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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2014-07-16
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 16 juillet 2014 @ 12:14

A l’image de ce que recouvre réellement la GEMAPI en France, les entreprises privées du secteur de l’eau adaptent actuellement leur business model dans toute l’Europe pour essayer de maintenir des profits élevés. Exemples révélateurs en Italie et en Espagne.

Alors que leur modèle économique historique fondé sur la consommation des volumes d’eau potable facturés s’effondre, les majors de l’eau tentent une OPA sur les financements des institutions qui, à l’égal des agences de l’eau en France, assurent le paiement des services environnementaux.

En Italie, l’AEEG (organisme de "régulation" des prix et de la concurrence pour l’eau et l’électricité) a introduit récemment une redevance environnementale dans la facture d’eau. Cette redevance est encaissée par les agences de l’eau italiennes, qui sont des coquilles vides puisque ce sont les régions qui établissent l’équivalent du SDAGE et le plan d’actions. Les agences de l’eau italiennes vont dès lors affecter cette redevance aux régions qui vont elles mêmes l’affecter aux ATI (Ambito Territoriale Integrato équivalent italien des EPCI français), qui les affecteront enfin aux SpA (sociétés par actions en charge de la gestion de l’eau et l’assainissement pour le compte des ATI).

Au final la nouvelle redevance versée par les usagers va aller dans la poche des entreprises privées actionnaires des SpA...

Le 10 juillet dernier le Parlement de Catalogne soumettait pour sa part au vote un Décret Loi sur la Redevance de l’eau dont on nous explique pour l’essentiel qu’il s’agira d’une convention entre l’Agence Catalane de l’eau (ACA) et l’Aire Métropolitaine de Barcelone (AMB), dans laquelle l’ACA cédera les revenus provenant de la redevance de l’eau à l’AMB pendant une période maximum de 30 ans. En échange il sera versé un paiement unique en compensation.

Lire la suite :

http://europeanwater.org/fr/actions...

Ces opérations sont effectuées, à l’image de la création de la GEMAPI en France, avec la complicité des gouvernements en place et sur le dos des usagers qui, comme toujours, seront les dindons de la farce. L’Espagne (AGBAR et Suez) est à l’avant-garde de ces manoeuvres avec ce projet de Décret et les banques de l’eau.

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2014-07-11
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 11 juillet 2014 @ 08:40

Le président du Conseil régional de Bretagne a écrit à Manuel Valls pour lui demander de conférer l’exercice de la compétence GEMAPI aux régions, nouvel épisode d’un feuilleton qui tourne à la foire d’empoigne générale.

Rappel des épisodes précédents. Au sein du « Comité de suivi », EPTB-Canal historique, drivé par Filochard-Marcovitch, va tenter de faire la peau aux EPAGEs, qui avaient laminés le gang des EPTB en seconde lecture au Sénat, quand l’honorable sénateur Collombat avait poussé la malice jusqu’à contraindre la dizaine de grands EPTB de Canal historique à dissoudre leur forme « d’entente interdépartementale », avant que de renaître sous forme de syndicat mixte, ce qui revenait à les envoyer au tapis pour un bon moment...

Par l’odeur du sang alléché, Martin « The Voice » Guespereau sort du bois et tente une OPA Agences sur les mirifiques marchés du « génie écologique » qui se profilent.

Contre-attaque de Filochard-Marcovitch et Ribouldingue-Launay, qui viennent tout juste hier de faire endosser à Ségolène Royal , à l’insu de son plein gré, une « Stratégie nationale » façon Gosplan, tout en artifices technocratiques ronflants, qui ne protégera évidemment personne des inondations…

Enfin, le 30 juin dernier, à Rostrenen, L’Etat, le conseil régional et les départements des Côtes-d’Armor, du Finistère et de l’Ille-et-Vilaine ont présenté à 200 acteurs la méthodologie et les ambitions du futur plan breton pour l’eau.

« On annonce une Bretagne avec quatre millions d’habitants, a expliqué le vice-président du conseil régional Thierry Burlot. Comment fait-on en termes de capacité épuratoire ? Les périmètres des bassins versants et des EPCI ne sont pas les mêmes. Cela annonce de nouvelles façons d’être solidaires, entre l’amont et l’aval, et cela renforce la nécessité de travailler par grandes structures de bassins versants. Opposer développement économique et politique de l’eau est une erreur ; si on reste sur une politique sectorielle, on passe à côté du sujet. On a aussi dénombré le nombre de personnes qui travaillent sur les politiques de l’eau : plus de cinq cents en Bretagne ! Il va falloir arrêter les doublons, optimiser l’action sur le terrain, avoir un chef de file et donc mutualiser, clarifier, simplifier. C’est notre exercice. »

En ce qui concerne le « chef-de-filat », le président du conseil régional de Bretagne a écrit au premier ministre pour demander que la prochaine loi de réforme territoriale réserve la possibilité de confier aux régions « l’animation et la concertation dans le domaine de la gestion et de la protection de l’eau et des milieux aquatiques ». La semaine dernière, Manuel Valls a répondu qu’il allait « considérer attentivement » la demande bretonne de se saisir de cette compétence facultative du bloc communal en matière de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations.

Faites vos jeux…

Noter pour finir, très provisoirement, que le malicieux Arnaud Montebourg annonce pour sa part, façon Roosevelt années 30, qu’il va relancer « la construction des barrages sur les fleuves ». On attend les poussées d’urticaire chez les croisés de la « continuité écologique », fort occupés, comme on devrait le savoir, à tenter de camoufler le désastre de la pollution chimique des masses d’eau en multipliant les travaux de "renaturation" aussi dispendieux qu’inutiles...

Ceci sans oublier qu’il va falloir aussi songer à augmenter le potentiel hydroélectrique français de 3TWh par an d’ici à 2020, comme le ministère annonce par ailleurs s’y employer.

A suivre.

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2014-07-10
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 10 juillet 2014 @ 09:39

Pour l’environnement c’est désormais Tchernobyl tous les jours, on s’habitue, mais n’empêche. Ainsi ce 10 juillet 2014, dans le style hollywoodien de rigueur, Ségolène Royal nous est annoncée comme le grande prêtresse qui va régler la question douloureuse, des inondations.

Evidemment c’est tout l’inverse, avec ce nouvel épisode de la série GEMAPI, qui ne va pas manquer d’intéresser tous ses fans puisque, comme nous l’avions prédit, et l’avons largement documenté dans « Le lobby de l’eau », l’Etat, ici à l’insu de son plein gré, se défait de l’une de ses misions régaliennes, « au profit » des collectivités locales, qui n’avaient évidemment rien demandé. Le tout dans l’indifférence générale, en dépit de l’impact incalculable de cet attentat contre l’intérêt général et la sécurité publique, qui n’émeut aucune belle âme de la gauche de la gauche ou des Verts qui ignorent tout de ce compartiment de notre vie quotidienne, pour le coup mis en péril. Ce qui en dit long sur leur incapacité existentielle à s’occuper de la chose publique, ce que nous déplorons par ailleurs bien évidemment.

C’est par l’habituel communiqué de presse dithyrambique, en provenance directe de la DEB et de la DPNR, que l’on commencera à mesurer l’étendue des dégâts, puisqu’il attribue à la ministre la « maternité » d’un coup de Jarnac dont elle ignore tout, ledit communiqué ayant surtout pour objectif de souligner la place éminente de Ribouldingue-Launay et Filochard-Marcovich, figures tout-à-fait éminentes il est vrai du lobby de l’eau…

L’affaire intervient, admirable pédagogie, au moment même où nous apprenons que l’écologie, la défense et l’audiovisuel sont mis à la diète…

Les crédits du ministère sont globalement en baisse, de 13,487 milliards en 2014 à 13,083 en 2017. Bercy explique dans le document d’orientation que ces crédits seront « complétés par le programme d’investissements d’avenir et les ressources engagées dans le cadre du projet de loi pour un nouveau modèle énergétique ». A Matignon, on ajoute que la baisse est un effet d’optique lié au mécanisme complexe visant à compenser la disparition de l’écotaxe. « Ce budget là fait des efforts comme les autres contribuent mais ce n’est pas un budget particulièrement sacrifié, au contraire », a-t-on estimé.

Sauf que là Mme Royal ne risque pas de démissionner ! Il va lui falloir aussi, ce dont elle ne manquera pas de s’acquitter avec la plus grande célérité, apporter des réponses à l’inquiétude pour l’activité économique dans les zones industrielles à risque.

Mais revenons à nos inondations, de quoi s’agit-il ? De l’un des plus calamiteux épisodes actuels de la « gestion de l’eau à la Française » (que le monde entier nous envie), et qui s’incarne depuis deux ans dans l’affaire GEMAPI, qui a autant de tiroirs secrets que l’affaire Bygmalion, c’est dire.

Ici nos conjurés, poursuivant de louches desseins, au plus grand profit de Suez-Lyonnaise et des assureurs (voir le Lobby de l’eau), ont convaincu l’Elysée et Matignon que l’Etat aurait tout à gagner à refourguer la gestion des inondations aux collectivités locales, avec les 50 000 kilomètres de digues qui vont avec, en état calamiteux, abandonnées, délaissées, ignorées, par tous les gouvernements successifs depuis un demi-siècle.

Or, après Xynthia, le Var, la Bretagne et le littoral Atlantique cet hiver, la conjonction, désormais avérée, entre aménagement du territoire criminel (aggravé par les comportements politiciens à courte vue des élus locaux qui délivrent à tour de bras des permis de construire en zone inondable), et très prévisibles effets du changement climatique, va multiplier les phénomènes climatiques extrêmes, dont les inondations, en France même, à l’horizon des toutes prochaines années.

La réponse ? L’Etat se débarrasse du boulet et le refile aux collectivités locales, qui n’ont rien demandé, et sont largement à l’origine de la crise, de par leurs politiques d’aménagement « productivistes » qui n’ont cessé d’aggraver les choses…

Les enjeux sont colossaux. Donc aucun débat démocratique n’aura lieu.

Voir ainsi, en illustration, le compte rendu de la dernière rencontre, le 10 avril 2014, de la Commission mixte inondation (CMI), qui est au Comité national de l’eau (CNE), ce que Vinci et Eiffage sont à Veolia et Suez…

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Compte rendu réunion CMI du 10 avril 2014

A cette CMI une petite camarilla de décideurs… décide de notre avenir dans un verbiage technocratique qui fait frémir.

Ensuite, à la faveur d’une très confidentielle rencontre (payante), organisée par la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) le 2 juillet dernier à Paris, un technocrate ministériel nous détaille le coup de force en cours.

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Présentation du décret "Digues", FNCCR, 2 juillet 2014

Et l’on découvrira enfin que la fameuse "stratégie nationale", endossée à grand son de trompe par Mme Royal n’a bien sur aucun "caractère opposable" à qui que ce soit, tandis que les "expérimentations" qui vont être conduites dans ce cadre sont confiés à ceux là même dont les pratiques en matière d’aménagement sont précisément à l’origine de la vulnérabilité des territoires et des populations aux inondations...

PDF - 581.5 ko
Relevé de décisions de la CMI du 19 avril 2014

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2014-07-04
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 4 juillet 2014 @ 13:03

Portant haut l’art de la métaphore assassine, un opposant résolu au projet, justement contesté, de construction d’un barrage à Sivens, aberration écologique offerte aux maïsiculteurs du Sud Ouest, exécute en huit pages d’un courrier qu’il vient d’adresser à la préfète du Tarn la servilité cannibale des représentants de l’Etat qui apportent, comme à l’accoutumée, leur soutien aveugle à un projet criminel.

« (…)

Oui madame la Préfète, votre action est politique ; elle vise à imposer la conception mécaniste du monde, comme un virus qui se répand partout, jusqu’au vain fond du continent africain. Vous pouvez chercher à faire croire que non, que les arrestations et les condamnations en tant qu’opposants au projet de barrage ne seraient causés que par les agissements contre votre autorité.

En réalité, les personnes qui seront au courant de ces arrestations sauront très bien. Comme l’immense majorité a su qu’il ne fallait pas se faire vacciner contre la grippe H1N1, contrairement à ce qu’affirmait les services de l’état.

En fin de compte Madame la Préfète, faites comme bon vous semble, comme un bon élève mécanicien de locomotive. Nous savons l’avenir que vous nous promettez et à propos duquel vous tentez de nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternatives. Vous répandez le virus de la mentalité du système technologique alors que les agriculteurs pourraient très bien coopérer entre eux pour être solidaires en cas de sécheresse. Mais ceci conduit les agriculteurs eux-mêmes à la dépossession de leur vie entière par la technologie, y compris la technologie bio, bancaire, et boursière.

Les lacs collinaires

Rappelez-vous de vos paroles au paysan tarnais lors de votre prise de fonction en 2012 : « Je suis bien sûr en train de prendre connaissance des dossiers du moment pour assurer la continuité du travail entamé par mes prédécesseurs sur les retenues collinaires, la zone vulnérable etc » a assuré la préfète.”

Et oui, il y a un très grand nombre de retenues collinaires autour du Tescou. Le problème aujourd’hui n’est pas de gérer mieux les prélèvements dans le Tescou. Le problème est que les agriculteurs soient forcés à utiliser les technologies d’irrigation et d’intrants, pour pouvoir seulement vivre de leur travail sur leur territoire.

Le problème est que les paysans, celles et ceux qui vivent au pays, n’ont plus d’autre choix que d’avoir recours aux technologies de culture intensive, technologies d’administration informatisée et géo-localisée par satellite, technologies de contrôle. Parce qu’ils sont victimes de ce pouvoir exécutif qui mène une politique d’agriculture intensive depuis les années 60. Or, si on veut maintenir l’agriculture, on doit pouvoir cultiver des plantes indigènes et adaptées au climat, dans des quantités raisonnables, sans contraintes techniques et administratives inutiles.

Vous allez répondre que la politique agricole ce n’est pas votre compétence. Mais quand vous déclarez au paysan tarnais que vous allez « assurer la continuité du travail entamé par mes prédécesseurs sur les retenues collinaires », ce n’est pas votre compétence non plus, n’est-ce pas ?

Je vous demande de me fournir :

– si vous les avez, le détail des rémunérations d’André Cabot par la CACG,

– le détail du coût de l’opération armée et héliportée du 16 mai dans la vallée du Testet,

– l’avancement de l’enquête sur la recherche des auteurs du saccage de la Métairie Neuve le 23 janvier 2014 à Barat, Lisle-sur-Tarn. Les gendarmes enquêteurs semblent faire du sur sur-place depuis six mois. Je pourrais peut-être les aider dans cette affaire aussi.

Veuillez agréer, Madame la Préfète, mes salutations distinguées. »

- Lire le courrier adressé à la préfète du Tarn.

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2014-07-03
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 3 juillet 2014 @ 14:12

Le 10 juillet prochain à dix heures le Comité de bassin Seine Normandie va élire à sa présidence François Sauvadet, le poulain de l’ineffable André Santini, conducator (presque) à vie de l’AESN. Un épisode haut en couleur du Lobby de l’eau saison 7, dont Eaux glacées présente en avant première le spoiler à ses fidèles lectrices, et lecteurs.

Fréquemment qualifiés, effet d’une insondable servilité, de « parlements de l’eau », les Comités de bassin, un par Agence de l’eau, figurent la scène, pas même perturbée par de rares intermittents, puisque ses ex-amis d’EELV viennent d’en éjecter Jean-Luc Touly, où se trament à ciel ouvert, et à vrai dire dans l’indifférence générale, les plus épouvantables attentats contre le bien commun, l’intérêt général et toutes ces sortes des choses, honnies par le MEDEF, la FNSEA, EDF, Veolia, Suez, et leurs innombrables obligés.

D’où il appert qu’au terme d’un véritable coup de force qui a vu le Lobby de l’eau faire obstacle, avec succès, à tout élargissement de la représentation de la société civile au sein des Comités de bassin, lesdits Comités ont vu leur organisation modifiée, bien évidemment en pire, aux fins d’y faire taire toute voix dissidente, comme en témoignent, en phase finale de l’opération, les décret et arrêté du 27 juin dernier, qui achèvent de conférer à nos organes l’allure d’une république bananière, comme nous l’avons explicité avec force détails… dans le Lobby de l’eau.

Dès lors, et lors même que rien n’y obligeait, comme l’avaient abondamment explicité une fraction de nos conjurés dans le célèbre Rapport du « groupe Gouvernance » du CNE, il allait falloir revoir la composition puis « installer » les nouveaux Comités de bassin.

Vu le bordel sans précédent découlant de cette escroquerie en bande organisée, dont la justice est par ailleurs saisie, « l’installation » initialement prévue le 3 juillet, rapportée au 30 juin, aura finalement lieu le 10 juillet prochain à partir de 10 heures dans l’immeuble de l’UIE, sur les quais de Seine, comme à l’accoutumée.

Un épisode à ne pas manquer.

M. André Santini passe la main à M. François Sauvadet, député et président (UDI) du Conseil général de la Côte d’Or.

M. Sauvadet disposait il est vrai d’atouts considérables pour succéder à M. André Santini.

- 1. Il ne connaît absolument rien à la question de l’eau ;

- 2. Il est fils d’agriculteur ;

- 3. Il a longtemps exercé la profession de journaliste au Bien Public, à Dijon :

- 4. Il a échoué en avril dernier dans sa tentative de se faire désigner à la présidence du groupe UDI à l’Assemblée, où l’a supplanté Philippe Vigier, sourcilleux défenseur des intérêts des agriculteurs beaucerons ;

- 5. Enfin notre homme caresse en secret le rêve de s’asseoir dans le fauteuil de François Rebsamen à la mairie de Dijon.

Un véritable profil de gendre idéal pour notre Lobby de l’eau !

Seine Normandie compte plus de la moitié des « captages prioritaires Grenelle », qui vont donc désormais attendre une bonne trentaine d’années pour se voir mettre à l’abri des nitrates et des pesticides, sous les applaudissements de nos camarades syndiqués de l’agence pour qui lent progrès vaut toujours mieux que grosse fâcherie avec la FNSEA.

Toutes les entraves imbéciles au développement grandiose de la Beauce vont magiquement s’évanouir, d’autant plus que notre ex-journaliste va bien évidemment doper la Propagandastaffel de l’AESN, en fait déjà totalement externalisée, et qui fera les profits des Bygmalions de demain, quand les hordes socialo-communistes auront été mises en déroute par le rescapé, non de l’ile d’Elbe, mais de la rue de Mirosmesnil. (Bon, là en vrai, c’est pas sur…).

Détail amusant, Suez-Lyonnaise, depuis longtemps agacée par l’emprise de Veolia sur l’AESN, va bien évidemment faire des milliasses de promesses à notre homme, dans la perspective des prochaines municipales à Dijon, avec en retour des progrès considérables sur le Grand Paris, chantier déjà bien avancé par ailleurs.

En face ?

Daniel Marcovitch, candidat auto-proclamé de la « gôôôôôche » !

L’homme qui nous jurait, l’an dernier, les yeux dans les yeux, à la sauterie GEMAPI organisée par nos amis de Suez, qu’il renoncerait à tous ses mandats en 2014…

« Entre ici Onema, Entre ici CNE, CMI, Grands Lacs, SIAAP, PFE… » et on en oublie…

Sauvadet 3, Marcovitch 0.

Bon appétit, messieurs.

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2014-06-30
VAGUES
par Marc Laimé, lundi 30 juin 2014 @ 07:36

Eaux glacées publie une sélection des très nombreux documents sur lesquels l’auteur s’est appuyé pour rédiger son ouvrage. Trop volumineux pour figurer en annexe du livre, ils permettront à ses lecteurs de mesurer la gravité des faits que relate « Le Lobby de l’eau ».

21 - « Rapport et propositions du groupe de travail « gouvernance et compétences » au Comité National de l’Eau et à la Commission Mixte Inondation concernant la compétence GEMAPI et sa mise en oeuvre. » Point n° 3. Ordre du jour de la séance du CNE du 2 avril 2014.

PDF - 219.8 ko
Rapport GT "Gemapi", CNE, 02-04-14

22 – Réunion de la Commission mixte inondation. Projet de procès-verbal, 10 avril 2014.

PDF - 190.1 ko
PV réunion CMI, 10-04-14

23 - ASTEE Info, La Lettre de l’ASTEE n° 59, avril-juin 2014.

PDF - 2.1 Mo
ASTEE Info n° 59, mai-juin 2014

24 - La police de l’eau à L’ONEMA. Note Alexis Delaunay, directeur du contrôle des usages et de l’action territoriale, ONEMA, mai 2014.

PDF - 207.5 ko
La police de l’eau à l’ONEMA. Note Delaunay, mai 2014

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2014-06-26
VAGUES
par Marc Laimé, jeudi 26 juin 2014 @ 09:53

Eaux glacées publie une sélection des très nombreux documents sur lesquels l’auteur s’est appuyé pour rédiger son ouvrage. Trop volumineux pour figurer en annexe du livre, ils permettront à ses lecteurs de mesurer la gravité des faits que relate « Le Lobby de l’eau ».

17 - « Quels outils pour une économie verte dans le monde de l’eau ? », Séminaire Académie de l’eau et Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, Lyon, 17 octobre 2013.

PDF - 178.5 ko
"Economie verte" - Académie et EauRMC, 17-10-13

18 - Courrier du président et du secrétaire général de la FNSEA aux présidents FRSEA, FDSEA, UDSEA, AS, 22 novembre 2013.

PDF - 148.2 ko
Courrier Beulin - Plan sabotage FNSEA, 22-11-13

19 - Lettres de cadrage 2014 de la transition écologique, Jean Marc Ayrault, 18 février 2014.

PDF - 1.7 Mo
Lettres cadrage transition J-M Ayrault, 18-02-14

20 - Etats généraux de l’agriculture : clôture de la table ronde « simplification administrative et normative », discours de Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie. Paris, 21 février 2014.

PDF - 175.4 ko
Discours Philippe Martin Etats généraux agriculture, 21-02-14

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2014-06-24
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 24 juin 2014 @ 14:02

Une nouvelle méta-analyse des pesticides systémiques à base de néonicotinoïdes et de fipronil (également appelés ici « néonics »), dont la publication est attendue pour cet été, confirme que ces produits causent des dommages importants à de nombreuses espèces d’invertébrés utiles et jouent un rôle clé dans le déclin des abeilles.

« L’inquiétude quant à l’impact des pesticides systémiques sur un grand nombre d’espèces utiles n’a cessé de croître au cours des vingt dernières années mais aucun élément scientifique n’avait été jugé concluant à ce jour.

Dans le cadre d’une revue complète de la littérature (800 publications rapports révisés par des pairs), un groupe de travail (Task Force) sur les pesticides systémiques, réunissant des scientifiques internationaux indépendants, a montré qu’il existe suffisamment de preuves évidentes des préjudices pour mettre en route des mesures réglementaires.

Selon ladite analyse, connue en anglais sous le nom de Worldwide Integrated Assessment ou WIA (en français : Évaluation mondiale intégrée) et prochainement publiée dans la revue Environmental Science and Pollution Research, les « néonics » comportent un risque élevé de dommages pour les abeilles mellifères et autres pollinisateurs comme les papillons, ainsi que pour une large variété d’autres invertébrés (vers de terre p. ex.) et de vertébrés tels que les oiseaux.

Les néonics sont des neurotoxines et les effets générés par l’exposition à ces substances peuvent être immédiats et fatals mais également chroniques. Une exposition de longue durée à de faibles doses (non létales) peut également être néfaste. Parmi les dommages chroniques possibles, citons la perte d’odorat ou de mémoire, une perte de fécondité, un comportement trophique altéré et une diminution de l’apport alimentaire, y compris un butinage amoindri chez les abeilles, une capacité altérée du ver de terre à creuser des tunnels, des difficultés à voler et une sensibilité accrue aux maladies.

Un des principaux auteurs du WIA, le Dr Jean-Marc Bonmatin (Centre National de la Recherche Scientifique en France), a déclaré : « Les preuves sont très claires. Nous sommes face à une menace qui pèse sur la productivité de notre milieu naturel et agricole et cette menace équivaut à celle que constituent les organophosphates ou le DDT. Loin de protéger la production alimentaire, l’utilisation des néonics menace l’infrastructure même qui permet cette utilisation, mettant en danger les pollinisateurs, les ingénieurs de l’écosystème et les antiparasitaires naturels au cœur du fonctionnement écosystémique. »

L’analyse a démontré que les catégories d’espèces les plus touchées étaient les invertébrés terrestres, tels que les vers de terre, qui sont exposés à des niveaux élevés via le sol et les plantes, à des niveaux moyens via les eaux de surface et par lixiviation (« leaching ») , et à des niveaux faibles via les poussières dans l’air. Ces substances peuvent nuire à la santé tant des individus que des populations, même à de faibles doses ou en cas d’exposition aiguë, rendant ces individus et populations extrêmement vulnérables aux niveaux de néonics associés aux pratiques agricoles.

Le deuxième groupe le plus touché comprend les insectes pollinisateurs (abeilles, papillons, etc.) qui sont exposés à une forte contamination par l’air et les plantes et à des niveaux d’exposition moyens par l’eau. Aussi bien les individus que les populations peuvent être affectées par une exposition faible ou aiguë, les rendant hautement vulnérables.

Viennent ensuite les invertébrés aquatiques, comme les gastéropodes d’eau douce et les puces d’eau, sensibles à une exposition faible et aiguë, qui peuvent être affectés aux niveaux de l’individu, de la population et de la communauté, et les vertébrés tels que les oiseaux, qui sont vulnérables à des niveaux d’exposition moyens et bas via le sol, l’air, l’eau et les plantes, et qui sont affectés aux niveaux de l’individu et de la population.

Il s’est également avéré que les poissons, les amphibiens et les microbes étaient tous touchés à des niveaux d’exposition élevés ou après une exposition prolongée. Des échantillons d’eau prélevés à travers le monde dépassent régulièrement les limites écotoxicologiques autorisées.

Nous ne disposons pas de données suffisantes pour déterminer s’il existe ou non un impact sur les mammifères ou les reptiles, mais dans le cas de ces derniers, la conclusion des chercheurs est qu’un tel impact est probable.

Outre la contamination d’espèces non cibles par exposition directe (p. ex. des insectes qui se nourrissent du nectar de plantes traitées), les substances chimiques sont également présentes, à divers niveaux de concentrations, en dehors des zones volontairement traitées.

La solubilité des néonics dans l’eau signifie qu’ils ruissellent, s’écoulent facilement et contaminent des zones bien plus larges, donnant lieu à une exposition des organismes à la fois chronique et aiguë, notamment dans des zones riveraines et dans les systèmes estuariens et marins côtiers.

Ces insecticides sont aujourd’hui les plus utilisés dans le monde, avec une part de marché estimée à quelque 40% et des ventes de plus de 2,63 milliards de dollars US en 2011. Ils sont aussi communément utilisés dans les traitements domestiques pour la prévention des puces chez les chats et chiens et la lutte contre les termites dans les structures en bois.

« Les conclusions du WIA sont des plus préoccupantes », dixit le président de la Task Force, Dr Maarten Bijleveld van Lexmond. « Nous pouvons à présent clairement voir que les néonics et le fipronil représentent un risque pour les fonctions et services écosystémiques qui va bien au-delà des inquiétudes afférentes à une espèce et qui mérite vraiment d’être porté à l’attention des gouvernements et des instances de réglementation. »

Les abeilles mellifères ont jusqu’à présent été au centre des préoccupations en ce qui concerne l’utilisation des néonics et du fipronil, et des actions limitées ont été prises, entre autres par la Commission européenne, mais les fabricants de ces neurotoxines ont rejeté toutes les allégations de préjudice.

En évitant de simplement comparer les rapports entre eux et en analysant toute la littérature disponible, le WIA a montré que les néonicotinoïdes, dans des concentrations réalistes d’utilisation en champ, nuisent à la navigation individuelle, à l’apprentissage, à la collecte de nourriture, à la longévité, à la résistance aux maladies, et à la fécondité des abeilles. Concernant les bourdons, des effets irréfutables au niveau de la colonie ont été constatés, avec des colonies exposées qui grandissent plus lentement et produisent nettement moins de reines.

Les auteurs recommandent vivement aux instances de réglementation de prendre davantage de précautions, de durcir encore la réglementation sur les néonicotinoïdes et le fipronil, et de commencer à planifier leur suppression progressive à l’échelle mondiale ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur utilisation dans le monde. »

NOTES

Contrairement à d’autres pesticides, qui restent à la surface des feuilles traitées, les pesticides systémiques sont absorbés par la plante pour ensuite être acheminés dans les tissus (feuilles, fleurs, racines et tiges/troncs, pollen et nectar). Ils sont de plus en plus utilisés à des fins prophylactiques pour prévenir les invasions d’organismes nuisibles, plutôt que pour traiter un problème dès que celui-ci se manifeste.

Les métabolites des néonicotinoïdes et du fipronil (les éléments en lesquels ils se dégradent) sont souvent aussi toxiques, voire plus que les matières actives envers les organismes non cibles. Tant le composé parent que certains de leurs métabolites sont capables de persister et de s’accumuler, en particulier dans le sol, pendant des mois ou des années. Cela accroît leurs effets toxiques et les rend plus nuisibles encore pour les espèces non cibles.

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Evaluation intégrée mondiale sur les pesticides systémiques

Groupe de travail sur les pesticides systémiques

Le Groupe de travail (ou Task Force) sur les pesticides systémiques est la réponse de la communauté scientifique aux préoccupations relatives aux incidences des pesticides systémiques sur la biodiversité et les écosystèmes.

Il a pour but de fournir la vision définitive de la science afin d’accélérer et d’améliorer la prise de décision.

Il conseille deux Commissions de l’UICN, à savoir la Commission de la Gestion des Écosystèmes et la Commission pour la Survie des Espèces. Ses travaux ont été repérés par l’Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) et ont été portés à l’attention de la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) - pour laquelle travaillent quatre membres de la Task Force dans le contexte de l’évaluation thématique accélérée des pollinisateurs, de la pollinisation et de la production alimentaire.

Les conclusions ont étéprésentées à l’occasion de conférences de presse qui à Manille et à Bruxelles le 24 juin, à Ottawa le 25 et à Tokyo le 26.

Matériel audiovisuel disponible sur demande.

Notes d’information aux médias disponibles sur demande.

www.tfsp.info

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Noa Simon Delso (BE)

+32 10 47 34 16 /

Mobile : +32 486 973 920 /

E-Mail : simon@cari.be

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2014-06-23
VAGUES
par Marc Laimé, lundi 23 juin 2014 @ 08:00

Eaux glacées publie une sélection des très nombreux documents sur lesquels l’auteur s’est appuyé pour rédiger son ouvrage. Trop volumineux pour figurer en annexe du livre, ils permettront à ses lecteurs de mesurer la gravité des faits que relate « Le Lobby de l’eau ».

12 - Ordre du jour de la réunion du Comité national de l’eau du 18 décembre 2013, Direction de l’eau et de la biodiversité, ministère de l’Ecologie, 4 décembre 2013.

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ODJ CNE 18-12-13

13. Groupe de travail « Gouvernance des instances de bassin. Rapport et proposition », Comité national de l’eau, 18 décembre 2013.

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Rapport GT "Gouvernance" CNE, 18-12-13

14 - Recours devant le Tribunal administratif de Paris contre la délibération n° 2013-06 du CNE du 18 décembre 2013, 17 février 2014.

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Recours Tribunal administratif Paris, 17-02-14

15 - Note renouvellement Comités de bassin - Laurent Roy, DEB, 2 avril 2014.

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Note renouvellement Comités de bassin, 02-04-14

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2014-06-21
FLUX
par Marc Laimé, samedi 21 juin 2014 @ 17:22

Par voie d’appel d’offres, l’école des Ponts ParisTech vient d’initier le recrutement d’un intervenant de haut niveau, appelé à succéder à Jean-Luc Trancart, qui a décidé de passer la main. L’information, signe symboliquement la fin d’une époque.

D’aucuns s’étonneront que nous relayions l’info que nous a fait tenir Jean-Luc Trancart, qui se sera reconnu sans peine dans l’introduction du « Lobby de l’eau », sous les traits de notre « ex-meilleur ennemi chez Suez… »

Dans l’affaire, c’est nous l’ancien combattant puisque notre homme, convenant que tout à une fin, nous déclare sans ambages s’apprêter à basculer dans l’oisiveté et décrocher petit à petit les lignes de son CV, pour s’occuper de ses petits-enfants et d’eau salée, ce qui est tout à son honneur.

Et qu’il ne « fera donc pas partie de ces vieux nostalgiques qui hantent les colloques et les séminaires en regrettant leurs passés glorieux. »

Dont acte.

Nonobstant, l’affaire signe aussi la fin d’une époque, pour nous quinze ans de guerre de tranchées, sans armistice prévisible.

Mais surtout une nouvelle ère, avec l’effacement de toute une génération qui aura vu, après l’époque des pionniers, la question de l’eau s’inscrire durablement à l’agenda politique.

La ou les figures qui animeront demain les modules « Politiques de l’eau » et « Techniques de l’eau » à l’école des Ponts nous diront dès lors un peu dans quelle ère nous entrons.

Si l’on en croit notre messager, « C’est très ouvert : universitaires, experts, entreprises, organismes publics. Le mieux étant un peu de tout ça. »

Nous invitons dès lors toutes celles et ceux attaché(e)s à la question de l’eau à postuler en masse…

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L’Appel à candidature pour le module "Politiques de l’eau"
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L’Appel à candidature pour le module "Techniques de l’eau"

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