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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2020-09-19
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 19 septembre 2020 @ 09:00

L’annonce par M. Antoine Frérot à la fin du mois d’août de son intention de mettre la main sur l’éternelle rivale Lyonnaise suscite des remous jusque dans l’empire paisible du Syndicat des eaux d’Ile-de-France qui tiendra son nouveau bureau syndical post-électoral le 24 septembre. Alors que M. André Santini poursuivait obstinément son projet de « Grand Paris de l’eau », un vent de folie s’est levé de la rue Saint Benoit à l’usine de Choisy.

Tout semblait pourtant bien parti. A Plaine commune, le fringant successeur de Don Bartolone, sitôt conquis la ville puis l’interco, s’était empressé de flanquer à la poubelle le projet de « retour en régie » agité depuis des années à l’instigation, intéressée, du général Tapioca de Bagnolet qui vit depuis dix ans des subventions que lui accordent des élus aussi crédules que duplices, au prétexte d’encourager la fronde contre le sénéchal Santini.

(Ici le récit de la "trahison" de l’ex-grand professionnel de l’admirable régie estrosienne, débauché sur la recommandation expresse de certain col vert insoumis du Grand Est vaut à elle seule son pesant de moutarde, signant l’effarant amateurisme politicard de notre galerie de branquignols).

On n’a pas fini de se marrer avec la « révolte citoyenne » portée haut et fort dans les bastions de l’EPT 12 et d’Est Ensemble, repeints aux couleurs d’un néo-Chiapas par le petit boutiquier susnommé qui y aura trouvé son Graal, l’élection dans la majorité du despotaillon Don Tony (version hautement en couleurs du PS local), ralliement obtenu au prix de la trahison de ses ex-amis d’EELV…

(Rien que d’imaginer, suite logique, les simagrées à venir que va nous servir Don Patrizio des murs à pêches - ici pensée émue pour le regretté Jean-Charles Nègre -, encore heureux qu’il nous reste des Préfets...).

(Bis, noter que le forfait avéré, le général Tapioca n’eut de cesse que de tomber à bras raccourcis sur Don Mathieu, ce n’est plus de la comedia del arte, c’est Luis Mariano au Chatelet : "On oublie tout... sous le soleil de Mexico...!")

On se croirait dans les Sopranos. On est chez les Sopranos. De l’extorsion considérée comme un des Beaux Arts. Ou "l’entrepreuneuriat de soi-même" théorisé par le trafiquant d’influence Erik Orsenna appliqué à la « gauche de la gauche », sous couvert de « communs » et de « révolte citoyenne ». On comprend pourquoi seuls 15% des Français se revendiquent aujourd’hui « de gauche »…

Il appert donc que M. Mathieu Hanotin, (poulain de Don Bartolone), qui se fait une très haute idée de lui-même - quand il ne veille pas toutes affaires cessantes aux destinées du Red Star -, affiche désormais clairement ses intentions de « porter le fer » au SEDIF, dont il guigne une vice-présidence, en attendant mieux.

Et notre homme est bien conseillé. Il fourbit en effet l’idée faramineuse de créer une SPL entre Plaine Co et Est Ensemble, même s’il y a belle lurette que Paris qui devait donner de l’eau à tout ce beau monde pour noyer l’Empire Santini - comme le proclame notre boutiquier et sa clique depuis une bonne décennie -, s’est depuis belle lurette tiré les pattes de ce bourbier, Sœur Anne ayant dealé fin 2015 avec Don Santini son poste de 1ère Vice-présidente de la Métropole du Grand Paris en charge des affaires internationales, viatique obligé de ses ambitions olympiques et présidentielle, qui vont depuis lors de pair, comme le rappelle cette semaine l’hebdomadaire Le Point.

Pour revenir brièvement à M. Hanotin, celui-ci ne croit bien évidemment pas une seconde à ces fadaises de SPL, mais agite ce hochet dans l’espoir de s’attirer les bonnes grâces des crédules gauchos qui, ayant avalé les menteries de notre boutiquier depuis dix ans, pourraient dès lors, SPL en carton-pâte oblige, lui accorder leurs suffrages aux prochaines régionales, signant la vengeance éclatante de Don Bartolone sur Dame Pécresse, dont les sondages ne vont pas fort, même après qu’elle vienne d’organiser sa COP régionale avec le bon argent des Franciliens.

Mais tout cela ne fait pas du tout les affaires du sénéchal Santini. La foucade de M. Frérot, qui est en passe de se noyer dans les sables mouvants, est venue foutre le souk dans la préparation de la fin de contrat de Veolia, qui s’achève en décembre 2022.

Car la "Mission 2023", étroitement coachée par un impitoyable procureur de la Cour des comptes, avait prévu « d’allotir » le gâteau du Sedif. Non pas pour en fourguer un morceau à Lyonnaise, faut pas déconner, même s’il était prévu de faire semblant. Que nenni !

Il s’agissait en vérité de l’aboutissement du projet engagé dès 2003 par notre Sénéchal, et qui a patiemment survécu à tout, aux fins de venger enfin l’affront de Delanoë et Le Strat, projet qui vise - après avoir "racheté" à Veolia et Suez la dizaine d’usines dont ils se prétendent (à tort), propriétaires en région parisienne, puis les avoir « réincorporées » dans le domaine public, à scinder production et distribution, envoyant ainsi Eau de Paris ad patres. Ce dont Sœur Anne se contrefout comme de sa première piste cyclable, à l’approche des présidentielles et des JO.

Sous réserve toutefois que la MGP prenne la compétence, ce qu’il était prévu de réaliser via un cavalier à la loi ASAP, qui vient de passer en commission à l’AN, mais là ça coince. Il est vrai que le couteau suisse Lecornu se prélasse désormais sous les tropiques, avec pour mission de glaner pour Macron ("quoi qu’il en coûte"), les suffrages des ultra-marins pour 2022.

Bref, la foucade de M. Frérot bouscule les travaux de la mission 2023, et pourrait bien contribuer à faire turbuler tout le système, jusque dans les Yvelines et l’Essonne.

Et ce n’est pas tout, les ambitions manifestes de Don Berrios ne rencontrent pas l’assentiment du Bureau, on va le voir dès le 24.

Tout fout le camp, la vie au Sedif n’est plus un long fleuve tranquille.

Nonobstant, rayon de soleil dans l’eau froide (Françoise Sagan), Don Belaïde vient d’être réélu président du SIAAP ! Hourrah pour les Cosaques ! (Et Cuba).

Plus encore, Mme Rachida Dati compte désormais au nombre des élu(e)s du Conseil de Paris siégeant au CA du syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne.

L’astre roi rayonne toujours sur Palerme.

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2020-09-17
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 17 septembre 2020 @ 18:11

Le dimanche 11 Octobre le collectif citoyen " bassines non merci" et toutes les organisations qui le composent et le soutiennent appelle les citoyens à les rejoindre pour une grande manifestation à Epannes (79).

« L’heure est grave et la situation urgente.

Le préfet Aubry a pris l’arrêté interdépartemental autorisant la construction des 16 bassines de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin et les premiers coups de tractopelle sont annoncé s au printemps 2021 pour la construction de 6 bassines (première tranche)

Mais la bataille est loin d’être perdue.

Les recours juridiques sont maintenus.

Les financements de l’agence de l’eau et de la région Nouvelle Aquitaine ne sont pas validés.

C’est pour faire pression dans ce contexte pré électoral et faire reculer Alain Rousset que nous vous invitons à vous rendre le plus nombreux possible à Epannes (79) dans le Marais Poitevin.

En effet, alors que M Rousset est sous l’influence quotidienne de la FNSEA et des lobbys agro-industriels , et il envisage de financer tous les tuyaux, les nouveaux forages et les pompes grâce à des fonds européens (FEADER) , et en opposition aux anciens accords Union Européenne- Région Poitou Charentes (qui imposent une réduction des volumes et des surfaces consacrées à l’irrigation.

L’heure est venue de nous retrouver et de temps de peser de tout notre poids pour bloquer ces financements.

Nous annonçons cette manifestation comme l’ultime bataille (ou la lutte finale si vous préférez)

- il est primordial que nous puissions être plusieurs milliers ce jour pour lancer un signal très fort à l’ensemble des décideurs.

Pour atteindre cet objectif vous êtes invités :

- à mobiliser les leaders de vos organisations respectives pour donner une visibilité médiatique maximum - (merci de nous informer de leur venue afin que nous puissions le faire savoir)

- Une équipe d’Envoyé Spécial sera présente pour un reportage qui sera diffusé début novembre sur France 2

- à relayer cet appel (ou à rédiger votre propre appel en vous en inspirant) auprès de vos membres et de vos réseaux sur vos outils de communications...

- à imprimer et diffuser les affiches annonçant l’événement - vous trouverez en pièce jointe les maquettes prêtes à imprimer ( vous pouvez également joindre Olivier pour tout problème d’infographie à l’adresse mail suivante : o.teytaud@laposte.net) et y inclure votre logo.

Afin d’informer au mieux vos adhérents et responsables voici le programme ( à confirmer)

- 12h : pique nique citoyen (tiré du sac) sur l’esplanade de la salle des fêtes d’Epannes

- 13h : conférence de presse à la salle des fêtes d’Epannes

- 14h : départ de la déambulation - on nous annonce d’ores et déjà la présence de Lilie, géante d’osier de la compagnie l’Homme Debout , qui sera la "princesse Mononoké de la lutte contre les bassines" et qui déambulera avec nous à la recherche de l’EAU.

Les participants sont invités à amener toutes sortes de tuyaux qui pourront être laissés sur place et/ou servir d’éléments de distanciation physique si le contexte COVID l’imposait. Nous cheminerons jusqu’au lieu d’implantation prévu de la bassine d’Epannes (inscrite à la première tranche et dont les travaux sont programmés en 2021)

Un premier espace de prise de parole citoyenne se tiendra alors (vers 15h30)

- 17h-17h30 retour à la salle des fêtes et deuxième espace de prise de parole citoyenne.

Merci de nous tenir informer si vous souhaitez participer à la conférence de presse et intervenir lors des prises de parole citoyenne.

Enfin,concernant les drapeaux et oripeaux de vos mouvements, vous êtes invités à les emmener pour donner à voir toute la diversité de l’opposition à la construction de bassines.

Pour éviter un cortège où chacun défilerait derrière sa bannière, une "bourse d’échange aux drapeaux sera organisée" selon ce principe simple : chacun sera invité à porter l’étendard d’une organisation qui n’est pas le sien - convergeons, mélangeons nous, faisons nôtre la cause des autres...

On lâche rien

TOUS A EPANNES LE 11 OCTOBRE POUR SAUVER NOTRE EAU »

NO BASSARAN

les bassines ne passeront pas

Lire aussi :

- Les retenues d’eau aggravent la sécheresse et le vulnérabilité de l’agriculture

https://reporterre.net/Les-retenues...

Entretien avec Christian Amblard, Reporterre, 18 septembre 2020.

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2020-09-16
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 16 septembre 2020 @ 16:50

Le collectif citoyen « Bassines Non Merci » (BNM) réagit à des dégradations dont ont été victimes certains exploitants des Deux Sèvres, sur les communes d’Aigondigné et de Prahecq.

"Puisque la coopérative de l’eau semble vouloir établir un lien entre ces évènements et le projet de 16 bassines dont elle est porteuse, le collectif citoyen tient à redire ici plusieurs principes qui lui sont chers :

BNM : « Nous n’avons pas le monopole de la colère contre l’irrigation intensive et les projets de bassines »

- Notre collectif n’a jamais encouragé les citoyens qui le soutiennent et le suivent, à agir de la sorte. Bien au contraire, BNM tient à réaffirmer ses valeurs de non-violence et de respect des individus, des familles et de la « sphère privée ». A ce titre, nous considérons que la dégradation de matériel agricole et tout autre outil de travail est contre-productive dans l’opinion publique.

Elle donne beau jeu aux porteurs de projet pour se présenter dans une posture de victimisation et de passer sous silence les nombreuses exactions commises par certains exploitants ces derniers mois (attaque de la caravane citoyenne en juillet 2019 à la Grève-sur-le-Mignon, menaces et dégradations au domicile de certains militants de BNM, non respect des arrêtés préfectoraux en terme d’irrigation, arrachage de haies, épandages abusifs…)

Le collectif émet l’hypothèse que c’est certainement suite à ces différentes exactions que certains citoyens décident, de leur propre chef, d’agir par d’autres moyens, reprochant à notre collectif « le dogme de la non-violence » qui nous est cher (cf la lettre signée des Tritons masqués suite au tag sur la mairie d’Amuré).

- Les actions de Bassines Non Merci se situent dans le respect des règles démocratiques et républicaines, au grand jour et à visage découvert. Si BNM fait parfois appel à la désobéissance civile, c’est quand, justement, ces mêmes règles sont bafouées et que les instances décisionnaires et leurs représentants décident sciemment d’outrepasser le droit et l’intérêt général. Aussi les actions de BNM ont pu viser la préfecture des Deux Sèvres , le parc naturel régional ou le conseil communautaire de la CAN , mais toujours dans le cadre de la liberté de manifestation et d’expression.

- BNM N’A PAS LE MONOPOLE DE LA COLERE vis-à-vis de ce projet absurde visant à accaparer un bien commun, notre eau, au profit de quelques uns (qui sont souvent les mêmes qui tardent à enclencher réellement le nécessaire changement de logiciel qui devrait les emmener à changer urgemment leur mode de production, dans une optique de relocalisation des productions pour nourrir les habitants de leur territoire et d’adaptation au réchauffement climatique).

- BNM redoute que ce type de dégradations ne se multiplie si la volonté de passer en force et de commencer les travaux au printemps 2021 venait à se confirmer. BNM n’a pas le pouvoir de dicter aux citoyens en colère la conduite à adopter.

BNM craint que les porteurs de projet et la préfecture des Deux Sèvres n’ait pas tiré tous les enseignements du rapport de mission « Prud’homme-Tuffnell » sur les conflits d’usage en situation de pénuries d’eau.

- BNM invite à une réelle réouverture des négociations pour aboutir à un véritable projet de territoire pour l’alimentation et l’eau co-construit et admissible par tous, à l’image de ce qui se construit actuellement dans la vallée du Testou (Sivens).

Il rappelle une nouvelle fois que notre collectif a bel et bien été exclu des négociations autour du protocole d’accord. BNM rappelle que de nombreux acteurs incontournables (parc naturel marin, mytiliculteurs , acteurs du tourisme, représentant des communes de l’ensemble du bassin versant…) n’ont pas été invité aux différents groupes de travail et instances de mise en place de ce protocole (commission d’évaluation et de suivi, comité scientifique et technique...)

Si les porteurs de projet nous invitent à un nouvel espace de discussion et de débat, nous répondrons positivement à cette invitation.

- BNM invite les citoyens qui, comme nous, restent attachés à l’action citoyenne et non-violente, à nous rejoindre le 11 octobre à Epannes, pour une manifestation de masse annoncée comme l’« Ultime Bataille » qui devra faire renoncer les financeurs, à savoir l’Agence de l’eau et la Région Nouvelle Aquitaine."

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2020-09-15
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 15 septembre 2020 @ 08:25

La malédiction des « Baignades en Seine » a encore frappé. Le quotidien Le Monde a révélé dans son édition en ligne du 14 septembre 2020 qu’après Christophe Girard, la maire de Paris perd un deuxième adjoint, Pierre Aidenbaum, 78 ans, mis en cause pour harcèlement sexuel. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. En juillet, Anne Hidalgo avait décidé d’inclure l’ancien président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) dans son équipe exécutive très large, en créant pour lui un poste « d’adjoint chargé de la Seine. » Circonstance aggravante, l’homme avait hérité du bureau somptueux du « Baron noir » Missika, en cavale entre l’Espagne et le Maroc. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…

« Après un été bousculé par l’« affaire Girard », Anne Hidalgo et son équipe espéraient une rentrée apaisée. C’est raté. Un mois et demi après la « mise en retrait » sous pression de son « Monsieur culture » Christophe Girard, la maire de Paris a annoncé, lundi 14 septembre, la démission d’un autre de ses 37 adjoints, Pierre Aidenbaum, « à la suite de la révélation de possibles faits de harcèlement sexuel ».

Le parquet de Paris a annoncé dans la foulée l’ouverture d’une enquête pour « agression sexuelle » le visant.

Maire du 3e arrondissement jusqu’en juin, Pierre Aidenbaum, 78 ans, avait choisi de se représenter aux élections municipales de 2020, malgré la fusion de son arrondissement avec trois autres (1er, 2e et 4e) dans un nouveau secteur appelé « centre » et confié au maire socialiste Ariel Weil.

Le 3 septembre dernier, le nouvel adjoint avait présenté dans Le Parisien ses ambitions pour les années à venir : « J’espère que les Parisiens se baigneront dans le fleuve en 2024 », annonçait-il.

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Le nouvel adjoint à la Seine "espère que les Parisiens se baigneront dans le fleuve en 2024" Le Parisien 03-09-20 -.

Il n’aura pas le temps de mener à bien son programme.

Vendredi matin 11 septembre, Anne Hidalgo et sa garde rapprochée ont été mis au courant de « possibles faits de harcèlement sexuel » par Pierre Aidenbaum « à l’encontre d’une collaboratrice ». Dès l’après-midi, ces révélations ont fait l’objet d’un signalement au procureur de la République.

Et lundi, Pierre Aidenbaum a remis sa démission de son poste d’adjoint. « La municipalité demeurera intraitable avec tous types de faits de harcèlement moral ou sexuel, quelle que soit la qualité de leur auteur », explique la Mairie dans un communiqué publié lundi.

Elle y souligne aussi que depuis 2016, la Ville s’est dotée d’un service d’accueil et d’accompagnement des victimes, qui « a démontré sa pleine efficacité en permettant une réaction immédiate dès le signalement des faits incriminés ». Un message important, certaines féministes ayant accusé en juillet la Mairie de Paris de couvrir certains agissements répréhensibles. « Pas d’adjoint à la culture du viol », tel était le mot d’ordre de la manifestation organisée par certaines élues écologistes le 23 juillet en marge du Conseil de Paris.

Le message visait alors Christophe Girard, mis en cause à l’époque pour avoir soutenu l’écrivain accusé de pédocriminalité Gabriel Matzneff. Depuis, Christophe Girard a en outre été accusé d’agression sexuelle et la justice a ouvert une enquête préliminaire.

Comme Christophe Girard en juillet, Pierre Aidenbaum a démissionné de sa fonction d’adjoint, mais pas du Conseil de Paris. Il continuera donc à toucher une rémunération, et pourra participer s’il le souhaite aux séances du conseil. La prochaine doit débuter le 5 octobre. »

Source : Denis Cosnard, Le Monde, 14 septembre 2020.

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2020-09-13
VAGUES
par Marc Laimé, dimanche 13 septembre 2020 @ 17:00

En partenariat avec l’association SOS Durance Vivante et l’AMAP de la Grande Bastide, les organisateurs invitent chacun à "se mêler de l’eau". à l’occasion d’une journée thématique à la ferme, avec rencontres, interventions, découvertes...

La Ferme de la Grande Bastide participe pour la deuxième année à l’événement "VIVANT !", quinzaine de l’alimentation, de la graine à l’assiette, en Durance- Sud Luberon, coordonné par l’association d’éducation populaire "Au Maquis" (siège à Lauris).

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Fly Durance -.

La Grande Bastide produit des légumes, céréales et plants maraîchers en agriculture biologique depuis 1997.

Avec son bâti construit à la fin du XVIIIème siècle, elle est située en bord de Durance, dans le lit majeur de la rivière, à Villelaure, et bénéficie d’un canal d’irrigation permettant l’arrosage gravitaire.

Elle est située en zone inondable.

Non reliée au réseau d’eau potable, elle est entièrement dépendante, pour l’approvisionnement de ses habitants, des eaux de surface et souterraine.

Maintien d’un sol vivant, plantation d’arbres, agriculture biologique, les pratiques sont essentielles à la préservation de la qualité et de la circulation de l’eau, et elles sont des éléments de réponse aux risques d’inondation et de sécheresse.

De l’eau domestique pour l’alimentation à l’eau agricole, nous partagerons des connaissances et des questions sur ses enjeux territoriaux, avec l’éclairage de spécialistes et de professionnels chargés de sa gestion.

Au cours de la journée, ponctuée d’un pique-nique partagé, nous vous proposerons : des rencontres débats, une installation artistique collective, une balade de découverte de la Durance, un espace pour les enfants.

Pour tout savoir sur l’ensemble de l’événement :

https://aumaquis.org/toujours-vivant/

Pour tout savoir sur SOS Durance Vivante :

http://www.sosdurancevivante.org

Pour tout savoir sur l’AMAP :

amapgrandebastide@gmail.com

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2020-09-12
VAGUES
par Marc Laimé, samedi 12 septembre 2020 @ 11:04

Une nouvelle contribution, suisse cette fois, à la problématique de la gestion des eaux pluviales urbaines.

« Face aux conséquences du dérèglement climatique, l’eau doit impérativement revenir au cœur de nos villes et de nos villages par le biais de projets résilients et intégrant mieux la gestion des eaux pluviales », écrivent dans la revue en ligne Aqua & Gas, deux collaborateurs de l’Office cantonal genevois de l’eau. Pour Frédéric Bachmann et Gaëtan Seguin, la prise de conscience de la nécessité de changer de pratiques en la matière est certes tangible, mais « la transition vers une meilleure gestion des eaux pluviales se révèle lente et difficile à mettre en œuvre."

http://www.aqueduc.info/Eaux-pluvia...

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2020-09-11
FLUX
par Marc Laimé, vendredi 11 septembre 2020 @ 08:42

L’un des plus anciens festivals français dédié à l’environnement dédie sa prochaine édition à l’eau dans (presque) tous ses états…

- Samedi 3 Octobre

- 14h15 Eau et Agriculture

avec Benoit Biteau, paysan, ingénieur agronome, conseiller régional de Nouvelle Aquitaine,député européen, Philippe Delmas, chargé de mission rivières au SMAVLOT Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Vallée du Lot et Lionel Feuillas, FNE France Nature Environnement. Présenté par Patrick Anselmetti, journaliste.

En France 50 % de l’eau douce consommée l’est pour la production agricole. Si on ne peut concevoir d’agriculture sans eau de nombreuses questions se posent quant à cette utilisation. La quantité d’eau disponible est-elle suffisante ? Quel impact aura le changement climatique ? L’irrigation est-elle la seule solution ? Faut-il stocker l’eau l’hiver ? Qui doit décider de la gestion de cette ressource ?

- 15h45 Les ressources et les besoins en eau en Nouvelle Aquitaine

avec Bernard Legube, professeur émérite de l’université de Poitiers et Alain Dupuy Professeur d’Hydrogéalogie, directeur ENSEGID - Bordeaux INP, membres d’AcclimaTerra.

Connaissances actuelles et perspectives dans le cadre du changement climatique.

- 17h15 Partage de l’eau, source de conflits ou de coopération ?

avec Marion Veber, responsable des programmes de la Fondation Danielle Mitterand, Marc Laimé, consultant eau et assainissement auprès des collectivités locales et Julie Trottier, directrice de recherche au CNRS. Présenté par Stéphane Bersauter, journaliste.

Face à la demande croissante de consommation d’eau douce en raison de plusieurs facteurs, baisse des quantités accessibles dans certaines régions, augmentation de la population, surfaces agricoles irriguées en constante augmentation... de nombreux conflits pour la maîtrise de cette ressource se font jour à travers le globe. Les guerres pour l’accès à l’eau sont elles inévitables ? Existe-t-il des exemples de co-gestion ?

- Dimanche 4 octobre

- 14h Besoins en eau des écosystèmes et du vivant

avec Nicolas Thierry, Vice-Président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l’environnement et de la biodiversité, Alain Dutartre, Président de l’Agence Régionale de la Biodiversité de Nouvelle Aquitaine, Alain Dupuy, Professeur d’hydrogéologie, directeur ENSEGID - Bordeaux INP, membre d’AcclimaTerra et Marion Veber, responsable des programmes de la Fondation Danielle Mitterand. Présenté par Anne Gresser journaliste.

Dans un contexte de concurrence accrue pour l’usage de l’eau, les écosystèmes et la biodiversité semblent être les grands perdants. Les rôles de résilience des écosystèmes aquatiques en bonne santé sont souvent négligés. La biodiversité des milieux aquatiques est l’une des plus fragiles et certainement la plus en danger.Comment prendre en compte les besoins du vivant et restaurer les fonctions des écosystèmes ?Comment concilier les activités humaines et la santé des milieux aquatiques ?

- 16h L’eau que nous sommes, un élément vital en péril

avec Juliette Duquesne, journaliste indépendante, co-auteur avec Pierre Rabhi des « Carnets d’alerte ».

Des informations précises qui balaient les idées reçues sur l’eau, élément vital. Va -t-on vraiment manquer d’eau ? Quel est le rôle du changement climatique ? Quelle est la part de l’agriculture ? Objet des convoitises de sociétés multinationales, l’eau est un patrimoine commun qui nécessite une gestion collective. Comment la consommer de façon plus sobre, écologique, équitable et locale ?

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Programme 32ème Horizon vert -.

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2020-09-10
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 10 septembre 2020 @ 11:30

La ville de Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, comme les autres communes de la Plaine d’Achères, a été pendant plus d’un siècle le réceptacle des égouts de la capitale. Le risque sanitaire et environnemental étant avéré, le maire de la commune, Eddie Aït, a décidé de porter plainte contre X lundi dernier.

Pendant près d’un siècle, les égouts de Paris se sont déversés sur 350 hectares de la plaine de Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines. La pollution des sols s’est étendue et la plaine est devenue une gigantesque friche où des déchets s’entremêlent aux herbes folles. Cela fait trois ans que dans ce "no man’s land", le risque sanitaire est avéré en raison de l’infiltration aux métaux lourds. Dans cette zone, il y aurait treize fois plus de plomb que la normale : le maire a décidé de porter plainte.

La situation est telle que plusieurs habitants ont été surexposés, comme le fils d’Annie. "Il a attrapé plein de petits boutons, comme de l’eczéma. On a été voir le médecin et il nous a dit que c’était à cause du plomb", témoigne cette mère de famille au micro d’Europe 1. Des cas d’intoxication et même de saturnisme ont été également recensés.

Anthony Effroi, président d’une association écologiste locale, redoute des dégâts encore plus lourds. "Notre crainte aujourd’hui, c’est qu’on soit vraiment sur un scandale sanitaire et environnemental et que les populations sont très largement exposées au plomb, avec les conséquences sur la santé qu’on peut imaginer", dit-il.

Il y a donc urgence à décontaminer les sols, martèle le maire. Eddie Aït a décidé de porter l’affaire en justice et a porté plainte contre X pour "mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à l’environnement".

"Nous avons clairement dans notre ligne de mire le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) qui a répandu pendant des dizaines d’années des boues d’épandages de la ville de Paris, qui ont pollué des terres qui étaient jusque-là fertiles et utiles au développement agricole de notre territoire", détaille-t-il au micro d’Europe 1.

S’appuyant sur le principe du pollueur-payeur, Eddie Aït veut que le SIAAP paye pour la remise en état du site. Une fois le préjudice écologique reconnu, l’indemnisation servira, insiste-t-il, à réinvestir cet espace... pour en faire une zone de promenade ou y développer un projet d’énergies renouvelables.

Source : Europe 1

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2020-09-08
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 8 septembre 2020 @ 13:37

Jamais le « en même temps » ne nous avait estomaqué à ce point, le « Monde d’avant » implose littéralement sous nos yeux…

« C’est une démarche assez originale que celle de la Ministre Amélie de Montchalin.

`Elle vient de lancer un appel à idées (en matière de reprise, de santé, de Covid, d’aide aux usagers, de protection des agents, de transformation des administrations et des services publics...) à tous les fonctionnaires en tant qu’agents de la relance, via un formulaire anonyme accessible (avec en sus une lettre à leur attention et une vidéo) en cliquant ci-dessous :

https://www.fonction-publique.gouv.... « 

Comme le rappelait il y a quelques minutes l’excellent avocat Eric Landot, qui nous a inspiré cette pochade : Covid, relance, services publics, protection… : la Ministre en appelle aux idées des agents publics !

https://blog.landot-avocats.net/202...

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2020-09-04
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 4 septembre 2020 @ 12:05

Il aura suffi d’une rencontre entre un journaliste du palmipède et un représentant de « nos amis des moulins » pour relancer la polémique, déjà rien moins qu’apaisée, entre les protagonistes d’un bras de fer qui empoisonne le petit monde de l’eau depuis des lustres, et ne semble donc pas à la veille de se tarir…

Faut-il « araser » les milliers d’obstacles et de moulins qui s’apposent à la « continuité écologique » des rivières, objectif phare de la mise en œuvre de la DCE, brandi depuis bientôt deux décennies par l’Etat et nombre de défenseurs de l’environnement, ou s’agit-il d’un subterfuge scandaleux qui vise à occulter l’absence d’action de l’Etat contre la pollution massive des eaux par l’agriculture ?

L’article signé par Alain Guédé dans le Canard Enchaîné le 19 août dernier a remis un copieux lot de pièces dans le bastringue, et c’est reparti pour un tour ! On attend la contre-attaque du groupe de travail dédié du Comité national de l’eau…

Le Canard Enchaîné, 19-08-20 -.

En attendant c’est FNE qui s’y est collé en adressant le poulet ci-après au Canard :

"Cher Canard,

Ton article titre "Les moulins à eau condamnés au naufrage", publié en page 4 et annoncé en couverture de de ton numéro du 19 août, a laissé nos associations de protection de l’environnement le bec pantois...

Cet article reprend en effet sans beaucoup le modifier l’argumentaire des lobbies des moulins privés contre lequel nous nous battons trop souvent. Cela ne serait pas problématique si cet argumentaire n’était pas truffé de contrevérités "pansurlebec-esques" :

- "Ce Décret les autorise à effacer la majorité de quelques 60 000 retenues d’eau après une simple déclaration". Les 60 000 retenues mentionnées ne sont pas toutes des retenues de moulins. Beaucoup sont des retenus d’irrigation, ou d’anciens captages d’eau, qui sont sans usages et bouleversent pour rien nos cours d’eau. Il est donc faux d’assimiler "60 000 retenues" et la question des anciens moulins.

- Au sujet de la directive européenne, "Le terme biodiversité n’est jamais mentionné, et surtout, elle est muette comme une carpe sur la liquidation des moulins" : on s’étrangle quand on connait le sujet...

La directive cadre sur l’eau de 2000 mentionne un objectif de reconquête de la qualité écologique des cours d’eau, et notamment la restauration de la "continuité des rivières" !

Fondement des politiques d’effacement des anciens seuils sans usages et des seuils d’anciens moulins à roue. Les services publics de l’environnement s’appuient en effet non pas sur cette "bible" mais sur ce texte de droit, transposé dans le code de l’environnement, pour satisfaire l’intérêt général. Donc en effet pas le mot "biodiversité" car ce n’est pas le sujet...

- Les "Agences régionales de l’eau" mentionnées par l’article n’existent tout simplement pas ! Les "Agences de l’eau" sont des agences de bassin hydrographiques et non des agences "régionales". Elles mettent en oeuvrent la politique publique de la gestion de la ressource en eau, bien commun, et en effet ont à se battre comme nous contre le lobby des propriétaires privés de moulins qui tentent de s’accaparer la ressource à leur seul profit.

- Sur "le refus de l’écologie punitive", Alain Guédé aurait découvert, si il avait interrogé les acteurs de ce dossier, que l’administration a engagé sur plusieurs bassins hydrographiques une politique dite « apaisée » de restauration de la continuité (instruction du 30 avril 2019 et non de janvier 2010...) qui consiste à une très forte priorisation des opérations : accompagnement des mises au norme et effacement des seuils (pas que de moulins) sans usages. Sur le bassin du Rhône par exemple, cette priorisation a été effectuée de longue date avec seulement environ 1400 seuils dans la cible, aboutissant à 50% de réalisation en fin 2021 sachant qu’il n’y a pas que des effacements ou des arasements loin s’en faut et qu’à côté de ces moins de 1400 seuils, beaucoup d’autres seuils sont spontanément mis aux normes sans aucun problème.

En bref, ce n’est pas "écologistes des villes" contre "écologistes des champs", mais acteurs de la défense du bien commun que constitue la ressource en eau (Ministère de l’écologie, Agences de l’eau, établissements publics locaux de bassins, collectivités locales et association de protection de l’environnement) contre lobby privé des moulins.

Mais si Alain Guédé était venu interroger nos associations, le ministère de l’écologie, une des six "Agences de l’eau", un établissement public local territorial de bassin, ou tout autre acteur public de l’eau, il aurait pu rectifier le discours officiel servit par le lobby privé du moulin.

Quand Jean-Luc Porquet n’est pas en vacances, la rigueur canardesque s’en ressent quoi."

L’un de nos amis, observateur avisé de ce petit monde, en rajoute une couche :

« La réponse de FNE est plutôt bien mais aurait pu se passer de la référence à l’eau bien commun. La DCE et la LEMA n’emploient pas le terme de bien commun mais de patrimoine. Patrimoine n’est nullement un synonyme de bien commun. Lire les textes des pères fondateurs de l’économie politique (patrimoine renvoie aux idées de propriété, valorisation monétaire et enclosure) ou regarder comment sont marchandisés actuellement en France les différents usages de l’eau, pour s’en convaincre. Qualifier le ministère de l’écologie, les agences de l’eau etc de défenseurs de l’eau contre le lobby des moulins privés est aussi d’une grande naïveté (ou peut-être de l’opportunisme politicien), vu qu’il y a souvent des alliés du lobby des moulins ou des gens qui le ménagent au sein des EPTB et des collectivités locales, notamment parmi les élus... »

Et ce n’est pas fini !

Sur Mediapart, on franchit le mur du son avec une contribution qui nous offre carrément un détour exhaustif sur la « sacralité » des moulins, ô France, sœur aînée de l’Eglise !

Et déjà 123 commentaires. Mazette !

- L’arrêt de mort des moulins français

Troisième plus important patrimoine du pays, avec des dizaines de milliers d’ouvrages pluriséculaires, le patrimoine molinologique hydraulique, traité comme un vulgaire « obstacle à l’écoulement des eaux », a vu son sort scellé, comme cadeau de départ empoisonné, par un décret d’Édouard Philippe écrit sous la dictée des lobbies écocidaires, sous couvert d’écologie.

https://blogs.mediapart.fr/bertrand...

Enfin, le renfort du Figaro !

- Les moulins à eau vont-ils disparaître du paysage français ?

https://www.lefigaro.fr/actualite-f...

Eric de la Chesnais, Le Figaro, 2 septembre 2020.

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