des chercheurs de l’INRAE et d’AgroParisTech ont ainsi mis au point une démarche, appelée REFUGE (Risques en fermes urbaines - Gestion et évaluation), pour accompagner les porteurs de projets et les collectivités, aménageurs, bailleurs…, qui s’engagent dans l’agriculture urbaine.

https://www.inrae.fr/actualites/agr...

Plus en amont, le 20 mai 2016, Laure Planchais, paysagiste DPLG, urbaniste et Grand Prix national du Paysage 2012, publiait dans Le Moniteur.fr un point de vue ravageur :

- "Urbanisme et végétation sous perfusion…

(Ré)introduire la nature en ville procède de louables intentions, mais conduit à s’interroger sur la pertinence d’une telle démarche, ses présupposés et ses conséquences… »

https://www.lemoniteur.fr/article/p...

En décembre 2017, c’est l’ADEME qui s’y collait avec un petit rapport de synthèse titré « AGRICULTURE URBAINE, QUELS ENJEUX DE DURABILITE ? Définition des différentes pratiques d’agriculture urbaine et décryptage de ses principaux enjeux de durabilité » :

https://www.academia.edu/40970026/A...

Avant une enquête approfondie du journaliste Barnabé Binctin, publiée le 22 février 2018 par Basta :

- « L’agriculture urbaine hors-sol : solution miracle ou encouragement à la disparition des terres agricoles ? »

https://www.bastamag.net/L-agricult...

Nous n’en avons donc pas encore fini, lors même que l’agriculture urbaine ne permet pas l’alimentation d’une ville, mais nous expose au risque de produits alimentaires encore plus pollués que ceux de l’agriculture industrielle.

Las, des hordes de Lapins crétins et de nouvelles Précieuses ridicules (et les élu(e)s qui les caressent dans le sens du poil), n’ont pas fini de nous bassiner avec leurs niaiseries de micro-fermes urbaines maraîchères de plein sol irriguées à l’eau du robinet, ou aux eaux usées re-traitées, sans même évoquer le ruissellement des eaux pluviales urbaines chargées de micro-polluants en tout genre...

Le tout avec force subventions publiques, payées avec nos impôts locaux, ce qui permettra aux risiblesculteurs, et -teuses, de s’arsouiller à nos frais à toutes les terrasses métropolitaines.

O tempora…

Et allons-y, suscitons donc des vocations, pour celles et ceux qui rêvent ce faisant d’échapper à la férule de Mme Pulvar :

http://potagerencarres.info/les-vis...

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2020-07-12
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 12 juillet 2020 @ 16:39

En Espagne aussi d’importants intérêts socio-économiques remettent la question des barrages au coeur des luttes environnementales.

Une petite commune de la province de Huesca, entre les montagnes pré-pyrénéennes et l’Ebre, a récemment remporté une bataille très importante que d’autres villes d’Aragon, ou du reste de la péninsule ibérique, n’ont pas pu gagner depuis plusieurs décennies.

La Cour suprême a rendu un arrêt historique qui, bien qu’à double tranchant, met pour l’instant définitivement hors d’état de nuire le projet de barrage-réservoir de Biscarrués, une infrastructure qui aurait modifié de manière dévastatrice l’écosystème de la région.

Cette décision est un tournant, et une grande victoire pour les associations environnementales et les habitants de la région, qui mènent ce combat contre le barrage depuis des années.

Une Espagne rurale qui n’est exploitée que pour le tourisme et l’agriculture intensive

A mi-chemin de rejoindre l’Èbre dans la ville de Saragosse, le Gállego est un important affluent qui alimente la vie du territoire aragonais sur ses rives.

Malheureusement, de part et d’autre des arguments qui ont été utilisés pour défendre ou rejeter la construction du réservoir, il y a des intérêts économiques opposés qui oublient de placer la vie humaine et le bien-être environnemental au centre.

D’une part, les petits entrepreneurs du tourisme rural se positionnent contre la construction du réservoir parce que cela nuirait à leur économie hôtelière.

Parallèlement, une association d’irrigants d’un comté d’Aragon plus au sud exigent que les plans hydrographiques de la zone leur permettent d’irriguer leurs champs de cultures lucratives comme les fourrages pour animaux.

Lire la suite en espagnol ici :

https://www.todoporhacer.org/embalses/

Ne pas croire qu’en France nous sommes à l’abri de ce genre de choses. Il n’y a qu’à voir la multitude de projets de territoire sous forme de barrages-réservoirs, de retenues collinaires et de bassines aussi néfastes les uns que les autres pour l’environnement et la société...

(*) Thierry Uso est membre d’Eau secours 34, d’ATTAC et de l’European Water Movement.

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