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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2022-11-26
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 26 novembre 2022 @ 08:07

Le parquet de Paris a demandé un non-lieu dans l’enquête sur l’empoisonnement à vaste échelle lié à l’utilisation du chlordécone aux Antilles françaises, a-t-il indiqué vendredi 25 novembre à l’AFP, confirmant une source proche du dossier.

Cette étape était attendue depuis que les juges d’instruction parisiens du pôle de santé publique avaient annoncé fin mars la clôture de leurs investigations sans avoir procédé à des mises en examen. Interdit en métropole en 1990, le chlordécone a continué à être utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 où il est soupçonné d’avoir provoqué une vague de cancers.

En 2006, plusieurs associations martiniquaises et guadeloupéennes avaient déposé plainte pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible. Une information judiciaire avait été ouverte au tribunal judiciaire de Paris en 2008.

« Une décision de non-lieu, loin d’être un déni de justice, constitue une décision judiciaire à part entière après examen et analyse de l’ensemble des éléments de la procédure concernée », prend le soin de souligner le parquet dans son réquisitoire définitif daté de jeudi, consulté par l’AFP. « Elle n’est pas non plus l’affirmation qu’aucun résultat dommageable n’a été entraîné par l’usage du chlordécone durant la période de son autorisation et ultérieurement », ajoute-t-il.

Mais le ministère public considère notamment que les faits sont prescrits, s’agissant notamment de l’empoisonnement, ou non caractérisés, concernant l’administration de substances nuisibles, ce qui empêche toute poursuite.

Pour le parquet, les plaintes procédaient notamment d’un « besoin d’information sur l’ensemble des éléments ayant présidé à la réglementation du chlordécone », auquel les magistrats ont tenté de répondre « de la manière la plus exhaustive possible ». Déjà en 2021, les juges d’instruction avaient fait part à plusieurs parties civiles de leur analyse selon laquelle les faits seraient dans leur grande majorité prescrits.

Deux mois plus tard, Rémy Heitz, alors procureur de Paris, avait estimé dans un entretien au quotidien France Antilles que « la grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite » dès le dépôt des plaintes.

L’annonce de la fin des investigations sans aucune mise en cause avait soulevé un tollé fin mars. La possible prescription de l’action publique a par ailleurs déjà suscité indignation et colère aux Antilles, notamment en Martinique où 5.000 à 15.000 personnes avaient par exemple défilé dans les rues de Fort-de-France fin février 2021.

« De qui se moque-t-on dans ce dossier ? Il va bien falloir que les Martiniquais réagissent, bien au-delà du volet judiciaire et qu’ils se mobilisent dans la rue », a réagi Me Louis Boutrin, avocat de l’association martiniquaise « Pour une Écologie Urbaine », partie civile.

« Nous avons déjà pris rendez-vous le 10 décembre pour nous mobiliser », a annoncé à l’AFP Philippe Pierre-Charles, un des porte-parole du Lyannaj Pou Dépolyé Matinik, un collectif d’associations engagé dans la lutte contre le chlordécone. La décision du parquet est pour lui « un crime sur le crime ».

Les populations antillaises présentent en particulier un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde. Ces cancers de la prostate liés à l’exposition au chlordécone ont été reconnus comme maladie professionnelle en décembre, ouvrant la voie à l’indemnisation d’exploitants et ouvriers agricoles.

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2022-11-24
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 24 novembre 2022 @ 11:52

L’association d’usagers Eau Secours 31 soulève de légitimes interrogations sur le bien fondé des dispositifs de radio ou télé-relève.

« L’article paru dans La Dépêche du 25 octobre sur les « nouveaux compteurs d’eau intelligents » a attiré notre attention, et appelle toute une série de remarques de la part de notre association :

On peut lire : « Depuis quelques semaines, une campagne de renouvellement des anciens compteurs a été lancée dans l’agglomération par Eau de Toulouse Métropole. » Pour être plus précis, cette campagne dure maintenant depuis deux ans, avec une progression très variable selon les communes de la Métropole.

Et depuis le début de cette campagne, les représentants de Eau Secours 31 à la C.C.S.P.L. (Commission Consultative des Services Publics Locaux) n’ont eu de cesse d’intervenir sur le bien-fondé de la mise en place de la télérelève, en posant en particulier les questions suivantes :

1/ Pourquoi remplacer précipitamment le système de radiorelève, pourtant mis en place très récemment avec des compteurs encore performants ? N’est-ce pas un gaspillage d’argent pour un programme qui va coûter 15 millions d’euros ?

Mr Trautmann nous a répondu que cela n’aurait aucune incidence sur les tarifs, mais cette somme aurait pu être affectée à des projets plus utiles.

2/ D’autant que l’avantage de la télérelève, présenté par l’article (« les techniciens ne sont plus obligés de rentrer chez vous ») est aussi un avantage de la radiorelève, la différence étant que pour la radiorelève, le technicien doit passer seulement dans la rue, alors que pour la télérelève, il reste dans l’entreprise.

3/ Il reste l’argument-massue ressorti à chaque C.C.S.P.L. : la télérelève permet à l’usager de contrôler en permanence sa consommation, en particulier en cas de fuites. Franchement, pour quelques cas chaque année (on ne nous sert qu’un exemple à chaque réunion !) cela vaut-il la peine de dépenser 15 millions d’euros, pour quelques fuites qui peuvent être prises en charge par Veolia pour quelques centaines d’euros ?

4/ La question de l’habitante de Cornebarrieu sur « la confidentialité de la technologie développée sur le réseau d’eau » est tout à fait fondée, et nous avons posé la même question à la C.C.S.P.L.

Si nous n’avons pas d’avis définitif sur les risques liés aux ondes électromagnétiques dans ce cas particulier, nous savons que la vigilance doit rester de mise et que des recherches se poursuivent à ce sujet.

Enfin, ce dossier est pour nous révélateur de la fuite en avant technologique, pour des gains d’économie et de confort loin d’être évidents, mais dont les véritables gains vont aux grandes entreprises et autres multinationales.

Eau Secours 31 est solidaire de tous les usagers domestiques qui refusent cette nouvelle technologie. Notre association a déjà eu connaissance de plusieurs cas où la procédure de remplacement des compteurs n’a pas été respectée, et exige que les pénalités prévues ne soient pas appliquées, et que leur montant soit revu à la baisse. »

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2022-11-23
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 23 novembre 2022 @ 06:51

Les opérateurs de traitement de l’eau affirment qu’ils ne devraient pas avoir à supporter le coût de la pollution chimique.

L’industrie de l’eau en a assez de devoir payer pour éliminer une pollution qu’elle n’a pas causée - et elle pourrait avoir trouvé un allié à Bruxelles pour faire payer la facture aux producteurs de produits chimiques.

L’élimination des produits chimiques des eaux usées est un processus coûteux et gourmand en énergie, et les stations d’épuration des eaux ont été averties qu’elles ne pouvaient pas continuer à assumer les coûts sans que cela ait un impact sur les factures des consommateurs.

Le secteur a exercé une forte pression en faveur de nouvelles règles qui obligeraient les entreprises produisant des substances difficiles à éliminer - appelées micropolluants - à payer pour les dommages environnementaux qu’elles causent et à réduire leur utilisation.

Cela ne convient pas aux fabricants comme l’industrie pharmaceutique, qui estime que des règles plus strictes pèseraient injustement sur son secteur et risqueraient d’augmenter le prix des médicaments.

Le conflit devrait s’intensifier la semaine prochaine, lorsque la Commission européenne présentera sa révision des règles de traitement des eaux résiduaires urbaines de l’Union. Selon un projet, obtenu par POLITICO, l’exécutif européen proposera que les producteurs de produits chimiques aident le secteur de l’eau à supporter la charge de débarrasser l’eau des substances nocives.

Le système demanderait aux producteurs de produits pharmaceutiques et cosmétiques de contribuer au coût du traitement des micropolluants en fonction "des quantités et de la toxicité des produits mis sur le marché". Il permettrait également "d’inciter à la mise sur le marché européen de produits moins nocifs."

Le texte répond aux demandes de l’industrie de l’eau et des ONG environnementales. Selon Sara Johansson, responsable de la prévention de la pollution de l’eau au sein du Bureau européen de l’environnement, il s’agit d’une "exigence de base" que "tout le monde nettoie après son passage".

Mais les industries pharmaceutiques et chimiques insistent pour que "la responsabilité financière soit partagée par tous les acteurs de la chaîne (de l’industrie aux consommateurs) ou assumée par les pouvoirs publics", indique la Commission dans son projet de texte.

"Les résidus pharmaceutiques ne représentent qu’une petite fraction des micropolluants qu’un traitement amélioré des eaux usées permettrait de contrôler", a déclaré Kirsty Reid, directrice de la politique scientifique à la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques.

Faire payer les fabricants de produits pharmaceutiques pour le traitement des eaux créerait un "modèle discriminatoire qui obligerait le secteur pharmaceutique à financer l’élimination de micropolluants d’origines industrielles différentes", a-t-elle ajouté.

Lutte contre les produits chimiques

Le problème de l’industrie de l’eau s’est aggravé avec l’apparition dans l’eau de quantités croissantes de microplastiques et de substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS) - connues sous le nom de "produits chimiques éternels" en raison de leur capacité à s’accumuler dans l’environnement.

Le traitement de ces substances est "très énergivore et très coûteux", a déclaré Bertrand Vallet, responsable des politiques à la Fédération européenne des associations nationales des services des eaux (EurEau). Laisser l’industrie de l’eau payer ces coûts risque de rendre l’eau moins abordable pour les consommateurs, a-t-il averti.

M. Vallet a également souligné que les opérateurs sont confrontés à une "accumulation" de l’anti-inflammatoire Diclofenac - un médicament largement utilisé en vente libre et connu pour représenter une menace pour certains animaux et plantes - qui nécessite également un traitement coûteux des déchets.

Selon l’industrie de l’eau, l’UE devrait chercher à combattre ce type de pollution à la source.

Elle s’est félicitée d’une proposition présentée le mois dernier par la Commission, qui prévoit d’introduire de nouvelles catégories de produits chimiques dangereux, comme les perturbateurs endocriniens, en les classant parmi les substances extrêmement préoccupantes. Cette mesure n’interdit pas purement et simplement l’utilisation de ces produits chimiques, mais peut conduire à terme à un renforcement de la réglementation.

L’élimination progressive de l’utilisation de ces substances signifie que les consommateurs "en bénéficieront à long terme, car les opérateurs du secteur de l’eau auront moins besoin d’utiliser des procédés de traitement coûteux pour les éliminer", a déclaré l’industrie de l’eau dans un document récent.

Elle a ajouté que les produits chimiques ne sont "que partiellement éliminés par les processus de traitement des eaux usées", même avec les méthodes de purification les plus avancées, ce qui signifie qu’ils peuvent toujours présenter un risque pour la santé ou l’environnement.

Alors que l’Union européenne s’efforce de faire face à une crise des prix de l’énergie, un autre argument plaide en faveur d’une lutte contre la pollution à sa source, selon l’industrie de l’eau : Limiter la quantité de polluants que les stations d’épuration doivent éliminer permettra d’économiser de l’énergie.

Toutes les technologies de traitement nécessitent "beaucoup d’énergie", a déclaré un porte-parole d’Aqua Publica Europea, l’association européenne des opérateurs publics de l’eau. La plupart des procédés font également appel à des produits chimiques dont la production nécessite de l’énergie ou qui ont un impact négatif sur l’environnement.

Les fabricants de produits chimiques ne sont pas satisfaits du dernier effort de la Commission pour s’attaquer aux produits chimiques dangereux et s’opposent à une éventuelle divergence avec les lois internationales sur les produits chimiques. La manière dont la Commission souhaite désigner les nouvelles catégories risque également de cibler injustement certaines substances, affirment-ils.

L’industrie se méfie également d’autres changements à venir dans les règles relatives aux produits chimiques de l’Union européenne dans le cadre de la stratégie sur les produits chimiques pour le développement durable, qui réorganiserait la législation sur la classification et l’interdiction des produits chimiques. Ces plans risquent également d’entraîner trop de substances - telles que les enzymes utilisées dans les détergents - dans la voie réglementaire, affirment les lobbies.

Mais un produit chimique devrait être interdit lorsqu’il est "manifestement nocif pour l’environnement" et qu’il a "des utilisations essentielles limitées et très ciblées", a rétorqué M. Vallet d’EurEau.

Faire payer l’industrie pour la pollution qu’elle cause déclencherait idéalement le développement de plus de médicaments verts, a déclaré Johansson du BEE.

Traduction en français de l’article :

https://chemicals.agencyiq.com/arti...

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2022-11-22
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 22 novembre 2022 @ 10:20

Dans un communiqué de presse du 20 octobre dernier deux députées annonçaient le lancement d’une « mission flash » pour évaluer « la gestion de l’eau par les collectivités territoriales ». Vaste programme, mais à quoi cela va-t-il servir ?

Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback, députée (Horizons) de la 9ème circonscription de Seine-Maritime annonçait donc que dans le cadre de ses fonctions de Secrétaire de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation de l’Assemblée nationale, elle était nommée co-rapporteure, avec Mme Catherine Couturier (LFI) députée de la 1ère circonscription de la Vienne, de la mission flash nommée :

« Sept ans après la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, quel bilan de l’exercice local des compétences relatives à l’eau et à l’assainissement ? »

« Cette mission transpartisane a pour objet de dresser un bilan de l’exercice de la compétence eau et assainissement par les intercommunalités, du rôle des structures permettant d’exercer ces compétences et de l’articulation avec les autres compétences relevant du cycle de l’eau.

Pour mener à bien cette mission, nous mobiliserons nos expériences communes d’élues locales et allons lancer des auditions d’élus, d’associations et de nombreux acteurs publics et privés pour réaliser un état des lieux complet et concret de la gestion de l’eau par les collectivités territoriales. »

Par définition, mission flash veut dire peu de moyens et rapport à rendre très vite…

Quand on connaît l’invraisemblable bordel généré par les quatre lois successives, votées pour calmer la fureur des élus, qui ont pratiquement vidé de son sens la loi NOTRe, bon courage, Mesdames…

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2022-11-21
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 21 novembre 2022 @ 12:41

Les services de l’Etat ont averti les gestionnaires des services d’eau et d’assainissement qu’ils pourraient être frappés de délestages cet hiver. Nous voilà prévenus.

« (…) Pour des raisons évidentes de dépassement des capacités maximales autorisées, il est impossible d’inscrire l’ensemble des sites de production et de distribution d’eau potable en qualité d’établissements prioritaires.

(…)

Eu égard aux capacités de fourniture d’électricité pendant les périodes de délestage pour de nombreuses structures prioritaires, les préfectures de département n’ont pas pu intégrer l’ensemble des responsables de production ou de distribution d’eau pour la consommation humaine dans la liste des usagers prioritaires.

(…)

- La grande majorité des établissements et des opérateurs dans le domaine de la production et de la distribution d’eau potable concernés par les interruptions de services ne seront réellement prévenus que la veille après 21h30

- La durée de coupure sera de deux heures maximum sur les créneaux horaires suivants : 8h-13h : 17h30-20h30.

- Le délestage sera « tournant » si le besoin électrique dépasse cette durée. »

PDF - 439 ko
Délestage électrique PRPDE -.

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2022-11-18
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 18 novembre 2022 @ 21:12

Prolégomènes à un scandale environnemental et sanitaire à venir…

La question de Mme Dominique Vérien (Yonne - UC) publiée dans le JO Sénat du 08/09/2022 - page 4324 ::

« Mme Dominique Vérien attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences environnementales et sanitaires de l’exploitation des méthaniseurs.

L’implantation de méthaniseurs dans nos territoires connaît depuis quelque temps un fort développement grâce au soutien politique et financier de l’État. Pour autant, si cette technique permet une valorisation des déchets et une diversification de l’activité et des revenus de nos agriculteurs, elle soulève aussi des inquiétudes légitimes chez nombre d’acteurs locaux.

En effet, plusieurs remontées de terrain récurrentes font état de forte présence de plastique dans le digestat. Ce digestat fait l’objet d’un épandage sur les sols agricoles afin d’en améliorer la fertilité et la productivité. Toutefois, il n’est pas rare, à l’occasion des fortes pluies par exemple, que le digestat et ses résidus plastiques se retrouvent ailleurs, notamment dans les rivières, avec les dégâts, tant sur la faune que la flore, que l’on peut imaginer.

Aujourd’hui, la réglementation ne fixe pas de limite à la quantité de plastique présente dans les matières premières alimentant les méthaniseurs et donc susceptible de se retrouver dans les digestats.

Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer l’avancée des travaux du ministère de l’agriculture qui permettront à la fois d’améliorer la qualité environnementale des intrants comme des produits de sortie.

Transmise au Secrétariat d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de l’écologie. »

La réponse du Secrétariat d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de l’écologie, publiée dans le JO Sénat du 10/11/2022 - page 5578 :

« Le développement de la méthanisation s’inscrit dans une politique de décarbonation des modes de production énergétique, d’une meilleure valorisation des déchets organiques, et notamment les biodéchets des ménages, qui constituent encore une part importante des ordures ménagères en France. Ce développement doit toutefois se produire dans un meilleur respect de l’environnement.

C’est la raison pour laquelle le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires a renforcé la réglementation applicable à l’ensemble des méthaniseurs relevant de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement en juin 2021.

En parallèle, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires préparent une réforme de la réglementation relative aux matières fertilisante et aux supports de culture.

L’objectif est d’harmoniser les critères techniques de ces matières, notamment en ce qui concerne le taux de présence de matière plastique qui doit être le plus faible possible.

Pour ce qui concerne plus spécifiquement le digestat des méthaniseurs, une grande majorité de ces installations reçoit aujourd’hui des effluents d’élevage ou des cultures intermédiaire à vocation énergétique. Ils ne sont donc pas supposés recevoir des matières plastique.

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2022-11-09
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 9 novembre 2022 @ 06:09

Alors que la mobilisation citoyenne massive à Sainte Soline a permis un blocage et une suspension du chantier durant 10 jours, la construction de la méga-bassine a repris ce mardi 8 novembre au matin. Les défenseurs de l’eau préparent la riposte.

« L’alerte a été lancée immédiatement hier soir par la vigie citoyenne locale pour dénoncer le convoi nocturne d’engins de chantier largement encadré par les gendarmes. C’est donc ainsi que l’agro-industrie et l’Etat ont décidé de répondre au vaste mouvement pour le partage de l’eau qui s’était retrouvé à plus de 7000 personnes les 29 et 30 octobre : par le passage en force et le redémarrage des travaux.

Pire, l’État avec des acteurs similaires dans le département voisin, la Vienne, vient d’entériner la création de 30 nouvelles bassines, destinées à privatiser 8,8 millions de mètres cubes d’eau. Le modèle destructeur des méga-bassines cherche comme prévu à s’étendre sur tout le territoire...

Au delà de ces provocations et du mépris pour la mobilisation populaire, nous savons pourquoi ce redémarrage est si rapide : le chantier de Sainte-Soline est en effet une véritable course contre la montre pour son remplissage, et les porteurs de projet risquent gros financièrement à chaque retard.

Annonce -.

C’est pourquoi nous avons bloqué le chantier fin octobre et continuerons à le faire dans les prochaines semaines et les prochains mois. Nous constatons en effet que l’Etat comme les agro-industriels ne s’embarrassent pas d’attendre les recours juridiques ni un protocole de concertation sérieux, et ne comprennent que la contrainte financière.

Au vu de l’urgence climatique et de l’état critique de dégradation des sols et cours d’eau, les activistes, scientifiques, et 150 organisations signataires de l’appel PAS UNE BASSINE DE PLUS exigent à nouveau un moratoire sur les projets de méga-bassines, une concertation large sur le partage de l’eau et l’appui à des pratiques paysannes locales protectrices de la biodiversité.

Pour ce faire, la riposte s’organise !

- Une action collective téléphonique est en cours cette semaine, pour faire pression sur les sociétés complices du désastre, qui participent activement au chantier. Vous pouvez en retrouver la carte (et les interroger sur leur responsabilité) ici : https://lessoulevementsdelaterre.or...

- Démarrée à partir de lundi, cette action s’intensifie avec la reprise du chantier et va aussi chercher à inviter les employé.es de ces structures soucieux de ne pas travailler sur des chantiers aussi contestés à exercer leur droit de retrait.

- Le mouvement anti-bassines va appeler très prochainement à une mobilisation nationale similaire à celle de fin octobre. Nous montrerons une nouvelle fois s’il le faut que ces dispositifs sont atteignables et qu’au vu de l’urgence climatique, les arrêtés préfectoraux et autres montées de fièvre répressives ne peuvent plus arrêter les défenseurs.euses de l’eau. »

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2022-10-31
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 31 octobre 2022 @ 18:03

La manifestation qui s’est tenue dans les Deux-Sèvres les 29 et 30 octobre 2022 aura rendu célèbre le nom de Sainte Soline, lieu symbolique d’un projet de construction d’une mega-bassine, contestée par des milliers d’opposants. Récit en images.

Lire aussi :

- Comment l’Etat a imposé les bassines dans les Deux Sèvres

https://www.jne-asso.org/2022/10/31...

Pierre Grillet, Journalistes pour l’environnement (JNE), 31 octobre 2022.

- Une manifestation historique à Sainte Soline

https://www.jne-asso.org/2022/10/31...

Pierre Grillet, Journalistes pour l’environnement (JNE), 31 octobre 2022.

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2022-10-30
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 30 octobre 2022 @ 16:19

Après l’intrusion réussie dans la bassine de Sainte-Soline lors d’une mobilisation de plus de 7000 personnes hier, un autre point clef de cette infrastructure a été visé ce dimanche par les milliers d’opposants encore sur place : ses canalisations.

"La bassine de Sainte-Soline a en effet 6 tentacules pompant dans les nappes phréatiques pour remplir ses 720 000 m³ d’eau.

Le dispositif de la préfecture a été déjoué par cette action qui a eu lieu sans violences policières, et les militants ont pu creuser et démanteler un réseau de canalisations.

Le réseau démonté aujourd’hui pompe dans la nappe au niveau du Bignon, cours d’eau à sec comme de nombreux autres au vu du niveau de sécheresse et de la crise climatique. Certaines de ses canalisations risquent de reprendre des réseaux existants et 18km restent à construire, si le chantier continue malgré tout.

Plan bassine -.

Par ailleurs, ce matin une vigie a été construite sur le champ prêté par un paysan ex-irrigant et aujourd’hui opposant aux Bassines. Elle sera inaugurée à 17h et servira de tour d’observation autant pour les oiseaux que pour l’avancée du chantier de la bassine de Sainte-Soline située à 2 km de là.

Ce champ où le propriétaire invite les opposants jusqu’au 19 mai (période de retour de la Outarde canepetière) pourra servir dans les semaines à venir de point d’appui pour de nouvelles mobilisations.

La large coalition ayant appelé à la manifestation « pas une bassine de + » exige de nouveau l’arrêt du chantier de Sainte-Soline et un moratoire sur l’ensemble des autres méga-bassines en projet.

Si le gouvernement persiste à passer en force, à imposer et financer ces projets d’accaparement de l’eau absolument inacceptables, une nouvelle date de mobilisation nationale et de désobéissance civile sera annoncée par le mouvement d’ici 15 jours.

Nous appelons à une solidarité forte avec les militant.es inculpé.es et toujours en garde à vue ou blessé.es lors de la manifestation d’hier. Nous continuons la résistance pour l’eau et son partage !

Contrairement à ce qu’affirment les "sources policières" de BFMTV, nous apportons un complément à notre communiqué qui montre l’usage de la canalisation ciblée.

La carte de la Coop de l’eau montre bien que la bassine de Sainte-Soline sera raccordée par cette canalisation pour la remplir. Il s’agit d’un des 6 réseaux de pompage de la bassine.

Ce réseau n’est pas encore raccordé car la bassine est encore en construction et que 18km de canalisations doivent être installés, entre autres à partir de canalisations existantes comme celle ciblée aujourd’hui."

Carte Coop de l'eau -.

Lire aussi :

- Mega-bassines, le piège d’une agriculture intensive devenu néfaste :

https://www.liberation.fr/politique...

Le billet de Thomas Legrand, Libération, 31 octobre 2022.

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REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 30 octobre 2022 @ 01:48

Le samedi 29 octobre,malgré les interdictions préfectorales et un déploiement de 1700 policiers, plus de 7000 opposant.es aux bassines ont tenu leur pari de pénétrer à l’intérieur du chantier de la méga-bassine de Sainte-Soline et d’en enlever les grilles. Ils ne comptent pas s’arrêter là.

Depuis leur camp situé en plein coeur de la zone interdite, où ils sont accueillis par un paysan ex-irriguant et désormais opposé aux bassines, les anti-bassines entendent bien continuer à s’organiser pour que le chantier ne reprenne pas.

Tout au long de la journée auront lieu des balades naturalistes, tables-rondes sur les suites de la lutte et les projets de territoire pour le partage de l’eau, construction de vigie sur le camp, concerts.

A 13h30 ce dimanche, ils feront un point presse sur la suite de la luttes mais aussi sur les militant.es arrêté.es et blessé.es hier par les tirs de flashballs et les grenades explosives la police.

A 14h, ils et elles mèneront une nouvelle action de désobéissance civile.

Programme du dimanche 30 octobre -.

Lire aussi :

Le récit d’une journée d’affrontements (Le Parisien) :

https://www.leparisien.fr/environne...

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