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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2020-02-17
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 17 février 2020 @ 16:13

« Imposteurs », « per-verts », « sinon boom » … La nuit dernière en Haute-Garonne, la FDSEA 31 et les Jeunes Agriculteurs 31 s’en sont pris à France Nature Environnement Midi-Pyrénées à coups de lancers d’œufs, de poubelles, dépôt de paille et insultes. Une tentative d’intimidation qui intervient dans le cadre du « dialogue » réclamé par la FNSEA sur la mise en place de zones de non-traitement (ZNT) aux pesticides près des habitations. France Nature Environnement, qui a toujours œuvré pacifiquement à la défense du monde vivant, condamne fermement ces actes violents. C’est ce que vient également de faire Elisabeth Borne ; nous appelons les autres membres du gouvernement et la FNSEA à en faire de même et à agir pour y mettre fin.

"Venant de toute la Haute-Garonne, une centaine d’agriculteurs ont mené des opérations de vandalisme à Toulouse hier soir. D’abord rassemblés devant la préfecture de Toulouse, ils ont déversé de la paille et laissé des messages pour « maintenir la pression sur le gouvernement ».

Ils se sont ensuite rendus devant les locaux de France Nature Environnement Midi-Pyrénées pour y jeter, paille, œufs, poubelles et messages d’insultes. Le tout sous le regard passif de la police, comme le montrent les images.

« Combien de milliers de tonnes de lisiers répandus dans les rues partout en France depuis des années, combien de milliers de pneus brûlés en toute impunité toujours et encore, aucune autre profession n’a autant dégradé, pas respecté les règles, que les tenants d’une agriculture productive, intensive faisant le jeu de l’agrochimie. Il est temps de passer à une autre agriculture, respectueuse de la nature et de l’environnement », a réagi Cécile Argentin, vice-présidente de France Nature Environnement Midi-Pyrénées.

Source : La Dépêche du Midi

"Agressions à domicile, harcèlement téléphonique, menaces de mort, courriers anonymes… dans les territoires, les violences répertoriées à l’égard des militants écologistes, dont les associations du mouvement France Nature Environnement, sont nombreuses. Dernier exemple en date : un rassemblement de l’opération « Nous voulons des coquelicots » a été pris pour cible le 7 février dernier [1].

Agribashing ? La légitimité de la cellule « Déméter » en question

Depuis la création de la cellule Déméter, visant à « prévenir les atteintes au monde agricole », des associations environnementales reçoivent également des « visites » d’agents de l’Etat.

C’est notamment le cas de l’association Alerte pesticides Haute Gironde [2], soupçonnée de « dénigrer le milieu agricole » car elle organise dans sa région des états généraux des riverains autour de la question des pesticides. Au programme : tables rondes, témoignages et exposition photo. Du dialogue, donc, pour avancer ensemble, de façon constructive.

Définie comme "protégeant les agriculteurs des violences", la création d’une telle cellule semble finalement avoir décuplé le sentiment d’impunité chez certains agriculteurs : pourquoi protéger spécifiquement cette profession, alors que certains agriculteurs sont eux-mêmes les agresseurs ? Il est temps de dissoudre cette cellule Demeter, témoin du clientélisme de l’État envers la FNSEA.

Dénonçant systématiquement toute action violente et consciente de l’importance des mutations nécessaires, France Nature Environnement a toujours prôné le dialogue dans les territoires pour la nécessaire transition du modèle agricole. Les associations du mouvement défendent dans toutes les instances une agriculture respectueuse des agriculteurs et de leur santé, de la santé de l’ensemble de la population et de l’environnement. Un travail du quotidien, avec des associations paysannes, pour améliorer les conditions de vie des agriculteurs de ce pays : leur assurer un meilleur revenu, de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance du travail qu’ils mènent au quotidien.

Zones de non-traitement aux pesticides : le « dialogue » selon la FNSEA ?

France Nature Environnement, aux côtés d’autres acteurs, de nombreux maires et citoyens, demande depuis plusieurs années la mise en place de zones de non-traitement près des habitations, zones où l’épandage de pesticides serait interdit pour protéger les riverains. La FNSEA a fait pression, avec succès, sur le Gouvernement pour que ces bandes soient réduites à peau de chagrin. Leur argument était qu’une réglementation contraignante n’était pas nécessaire et que le dialogue allait tout régler.

Des drapeaux de la FNSEA flottant partout sur cette opération d’intimidation, France Nature Environnement interpelle la présidente du syndicat Christiane Lambert : cette tentative d’intimidation est-elle réellement soutenue par le syndicat agricole dont elle assure la présidence ? Est-ce ainsi que la FNSEA conçoit le dialogue qui selon elle suffit à protéger les riverains ?

Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, conclut : « J’apporte tout mon soutien à notre fédération de Midi-Pyrénées. Nous demandons au gouvernement d’arrêter le deux poids-deux mesures : d’un côté, les associations qui défendent l’intérêt général font l’objet d’agressions et subissent en plus des contrôles de l’Etat de leurs activités pacifiques. De l’autre, la FNSEA, dont certains membres commettent ouvertement ces agressions, se voit soutenue en ayant une police spéciale à leur service ; et continue de réclamer avec succès qu’on lui fasse confiance pour tout régler avec le dialogue. C’est intolérable ! Nous demandons au gouvernement de ne plus recevoir la FNSEA tant qu’ils n’ont pas officiellement condamné cette action. »

[1] Rassemblement organisé par l’association Collectif Environnement Val d’Authion 49

[2] Association qui ne fait pas partie du mouvement France Nature Environnement

Source : FNE

Lire aussi :

- Le gouvernement crée une cellule militaire pour surveiller les opposants à l’agro-industrie

https://m.reporterre.net/Le-gouvern...

Reporterre.

- La lettre de menaces reçue par une collaboratrice de Bastamag :

https://www.bastamag.net/IMG/pdf/19...

- L’édito du Président

http://www.fdsea29.fr/2020/01/13/ed...

FDSEA 29

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REMOUS
par Marc Laimé, lundi 17 février 2020 @ 11:18

Alors que les alertes se multiplient sur les côtes françaises, notamment dans le Nord et sur la façade Atlantique, l’Agence européenne de l’environnement vient de publier une série de projections particulièrement alarmantes sur les conséquences du changement climatique.

Comme c’est désormais d’usage dans ce type d’étude, les chercheurs ont élaboré plusieurs scénarios pour modéliser l’évolution attendue d’ici à la fin du siècle – l’un basé sur le respect des accords de Paris, c’est-à-dire un réchauffement limité à 2 ° C, l’autre sur l’hypothèse d’un réchauffement de 4 ° C.

Ceci sachant que les experts s’accordent généralement à dire que les accords de Paris ne seront pas respectés, vu la trajectoire d’évolution des données depuis 2015.

Montée des eaux et inondations

Le niveau de la mer augmente déjà et va continuer de le faire, sous l’effet combiné de la fonte des glaces et de la dilatation des eaux, dues au réchauffement. Mais de combien ?

Dans l’hypothèse la plus optimiste, le niveau de la mer s’élèverait au cours des décennies à venir de 20 à 40 centimètres. Pour la plus pessimiste – qui n’est hélas pas la moins réaliste – on parle de 60 cm à 1,10 m.

L’ensemble des communes littorales sera donc concerné, sans compter, à l’intérieur des terres, celles qui sont situées dans les estuaires. Par exemple, les experts de l’AEE montrent que l’élévation du niveau de la mer impacterait directement la ville de Rouen ou encore tout l’estuaire de la Gironde.

La Vendée, la Charente, une partie du Cotentin, ainsi qu’un large arc allant, en Méditerranée, de Salon-de-Provence à Perpignan, pourrait voir une partie de la côte reculer – à moins de mettre en place, d’ici là, des protections contre l’avancée de la mer.

Selon l’Agence, le risque de submersion pourrait devenir 500 fois plus fréquent dans la région de Perpignan, par exemple.

De même, l’Agence prévoit-elle une augmentation très inquiétante des phénomènes de fortes pluies, génératrices d’inondations.

Avec un scénario à + 4 ° C, le risque de fortes pluies augmentera été comme hiver : en été, le risque touchera surtout la partie nord du pays – au nord de la Loire – avec une augmentation de ces phénomènes de 15 à 25 %.

En hiver, c’est tout le pays qui sera touché, mis à part une mince bande allant des Pyrénées au Tarn. Dans certaines régions (Nord, Pas-de-Calais, Rhône, Franche-Comté), l’élévation du risque atteindrait plus de 35 %.

Sécheresse et incendies


À l’inverse, les épisodes de « sécheresse grave » se multiplieraient aussi, quels que soient les scénarios. Et là encore ils toucheraient l’ensemble du pays, avec une occurrence d’épisodes de sécheresse par périodes de 30 ans multiplié par 1,5 à 2,5.

Seule la pointe extrême de la Bretagne et une partie de l’est du pays (Franche-Comté, Rhône, massif des Alpes) échapperaient à ce phénomène. 
 Corollaire de la sécheresse : les incendies de forêt devraient eux aussi se multiplier, et gagner des régions jusque-là épargnées. Même avec le scénario optimiste, le risque d’incendies de forêt augmenterait de 5 à 10 % sur l’ensemble du pays (et 20 % au sud de la Loire). Avec un scénario à + 4 ° C, le risque augmenterait de 20 % au nord de la Seine, et de 40 % au sud de celle-ci.

Conséquences effrayantes

Les conséquences de ces changements climatiques prévisibles sont effrayantes : des villes entières pourraient être noyées à la fin du siècle, tandis que les revenus agricoles pourraient être affectés de façon considérable – à moins d’une adaptation qui devrait commencer, estime l’Agence, dès aujourd’hui.

Elle chiffre les pertes de revenus possibles pour les seules villes portuaires à 31 milliards d’euros !

Un autre secteur est particulièrement inquiet de ces évolutions : c’est celui des assurances, qui estime déjà qu’à l’horizon de 30 ou 40 ans, un certain nombre de biens ne seront tout simplement « plus assurables » tant le risque sera élevé.

Ces projections vont forcément alimenter les réflexions de bien des élus, tant elles sont des conséquences non seulement sur les zones actuellement urbanisées mais également sur l’aménagement et l’urbanisation de demain.

Va-t-on continuer à « construire des routes, des hôtels, des zones industrielles dans des zones dont on sait qu’elles seront inondées demain ? », demandait en réaction sur BFMTV l’eurodéputé Pascal Canfin, ancien directeur général du WWF France.

Pointant des actifs qui seront forcément impactés et « ne peuvent pas être délocalisés » (le tunnel sous la Manche, le port du Havre, les chantiers navals de Saint-Nazaire », l’eurodéputé a posé « la question fondamentale » : « Qui va payer » ? » « Il faut accepter que dans des tas d’endroits, sur la moitié de l’île de Ré, la moitié de l’île d’Oléron, une grande partie du littoral aquitain et du Languedoc, du Nord-Pas-de-Calais, il va falloir reculer. Qui va payer le fait que certaines maisons qui sont en bord de mer valent des centaines de milliers d’euros alors que dans 30 ans, elles ne vaudront sans doute plus rien parce qu’elles ne seront plus habitables ? », a martelé Pascal Canfin, qui estime que ces précisions ne sont aujourd’hui pas suffisamment prises en compte « dans nos règles bancaires, d’urbanisme et d’assurance ».

Le coût de la relocalisation

« Nous n’avons pas le choix, il faudra éviter de nouvelles constructions et relocaliser un certain nombre d’habitations et d’équipements », a déclaré la ministre de la Transition écologique et solidaire, rappelant que « sur une partie de notre territoire, le trait de côte recule de 50 cm à 1,5 m par an ». Le gouvernement veut « relocaliser » les logements menacés par l’érosion maritime, soit entre 5 000 et 50 000 habitations estimées d’ici 2100, a indiqué mercredi dernier la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne.

« Nous voulons donner des outils aux élus pour identifier les zones qui sont menacées à moyen terme, c’est-à-dire dans moins de trente ans, » déclare la ministre dans une interview au Parisien avant un Conseil de défense écologique qui devait se tenir mercredi midi à l’Élysée. « Là, nous n’avons pas le choix, il faudra éviter de nouvelles constructions et relocaliser un certain nombre d’habitations et d’équipements », poursuit Élisabeth Borne.

Rappelant que « sur une partie de notre territoire, comme en Vendée ou dans la Somme, le trait de côte recule de 50 cm à 1,5 m par an », elle évoque « une fourchette large de 5 000 à 50 000 habitations menacées par cette érosion du trait de côte, d’ici la fin du siècle. »

Par ailleurs, la ministre a annoncé sur Franceinfo plusieurs mesures pour que « l’État s’applique à lui-même la transformation écologique du pays que l’on veut mener », notamment l’extension à partir de juillet aux fonctionnaires du « forfait mobilité durable » pour inciter à hauteur de 200 euros par an à l’utilisation du vélo ou au covoiturage, l’usage privilégié du train pour les voyages de moins de quatre heures, sauf cas d’urgence ou raisons de sécurité, le passage aux véhicules hybrides ou électriques, ou encore « de ne plus avoir aucun objet en plastique jetable » dans les services de l’État.

Élisabeth Borne s’en est par ailleurs pris aux critiques d’EELV, rappelant la présence de ministres du parti écologiste au gouvernement lors du précédent quinquennat. Évoquant les décisions prises depuis l’élection d’Emmanuel Macron, comme l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim ou le projet d’Europacity notamment, elle a répliqué n’avoir « pas de leçons à recevoir de ceux qui n’ont pas fait avant nous ».

Dunkerque : le cordon dunaire recule de quatre mètres

La semaine dernière, entre dimanche et mardi soir, le cordon dunaire de Oye-Plage, près de Dunkerque, a dû faire face à des violentes rafales de vent et d’importants coefficients de marée. Sérieusement endommagé, il a reculé de quatre mètres. Une situation jugée alarmante par le maire de Oye-Plage qui demande une prise de conscience de l’État.

Des barrages pour fermer la mer du Nord ?

Un scientifique néerlandais propose de construire deux barrages géant pour fermer la mer du Nord et protéger 25 millions d’européens de la montée des océans.

https://www.theguardian.com/environ...

Sources :

AEE, Maire-infos, BFM-TV, Sud Ouest, France Info, La Voix du Nord, The Guardian

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2020-02-16
FLUX
par Marc Laimé, dimanche 16 février 2020 @ 09:06

A l’initiative de plusieurs chercheurs, dont Catherine Baron, Bernard Barraqué et Héloïse Valette, une session ouverte va être organisée dans le cadre du Colloque de l’AFEP qui se tiendra à Toulouse du 1er au 3 juillet 2020.

La démarche est riche de promesses car cet atelier vise à débattre de l’articulation entre l’eau comme une ressource et l’eau comme un service public, à la fois aux plans théorique et empirique.

PDF - 288.4 ko
Présentation atelier ouvert -.

http://assoeconomiepolitique.org/10...

Contact :

Catherine Baron

Professeure des Universités, Sciences Po Toulouse/Lereps

Responsable du Master " Cooperation internationale et Développement"

Mail : catbaron11@yahoo.fr

ManufactureTabacs (MD 214)

21 Allée Brienne, 31000 Toulouse France

00 33 (0)5 61 12 87 14

baron@ut-capitole.fr

http://lereps.sciencespo-toulouse.fr/

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2020-02-03
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 3 février 2020 @ 07:32

En réponse à la question d’un parlementaire, le ministère de l’Agriculture détaille par le menu les innombrables dispositions arrêtées par l’Etat pour soutenir la relance de l’irrigation à outrance.

-  La question écrite n° 13508 de M. Philippe Bonnecarrère (Tarn - UC), publiée dans le JO Sénat du 19/12/2019 - page 6197 :

« M. Philippe Bonnecarrère demande à M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation quelle est la politique de soutien de l’État au stockage de l’eau hivernale afin de permettre le maintien d’activités agricoles dans des milieux fragiles.

Cette question est régulièrement évoquée lors des questions dites d’actualité.

Concrètement, il lui demande si le monde agricole bénéficie ou non de crédits d’État pour favoriser ce stockage de l’eau, si les modalités administratives de constitution de réserve d’eau sont ou non susceptibles d’être allégées et si, dans un contexte de transition énergétique et d’élévation des températures, avec une augmentation très forte des périodes de sécheresse des objectifs de soutien au stockage de l’eau peuvent être ou non fixés pour notre pays, probablement bassin versant par bassin versant. »

- La réponse du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, publiée dans le JO Sénat du 30/01/2020 - page 546 :

« La politique gouvernementale en matière de gestion durable de l’eau, notamment son stockage à des fins de productions agricoles, a été décrite en détail dans la réponse publiée dans le Journal officiel du Sénat en date du 1er août 2019.

S’agissant de la mobilisation de crédits d’État pour favoriser le stockage de l’eau pour l’agriculture, celle-ci se limite aux seuls crédits nécessaires à l’entretien et à la maintenance des ouvrages en gestion directe par les services de l’État et des ouvrages des concessions d’État de la compagnie d’aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG).

L’arrêt du financement des travaux d’hydraulique agricole par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a été décidé par le conseil de modernisation des politiques publiques en 2008 suite au transfert de la propriété des concessions d’État de deux des trois sociétés d’aménagement rural aux régions concernées, à savoir la société du Canal de Provence et la compagnie du Bas-Rhône-Languedoc.

À l’époque, la CACG n’avait pas été transférée, mais des discussions sont actuellement en cours avec les régions concernées (Occitanie et Nouvelle-Aquitaine).

Le monde agricole bénéficie également d’autres soutiens publics pour favoriser le stockage d’eau.

Il s’agit des crédits du fonds européen agricole pour le développement rural et du fonds européen développement régional dans le cadre des programmes de développement rural régionaux ou d’autres programmes soutenus par ces fonds, dont la gestion est assurée par les régions, ainsi que les fonds propres des collectivités territoriales (départements, régions, etc.).

Les agences de l’eau peuvent également être des partenaires financiers de tels projets lorsqu’ils apportent un bénéfice pour l’environnement.

Concernant les modalités administratives de constitution de réserve d’eau, elles relèvent de la loi sur l’eau, sous la responsabilité du ministère de la transition écologique et solidaire.

Celle-ci encadre le risque d’impact sur la ressource en eau lors de la création d’ouvrages.

À ce titre, le régime d’autorisation « loi sur l’eau » introduit déjà une forme de proportionnalité, en établissant des seuils en deçà desquels un simple dossier de déclaration suffit.

À l’issue des assises de l’eau, engagement a été pris de créer un cadre méthodologique qui permettra de déterminer les volumes de prélèvements d’eau à usage agricole dans une zone donnée pour la présentation des autorisations uniques de prélèvement.

Ce cadre permettra de favoriser le montage des projets et de les sécuriser d’un point de vue juridique.

En matière d’objectifs de soutien au stockage de l’eau, le Gouvernement porte une politique intégrée de gestion durable de l’eau, au sein de laquelle le stockage de l’eau est une solution parmi d’autres.

L’objectif fixé par le Gouvernement est de faire aboutir au moins cinquante projets de territoire pour la gestion de l’eau (PTGE) d’ici 2022 et 100 d’ici 2027.

Un PTGE se formalise par un engagement de l’ensemble des usagers permettant d’atteindre, dans la durée, un équilibre entre les besoins et les ressources disponibles en respectant la bonne fonctionnalité des écosystèmes aquatiques, en anticipant le changement climatique et en s’y adaptant.

Le stockage de l’eau fait bien partie de l’éventail des solutions pouvant être mobilisées au sein des PTGE, avec la recherche de sobriété et d’optimisation de l’utilisation de l’eau, la transition agro-écologique de l’agriculture et les solutions fondées sur la nature.

Une instruction a été délivrée le 7 mai 2019 aux préfets afin de dynamiser les PTGE et lever les blocages éventuels, en facilitant notamment l’accès aux financements, et elle renforce à ce titre l’accompagnement des porteurs de projets par les services déconcentrés de l’État. »

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2020-01-30
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 30 janvier 2020 @ 10:21

L’affaire est exemplaire du double langage permanent que tiennent l’Etat, ses établissements publics et nos édiles vis-à-vis de l’environnement, et, au cas d’espèce, de la préservation des fleuves et rivières, et de leurs berges.

A l’approche des élections municipales, M. Manuel Aeschlimann, maire (LR) d’Asnières vient de diffuser dans sa bonne ville un dépliant publicitaire qu’on dirait rédigé conjointement par Anne Hidalgo et Marcel Campion.

Il s’agit en effet de vanter à grands coups de superlatifs délirants l’invraisemblable Luna Park "festif" qui vient de voir le jour sur les berges de la Seine à Asnières, “entièrement financé” nous précise-t-on, Luna Park édifié conjointement par Voies navigables de France, la ville d’Asnières, une filiale de SUEZ et nos tenanciers de boite de nuit.

Rien moins que Rosa Bonheur ! Plus tendance, tu meurs !

https://www.tripadvisor.fr/ShowUser...

Rappelons quelques données de base.

La Seine n’appartient pas à cette brochette d’accapareurs.

Elle appartient au domaine de l’Etat.

Voies navigables de France (VNF) est un établissement public administratif (EPA) officiellement dédié à l’entretien des rivières et des fleuves, et à la police de la navigation qui s’y déroule :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Voies...

Or, ici, VNF renouvelle une concession pour la gestion des berges, partie du domaine public fluvial.

Aka, nouzautres, genre benêt Vieilles canailles, on commence à dérouler ripisylve, le pluvial, quelle eutrophisation, et tutti frutti...

OK Boomer...

En lieu de quoi bien sur on refile le marché à… une filiale de SUEZ.

Ensuite on va chercher nos tenanciers de boite de nuit et l’affaire est dans le sac.

Nous avons entendu hier soir le responsable de VNF qui a piloté l’affaire, se vanter du tout, haut et fort, dans une réunion publique qui se tenait au centre de Paris.

O tempora, o mores.

Cette guéhenne s’est particulièrement répandue dans les Hauts-de-Seine, voir les autres Luna Park du même tonneau qui ont éclos, tant à Issy-les-Moulineaux qu’à Levallois.

Et bientôt, plus loin, pire encore, une véritable "Marina" à Cormeilles-en-Parisis, du lit majeur de la Seine à 40 mètres de hauteur sur le côteau. Un projet directement élaboré par son promoteur et la commune sur des anciens terrains de Lafarge, alors qu’on compte déjà six ZAC à Cormeilles...

Une abomination justement étrillée par la Mission régionale de l’Autorité environnementale.

Ca promet pour « l’héritage des JO » dans le 93 !

- VOIR LA PLAQUETTE DE PROPAGANDE DU MAIRE D"ASNIERES :

https://uploads.strikinglycdn.com/f...

Lire aussi :

- SUEZ REMPORTE LE CONTRAT DE CONCESSION POUR LA GESTION DE TROIS PORTS DE PLAISANCE A ASNIERES-SUR-SEINE ET VILLENEUVE-LA-GARENNE

http://www.bassindelaseine.vnf.fr/I...

- Asnières, les habitants du port Van Gogh montent au front pour « leurs » arbres

http://www.leparisien.fr/hauts-de-s...

Le Parisien, 23 avril 2019

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2020-01-28
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 28 janvier 2020 @ 20:27

Treize ans après sa création, constatant que la régie qui avait succédé à 30 ans de DSP de Veolia accumulait les dysfonctionnements, des usagers et leurs associations se sont mobilisés pour mettre fin à ces dérives. Récit d’une lutte exemplaire par Dominique Bonnard, président de l’Association des usagers de l’eau des Pyrénées Orientales.

- 1 - La création de la Régie de l’eau de Millas.

« Le 13 avril 2007 la municipalité de Millas faisait le choix de gérer ses services publics de l’eau potable et de l’assainissement collectif en régie publique. Ceci après 30 années consécutives de délégation à une entreprise privée, en l’occurrence VEOLIA.

- 2 - Comment a été gérée, depuis sa création, la régie de l’eau de Millas durant ces 13 années ?

Treize ans après la reprise de la gestion en régie on enregistre un taux de fuite catastrophique de 56,20 % sur le réseau de distribution. Cela ne peut qu’interroger sur la gestion qui a été menée durant ces années. Ceci d’autant que le linéaire du réseau de 26,95 kilomètres est modeste.

Afin d’établir un état des lieux précis de la gestion durant ces 13 années nous avons sollicité auprès de la Mairie la communication des documents publics nécessaires à ce diagnostic. A l’heure actuelle, la municipalité n’a rendu public qu’un seul rapport R.P.Q.S. accessible sur le site de la Mairie (Rapport su le Prix et la Qualité du Service) datant de l’année 2015.

La publication de ce document est obligatoire depuis 2012. Sur le site de l’Observatoire des services publics de l’eau n’apparaissent que quelques éléments partiels couvrant les années 2014, 2017 et 2018.

On observe à partir de ces informations un taux de fuite en progression constante au fil des quatre années. En 2014 le taux de fuite relevé est de 53 % , en 2015 il atteint 54,50 % (soit 277 399 m3 d’eau perdus sur les 500 062 m3 produits, potabilisés), pour finalement s’élever a 56,20 % en 2018.

Le citoyen Millassois doit savoir que la production d’un m3 d’eau potable nécessite environ 1 kwh d’énergie électrique. La part de main d’oeuvre et l’écourtement dans la durée d’amortissement du matériel sont proportionnels au taux de fuite, ce qui est aisément compréhensible.

Les 179 512 m3 facturés qui arrivent aux compteurs des usagers incluent donc le coût des fuites à supporter.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que 100 % de la ressource de l’eau potable de Millas provient du pliocène. Une ressource eau d’une exceptionnelle qualité issue du Canigou qui ne se reproduit pas à l’échelle humaine.

(…)

Le rapport de l’année 2015 révèle que 13 ans après être passée en régie, la commune n’a pas une connaissance précise de l’état de son patrimoine. Il n’existe pas de plan de localisation des branchements sur le réseau. La régie ne possède pas davantage une identification exacte des secteurs fuyards du réseau ni un historique des travaux effectués.

Dernier point relevé, non des moindres, il est écrit qu’il n’existe aucun plan pluriannuel de renouvellement des canalisations se projetant sur un minimum de trois années.

Le taux de renouvellement du réseau de l’année 2018 indiqué est de 0,28 % ce qui, à ce rythme, signifierait un renouvellement complet des 26,95 kms en 357 années.

Comment en sommes-nous arrivés là ? »

Lire la suite ci-après.

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Millas, comment en est-on arrivé là ? DB 10-01-20 -.

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REMOUS
par Marc Laimé, mardi 28 janvier 2020 @ 08:44

Citoyen engagé, Jean Lhermitte s’est intéressé à la création par SAUR d’une SEMoP dans le sud de l’Aveyron, qui s’est avérée à l’usage totalement opaque et incontrôlable.

La SEMOP Saint-AFF’O - Otage d’une guerre de l’eau

Voilà quelques années que je tente de sensibiliser les Saint Affricains, sur les risques moraux et financiers consécutifs à la mise en place d’un nouveau mode de gestion de l’eau potable à Saint Affrique (12400).

Pour faire suite au Conseil Municipal du 20/01/2020, la Société Anonyme d’économie mixe (SEMOP) « Saint-AFF’O » nous a gratifié de son rapport d’activité pour l’année 2019, la deuxième depuis sa création.

Expédié aux pas de charge et n’ayant suscité aucune remarque de nos élus, je vais revenir sur cette année 2019 riche en événements majeurs.

Comme je l’avais évoqué l’année dernière, lors du premier rapport d’activité. La SA SAUR, actionnaire de la SA Saint-AFF’O détient 55% du capital de la SEMOP.

Le fond d’investissement structurel EQT d’origine Suédoise basé aux Luxembourg a acquis la SA SAUR en 2018 pour le montant de sa dette contractée auprès de ses banquiers actionnaires de l’époque. En 2019, le groupe EQT a fait une spectaculaire entrée en bourse, une première en Europe, presque une norme au USA.

Mr Louis-Roch BURGARD, président exécutif de la SAUR, Énarque (promotion Valmy), inspecteur des finances, membre du conseil de surveillance du groupe Edmond de Rothschild, chef d’entreprise dans le capital-investissement…, vient de se faire brutalement débarquer par le groupe EQT le 18 décembre 2019.

Bien qu’ayant soutenu la candidature du groupe EQT face aux banques créancières de la SAUR en 2017, ces derniers ont estimé que les échecs commerciaux successifs de la SAUR (comme le contrat historique avec la ville de Nîmes, face à Veolia) justifie l’éviction de Mr BURGARD et l’abandon du règlement d’une prime de plus d’un million d’Euros promise. Mr Jean-François CIRELLI président de la société BlackRock France (gestionnaire de produits financiers pour le compte de fonds de pensions) a été nommé à la présidence de la SA SAUR par le groupe EQT pour assurer l’intérim.

Enfin, depuis le 7 Janvier 2020, c’est au tour de Mr Patrick BLETHON de prendre la présidence exécutive de la SA SAUR.

Ce dernier fraichement intégré au groupe SAUR (septembre 2019), comme Directeur Générale Adjoint, a passé l’essentiel de sa carrière chez United Technologies Corporation (UTC), un très discret mais très puissant conglomérat américain.

Suite à tous ces événements, vous comprendrez mieux la réaction des élus qui ont porté cette évolution dans le mode de gestion de notre eau potable à Saint Affrique.

Certains ont déjà annoncé qu’ils ne souhaitaient pas assumer la présidence de la SEMOP Saint-AFF’O après les élections municipales, si ils étaient élus.

De plus, l’arrogance dont a fait preuve Mr Hervé Roques responsable de la gestion des réseaux de la SA SAUR , lors de cette présentation, en évoquant son souhait « de mettre la pression » à la société de Travaux Public locale qui gère la remise en état de notre réseau, ne me semble pas correspondre à la retenue indispensable, lors d’une intervention en Conseil Municipal.

Je ne connais pas les griefs qui les animent, mais ils oublient un peu vite que cette société de TP est aussi actionnaire de la SEMOP (5% du capital).

Il ne nous reste plus qu’à espérer, que cette mise sous tutelle, pour les 15 prochaines années, de notre ressource en eaux potables ne soit pas ponctuée d’incident majeur.

Mais dans tout les cas, ne doutons pas que le devenir de nos besoins ne pèsera pas bien lourd dans la stratégie de développement de ces grands groupes.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, vous comprendrez mieux mes inquiétudes.

Espérant avoir participé à vos réflexions sur ces sujets."

Jean LHERMITTE

Citoyen Saint Affricain

« Cette analyse de la situation m’est personnelle et n’engage que ma crédibilité sur ces sujets »

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2020-01-26
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 26 janvier 2020 @ 15:10

Le quotidien montréalais Le Devoir a enquêté sur l’impact des rejets massifs d’eaux usées en provenance du Mexique à sa frontière avec les Etats-unis dans la région de Tijuana. Leur source ? Une urbanisation anarchique découlant de la construction d’immenses usines de sous-traitance à bas prix au Mexique, au bénéfice de l’industrie état-unienne qui y a trouvé une main d’oeuvre à bon marché...

« Des ondées ont déferlé sur la région frontalière quelques jours auparavant. Le système d’égout de Tijuana n’a pas suffi à la tâche, si bien qu’une boue liquide nauséabonde s’est échappée de la ville mexicaine nichée sur une colline, puis a traversé sans difficulté la haute clôture. Elle a envahi les États-Unis, par le sol et la mer, charriant des cailloux ainsi que des déchets de toutes sortes. Sous la responsabilité de l’État de la Californie, le parc Border Field en est parsemé : du papier hygiénique est accroché à des branches d’arbre, des contenants de plastique jonchent le sol. Et le chemin de terre pour se rendre au « Friendship Park » ou « Parque de la Amistad » est inondé par endroits. « Eau contaminée par les eaux usées. Une exposition peut provoquer des maladies », peut-on lire sur des affiches à proximité des flaques d’eau.

(…)

Les précipitations ne sont pas en hausse d’une année à l’autre, au contraire, mais elles sont plus abondantes, explique la coordonnatrice des programmes éducatifs de la réserve de l’estuaire de la rivière Tijuana, Anne Marie Tipton. Débordées, les infrastructures de l’agglomération de Tijuana, qui compte près de 1,5 million d’habitants, recrachent le trop-plein d’eau souillée vers le pays de l’Oncle Sam.

(…)

Les autorités interdisent la baignade dès qu’elles détectent la présence de contaminants dans l’eau. Mais, à tout coup, des surfeurs bravent l’interdit. « C’est comme s’ils étaient immunisés contre les problèmes de santé liés à de l’eau contaminée », lance Karen, la voix noyée dans le roulement des vagues sur la plage. Il n’est cependant pas rare que des surfeurs souffrent de streptocoques, d’infections gastro-intestinales ou des sinus après s’être baignés dans le Pacifique.

En 2018, le Mexique a annoncé l’injection de plus 5,5 millions de dollars pour moderniser le système de traitement des eaux usées de Tijuana, y compris le remplacement d’une conduite maîtresse de plus de 4 km. Ce ne sont pas moins de 430 millions qui s’avéreront nécessaires pour résoudre entièrement le problème, estime l’État mexicain de Basse-Californie (…) »

- Le Devoir :

https://www.ledevoir.com/societe/en...

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2020-01-21
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 21 janvier 2020 @ 20:08

A l’initiative des Amis du Monde diplomatique des Yvelines, nous sommes intervenus le 11 décembre dernier à la mairie de Versailles sur l’incendie de l’unité de clarifloculation du SIAAP, survenu le 4 juillet 2019.

L’occasion aussi d’évoquer le Grand Paris, les municipales, la future élection présidentielle, les JO…, enjeux d’une confrontation politique d’une rare violence.

Voir notamment les 15 dernières minutes de la video :

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REMOUS
par Marc Laimé, mardi 21 janvier 2020 @ 11:44

La direction générale de la santé (DGS) lance une campagne nationale de mesures de polluants émergents (pesticides, métabolites de pesticides, résidus d’explosifs, 1,4 dioxane) dans les eaux brutes et les eaux fournies par un réseau de distribution public.

La note d’information en pièce jointe décrit les modalités de mesure et liste les polluants émergents concernés (120 pesticides et métabolites, 50 résidus d’explosifs et le 1,4 dioxane).

Parallèlement au niveau européen, l’agence européenne des produits chimiques (Echa) a ajouté à la liste des substances extrêmement préoccupantes (SVHC), 14 nouvelles substances chimiques le 10 janvier et 3 nouvelles substances le 16 janvier. La liste des SVHC contient désormais 205 substances chimiques.

https://echa.europa.eu/-/reach-cand...

PDF - 2.6 Mo
La note d’information de la DGS -.

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