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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2016-09-23
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 23 septembre 2016 @ 18:16

Le 28 juin 1993, le directeur de la Société anonyme de gestion des eaux de Paris (SAGEP), décrivait lors d’un Conseil d’administration les activités de la SAGEP en Russie. La lecture de ce document historique explique à elle seule pourquoi une coalition aussi improbable que contre nature conspire en 2016, afin d’effacer la décision courageuse arrêtée par Bertrand Delanoë et sa majorité en 2010, et de reprivatiser à nouveau l’eau à Paris.

En 1985, Jacques Chirac, maire de Paris, cédant aux invites de Jêrôme Monod (décédé en 2016), alors président de Lyonnaise des eaux, mais aussi ex-secrétaire général du RPR, privatisait successivement la distribution, puis la production de l’eau à Paris.

Côté distribution, elle était confiée pour vingt-cinq ans, rive droite, à la Générale des eaux, qui deviendra Veolia, rive gauche à la Lyonnaise des eaux, aujourd’hui filiale de Suez.

Puis, en 1987, la production était confiée à une société d’économie mixte, la SAGEP, dont la Générale des eaux et la Lyonnaise des eaux détenaient chacune 14% du capital, le reste étant détenu par la Ville de Paris.

En 2008, Bertrand Delanoë décide le rachat de la participation des deux multinationales dans le capital de la SAGEP. Reprises temporairement par la Caisse des dépôts et consignations, ces participations sont ensuite rachetées par Paris : la production de l’eau y redevient publique.

En décembre 2010, le Conseil de Paris décide ensuite de republiciser la distribution de l’eau, affermée à Veolia et Suez. Avec la reprise de la distribution en gestion publique, la régie Eau de Paris était devenue l’opérateur unique de la production et de la distribution de l’eau dans la capitale.

Les actions de la SAGEP en Russie

Interrogé lors du Conseil d’administration du 28 avril 1993, Georges Mercadal, son directeur, s’exprimait sur les actions de la SAGEP en Russie, comme le rapportait le compte-rendu de la séance (page 14) :

“ (…) Par ailleurs la SAGEP a développé une activité de conseil pour la privatisation de la distribution de l’eau à Moscou, cette action a donné lieu à l’établissement d’un rapport. Les propositions de la SAGEP pour l’eau de Moscou s’inspirent du système mis en place à Paris. Ainsi, il est prévu de créer une société municipale qui, par la suite, passera un contrat avec une société privée. L’expérience sera d’abord menée sur un quartier pilote de Moscou.

La société de distribution d’eau potable s’occupera aussi du réseau d’eaux usées et du réseau d’eau chaude. Si l’expérience menée sur le réseau pilote est positive, et si elle doit être étendue à l’ensemble de Moscou, dans ce cas la SAGEP devra être payée pour ses conseils.

La Banque Mondiale est intéressée par ces projets, à moins que les partenaires privés et étrangers également intéressés, décident d’apporter seuls le financement des projets.

D’autres interventions de la SAGEP pourraient se développer, à Riga par exemple.

Dans les pays du Maghreb les actions de la Sagep se développent en Algérie et au Maroc.

Les actions à l’étranger de la Sagep se développent sur deux fronts : d’une part conseils et prestations en exploitation et gestion, d’autre part conseils en organisation (décentralisation et privatisation) nécessitant une mise de fonds préalable et vraisemblablement un appel aux organismes internationaux.

Après l’exposé de Monsieur Mercadal, Monsieur le Président relate la dernière visite de la délégation russe à Paris et fait part d’une proposition que la Fédération des Villes russes a faite à la Sagep en vue de créer un centre franco-russe de formation pour la privatisation des services publics russes.

(…)

Puis en application de l’article 101 de la loi du 24 juillet 1966, il est demandé au conseil l’autorisation nécessaire à la passation d’une convention d’études complémentaire relative au micro capteur de chlore entre la société Eau et Force, la société SAGEP et le Centre international des recherches sur l’eau et l’environnement (CIRSEE), d’une part, et le GIE Cylergie d’autre part.

La Société Lyonnaise des eaux Dumez est administrateur de la SAGEP et membre du GIE Cylergie.

L’exploitation et la commercialisation du brevet déposé par le GIE fera l’objet de conventions séparées qui détermineront les droits et obligations de chacun comme dans le cadre d’une copropriété du brevet.

(…)

Il est ensuite donné lecture de la note relative à l’application de la Loi dite “anticorruption” du 29 janvier 1993 et de ses décrets d’application. Le Conseil ne fait aucune remarque sur la proposition de constitution de la Commission qui lui est présentée, et, en conséquence, décide que la Commission d’appel d’offres de la Sagep et son fonctionnement seront les suivants (...) ”

Lire aussi :

- Les Ämes mortes du Grand Paris

http://blog.mondediplo.net/2015-05-...

Carnets d’eau, Le Monde Diplomatique, 12 mai 2015

- Ile-de-France : Veolia et le SEDIF instrumentalisent les lois NOTRe-MAPTAM pour pérenniser la gestion privée de l’eau

http://www.eauxglacees.com/Ile-de-F...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 14 avril 2016

- Eau, décentralisation et “Grand Paris”

http://www.eauxglacees.com/Eau-dece...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 mai 2016

- A la guinguette avec André Santini (l’intégrale)

http://www.eauxglacees.com/A-la-gui...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 août 2016

- Grand Paris de l’eau : du grabuge dans la Métropole

http://www.eauxglacees.com/Grand-Pa...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 septembre 2016

- Pourquoi combattre la reprivatisation de l’eau à Paris ?

http://www.eauxglacees.com/Pourquoi...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 septembre 2016

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2016-09-22
FLUX
par Marc Laimé, jeudi 22 septembre 2016 @ 08:09

Un universitaire spécialiste de l’hydraulique, présentera le 26 septembre prochain à Grenoble une communication qui retracera plus d’un siècle de développement d’une science trop méconnue dans un contexte regional très particulier qui a favorisé son émergence.

« On va tenter dans cette communication de « balayer » l’histoire de Grenoble et de la communauté hydraulique à travers ses différents acteurs : les industriels, l’université et la recherche, les bureaux d’études publics ou privés, et les organismes professionnels ou scientifiques qui les relient (comme la Sté Hydrotechnique de France), en se focalisant sur les activités et contributions plus spécifiquement grenobloises.

On passera rapidement sur l’époque des pionniers pour aborder le XXème siècle et la belle époque (1900-1914), avec le boom des aménagements au fil de l’eau, la spécialisation des industriels et l’avènement de l’Université. La guerre 1914-18 verra l’hydraulique tourner à plein et contribuer à l’effort de guerre.

Cette prise de conscience nationale se traduira par la législation de 1919 (portée notamment par le sénateur de l’Isère Léon Perrier), et la construction de grands barrages réservoirs (Sautet, Chambon).

La SHF crée en 1922 un laboratoire, à Beauvert aux portes de Grenoble pour des études sur les machines hydrauliques, l’écoulement dans les canaux, les pertes de charge, les mesures de débit. (station de tarage des moulinets hydrométriques). Il sera complété en 1927, par un service d’essais et de contrôle permanent des installations hydrauliques.

Le 3ème congrès de la Houille Blanche en 1925, est une sorte d’apothéose pour la ville. Il conduira notamment à la création en 1929 de l’Ecole des Ingénieurs Hydrauliciens . On verra aussi la création par l’ingénieur Garembois du Laboratoire Dauphinois d’Hydraulique, au sein des établissements Neyrpic et à côté du laboratoire de la SHF.

La crise de 1929 va ralentir cette croissance, même si la période voit, encore sous l’impulsion de L. Périer, la création de la CNR (Compagnie nationale du Rhône ).

Durant la seconde guerre, la France est cette fois occupée et tout le monde fait profil bas. Le doyen de l’Institut Polytechnique de Grenoble, qui avait soutenu la création de l’EIH, sera assassiné par la Gestapo en 1943 pour son activité de résistant.

Il faudra attendre 1944 pour que l’Hydraulique relève la tête : l’armée américaine, inquiète des conditions de franchissement du Rhin, commandite une étude sur modèle réduit à ses services, qui réclament un an pour la faire ! En récupérant un modèle conçu pour les crues de l’Isère, le Laboratoire Dauphinois d’Hydraulique la réalise en 4 mois… avec les félicitations des américains … !

La Libération voit la nationalisation de la production électrique et du transport. Cela induit une forte relance des aménagements hydroélectriques et une réorganisation de leur exploitation.

C’est ainsi que l’on voit s’installer à Grenoble la Division Technique Générale de la Production Hydraulique qui comptera bientôt une centaine de personnes pour l’appui technique et scientifique aux groupes de production hydraulique (GRPH).

La perspective d’utiliser l’énergie marémotrice suscitera la construction de la plaque de Coriolis et du Laboratoire d’études des Marées, conjointement entre l’Université, EdF, et Neyrpic, en vue d’étudier l’aménagement de la Rance et plus largement de la baie du Mont St Michel et des îles Chausey.

C’est à ce moment que l’on voit se créer, d’abord au sein de Neyrpic, la SOGREAH, en partie dans la ligne du LDH pour ce qui concerne les aménagements.

Au début des années 60, la fin des grands aménagements se profile, l’hydraulique grenobloise marque le pas, et nécessite de grandes et douloureuses réorganisations.

Depuis la Libération, les politiques et la recherche grenobloise misent plutôt sur l’électronique et le nucléaire. Avec la crise pétrolière de 1973, ce sera évidemment un boom pour cette dernière. Mais on va voir quand même se développer une forte demande à l’export (depuis le Brésil jusqu’à la Chine avec les 3 Gorges) ainsi qu’une demande nouvelle sur les STEP (Stations de Transfert d’Energie par Pompage, à Revin, La Coche, le Cheylas, Grandmaison).

Quand en 1962 Alsthom absorbe Neyrpic et Sogreah elle crée un département de recherche en Techniques des fluides qui deviendra Neyrtec puis le CERG (Centre d’essai et de Recherche Grenoblois), qui devient lui-même indépendant en 2007.

La Sogreah est elle indépendante depuis 1998.

Aujourd’hui la communauté Hydraulique grenobloise dispose de grands équipements, tant publics que privés, comme la nouvelle plateforme de Coriolis ou le bassin à houle, les installations du CERG ou du Cremhyg pour les machines, les plates-formes de modèles physiques de SOGREAH ou de l’IRSTEA (torrentiel).

Autour d’elles, des équipes techniques mais aussi les laboratoires de recherche (LEGI, LTHE, IRSTEA), et bien sûr la formation, avec l’ENSE3 (Energie, Eau Environnement, issue de la fusion de l’ENSIEG et de l’ENSHMG), font que la communauté hydraulique est bien vivante et poursuit son rayonnement… »

par Charles Obled, professeur honoraire à Grenoble INP- ENSEE3- LTHE

Lundi 26 septembre 2016 à 13h00 : séminaire de Charles OBLED (Grenoble INP- ENSEE3- LTHE), salle de réunion du 1er étage, OSUG-B

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2016-09-16
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 16 septembre 2016 @ 17:48

Des élus de droite franciliens qui s’allient pour tenter de supprimer la Métropole du Grand Paris. Les Grands Lacs de Seine qui tentent de s’émanciper de leurs tutelles historiques. Et au SIAAP un coup de force (unanimement soutenu par des élus "de gauche"), qui annonce la (re)privatisation (définitive) du plus important syndicat public d’assainissement d’Europe. Vous avez aimé les batailles de l’eau à Paris ? Vous allez adorer le Grand Paris de l’eau après 2017. Ou pleurer des larmes de sang. Qu’aucune baignade n’effacera.

Les élus franciliens de droite farouchement opposés à la Métropole du Grand Paris, ce monstre au périmètre inepte, aux compétences inadaptées et au financement inexistant, comme le reconnaissait lui-même son président (LR) Patrick Ollier avant l’été, vont tenter de profiter de l’examen au Sénat du projet de loi baroque, arraché à Manuel Valls par Anne Hidalgo - qui vise officiellement, à permettre à Paris de fusionner avec le Département de Paris, qui a subsisté, en récupérant ses compétences, et surtout l’essentiel de celles du Préfet de Paris -, pour tenter de faire voter fin septembre par la Chambre Haute… la suppression de la Métropole du Grand Paris !

Un scénario qu’Eaux Glacées a déjà annoncé à plusieurs reprises, dans l’incrédulité générale.

Plusieurs amendements vont être déposés à cet effet, à l’initiative de quelques élus franciliens dont l’agenda diffère très sensiblement de celui de Patrick Ollier. Ainsi du sénateur (LR) de Paris, Pierre Charon, du sénateur-maire (UDI) de Meudon, vice président du Sénat, vice-président du SEDIF, et président du SYCTOM, Hervé Marseille (qui nous a embarqués cet été dans une polémique affriolante avec Emmanuel Macron…), ou encore du président du groupe François Zochetto.

Leur objectif ? Rallier la vingtaine de sénateurs franciliens de droite contre la MGP. Une initiative discrètement appuyée par Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, qui ne se gêne plus pour proclamer que “La Métropole, c’est la Région !”, et son Vice-Président (UDI) en charge du Grand Paris, Didier Bariani.

Même si nos conjurés parvenaient à leurs fins au Sénat, l’Assemblée y mettra bon ordre.

Sauf que ce galop d’essai préfigure la projet de loi qui suivra après la présidentielle, puisque Valérie Pécresse a approché à cet effet les trois prétendants sérieux à la primaire de la droite.

Sans compter Patrick Devedjian et Pierre Bédier qui publient eux aussi le20 septembre un argumentaire détaillé, dans lequel ils prônent la suppression pure et simple de la MGP, au profit de la Région…

https://www.lejournaldugrandparis.f...

Les Grands Lacs à la rame

Dans un contexte de plus en plus délétère, l’actuel président de l’EPTB Grands Lacs de Seine, Frédéric Molossi, qui préside aussi l’Association française des EPTB, a proposé aujourd’hui à ses membres, les autres EPTB français, la création d’une Fédération des élus des fleuves et rivières, manière de tenter de structurer un lobby pro-Gemapi (mais surtout pro-EPTB), dont nombre d’élus de droite ne veulent pas (la Gemapi), mais surtout d’ouvrir la gouvernance des nouveaux EPTB, qui doivent se transformer d’entente interdépartementale en syndicats mixtes, aux EPCI et syndicats de rivière, qui vont devenir les acteurs de la Gemapi.

Objectif : pallier le désengagement financier des départements, financeurs historiques des EPTB.

Au cas d’espèce des Grands Lacs il s’agit aussi d’instituer une nouvelle “gouvernance”, avant que les trois départements de la petite couronne ne rendent l’âme en 2020. Pas sur que les autres EPTB canal historique marchent dans la combine de l’ouverture aux EPCI et aux syndicats.

Scandales au SIAAP

Après les deux juges d’instruction parisiens qui enquêtent depuis trois ans sur trois affaires distinctes de surfacturations estimées à près de 700 millions d’euros, liées à trois chantiers du SIAAP, des fonctionnaires de la CRC Ile-de-France sont attendus sous peu dans les locaux du syndicat pour une mission de contrôle.

La direction générale de l’établissement en a été informée début septembre et priée de mettre à disposition, notamment, des documents relatifs à la passation des marchés publics.

Les magistrats financiers s’intéresseront-ils aussi à l’incroyable délibération adoptée en juin dernier par le Conseil d’administration du SIAAP, que les élus de gauche de Paris, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis ont validé les yeux fermés ?

Il s’agit, sur la base d’un rapport daté du 7 juin 2016 aux données totalement orientées, voire mensongères, soumis au Conseil d’administration par le Président (PCF) du syndicat, de décider que la gestion de la gigantesque station d’épuration de Valenton, qui était jusqu’ici confiée en DSP à une filiale de Suez-Lyonnaise, Sequaris, soit effectuée à l’avenir par… une SEMOP, dont 60% du capital sera détenu par Suez et 40% par le SIAAP !

Ceci au motif qu’une gestion en régie exigerait l’embauche de 109 agents supplémentaires ! Ce ratio a été obtenu en procédant à des calculs d’ETP totalement biaisés à partir d’une comparaison entre différentes usines du syndicat, dont les filières techniques ne sont pas identiques, ce qui invalide d’emblée les comparaisons farfelues du nombre de personnels nécessaires à leur fonctionnement.

Cette affirmation extravagante ne résiste donc pas à l’examen, et est fermement dénoncée par les syndicats de personnels du SIAAP. On s’étonne dès lors que des élus “de gauche" aient pu l’avaliser les yeux fermés…

Il est vrai qu’un mois plus tôt, Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris en charge du Grand Paris, assistait aux côtés de Jean-Louis Chaussade, directeur général de SUEZ et Chantal Jouanno, vice-présidente de la Région Ile-de-France, à l’inauguration en fanfare par Belaïde Bedreddine, président du SIAAP, et adjoint (PCF) à la petite enfance à Montreuil, de "BIOGNVAL", une "solution inédite pour valoriser les eaux usées en biocarburant liquide". En lieu de "nouvelle révolution industrielle", il ne s’agissait en réalité que d’un "pilote" (qui permettra ultérieurement de "développer la filière au plan mondial"), mais qui se contente en attendant de produire... 1 tonne par jour de biogaz, soit deux pleins de poids lourd...

(Nous nous étonnons en ce jour historique de l’absence de Jean Tirole, de l’émir du Qatar et de Cyril Hanouna).

Aucune communication n’a été effectuée depuis lors sur l’affaire du projet de SEMOP, aux conséquences incalculables.

Le coup de force de SUEZ-Lyonnaise, s’il devait aboutir, signerait le premier acte de la privatisation du SIAAP, qui assure l’épuration des eaux usées de près de dix millions de Franciliens, dans la mesure où la station de Valenton représente près du tiers de la capacité épuratoire globale du syndicat.

Le SIAAP est le premier donneur d’ordres européen dans le domaine de l’environnement, avec un budget annuel (fonctionnement + investissement) de près d’un milliard deux cent millions d’euros...

L’affaire s’inscrit aussi, et surtout, dans les grandes manoeuvres déjà engagées pour retrouver le primat de la gestion privée de l’eau dans la région parisienne, mis à mal par la republicisation décidée à Paris par Bertrand Delanoë en 2010.

A l’approche de 2017, la mise en oeuvre du scénario de reconquête soigneusement préparé depuis le mitan des années 2000 ne cesse de s’accélérer.

Le vote de la délibération adoptée en juin dernier par l’ensemble des élus de gauche siégeant au SIAAP, favorable à la création d’une SEMOP à Valenton, résonne ainsi comme un véritable glas des espoirs nés en 2010.

La théorie des dominos est rarement démentie par les faits, surtout si l’on songe à la séquence politique qui s’annonce en région parisienne : 2017, 2020, 2022, 2024…

Le rouge est mis.

Rien à voir, enfin si, justement...

D’où il appert que Pierre Laurent sera candidat à la présidentielle.

A plus de trente ans d’intervalle, la phase terminale du PCI, en Italie, se rejoue ainsi en farce tragique, à Paris.

En place de rue des Boutiques obscures, le bunker de la rue Jules-César...

On y reviendra.

(Nous avons sollicité à plusieurs reprises le SIAAP qui n’a pas répondu à nos questions sur l’affaire de la SEMOP de Valenton).

On attend avec impatience que la Coordination Eau Ile-de-France et la Fondation France Libertés appellent de toute urgence, à grand son de trompe médiatique, à la mobilisation d’une puissante "vague citoyenne", qui viendra, armée de banderoles proclamant que "L’eau est un bien commun", manifester devant les locaux du SIAAP, voire occuper les lieux ? Avant de s’en aller se baigner, sauvagement, dans la Seine, en guise de protestation. Utile rafraîchissement pour les présidents-directeurs-généraux des dites "associations", avant que s’en aller, très bientôt, dans la foulée, baguenauder sous les palmiers à MarraKech, aux fins d’y sauver le climat et la planète.

Breaking News : opération Ferme éphémère

Flash spécial Nuit Debout TV, dimanche 18 septembre à 11h27

“Nous interrompons notre retransmission de l’atelier de développement personnel organisé par l’amicale des DRH des coopératives bio, car l’actualité ce matin c’est l’installation dans la nuit à Paris dans le 12ème arrondissement, à l’initiative de la Coordination Eau Ile-de-France et de la Fondation France Libertés, d’une ferme éphémère autogérée, biosourcée, édifiée en guise de protestation devant les locaux du SIAAP, rue Jules César, contre la création d’une SEMOP à l’usine de Valenton.

Nuit Debout TV est en mesure de vous révéler que l’opération est issue de la co-création associative cet été avec Les Désobéissants d’un nouveau mode de protestation “doux” qui consiste à crééer des fermes éphémères sur la voie publique afin de faire reculer la mondialisation capitaliste, et de faire émerger le "bien commun"...

Ses promoteurs travaillent d’arrache-pied à la finalisation d’un partenariat avec AgroParisTech, l’Irstea et l’Onema, assorti d’une convention de financement pluriannuelle de 300 000 euros

La ferme éphémère de la Coordination et de France Libertés installée devant les locaux du SIAAP

La "ferme éphémère" de la Coalition Eau Ile-de-France et de France Libertés installée devant les locaux du SIAAP. Photo DR.

Les militants ont réussi à faire financer l’opération par un reliquat de subvention accordé par la Région Ile-de-France à la Coordination pour répertorier les associations franciliennes actives dans le domaine de l’eau, potable et non potable (sans fuites), et donc désormais aux structures spécialisées dans la résolution spéciste des conflits d’usage dans le domaine de l’eau.

L’opération, qui a reçu le bienveillant parrainage de l’adjoint au maire de Paris Jean-Louis Missika, s’inscrit aussi à titre dérogatoire exceptionnel, dans le prolongement de Paris-Plage.

Il s’agit donc d’engager le dialogue avec le SIAAP et Suez, en mobilisant toutes les ressources de la “médiation animale”, une nouvelle méthodologie d’apaisement des conflits sociaux développée en partenariat avec l’Institut Montaigne et la holding familiale d’Augustin Legrand, qui a bénéficié d’un soutien financier de la BPI, et déposé plusieurs brevets à l’INPI.

Nuit Debout TV est en mesure de révéler que c’est une jeune "woofeuse" d’origine australienne, qui effectuait un stage en service civique à la Fondation, qui aurait retrouvé sur Internet, dans le cadre de la rédaction d’un mémoire sur les peuples Premiers et l’extractivisme, (financé par la réserve parlementaire du Sénat), la trace d’un arrière-arrière-arrière petit fils maori, jusqu’alors inconnu, de Konrad Lorenz, à qui l’on devrait la théorisation du concept de la "médiation animale", appliquée à la résolution des conflits sociaux à l’ère de la mondialisation capitaliste.

Le groupe SUEZ a immédiatement réagi par le biais d’un message Twitter dans lequel Jean-Louis Chaussade déclarait mobiliser toutes ses équipes pour engager le dialogue avec l’âne, les quatre canards, quinze poules, trois lapins et cinq biquettes installées devant les locaux du SIAAP.

L’entreprise citoyenne (SUEZ) a par ailleurs déclaré à l’AFP qu’elle allait faire acheminer trois tonnes de quinoa, qui seront transportés par péniche, à partir du bassin de la Villette, jusqu’au siège du SIAAP, destinées aux militants de la Ferme éphémère.

Cette offre permettra le cas échéant d’accueillir sur place le candidat putatif Mélenchon, ce qui témoigne d’un sens politique particulièrement affûté, ce à quoi on reconnaît les grands capitaines d’industrie.

Selon les dernières informations recueillies sur place par nos envoyés spéciaux, les militants attendent d’un instant à l’autre la venue de José Bové et Cécile Duflot, qui viendraient prêter serment de “démonter la SEMOP”.

Au siège des Verts on indique cependant que le Bureau national va se réunir d’urgence, à la demande de Karima Delli, Yannick Jadot et Michèle Rivasi, afin de savoir si cette prise de parole devra, ou non, être décomptée du temps de parole des différents candidats à la primaire d’EELV.

Tout de suite une page de publicité pour les huiles essentielles d’Augustin Legrand, avant de retrouver les envoyés spéciaux de Nuit Debout TV à la Ferme éphémère installée cette nuit devant les locaux du SIAAP à Paris.

- Lire aussi :

A la guinguette avec André Santini (l’intégrale).

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2016-09-15
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 15 septembre 2016 @ 08:24

Après les rapports Tandonnet-Lozach, puis Pointereau, nouvelle offensive réactionnaire au Sénat dans la perspective de l’après 2017. Feu sur les normes qui "empoisonnent" la vie des exploitants. Dans pas longtemps ils vont prôner la suppression de la DCE. Encore un effort, on y est presque. Beulin président !

Cette fois c’est un groupe de travail ad hoc de la Commission économique du palais du Luxembourg (°) qui a établi une liste de 16 propositions pour alléger les contraintes administratives et environnementales qui « empoisonnent » la vie des exploitants et leur rentabilité économique.

Rien de nouveau sous le soleil dans la liste des 16 propositions présentées le mercredi 14 septembre 2016 au Sénat pour alléger la vie des exploitations agricoles et les rendre plus compétitives.

Le groupe de travail, composé de neuf élus de toutes tendances politiques, dresse un inventaire à la Prévert de solutions (hélas) encore trop théoriques, déplore Le Figaro.

La plupart sont déjà connues puisqu’elles ont été publiées en d’autres temps et d’autres lieux, comme par exemple au sein des Républicains ou par des organismes professionnels agricoles, comme le premier syndicat du secteur, la Fnsea (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles).

Ainsi la proposition numéro 6, « développer l’expérimentation des normes avant leur généralisation », avait déjà été proposée par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République, en visite au Salon de l’Agriculture en 2010.

Un vœu pieux qui était resté dans les placards pour ne pas froisser une partie de son électorat favorable au Grenelle de l’environnement, morigène le Fig.

Rassurons l’organe de M. Dassault (et Christian Jacob), c’était il y a un siècle, avant qu’il ne tourne carrément climato-sceptique...

"T’as pas de Round Up ! Mais Allo, quoi..."

Quant à la proposition numéro 7 « faire évoluer les contrôles en agriculture », un leitmotiv défendu tant par l’ancien ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, que par son successeur, Stéphane Le Foll, il serait lui aussi demeuré lettre morte.

Ici grosse menterie puisque depuis des années la FNSEA s’oppose par la force, en les séquestrant, voire en les molestant, aux contrôles des agents de l’Onema, des DDTM, ou de l’ASP... Au grand dam desdits agents, qui n’ont cessé d’interpeller leurs tutelles, qui ferment pudiquement les yeux, quand elles n’abondent pas, au travers de rapports scandaleusement orientés, l’enterrement pur et simple de tout contrôle...

Constat plus alambiqué pour la proposition numéro 14 sur la gestion de l’eau et « la facilitation des retenues collinaires ».

Cela fait certes des années que les exploitants demandent aux pouvoirs publics quels qu’ils soient de simplifier la législation concernant la création d’étangs ou bassins de rétention.

Et de continuer à crier misère par ces temps de sécheresse car ils ne "peuvent pas irriguer leurs champs". Sans oublier qu’ils doivent aussi, dans de nombreux cas, abreuver leurs animaux sur le réseau d’eau potable, les cours d’eau ou les puits étant à leur plus bas niveau.

Un surcoût pour les fermiers et une aberration écologique (selon la FNSEA), alors que les agriculteurs n’utilisent que 3% des eaux issues des précipitations, faute de pouvoir les stocker, prétendent-ils sans rire.

Là nos amis se moquent littéralement du monde, si l’on se souvient, et du moratoire Batho sur les retenues, et de la levée hypocrite du moratoire par Philippe Martin, et de l’assomption des "projets de territoire" sous Ségolène Royal, aux fins de dissimuler ses turpitudes, et celles de quelques ONG et pseudo-rebelles bien pensants à Sivens...

N’oublions surtout pas le curage des fossés d’écoulement des eaux dans les champs. Il est interdit d’y toucher sous peine d’une amende administrative de la Police de l’eau, voire d’un emprisonnement, brâment nos victimes des commissaires politiques à l’étoile rouge de l’Onema.

Laissés à l’abandon ces cours d’eau finissent par se boucher. Ils ont ainsi participé à l’inondation des terres agricoles au printemps dernier, lorsque les précipitations étaient trop importantes. La FNSEA pilier de la GEMAPI, là fallait oser, mais c’est bien évidemment à cela qu’on les reconnaît, ils osent tout !

Et que dire de la nouvelle PAC (politique agricole commune) décidée par le gouvernement actuel, qui s’est révélée être une véritable usine à gaz à mettre en œuvre !

Le contrôle des parcelles par photos satellites a ainsi pris dans de nombreux cas l’ombre d’un arbre pour une forêt, requalifiant ces terres agricoles en bois et les empêchant d’être éligibles aux aides agricoles.

Le CNES au goulag !

Pour éviter que ce type d’erreurs ne se reproduise, les exploitants ont préféré dans de nombreux cas couper les arbres en cause. Une aberration à l’heure du verdissement de la PAC, voulu par Bruxelles.

(Donc, pour pas se faire piquer on coupe les arbres, des fois que les fonctionnaires en satellite confondent les arbres avec la forêt ! Là même Cyril Hanouna il oserait pas...)

Bon, nos amis ont bien sur été encensés par le Figaro de ce jour qui conclut : "Pour être plus efficaces et pédagogues vis-à-vis des décideurs politiques et aussi du grand public, les sénateurs auraient dû dresser une liste noire d’une vingtaine de normes agricoles les plus aberrantes à supprimer en priorité. Il y a urgence car sur le terrain les agriculteurs s’impatientent !"

Ne nous impatientons pas, ça va venir...

On voit déjà l’installation du futur ministre de l’Agriculture retransmise en Breaking News sur BFM-TV : "Entre ici Edgar Pisani, John Deere, Limagrain, Monsanto-Bayer..."

Voici venu le temps de l’écologie des catacombes...

(*) Le président de la Commission est Gérard Bailly, sénateur LR du Jura et producteur de comté à la retraite. Son rapporteur est le sénateur UDI-DC de la Somme, Daniel Dubois.

Le rapport d’information :

http://www.senat.fr/rap/r15-733/r15...

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- Présidentielle 2017 : le programme de “Les Républicains” pour l’’nvironnement

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REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 15 septembre 2016 @ 07:51

Un sénateur mosellan a interpellé à la fin 2015 le ministère de l’Environnement après avoir constaté que l’auteur d’une grave contamination, consécutive à un épandage de pesticides, des 23 élèves et de l’institutrice de l’école de Villeneuve, en Gironde, n’avait encouru aucune sanction…

- La question écrite n° 18471 de M. François Grosdidier (Moselle - Les Républicains), publiée dans le JO Sénat du 22/10/2015 - page 2474 :

« M. François Grosdidier attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le classement sans suite en octobre 2015 de la plainte déposée suite aux malaises et troubles, nécessitant des hospitalisations, qui ont frappé 23 élèves et une institutrice de l’école de Villeneuve (Gironde) suite à l’épandage de pesticides à proximité.

D’après les services de la préfecture de la Gironde, « tout indique que l’épandage des produits à proximité de l’école s’est déroulé dans des conditions inappropriées dans qu’aient été prises toutes les précautions pour le voisinage ».

Un rapport de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) indique aussi que deux infractions au moins ont été commises, l’exploitant ayant dépassé sa parcelle et ayant procédé à l’épandage dans des conditions météorologiques de force 3.

Or, il ne s’agit pas là de simples infractions au code rural mais de véritables atteintes à la santé, de surcroît d’enfants, donc de personnes particulièrement vulnérables.

De plus, les troubles ont été ressentis immédiatement or, dans le cas de l’usage de pesticides, ce ne sont jamais les conséquences immédiates qui sont les plus inquiétantes, mais les effets à long terme d’expositions moindres mais répétées dans la durée.

Le temps long et les causes multifactorielles des conséquences, souvent le cancer, permettent aux auteurs d’arguer du caractère non démontré de la nocivité des produits qu’ils utilisent, tout en dénonçant le principe de précaution (qui vaut pour les risques possibles et non certains) et échappant au principe de prévention (qui ne vaut que pour les risques avérés).

En dehors de ces informations, il lui demande s’il en existe d’autres, connues de l’administration, qui exonèreraient l’auteur direct des faits, mais aussi les fabricants et fournisseurs de ces produits, de toute responsabilité.

Au-delà des déclarations d’intention, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour mettre fin à ces atteintes à la santé et à l’environnement, dans ce cas particulier et en général sur le territoire français. »

- La réponse du Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat, publiée dans le JO Sénat du 01/09/2016 - page 3737 :

« De nombreux résultats d’études convergent quant aux risques pour la santé encourus par les riverains des parcelles agricoles intensivement traitées avec des produits phytopharmaceutiques.

L’expertise collective « pesticides et santé » conduite par l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a confirmé ces risques liés à une exposition répétée aux pesticides via l’air.

L’accident de Villeneuve en Gironde a malheureusement illustré une situation de fait à laquelle de trop nombreux riverains de cultures intensives sont confrontés.

Il est donc nécessaire de progresser sur la protection des populations vivant à proximité des parcelles traitées, et dans un premier temps de préserver les personnes les plus vulnérables.

Un encadrement de l’application des produits phytopharmaceutiques dans et à proximité de certains lieux publics, notamment ceux recevant des personnes vulnérables a été introduit dans la loi du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’alimentation, l’agriculture et la forêt.

À cet effet une instruction du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat, a été envoyée aux préfets au mois de février pour que des mesures réglementaires fortes soient prises afin de protéger les lieux accueillant les enfants, les personnes malades et les personnes âgées.

D’ores et déjà des arrêtés ont été pris en Gironde ou dans le Haut-Rhin pour mettre en place des interdictions de traitement aux horaires sensibles et instaurer des distances d’éloignement des zones traitées en fonction de la mise en place de barrières physiques telles que des haies.

Ce travail d’encadrement réglementaire doit être poursuivi avec l’objectif de réduire l’exposition des populations riveraines en incitant fortement à l’évolution des pratiques agricoles dans ces zones. C’est ce à quoi s’attachent les récentes mesures de la conférence environnementale 2016.

Des outils d’information à destination des populations vulnérables, des riverains de zones agricoles, et des utilisateurs de pesticides seront développés et les échanges de bonnes pratiques favorisées.

Il sera demandé à l’agence nationale de santé publique (ANSP) de débuter dès cette année une étude d’imprégnation multi-sites chez des riverains de zones agricoles afin d’évaluer l’exposition liée à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à proximité de ces zones.

Le développement d’outils et d’applications permettant la mise en place d’une surveillance des pesticides dans l’air sera soutenu.

Un projet de recherche, d’innovation et de développement d’alternatives à l’usage des produits phytosanitaires sera mise en place.

Enfin, une vigilance accrue doit s’exercer sur les préoccupations émergentes.

Ainsi, l’initiative française que constitue la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens vise à soutenir les actions de recherche dans le sens d’un renforcement du cadre réglementaire sur les substances chimiques.

De même, une position ambitieuse a été portée par la France au niveau européen afin d’éliminer les substances actives suspectées qui présentent de telles caractéristiques de danger. »

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2016-09-13
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 13 septembre 2016 @ 08:09

Le leader français des services aux collectivités affronte une passe difficile sur les marchés de l’eau en France, dans le contexte de la mise en œuvre de la loi NOTRe. On découvre dans sa dernière lettre interne datée des mois de juillet-août, que le nouveau modèle économique passerait par un ancrage local de l’Eau France, avec des sociétés locales « qui pourront affranchir la collectivité de la complexité réglementaire liée à la gestion de l’eau »… Chez le concurrent SUEZ, avec les SEMOPs, on réinvente la concession XXXL pour mieux gruger les collectivités.

Nous voilà prévenus. Chez le grand concurrent SUEZ-Lyonnaise, qui ne cesse de tailler des croupières à Veolia depuis trois ans, la recette est beaucoup plus simple.

SUEZ-Lyonnaise s’appuie sur des bureaux d’études aux ordres qui « vendent » aux collectivités qui, n’y comprenant rien, signent les yeux fermés, sa dernière invention-miracle (pour elle, SUEZ-Lyonnaise !), les SEMOPs.

Les sociétés d’économie mixte à opération unique. Soit une société de droit privé dont SUEZ-Lyonnaise détient 60% du capital et la collectivité 40%. L’affaire est présentée comme permettant aux élus de « mieux contrôler le contrat en étant directement associés à la gouvernance de la SEMOP ». Le président de la collectivité est donc président de droit de la SEMOP, dirigée par un SUEZ boy, le même SUEZ étant bien sur majoritaire au CA de la SEMOP.

Cerise sur le gâteau, à l’arrivée, soit à la fin du contrat de concession de 10 ou 12 ans, la collectivité récupère les infrastructures ! Et on nous présente ça comme un miracle, il ne manquerait plus en effet que SUEZ emplâtre au passage lesdites infrastructures ! Et ce n’est pas fini, comme avec l’admirable SEMOP, SUEZ (ça on s’en serait douté) va faire des bénéfices, on les « partagera avec la collectivité » !

C’est beau comme du Madoff ! C’est du Madoff.

En réalité il s’agit d’une véritable escroquerie intellectuelle. Vous avez déjà vu, une seule fois, un actionnaire minoritaire imposer sa volonté à son actionnaire majoritaire ? Jamais, nulle part, même pas en rêve.

En réalité le montage, certes astucieux, si l’on sait que la SEMOP a de plus été votée à l’unanimité par des parlementaires chloroformés par SUEZ, vise à faire accroîre aux élus, primo, que l’on va faire glisser en douce les budgets de l’eau et de l’assainissement en « hors bilan », secundo qu’ils vont devenir des « experts »…

Ce que SUEZ se garde bien en revanche de clamer sur les toits, c’est que la SEMOP étant une filiale du groupe, celui-ci déploie des trésors d’ingéniosité en matière d’ingénierie financière et fiscale, de sorte que l’activité de ses filiales SEMOP va lui apporter de confortables plus-values après consolidation dans les comptes de la holding, ce dont les apprentis experts élus, grugés à l’insu de leur plein gré, n’ont bien sur aucune idée, sachant à peine que pareils instruments d’optimisation existent…

Au passage, on notera aussi que dans l’indifférence générale, le mythe de l’Autorité Organisatrice qui « contrôle son délégataire » vole purement et simplement en éclats, sous les ricanements de SUEZ.

Elle fait comment la collectivité « Autorité Organisatrice », actionnaire minoritaire de la SEMOP, filiale de SUEZ, qui détient 60% de son capital, pour « contrôler », non plus son délégataire, mais son « Associé ».

Vous avez dit « service public » ? Vous avez trois trains de retard mon pauvre ami, ici on est entre gens sérieux, entre « actionnaires » du service public de l’eau et de l’assainissement !

On attend avec impatience les premiers « Rapports d’activité » et autres RPQS des SEMOP, en attendant, qui sait, de les placer en bourse, ça viendra, pas d’impatience.

Veolia pour sa part n’est pas favorable aux SEMOP, et leur préfère les « sociétés dédiées ».

Avec l’entrée en vigueur de la Directive concessions, SEMOP et sociétés dédiées n’ont malheureusement pas fini de faire des ravages.

« À l’aube des nouveaux périmètres géographiques définis par la loi NOTRe, L’Eau France considère cette évolution administrative comme une opportunité pour réinvestir les territoires. En effet, la commande publique sur l’eau et l’assainissement se concentrera sur environ 2 200 interlocuteurs et nous obligeant ainsi à en identifier de nouveaux.

Comme le souhaite une grande majorité de nos clients collectivités, Eau France a construit un projet d’entreprise centré sur une transformation de son modèle économique, un plan ancrage local pour se positionner comme un acteur incontournable du développement durable des territoires.

Investir le territoire signifie faire partie intégrante de son paysage et contribuer au développement de son tissu socio-économique.

Notre solution : créer des sociétés locales avec une identité propre pour répondre aux demandes de nos clients, qui pourront affranchir la collectivité de la complexité réglementaire liée à la gestion de l’eau, préserver l’emploi local et grandir de manière autonome.

Les atouts : renforcer l’attractivité des territoires en favorisant l’intelligence collective dans une logique gagnant-gagnant. »

BACKSTAGE

Veolia en est à son troisième “Plan de départs volontaires” en quatre ans au sein de sa filiale rebaptisée Eau France, désormais dirigée (à la hache) par l’ex-gestionnaire d’un restaurant de luxe des Champs Elysées. 4000 “collaborateurs” remerciés, externalisés, ou mis au placard en attendant qu’ils craquent, pendant que M. Franchi (c’est lui), met les bouchées doubles sur ses “capsules”, rebaptisées “sociétés de spécialités” (ou “d’expertise”, ça dépend des jours). Après avoir subi cinq années de restructurations, devenues permanentes, les personnels témoignent unanimement n’être plus en mesure d’assurer leurs tâches au quotidien, ce qui devrait inquiéter leurs “clientes” collectivités locales…

"Vous mettez en danger les exploitants en amenuisant les équipes au strict minimum pour assurer les astreintes parfois complexes et trop fréquentes, réduisant à peau de chagrin les services supports qui pouvaient encore leur apporter un soutien technique externe et une analyse de certaines offres", dénonce ainsi la CFDT de Veolia Eau France, dans son bulletin L’Inf’Eau du mardi, n° 436, du 13 juin 2016.

Qu’importe, Antoine Frérot poursuit son cap, le désendettement, le développement à l’international et l’économie circulaire. L’endettement vient de décroître de 700 millions d’euros en un an. Le boulet Transdev vient in extremis d’être enfin refilé à la Caisse des Dépôts, autant dire que l’Ebitda va grimper en flèche. Jusqu’ici tout va bien.

Suez serait au demeurant bien inspiré d’arrêter un peu de rouler les mécaniques. Sur fond de guerre au couteau Mestrallet-Köcher (comme quoi, pas plus que de mondialisation, il n’existe de transition “heureuse”), le groupe a accumulé des pertes colossales dans le gaz.

Du coup, après avoir usé de “méthodes de voyou” (Veolia dixit), pour lui piquer des contrats d’eau et d’assainissement en France depuis trois ans, et comme le confirmait La Lettre A le 23 juin dernier, SUEZ accélère depuis cet été la reprise en main de ses filiales et prévoit de couper dans les effectifs des fonctions supports
du groupe (comptabilité, ressources humaines…), qui vont devoir se serrer la ceinture.

Sur 80 000 salariés dans le monde, 10 000 sont affectés à ces activités transversales, dont les commerciaux.

Alors que jusqu’à l’été le groupe espérait encore pouvoir sabrer les effectifs en s’appuyant sur un accord de mobilité, là aussi c’est bel et bien un PDV qui se profile.

Les directeurs de business units du groupe ont finalisé l’inventaire de leurs troupes, pour permettre aux RH de fixer les détails du plan de départs, avec des centaines de salariés qui devraient être concernés.

La réorganisation traduit aussi la reprise en main opérée par la maison- mère sur ses filiales, à l’instar de la Lyonnaise des eaux et de ses 12 500 salariés.

Ainsi SUEZ ENVIRONNEMENT (et Jean-Louis Chaussade qui se serait très bien vu se débrouiller tout seul, depuis le temps qu’il attendait çà), a perdu son « Environnement » pour redevenir SUEZ tout court.

Ce qui permet à la maison-mère de facturer à ses sociétés "filles" l’usage du nom Suez, au prorata de leur chiffre d’affaires…

Tiens, ça ils ont oublié de le dire aux SEMOPs de Dôle, de Sète, de la CA de Montargis, et bientôt à celles du SIAAP, de la CA de Béziers, et peut-être d’Avignon…

Ca serait pourtant utile aux élus qui vont « piloter » lesdites SEMOPs, parceque ça fera déjà moins de « bénéfices à partager »…

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2016-09-11
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 11 septembre 2016 @ 08:13

Le 19 mars 2016 les Faucheurs Volontaires conduisaient une action nationale pour dénoncer la toxicité des pesticides, du RoundUp en particulier, leur distribution au grand public et l’inaction du gouvernement devant un problème majeur de santé publique et de dégradation de l’environnement. À Aubenas ils neutralisaient pacifiquement des bidons de désherbant dans trois magasins, dont deux ont porté plainte : Bricomarché et Gamm Vert.

« Le glyphosate a été classé en 2015 comme « cancérogène probable » par le CIRC*, et de nombreuses études indépendantes abondent dans ce sens.

On sait par ailleurs que le glyphosate, ou son métabolite l’AMPA, se retrouve dans 50 à 70% des cours d’eau avec des dommages considérables sur la vie aquatique et la potabilité des ressources en eau.

C’est face à cette nécessité que les Faucheurs Volontaires sont passés à l’action, continuant à dénoncer un modèle agricole intensif et productiviste qui s’appuie largement sur ces béquilles chimiques.

Cette action se situe en continuité de la lutte contre les OGM tolérants aux herbicides.

Les premiers, transgéniques, furent introduits en 1997 en France, puis interdits par moratoire en 2008. Ils sont depuis remplacés par des OGM obtenus par mutagénèse.

Ainsi, en France, 140 000 hectares de tournesol et 20 000 hectares de colza mutés, véritables éponges à pesticides, sont cultivés puis commercialisés sans étude d’innocuité et sans aucune traçabilité : vous en mangez !

4 500 000 tonnes de soja transgénique « RoundUp Ready » transitent également chaque année par les ports nationaux pour nourrir les animaux d’élevage français.

Ce soja est issu de la déforestation : il sème là-bas misère et maladies, et maintient ici les paysans dans une dépendance mortifère qui ne les fait plus vivre, preuve est donnée avec la crise actuelle de l’élevage.

Les autorisations de mise sur le marché des OGM et des polluants chimiques associés se font sans transparence, à la suite d’études souvent faussées, par des agences nationales ou européennes sous influence des lobbies agrochimiques qui comptent des membres en conflits d’intérêt.

Il y a peu, les ministres de la santé, de l’environnement et d’autres personnalités politiques affichaient leur souhait de ne pas voir ré-autorisé le glyphosate. Nous saluons ce vœu, mais espérons qu’il se transforme en résolution.

Nous, Faucheuses et Faucheurs, allons porter notre revendication devant la justice : le glyphosate doit être retiré de la vente, avec effet immédiat pour la vente aux particuliers, qui en consomment 2000 tonnes chaque année.

Arrêtons l’empoisonnement !

La santé publique et la préservation de notre environnement doivent primer sur le profit de quelques firmes peu soucieuses du bien public.

Nous vous invitons à participer au comité de soutien, nous rejoindre lors des évènements que nous organisons et pour le procès :

le 30 septembre au Tribunal de Grande Instance de Privas à 10h

Nous suivre, nous contacter, nous rejoindre :

faucheursvolontaires07@laposte.net

Blog : http://NOGM.effraie.org

Facebook : Faucheurs-Volontaires Ardèche

*Centre International de Recherche sur le Cancer

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REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 11 septembre 2016 @ 07:51

Le 6 septembre a eu lieu à Montpellier une journée de présentation et de discussion autour des grands barrages et de l’irrigation en Afrique de l’Ouest. Cette journée mettait l’accent sur la compensation par l’octroi de terres irriguées aux populations affectées

Voici les principales présentations :

- La compensation « terre contre terre » des populations affectées par les barrages en Afrique de l’Ouest :

https://we.riseup.net/assets/326317...

- La sécurisation des espaces fonciers irrigués au Niger et au Mali :

https://we.riseup.net/assets/326319...

- Partager les bénéfices des barrages avec les populations locales en Afrique de l’Ouest :

https://we.riseup.net/assets/326320...

Il y a beaucoup d’abréviations (ex : AO = Afrique de l’Ouest, HCAVN = Haut Commissariat à l’Aménagement de la Vallée du Niger) mais ces présentations sont néanmoins très claires et très intéressantes.

Les participants étaient majoritairement des chercheurs en agronomie travaillant sur le développement des pays du Sud. Mais il y avait aussi des représentants de bureaux d’études (CACG, SCP, BRL) que certains d’entre nous connaissent fort bien pour les dégâts environnementaux et sociaux qu’ils causent en France. Ces bureaux d’études sont souvent sollicités pour effectuer des études d’impacts pour les projets de grands barrages en Afrique.

Pour approfondir le sujet :

- Film documentaire sur les multiples enjeux et perspectives liés aux grands barrages en Afrique de l’Ouest :

https://youtu.be/8PsMo1kniz8

- Partager l’eau et ses bénéfices : Les leçons de six grands barrages en Afrique de l’Ouest :

http://pubs.iied.org/pdfs/17510FIIED.pdf

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2016-09-07
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 7 septembre 2016 @ 15:08

En réponse à une question parlementaire, le ministère de l’Environnement (ce qu’il en reste), vient de confirmer que sur les littoraux, le GEMAPI englobera bien la gestion des submersions marines et du recul du trait de côte. Les centaines de milliers de retraités qui choisissent massivement depuis vingt ans de finir leurs vieux jours au bord de la mer vont le sentir passer. Le montant "plafond" de l’Aquataxe, 40 euros par personne et par an, va évidemmement être sans cesse revu à la hausse quand les collectivités littorales vont devoir financer les travaux colossaux de réfection, consolidation et extension de digues, déménagements préventifs face au retrait dui trait de côte et autres interventions sur les écosystèmes proches du littoral…

- La question écrite n° 22509 de M. Jean-François Rapin (Pas-de-Calais - Les Républicains), publiée dans le JO Sénat du 30/06/2016 - page 2845 :

« M. Jean-François Rapin attire l’attention de Mme la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat sur l’interprétation pratique de la notion de « défense contre la mer » insérée à l’article 57 de la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles créant la compétence « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » (GEMAPI).

La loi attribue cette compétence de plein droit au bloc communal ; plus particulièrement « la défense contre les inondations et contre la mer » définie au 5° de l’article L. 211-7 du code de l’environnement.

Les articles 58 et 59 de la loi précisent que cette compétence intègre la gestion des digues ayant vocation à participer au système d’endiguement contre les inondations (et submersion marine), en référence au décret n° 2015-526 du 12 mai 2015 relatif aux règles applicables aux ouvrages construits ou aménagés en vue de prévenir les inondations et aux règles de sûreté des ouvrages hydrauliques.

Le comité national de suivi de gestion du trait de côte, réuni le 10 février 2016, rappelait les termes de la stratégie nationale de gestion du trait de côte mentionnant une « gestion territoriale conjointe et cohérente des risques liés à l’érosion côtière et à la submersion marine » et confirmait que les actions de défense contre la mer intégraient bien, en référence à la compétence GEMAPI, les mesures liées à la fois à la gestion des submersions marines et à la gestion des reculs du trait de côte, tous deux liés à l’action de la mer.

C’est pourquoi il lui demande de confirmer que la compétence GEMAPI, confiée aux collectivités territoriales, intègre bien la gestion de tous les ouvrages de défense contre la mer, naturels ou artificiels, destinés à lutter contre les submersions marines ou les reculs du trait de côte. »

- La réponse du Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat, publiée dans le JO Sénat du 01/09/2016 - page 3739 :

« La prévention des risques d’inondation et de submersion constitue un des domaines d’action majeurs de la prévention des risques naturels en France.

Parmi les territoires exposés à de tels risques, les territoires littoraux ont pris une place importante du fait de leur développement souvent très dynamique.

En confiant aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, déjà en charge de l’aménagement de leurs territoires, le soin de mettre en œuvre la compétence « gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations » (GEMAPI), le Parlement a souhaité donner aux collectivités territoriales, parmi d’autres compétences locales importantes, les moyens d’une politique d’aménagement, au niveau local, intégrant la prévention des risques d’inondation.

Le long du littoral, les risques pour la sécurité des personnes et des biens proviennent de la montée des eaux lors de phénomènes de tempête importants et de l’action permanente des vagues et des courants sur les limites entre la mer et la terre.

Face à ces contraintes complexes, les responsables locaux ont développé des stratégies adaptées à leur territoire pour permettre un développement harmonieux et sûr des communes et territoires concernés.

(On croit rêver, Note EG…)

L’État reste très favorable à une approche très intégrée des démarches engagées.

Dans le cadre de la compétence GEMAPI qui a été confiée aux EPCI, ceux-ci auront la possibilité de définir avec précision celles de leurs actions qui s’inscrivent dans cette compétence.

Il n’en demeure pas moins que leurs interventions ne se limiteront pas aux seules actions de cette compétence et qu’ils pourront, à juste titre, y intégrer les différentes démarches et compétences qui s’appliquent sur le littoral.

La compétence GEMAPI est composée des missions visées aux 1°, 2°, 5°et 8° du I de l’article L. 211-7 du code de l’environnement.

L’alinéa 5° portant sur la défense contre la mer doit être interprété comme englobant, notamment pour les côtes basses, les opérations de gestion intégrée du trait de côte contribuant à la prévention de l’érosion des côtes notamment par des techniques dites « souples » mobilisant les milieux naturels, ainsi que des techniques dites « dures » qui contribuent à fixer le trait de côte ou ralentir son évolution.

Par ailleurs, le 8° du I de l’article L. 211-7 vise la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que des formations boisées riveraines.

Or, le littoral comporte d’importantes zones humides et milieux aquatiques littoraux.

Les actions de gestion du trait de côte peuvent également porter sur les actions en lien avec la gestion de ces milieux qui contribuent notamment à maintenir leurs fonctionnalités en termes d’atténuation des effets du recul des côtes.

Ainsi la compétence GEMAPI, confiée aux collectivités territoriales, intègre bien la gestion de tous les ouvrages naturels ou artificiels de défense contre la mer destinés à sauvegarder les territoires des effets des submersions marines ou des reculs du trait de côte.

L’objectif est donc de favoriser la bonne coordination des actions appelées à intervenir sur un même territoire en faveur de la prévention des risques d’inondation et de submersion marine, de gestion des milieux aquatiques et de gestion du trait de côte, et la mobilisation d’un gestionnaire unique lorsque cela s’avère pertinent au regard des enjeux et des stratégies locales qui seront élaborées par les collectivités compétentes. »

Lire aussi :

- Un PAPI pour maintenir le trait de côte :

https://picardielamer.wordpress.com...

Picardie, la mer, 8 septembre 2016.

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2016-09-06
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 6 septembre 2016 @ 15:43

Voilà le genre d’âneries que l’on reçoit du matin au soir, et à quoi passent leurs temps les jeunes groupies de Saint-Macron...

LE LEAD :

"Mon ambition est de faire partie des pionniers de la nouvelle industrie bio"

Le message de l’attachée :

"Bonjour

J’aimerai vous proposer le profil atypique de Sandra Legel :

Sandra Legel est une Éco entrepreneur ambitieuse.

« Notre ambition est de faire partie des pionniers de la nouvelle industrie bio, éco sourcé. C’est grâce à une nouvelle éco-industrie que la France pourra briller dans le futur, nous en sommes convaincus ! Le premier produit ’bbb, La Brosse pour vos toilettes’ n’est qu’un début."

Le produit est prometteur. Le projet est soutenu et financé à hauteur de 70% par l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME).

Les prototypes ont été conçus par des ingénieurs d’Usine IO ( http://en.usine.io/ ) et les designers de Biom Paris."

Sandra fait appel au Crowdfunding prévue ces prochaines semaines afin de lancer le produit à grande échelle.

"Innovation ne veut pas seulement dire techno, comme smart ne veut pas dire connecté".

Son entreprise BIOM PARIS se spécialise dans les objets du quotidien revisités.

Seriez-vous intéressé par ce profil atypique ?

Bien à vous."

Faut voir, à ce rythme là, Eaux glacées n’aura bientôt plus d’autre ressource que d’ouvrir une "market place" sponsorisée par Veolia, qui s’engagera à recycler les balais de chiotte bio sourcès en fin de vie, aux fins de parvenir enfin à l’épiphanie de l’économie circulaire...

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