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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2021-02-27
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 27 février 2021 @ 11:25

Lors d’une récente vacance, nous avons échangé avec plusieurs acteurs et observateurs de la gestion de l’eau en France. Au fil de ces échanges impromptus se fait jour un diagnostic implacable.

« (…) Vu comment est prise la gestion des milieux aquatiques, la gestion des sols, le maintien d’une agriculture destructrice de l’environnement et de la biodiversité, JAMAIS il n’y aura assez d’argent pour "réparer" nos erreurs...

Par quel bout prendre cette sale affaire ? Englués dans des orientations - figées et entérinées par des études qui n’ont de pertinence que le titre - comme l’Etude GARONNE 2050, qui promeut à tout va la construction de "retenues de substitutions", alors que d’autres études - plus récentes -, démontrent l’ineptie de ces solutions "hors sol".

Si GARONNE 2050 demeure la bible de la gestion quantitative - il n’y aura jamais assez d’argent pour construire toutes les retenues prévues !

Malheureusement, la biodiversité n’est pas encore reconnue comme "l’alternative" première pour gérer l’eau (dans les sols) ; seules les solutions technicistes et engineering sont aujourd’hui promues, connues et reconnues. Si loin de la connaissance du fonctionnement des milieux vivants...

Quand en 2018, il était question de faire entrer l’AFB (devenu OFB) dans les comités de bassin, j’ai entendu plusieurs acteurs - notamment (à ma grande surprise) à FNE - dire "déjà qu’il n’y a pas d’argent et il va falloir payer pour la biodiversité et pour les parcs nationaux !".

Se plaindre de la venue de l’AFB et des Parcs nationaux dans les comités de bassins ! C’était étonnant, voire stupéfiant pour moi. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : faire reconnaître le travail des meilleurs partenaires qui soient : la biodiversité si précieuse de travailleurs infatigables de jour et de nuit pour rétablir les équilibres terrestres et aquatiques.

Il est évident que tant que la FNSEA mènera le ministère et tout le gouvernement par le bout du nez - mais aussi les comités de bassins -, la situation continuera de se dégrader, l’eau brute à manquer, et l’eau de qualité disparaître au rythme de la fermeture des captages... les uns derrières les autres.

Je suis contente de ne plus être au comité de bassin pour pouvoir - à partir de l’expérience acquise du cadre et des limites de l’exercice - impulser des réflexions pour mettre les membres des comités de bassin face à leurs responsabilités, et enrayer ce copinage de longue durée (20 ans pour la plupart), qui est loin d’être un "parlement de l’eau", mais bien un "donnant-donnant" intéressé lobbyiste.

Heureusement, ce mandat-ci verra le nombre de représentants d’usagers non professionnels en augmentation. La parité : ce qui n’est pas neutre non plus.

Définitivement, je pense qu’on est plus efficaces en travaillant en sous oeuvre sur des messages politiques forts, qu’en prenant la parole en réunion ou en comité de bassin. Pourquoi ? Parce que les membres du comité de bassin sont juste là pour faire du lobbying, et non pour faire avancer la qualité de l’eau... Il suffit de regarder le mauvais état des rivières, la généralisation des zones vulnérables (nitrates), le déséquilibre hydrique des BV, les transferts d’eau rendus nécessaires, le mélange d’eau souterraines aux eaux brutes d’AEP pour les rendre utilisables.... Clairement, la situation est alarmante, bien plus alarmante qu’on le laisse transparaître dans les rapports et les diagnostics.

Heureusement, la science vient à notre secours, une partie de l’INRA veut vraiment servir le vivant, les jeunes et moins jeunes se rassemblent et sont motivés, les NIMA (non issus du milieu agricole) s’installent en nombre en agroécologie sur de petites surfaces.

Cela fait bouger les mentalités : reconnaissance des valeurs absolues du vivant, du bien-être animal, en harmonie avec la nature, et en recherche de sens. Se préparer au monde d’après. »

(…)

« Tu dis : JAMAIS il n’y aura assez d’argent pour "réparer" nos erreurs...

Figures- toi que certains te démentiront ("money is not an issue" ai-je entendu d’une secrétaire exécutive UN, adjointe de Ban Ki Moon), car aujourd’hui (c’est à dire depuis 20 ans et encore plus depuis la COP21), émerge une nouvelle forme d’économie basée sur l’accumulation du capital (financier) par la restauration écologique des milieux, des ressources, des écosystèmes... grâce à des marchés financiers dédiés de la conservation (finance verte, obligations vertes, marchés de compensation...), après une longue période d’accumulation (toujours du capital, agraire, industriel, financier) par dépossession-accaparement des ressources des 5 siècles passés.

Une équipe anglo-saxonne de STEPS, qui travaille depuis quelques années (COP21) sur la dégradation des terres, a écrit ceci pour résumer cette tendance lourde apparemment irrépressible :

https://antipodeonline.org/2017/11/...

C’est une analyse très claire et que les ODD-SDGs (Obj. de Dévt Durable) servent bien.

Cette tendance est en effet très inquiétante (ils disent "marchandage avec le Diable") puisqu’il s’agit d’atteindre la... "Degradation Neutrality" (grâce à) "and the Faustian Bargain of Conservation Finance”. Vaste sujet qu’on ne peut évoquer ici, sauf à dire, en guise d’alerte, que les plus grandes banques privées (et hedge funds) et publiques françaises (CDC, et fonds d’investissement financiers en PPP, Natixis, Mirova) y sont impliquées avec des cautions politiques très puissantes d’industriels et de financiers appuyés par des politiques convaincus (Macron, Canfin...) pour promouvoir le geo-engineering et autres. Bien entendu, cette neutralité en matière de dégradation de la nature est une illusion mais elle est un ressort, un point d’appui construit et voulu par la finance qui nous gouverne. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre et ton propos me fait penser à cela.

Et ça concerne aussi l’eau comme certains signes le laissent à penser. Même si ce que tu décris signe plutôt un crépuscule des agences de l’eau dans leur forme de co-gestion lobbyiste +/- paritaire sous le contrôle certes imparfait des ministères techniques (agriculture, écologie, santé...) où les agences de l’eau perdent les manettes des commandes au profit de Bercy (finances de l’Etat et coordination des acteurs financiers) qui soutient pleinement l’évolution décrite ci-dessus.

Vaste sujet. Si peu abordé aujourd’hui par les APNE accaparées par des batailles strictement défensives. C’est assez terrible. »

(…)

« Sur l’irrigation, la fuite en avant est impressionnante. Un décret, même ministériel, n’a pas de valeur juridique en droit. Cela nous a été bien expliqué par une juriste spécialiste du droit sur l’eau, lors d’une rencontre au ministère où ils y étaient tous ! Le tribunal se réfère au final à la Directive Cadre Européenne qui prévaut sur tout le reste. Ça ne changera rien. Ils perdront toujours leurs recours !

Voir aussi l’interview édifiante et pourtant très claire de Luc Servant, nouveau président FNSEA de la chambre d’Agriculture de Nouvelle Aquitaine : quand le juridique bloque les projets de stockage, une solution simple, changer la loi....

Et c’est bien ce qui nous pend au nez sur les bassines des Deux Sèvres. La Préfecture et la Coop de l’eau misent sur le fait que s’ils se prennent une tôle au Tribunal Administratif, ils s’appuieront sur le décret en préparation. Plus c’est gros... »

https://www.lanouvellerepublique.fr...

(…)

« Il faut absolument prendre en compte différents niveaux d’échelle.

- Localement, en 79, la mobilisation BNM (et ce qui en découle : presse, opinion...) les met sur la défensive (FDSEA79 + Chambagri 79). Ils sont néanmoins plus forts en Vendée (avec l’appui de l’Agité du Bocage et de ses successeurs), et en Charente Maritime (Sicard a été Président de l’AGPMaïs, qui est assez dominante dans la profession avec le soutien des industriels)

- Mais au niveau régional et surtout national, la FNSEA, qui est concurrencée sur sa droite par la Coordination Rurale, est beaucoup plus à l’offensive dans toutes les institutions où elle a des élus et ses entrées (des ministères au parlement et aux conseils départementaux et com-com en passant par les agences de l’eau et syndicats mixtes + industries et crédit agricole, sans parler des relais européens).

A ces deux niveaux, ils n’ont jamais eu peur d’être dans l’infraction ou l’illégalité parce qu’ils sont toujours couverts par l’Etat grâce aux dérogations ex-post (pour les infractions), et à l’absence de poursuites (pénales), même quand une préfecture est dégradée. L’Europe ne sanctionne que les fraudes aux primes PAC, le reste ce sont les états qui gèrent.

Cependant, leur projet "bassines" se poursuit quand même. Et en 79-86 avec ce montage institutionnel autour des SCAG (Sociétés Coopératives Anonymes de Gestion -de l’eau ou de bassin-) bien épaulé à de multiples niveaux.

Quel rapport de forces à tel ou tel niveau l’emportera sur l’autre ? Sur le plan symbolique (au sens fort du symbolique, aspect important) et sur le plan réel (financement, infrastructures, économie, foncier...).

C’est une bataille de longue haleine. Et aussi multi-facettes. »

(…)

« Le droit de l’eau est bien malmené.

Les directives européennes sur l’eau, même -cadre-, transposées en droit français, se succèdent sans résultats probants. Et sans sanctions.

On voit bien une chose en matière législative aujourd’hui, j’ai entendu çà plusieurs fois dans des réunions diverses.

- une véritable inflation de textes législatifs qui se décompose en deux lots :

- des lois "creuses" qui s’en remettent aux décrets qui prennent alors force de loi, avec pouvoir conféré à l’administration qui en use avec excès d’arbitraire ou au contraire laisse faire les puissants selon comment ça l’arrange. (Ce qui est presque une loi historique).

- des lois logorrhéiques "bavardes", pleines d’incohérences, de contradictions, et de cavaliers législatifs, qui les rendent inapplicables et sont sources de contentieux sans fin.

- c’est souvent volontaire (facilité, laisser-faire, conformisme, opportunisme, ignorance des parlementaires... face au pouvoir techno-bureaucratique), et sans crier au complot pour autant.

- conséquence : au travers du contentieux, souvent inabordable en justice pour nombre d’acteurs faute de ressources en droit et en argent, et en l’absence de réaction revendicative à la hauteur, le texte devient un fait. Multiplié par 5, 10, 20 cas d’application, renforcé par les dérogations, il devient une tendance qui s’affirme, à l’usure, et qu’on régularise ensuite (ex. cas des forages d’eau... bientôt les bassines ? On peut le craindre). Passant par dessus le droit.

- C’est ce qui me fait craindre que le droit de l’environnement n’est plus un rempart aussi solide aujourd’hui. Pourtant les juristes de l’environnement, avocats comme fonctionnaires, y croient dur comme fer parce que c’est leur idéologie professionnelle, leur univers de pensée, leur raison d’être et, pour certains ou tous, leur (légitime) gagne-pain. Ne faut-il pas attaquer par d’autres registres juridiques quand les éléments à charge ne manquent pas ? La dualité des systèmes de droit en Europe même rend peu applicable de manière homogène de telles directives européennes. El Pais avait publié en 2004 une carte des infractions au droit de l’eau en Europe et le continent se coupait nettement en deux par une diagonale d’axe NW-SE/de l’Irlande à la Grèce.

Au dessus de la diagonale, les pays de droit saxon (common law, droit oral...), protestants et souvent fédéraux, et en dessous de la diagonale, les pays de droit romain (droit écrit), catholiques ou orthodoxes, souvent centralisés (dont la France). Ces derniers avaient une disproportion d’infractions au droit de l’eau européen très notable. Mais ça ne voulait pas dire que la situation était idéale au dessus, juste meilleure. Ca m’avait frappé. »

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2021-02-25
FLUX
par Marc Laimé, jeudi 25 février 2021 @ 15:00

Le groupe français, racheté en 2018 par le fonds d’investissement suédois EQT poursuit sa stratégie d’internationalisation avec l’acquisition d’Aquapor au Portugal. "En même temps", l’UFC-Que Choisir dénonce le scandale de l’eau insalubre que distribue depuis des années à La Réunion la CISE, filiale de la SAUR...

En annonçant, lundi 15 février 2021, l’acquisition d’Aquapor, spécialisé dans la gestion des concessions d’eau municipale au Portugal, le groupe confirme ainsi l’accélération de sa stratégie d’internationalisation avec l’intégration de 1300 nouveaux collaborateurs et un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros.

Pour mémoire, Saur avait conclu le 11 janvier dernier, un accord pour acquérir 100 % de Criar Vantagens qui détient la totalité du capital d’Aquapor.

Déjà présent en Arabie saoudite, Chypre, Colombie, Ecosse, Italie, Pays-Bas, Pologne, avec l’acquisition d’Aquapor au Portugal, Gestagua et Emalsa en Espagne, le groupe se positionne en tant que troisième opérateur de la péninsule ibérique avec un chiffre d’affaires estimé à 250 millions d’euros.

« Avec l’acquisition d’Aquapor, Saur accélère sa stratégie d’internationalisation afin d’atteindre un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros en 2021. Après l’intégration en 2020 des équipes de Nijhuis Industries, je suis très heureux d’accueillir les collaborateurs d’Aquapor au sein de notre division internationale : désormais le Groupe emploie plus de 11 000 personnes, engagées pour défendre l’eau sur tous les territoires.

L’acquisition d’Aquapor reflète l’ambition de Saur d’être une entreprise pionnière dans la transition écologique et la préservation durable d’une ressource précieuse : l’eau », déclare Patrick Blethon, président exécutif de Saur, dans un communiqué.

Lire aussi :

Rachat de la SAUR par EQT, un jour sans fin…

https://theconversation.com/rachat-...’euros.

Jérôme Caby, The Conversation, 27 aout 2018.

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2021-02-14
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 14 février 2021 @ 09:02

Vacance (= situation d’un poste dépourvu momentanément de titulaire) s’emploie au singulier ou au pluriel : déclarer la vacance d’une chaire ; les vacances de trois postes ont désorganisé le service. (Larousse).

- Balance ton lisier

http://www.letelegramme.fr/dossiers...

- Pour la fin des ZAD : résistance

https://www.vert-resistance.org/str...

- Cluster

Le 12 février, le SIAAP convoque "en présentiel" 120 cadres à la Cité de l’eau pour leur expliquer les changements à venir. C’était peut-être pour ajouter l’acide performique aux gestes-barrières ?

- Veolia-Suez

La blietzkrieg n’est plus qu’un lointain souvenir. Ca va mal finir. En attendant le comité de suivi du Sénat va auditionner Meridiam et Ardian le mercredi 17 février en matinée.

- Soviets

Dans son édition du samedi 13 février le Parisien s’esbaudissait de voir de grands élus de droite opter pour la régie. Dejouanny reviens, ils sont devenus fous.

- Colonie

Jeudi 18 février sur la Deux, Elise Lucet et un demi-siècle de scandale de l’eau en Martinique. Panique chez Lecornu.

https://www.bastamag.net/Panorama-d...

- Présidentielle

L’Etat vient d’allouer près de 400 millions d’euros à la Martinique. Lecornu compte les voix.

- Grand Paris

Réforme improbable, statu quo impossible, titre le Journal du Grand Paris. Attendre 2022.

- SYCTOM

Après l’élection truquée, la déroute financière. Gare à l’augmentation programmée de la TEOM.

- La Bassée

Défrichage du premier casier. Personne n’y croit, on fait comme si. Ca n’empêchera rien. Reste à savoir quand on revivra 1910.

- Radium

Un ancien site de production de matériau nucléaire provoque une pollution radioactive à l’Ile Saint Denis. Vous avez dit JO ?

- Le goût de l’eau

La cinéaste Isabelle Leparcq sur les traces des pesticides et des carambouilles d’Eau de Paris en Seine et Marne…

https://ushuaiatv.fr/programmes/le-...

- Austerlitz

78 millions d’euros claqués pour rien pour TIMA 3. A qui profite le crime ?

- Irrigation

Le Parlement européen s’en mêle, et ce n’est qu’un début…

- OBEPINE

Des données homogénéisées pour ne point trop varier.

- La chasse au NODU

Hulot SA contre le reste du monde. Comment faire de la pub sans se fatiguer.

- Boues d’épuration

Le projet de transcription de la Directive a mis la FNCCR et Amorce d’accord. La paix des STEP ?

- ASAP

La loi d’accélération et de simplification de l’action publique, dite « loi Asap » », a été critiquée comme un détricotage en règle du droit de l’environnement. Le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation du public jusqu’au 4 mars prochain le principal décret d’application de cette loi pour ce qui concerne les procédures environnementales. Ce texte contient également des dispositions de simplification ne relevant pas de la loi Asap.

https://www.actu-environnement.com/...

Un désastre environnemental en perspective...

- Pacte de Cahors

La camarilla des DGS a inventé un nouveau gimmick anti-régie…

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2021-02-13
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 13 février 2021 @ 08:26

Le collectif citoyen mobilisé depuis plusieurs années contre les projets de création de bassines qui se multiplient sous la pression des irrigants, auxquels le gouvernement fait les yeux doux, présidentielle oblige, a publié le 12 février un communiqué dans lequel il dénonce le lancement de fouilles archéologiques préalables aux travaux, alors que les tribunaux administratifs ne cessent d’annuler des projets ineptes, massivement financés sur fonds publics.

« Le vendredi 5 février 2021, une pelleteuse de l’entreprise « la Deux Sèvrienne » est arrivée sur un site concerné par la construction des bassines, au niveau de la route entre Usseau et Mauzé sur le Mignon, correspondant à la bassine SEV17, inscrite dans la première tranche de travaux (6 bassines).

Les militants de BNM se sont rendus sur place le lundi 8 février et ont pu constater qu’il s’agissait de travaux liés aux diagnostics archéologiques faisant suite aux préconisations de la DRAC .

Ce chantier mobilise 2 à 3 archéologues (INRAP) et un pelleteur. Il s’agit de creuser des tranchées tous les 10 mètres et ainsi décaper 10 % de la surface totale pour déterminer le potentiel archéologique de la zone.

Au terme de ce diagnostic, un rapport doit être envoyé au Service régional d’archéologie qui en fonction des résultats peut déclencher des fouilles complémentaires (payées par l’aménageur).

Ce premier chantier de diagnostic précède deux autres chantiers sur la bassine SEV10 (Mauzé sur le Mignon) et SEV2 (champ Verdais sur la commune de Priaires).

Si notre collectif se satisfait des préconisations de diagnostic pour ces trois ouvrages (alors que dans le projet initial, la DRAC n’avait pas pu réagir en temps et en heure et n’avait pas préconisé de diagnostic pour ces trois sites) , le collectif Bassines Non Merci note et regrette que les trois autres sites (Saint Sauvant, Sainte Soline et Epannes) ne fassent pas l’objet de préconisations similaires malgré un intérêt archéologique reconnu pour les secteurs de Saint Sauvant et Sainte Soline (à proximité directe d’une ancienne voie romaine reliant Rom à Sainte Soline) et une situation géographique propice à l’édification de tumulus, en ligne de crête pour la bassine d’Epannes.

BNM tient à dire ici et sans ambiguïté tout son soutien et son estime pour le travail réalisé par les archéologues de terrain et espère vivement que leur travail permettra de révéler des traces de notre histoire commune et que celui ci sera respecté et pris en compte à la hauteur de l’enjeu patrimonial.

Néanmoins, cet après midi du 12 février 2021, le collectif Bassines Non Merci avec le soutien de Benoit Biteau, eurodéputé, Loic Prudhomme, député et Nicolas Gamache, conseiller régional Nouvelle Aquitaine, demande instamment la suspension du chantier en cours ainsi que des deux chantiers programmés les semaines suivantes , pour les raisons suivantes :

- la mise en danger de la santé et de la vie des salariés travaillant sur place.

En effet, la parcelle a pris ces derniers jours une coloration Orange Fluo, témoignant de l’épandage d’herbicide à forte dose (glyphosate) , utilisé dans le cadre de la méthode dite d’ « agriculture de conservation des sols » !

A ce titre , le collectif BNM exige du préfet Aubry la suspension des travaux et lui conseille vivement de jouer son rôle dans la protection des travailleurs. Pour rappel, une exposition prolongée au glyphosate augmente de 41 % le risque de déclencher un lymphome de type non hodgkinien, cinquième cause de cancer en France. BNM signale également que les employeurs (Deux Sévrienne et INRAP) ainsi que les commanditaires (DRAC-SRA Nouvelle Aquitaine) ont également été informés de la situation et espère que ces organismes prendront les dispositions adéquates dans le cadre de leur responsabilités sociale et environnementale.

- le préfet Aubry doit tenir ses promesses et être fidèle à ses déclarations.

En effet, dans ses récentes déclarations publiques, le préfet Aubry a annoncé que les travaux ne démarreraient pas avant le printemps. Quand un agent de l’État, aussi haut placé, et en prise directe avec le gouvernement, vient à se dédire et finalement à mentir, c’est bien la crédibilité et l’honnêteté intellectuelle du gouvernement qui sont engagées. Ce type de manœuvre est de nature à tendre fortement la situation sur le terrain, et témoigne d’une volonté de passage en force « quoiqu’il en coûte ». Monsieur Aubry aura beau jeu de nous répondre que les diagnostics précédent les travaux à proprement parler. Le collectif Bassines Non Merci considère bien qu’une pelleteuse qui creuse des tranchées sur une des parcelles dédiées à la construction des bassines correspond bien au début des travaux, les diagnostics n’ayant pas lieu d’être si un projet destructeur du patrimoine historique n’était programmé.

- des travaux et des dépenses engagés qui pourraient vite se révéler caduques...

En effet, les recours juridiques contre ce projet sont nombreux et des jugements au tribunal administratif doivent se tenir dans les semaines et mois qui viennent. L’arrêté initial pour la construction des 19 bassines et l’arrêté modificatif pour les 16 bassines, font l’objet d’un recours contentieux porté par le collectif inter associatif regroupant près de 10 associations de protection de la nature (NE17, Fédération de pêche, LPO, APIEEE….) . Les résultats du jugement pour les 21 bassines de la Boutonne rendu ces derniers jours devraient susciter beaucoup plus de prudence de la part de Monsieur Aubry et l’inviter à temporiser sur ce dossier avant d’engager le moindre denier public dans un projet qui pourrait être annulé à court terme.

En cas de jugement favorable à notre cause, tous les sites devront faire l’objet d’une remise en état coûteuse, ce qui ne manquera pas d’être dénoncé par la Cour des Comptes.

Il est impératif que l’État ne reproduise pas les fiascos de Caussade et de l’ASA des Roches sur le secteur nord Charente Maritime (la Laigne, Cram Chaban, la Grève sur Mignon). Bassines Non Merci s’insurge contre cette précipitation des évènements et annonce d’ores et déjà que le collectif mettra tout en œuvre , y compris des actions de désobéissance civile, si le préfet Aubry venait à poursuivre les travaux avant que la décision du tribunal administratif n’ait été rendue.

ZOOM sur la technique dite d’ « agriculture de conservation des sols »

Dans le cadre du protocole établi entre les porteurs de projet et l’état, un des engagements que peuvent prendre les irrigants bénéficiaires directs des bassines (rappelons ici que les engagements ne concerneront pas les irrigants non connectés…), consiste à mettre en place l’ « agriculture de conservation des sols » soit à laisser implanter un couvert végétal entre les cultures pour limiter les sols à nus en hiver , facteurs de ruissellement et d’érosion.

Si cette technique peut présenter quelque intérêt en terme d’enrichissement des sols en matière organique, le collectif BNM tient à souligner que cette technique , telle qu’elle est mise en œuvre sur notre territoire correspond à une utilisation systématique et massive du glyphosate pour éliminer le couvert végétal avant la mise en culture !

Cette pratique ne correspond en rien à l’agroécologie et l’utilisation de tels pesticides en amont de site d’alimentation en eau potable tel que Chercoute devrait être interdite de toute urgence.

Alors que le gouvernement traîne des pieds à mettre en œuvre l’interdiction du glyphosate en usage agricole , il reste incompréhensible d’un point de vue agronomique , que le protocole se fasse le chantre de ce type de pratique. »

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2021-02-09
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 9 février 2021 @ 11:07

Le pirate a donné des instructions pour augmenter à un niveau dangereux la concentration en un additif chimique. L’intrusion a été immédiatement remarquée et stoppée, selon la police.

Un pirate informatique est parvenu à entrer de façon illégale dans le réseau d’ordinateurs d’une usine de production d’eau potable en Floride, donnant des instructions pour augmenter à un niveau dangereux la concentration en un additif chimique, a rapporté, lundi 8 février, la police locale.

Le piratage a été heureusement immédiatement remarqué et une correction a été apportée de façon à ce qu’aucun consommateur local – d’une banlieue de la grande ville de Tampa, – n’ait été en danger, a précisé Bob Gualtieri, le shérif du comté de Pinellas.

Mais cette cyberattaque est venue illustrer le danger que les piratages informatiques peuvent faire courir à d’importantes infrastructures aux Etats-Unis, a ajouté le shérif.

Intrusion remarquée par hasard

L’intrusion malveillante dans le système informatique de l’usine de traitement d’eau d’Oldsmar a été remarquée, vendredi, par un technicien informatique, qui a vu avec surprise que quelqu’un déplaçait à distance le curseur de sa souris, allant cliquer de façon à changer la teneur de l’eau en hydroxyde de sodium.

Cette substance, cruciale pour le contrôle d’un milieu alcalin ou la régulation d’acidité de l’eau, est corrosive et dangereuse à teneur élevée.

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2021-02-08
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 8 février 2021 @ 09:23

Un reportage accablant du collectif Disclose, diffusé en octobre dernier par Envoyé spécial, révèlait que le premier groupe laitier français pollue impunément des dizaines de cours d’eau depuis fort longtemps, sans que les services de l’Etat concernés n’aient mis un terme à ces infractions dommageables pour l’environnement. Interrogé par un parlementaire, le ministère déclare que tout est miraculeusement rentré dans l’ordre du jour au lendemain, et qu’il n’apparaît donc pas envisageable que l’entreprise ne rembourse les quarante millions d’euros que lui ont versé les Agences de l’eau depuis 18 ans…

La question écrite n° 18499 de M. Fabien Gay (Seine-Saint-Denis - CRCE), publiée dans le JO Sénat du 29/10/2020 - page 4903 :

« M. Fabien Gay attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la relance sur les aides publiques distribuées par les agences de l’eau au groupe industriel Lactalis alors que ce dernier polluerait les cours d’eau et rivières.

Dans un reportage de l’émission « Envoyé spécial » en partenariat avec le site d’investigation « Disclose », diffusé sur France 2 jeudi 22 octobre, l’enquête réalisée dévoile les dégâts environnementaux et la pollution qui serait causée sur les cours d’eau et rivières partout sur le territoire français par le géant de l’agroalimentaire, le groupe Lactalis.

Cette enquête révèle aussi que ce groupe touche depuis des années d’importantes aides publiques notamment de la part des agences de l’eau. Selon les estimations de « Disclose », le groupe Lactalis aurait touché « 40 millions d’euros au cours des dix-huit dernières années. », subventions versées par ces établissements publics dans le but normalement de réduire sa consommation d’eau mais aussi de retraiter ses eaux usées.

Cependant, de nombreuses enquêtes, notamment faites par des fonctionnaires de l’office français de la biodiversité (OFB), feraient le constat d’une part de multiples défaillances au niveau du recyclage des eaux usées des usines du groupe Lactalis mais qu’en plus, à défaut d’être recyclées, ces eaux seraient bien souvent déversées dans des cours d’eau ou des rivières attenant à ses usines, causant des pollutions désastreuses comme à Retiers en Ille-et-Vilaine en 2017, ou encore pire comme à Saint-Just-de-Claix, dans l’Isère où cela dure depuis une dizaine d’années.

Alors que plus que jamais, la nécessité de protéger nos écosystèmes est criante et qu’une industrie digne du 21ème siècle ne peut s’affranchir de ces préoccupations environnementales majeures et surtout du droit inscrit dans le code de l’environnement, il est intolérable que de l’argent public soit donné sans contreparties environnementales, qui plus est à des entreprises comme Lactalis qui pollueraient et détruiraient en toute connaissance de cause notre biodiversité.

Il souhaite donc savoir si le Gouvernement prévoit d’exiger le remboursement des aides publiques versées par les agences de l’eau au groupe Lactalis face au non-respect par ce dernier de la législation en matière de pollution de l’environnement.

Transmise au Ministère de la transition écologique. »

La réponse du Ministère de la transition écologique publiée dans le JO Sénat du 04/02/2021 - page 780 :

« Dans un reportage de l’émission « Envoyé spécial » diffusé sur France 2 jeudi 22 octobre 2020, le media d’investigation Disclose qui a participé à la préparation de l’émission, a identifié 38 sites parmi ceux du groupe Lactalis qui présentent des non conformités au Code de l’environnement.

Ces non-conformités portent notamment sur le volume d’effluent rejeté, des dépassements de polluants autorisés dans les rejets, la défaillance de l’autosurveillance, la pollution de cours d’eau avec parfois une mortalité de poissons avérée ou le dépassement du volume d’eau prélevé autorisé.

Sans attendre, le Gouvernement a demandé à ses services un bilan détaillé de la situation de chacun des sites évoqués dans l’émission.

Si ce bilan fait apparaître que certaines non-conformités ou accidents se sont produits il y a plusieurs années déjà et que les sites concernés ont été depuis mis en conformité, il s’avère que certains établissements ont en effet présenté des non-conformités significatives.

Le Gouvernement a donc demandé, pour ces différents établissements, que ceux-ci fassent l’objet d’un suivi particulièrement attentif et réactif pour éviter que perdurent des dérives préjudiciables pour le milieu aquatique et que toutes les sanctions administratives ou pénales nécessaires soient effectivement mises en œuvre.

S’agissant plus particulièrement des deux établissements mentionnés, l’établissement de Retiers a, depuis cet accident, mis en œuvre au niveau de sa station de traitement des effluents les solutions nécessaires afin d’éviter qu’un tel accident ne se reproduise, il respecte désormais les concentrations en polluants avant rejet dans la Seiche, quant à l’usine de Saint-Just de Claix, comme suite à l’action de l’inspection des installations classées, elle a été pourvue d’une station autonome de traitement des effluents avant rejet dans l’Isère qui a été mise en fonctionnement à l’été 2020.

Concernant les aides des agences de l’eau, le Gouvernement tient à rappeler que celles-ci sont versées aux différents acteurs locaux économiques comme non économiques conformément à deux règles importantes que sont l’encadrement communautaire des aides, qui fixe un taux maximum de subvention et la non attribution d’aide de l’agence en cas de mise en demeure du porteur de projet dans le cadre de procédures administratives faisant suite à une non-conformité.

Il tient également à souligner que l’ensemble des aides sont versées sur la base de justificatifs fournis par le maitre d’ouvrage qui sont examinés avec soin par les services instructeurs.

Un dispositif de contrôle des aides (avant ou après liquidation de l’opération) existe dans chaque agence de l’eau, afin de s’assurer de la bonne utilisation des fonds publics au regard de l’objet et des dispositions des aides décidées, et de la bonne réalisation des ouvrages financés et de leur pérennité.

Ces principes sont communs quelle que soit la nature des projets ou des maîtres d’ouvrage aidés (industriels ou autres). »

Lire aussi, prix greenwashing de l’année :

- Le site de Lactalis sera alimenté par la plus grande centrale solaire de France :

https://www.environnement-magazine....

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2021-02-06
FLUX
par Marc Laimé, samedi 6 février 2021 @ 06:58

Pouvant établir des prévisions de quantités d’eau souterraine jusqu’à 6 mois, piloté par la direction Eau, procédés et analyses du Bureau de recherches géologiques et minières, et programmé par sa Direction des infrastructures et des services numériques, MétéEAU Nappes s’adresse aux services de l’Etat, comme aux agriculteurs et aux gestionnaires publics ou privés.

En France, l’eau souterraine représente près des deux tiers de l’eau potable consommée, et environ un tiers de l’eau utilisée dans l’agriculture, rappelle le BRGM. Cette ressource importante est suivie au jour le jour par le service géologique national via son réseau piézométrique de 1600 forages répartis sur le territoire métropolitain.

En complément du bulletin mensuel de situation hydrogéologique faisant état du niveau des nappes d’eau souterraine, la nouvelle plateforme web permet notamment d’établir des prévisions jusqu’à six mois sur le niveau potentiel des nappes exploitées.

Les données des capteurs et la nature des aquifères considérés sont couplés à différents scénarios de précipitations, et la prévision est retranscrite sous forme de cartes et de courbes.

L’objectif est de pouvoir mieux anticiper les niveaux d’eau disponibles et les restrictions d’usage décidées localement lors d’épisodes de sécheresse.

Exemple de relevés et de prévisions -.

Exemple de relevés et de prévisions. BRGM.

"Avec MétéEAU Nappes, l’utilisateur a la possibilité de voir l’état de la ressource en un lieu donné et en temps réel, et de réaliser des simulations sur la base de différents scénarios climatiques, explique Jérôme Nicolas, hydrogéologue au BRGM et responsable du réseau national de surveillance de l’état quantitatif des eaux souterraines. Pour cela, il faut que les points étudiés bénéficient de chroniques suffisamment longues dans le temps pour pouvoir établir des hypothèses statistiques. Le fonctionnement de chaque aquifère étant différent, chaque point d’eau souterraine entré dans MétéEAU Nappes doit au préalable être modélisé avant d’être intégré dans le site web."

"Cette nouvelle plateforme s’adresse aux services de l’État en charge de la restriction des usages de l’eau, aux agriculteurs et aux gestionnaires publics ou privés, complète Bruno Mougin, hydrogéologue au BRGM et responsable du projet MétéEAU Nappes. Elle propose plusieurs niveaux d’accès en fonction de l’expertise des utilisateurs. À l’heure actuelle, une quinzaine de points sont répertoriés ; la carte sera complétée avec les partenariats à venir. L’outil est évolutif et il permettra d’intégrer de nouveaux services à l’avenir."

Pour découvrir le site : https://meteeaunappes.brgm.fr

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2021-02-03
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 3 février 2021 @ 08:26

L’érosion accélérée des côtes sablonneuses d’Afrique du Nord, qui disparaissent quasiment à vue d’œil, est très alarmante. Les scientifiques s’emploient à en mesurer les effets, en évaluer les impacts et en comprendre les causes, pour proposer des pistes de solutions. Cette parution coïncide avec d’autres alertes tout aussi inquiétantes relatives à une marée noire au large du Yemen, à la situation des lacs dans le monde, de l’enneigement des Alpes, comme du développement à venir des canicules dans le sud de la France.

« Faudra-t-il choisir entre eau courante et plages de sable blanc ? Ou autrement dit, arbitrer entre aménagements hydrauliques et préservation de l’environnement, des ressources naturelles et du cadre de vie et de subsistance des populations des rives méditerranéennes de l’Afrique…

« Nos travaux montrent que la pression sur les ressources hydriques contribue directement à la vulnérabilité des côtes arides entre la baie de Tunis et l’embouchure du Nil, explique Abderraouf Hzami, géologue spécialiste des systèmes d’information géographique (SIG), doctorant à l’université de Carthage, en Tunisie.

Les indices en la matière révèlent ainsi que 70 % des côtes sablonneuses et deltaïques y sont d’ores et déjà menacées ou très menacées, contre 47 % pour l’ensemble des littoraux sud de la Méditerranée. » Le phénomène se caractérise par une érosion accélérée des plages.

(…)

Déficit alluvial

En effet, ce ne sont pas les quelques millimètres de hausse du niveau de la mer – trois millimètres en moyenne par an dans le monde – qui peuvent suffire à provoquer une telle submersion.

« En réalité, c’est le fonctionnement géomorphologique même des côtes qui est affecté, explique-t-elle. Naturellement érodées par les courants marins, elles étaient jusqu’à ces dernières décennies rechargées en permanence par l’apport des alluvions fluviales. Sables et sédiments drainés depuis l’intérieur du continent venaient combler les pertes. »

Ça, c’était avant… Avant que l’on s’emploie à capter l’eau des fleuves et rivières, pour répondre aux besoins anthropiques, en y plaçant des barrages. En plus de retenir l’eau, ceux-ci piègent les éléments solides qu’elle transporte, privant les côtes et les plages d’une recharge indispensable à leur maintien (…).

Lire la suite :

https://lemag.ird.fr/fr/vers-la-fin...

(*) IRD : Institut de recherche sur le développement.

A snow day in NYC -.

A snow day in NYC

https://twitter.com/trini__ny/statu...

Lire aussi :

- Les prélèvements de sable pour l’industrie du béton, dans un excellent reportage d’Arte :

https://youtu.be/uPrmh_Ow47k

ou en plus court sur le cas spécifique du Maroc :

https://youtu.be/h_tIf-j5wgg

Cet aspect n’est malheureusement pas du tout évoqué dans l’article d’IRD, la seule mention du mot "béton" est dans l’encadré à la fin en tant que solution potentielle - et contestée - face à l’érosion des plages en construisant des épis en béton... combattre le mal par le mal, une preuve de plus s’il en fallait qu’on marche complètement sur la tête ?!

- Situation catastrophique face aux côtes du Yemen :

https://newlinesmag.com/reportage/t...

(traduction en français : https://pastebin.com/PkzhBFRP)

Dernières tribulations : https://www.lorientlejour.com/artic...

Et encore un autre article : https://atalayar.com/fr/content/les...

Bien sûr tout parallèle avec ce qui a conduit à l’explosion au port de Beyrouth le 4 aout 2020 serait purement fortuit...

Pour mémoire cet excellent fil d’analyse de "Oui d’accord" et cette vidéo du "Canard Réfractaire" qui en avait découlé :

https://twitter.com/OuidaccordOK/st...

https://youtu.be/4XWB382pZYU

- Coup de chaud mondial sur les lacs

https://www.letemps.ch/sciences/cou...

Pascaline Minet, Le Temps, 29 janvier 2021.

- La « transfiguration » des Alpes, une vision apocalyptique du changement climatique

https://www.lemonde.fr/planete/arti...

Audrey Garric, Le Monde, 1er février 2021.

- StocaMine : des déchets toxiques menacent la plus grande nappe phréatique d’Europe

https://mrmondialisation.org/stocam...

Mr Mondialisation.

- Premiers éléments d’analyse de la crue du 2 octobre 2020 de Roya et de la Vésubie.

https://www.linkedin.com/pulse/prem...

Johan Berthet, 5 février 2021.

- Dans le sud de la France, des canicules de plus en plus mal vécues

https://theconversation.com/dans-le...

The Conversation, 1er février 2021.

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2021-02-01
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 1er février 2021 @ 09:45

Une semaine avant la Jourée mondiale des zones humides, le 2 février, la présidente de la Commission européenne a signé le 25 janvier un règlement qui interdit l’utilisation de la grenaille de plomb dans les zones humides, et à moins de 100 mètres de celles-ci. Concordance des temps, en France la majorité présidentielle veut « renforcer l’arsenal pénal » contre les… militants antichasse. Les mêmes qui viennent de se féliciter bruyamment d’avoir voté une loi en faveur du "bien être animal"...

Vingt-quatre États membres de l’UE, dont la France, avaient déjà adopté des mesures de limitation de l’usage du métal lourd dans les zones humides. Le nouveau règlement permettra d’harmoniser et de renforcer les législations nationales, explique la Commission.

Reste que cette mise à niveau est bien tardive…

En vertu de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (Aewa), l’UE et ses États membres auraient en effet dû procéder à cette interdiction dès 1999 !

La nouvelle interdiction, qui ne deviendra effective qu’en février 2023, est prise par le biais d’une mesure de restriction au titre du règlement Reach. Les pays qui possèdent plus de 20 % de zones humides pourront interdire les munitions au plomb sur l’ensemble de leur territoire à compter de février 2024.

Ces mesures réduiront sensiblement la pollution au plomb et éviteront la mort par empoisonnement d’environ 1 million d’oiseaux par an, indique l’exécutif européen en se basant sur une enquête de l’Agence européenne de produits chimiques (Echa).

« Chaque année, 4 000 à 5 000 tonnes de plomb sont libérées par de la grenaille de plomb dans les zones humides », rappelle la Commission alors qu’il existe des alternatives telles que la grenaille en acier.

« En comparaison, les rejets de toutes les sources industrielles ponctuelles [de plomb] de l’UE sont estimés à environ 500 tonnes/an, soit un huitième de ce chiffre », a précisé Yves Verilhac, directeur général de la LPO, à Actu environnement.

Lire aussi :

- Le site « zones humides » du portail Eau France :

http://www.zones-humides.org/s-info...

- Les fonctions hydrologiques biogeochimiques et biologiques des zones humides

https://www.eaurmc.fr/jcms/pro_1021...

EauRMC.

- Les zones humides, des espaces naturels indispensables

https://www.actu-environnement.com/...

Dorothée Laperche, Actu-environnement, 1er février 2021.

- Le Mini-guide de FNE-LR à cette adresse :

https://fne-languedoc-roussillon.fr...

Le rapport parlementaire qui veut mettre les militants écologistes en prison

Une mission d’information parlementaire pilotée par Les Républicains et La République en marche demande de « renforcer l’arsenal pénal » contre « les militants antiglyphosate, véganes ou antichasse ». Les propositions pourraient être inscrites dans la loi, une perspective qui inquiète fortement les militants écologistes ou antispécistes.

https://reporterre.net/Le-rapport-p...

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2021-01-28
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 28 janvier 2021 @ 08:11

Dans le petit village de Fors, sis dans les Deux-Sèvres, la mairie souhaitait protéger les enfants de l’école des épandages de pesticides. Avant de découvrir que l’affaire n’était pas si simple qu’il pouvait le sembler au premier abord…

La mairie de Fors, bien légitimement, voulait donc protéger ses gosses, l’école et le terrain de loisirs sportifs situé à proximité, des traitements de pesticides.

Elle entame la réflexion sur un "dédommagement" pour manque à gagner et se retourne vers la préfecture, qui lui indique que la commune ne peut pas contractualiser avec l’exploitant.

Du coup, voilà le montage abracadabratesque comme dirait l’autre (et dont on déduit qu’il a été suggéré ou en tout cas qu’il sera validé par la préfecture) : la mairie va accorder une subvention à l’association des Parents d’élèves, d’un montant de 450 euros annuels, qu’elle reversera à l’exploitant !

Elle est pas belle la vie ?

C’est un nouveau concept : après pollueur payeur, c’est être payé pour pas polluer et intoxiquer les gosses.

A mettre en regard avec l’arnaque des "chartes de bon voisinage", où la chambre d’agriculture et la préfecture oublient juste de consulter les voisins.

Il ne s’agit pas ici d’incriminer les élus locaux, qui ont envie de bien faire, encore moins les parents d’élèves qui veulent protéger leurs gosses, mais bien la préfecture qui montre toute son inaptitude à accompagner ce genre de démarche, et à faire respecter la loi en acceptant les petits arrangements avec leur fameuse charte de bon voisinage.

- Voir ci-après le compte rendu du dernier conseil municipal du 15 décembre, et un article du courrier de l’ouest plus complet avec témoignage du maire de Fors.

PDF - 400.8 ko
CR du Conseil municipal du 15-12-20 -.

Payé pour s'éloigner de l'école, Courrier de l'Ouest, 14-12-20 -.

Voir aussi en complément (et on voit bien ou va le pognon) ...

https://www.lanouvellerepublique.fr...

https://www.20minutes.fr/planete/29...

https://www.ouest-france.fr/nouvell...

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