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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2022-08-02
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 2 août 2022 @ 20:50

Denis Robert et le site Blast nous ont accordé un long entretien dans lequel nous présentons notre livre "Guadeloupe, l’île sans eau", publié aux éditions Massot.

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2022-08-01
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 1er août 2022 @ 10:56

L’une de nos fidèle lectrice bretonne, agricultrice, a vivement réagi à un article publié le 6 juillet dernier par le quotidien régional Le Télégramme, qui stigmatisait l’impact des politiques mises en œuvre depuis des décennies sur la qualité de l’eau…

L’article du Télégramme

« En Bretagne, comment la destruction du bocage ruine la qualité de l’eau

Photo : à droite, le bocage breton dans les années 50, à gauche, la même zone, proche d’une réserve d’eau potable, dans les années 2010. (Le Télégramme/Mathilde Regis).

Saccagé pendant des décennies, le bocage breton n’est pas encore prêt à renaître de ses cendres malgré son impact décisif sur l’eau et le climat.

En descendant vers l’étendue d’eau, des tas de bois jonchent le bord de la route. Jean-Yves Morel, l’un des fondateurs de l’association L’Arbre indispensable, fulmine. « On a mis 30 ans à flinguer la réserve de la Chèze. Les arbres du bassin-versant sont pour beaucoup en sénescence*, ce qui leur laisse une dizaine d’années de vie ».

De ses yeux, il a vu le bocage breton se réduire à peau de chagrin. Ici, le traumatisme est encore palpable. Son nom ? Le remembrement.

Pour faire de la Bretagne la championne de l’agriculture intensive et de l’élevage, 220 000 km de haies et de talus boisés sont rasés entre 1964 et 1994. Gravé dans la loi, le remembrement transforme la campagne bretonne.

Les ceintures d’arbres et les buttes bordant de petites parcelles deviennent les reliques d’un paysage façonné par les agriculteurs pendant près de sept siècles.

La fierté de nourrir le pays va révéler un goût amer. Le retour de bâton de la destruction du bocage, c’est l’eau. « Sur le bassin du Couesnon, il fallait quatre jours après une grosse pluie pour que la rivière soit au plus haut. Après le remembrement, la durée est tombée à quatre heures », explique Hugo, de l’association L’Arbre indispensable.

Moins il y a de bocage, plus l’eau dévale et emporte avec elle les résidus de pesticides et les nitrates. Les substances arrivent tout droit dans les eaux de surface, qui représentent plus de 80 % de la consommation d’eau potable en Ille-et-Vilaine. »

La réaction de notre lectrice

« Voici un article qui a le don de m’énerver, à croire que ce sont les paysans qui sont responsables de la politique d’aménagement du territoire !

La conception des PLU/PLUI relève des collectivités, il n’y a quasi pas d’agriculteurs à la conception des PLU ou alors ils sont en conflit d’intérêts.

Les collectivités mettent systématiquement les bornes de zonage des PLU derrière les talus, pour pouvoir continuer l’extension et les encerclement de zones convoitées pour l’urbanisation…

Les exploitants ne sont jamais consultés sur l’impact en perte de surface sur leurs entreprises. Résultat, à force de prendre des surfaces agricoles, les fermes familiales disparaissent sans que l’on ait un mot à dire parce qu’elles ne sont plus dans la norme environnementale. ICPE /plan d’épandage/dérogation aux tiers etc…

Les élus ne comprennent rien à la gestion d’une entreprise privée, à sa fiscalité, à sa transmission, et ne souhaitent pas que cela devienne leur problème.

Les élus ne savent pas ce que c’est un dossier ICPE, et donc ne connaissent pas son contenu…

Quand des terrains deviennent constructibles, l’agriculteur, qui n’est pas nécessairement le propriétaire, doit retrouver des surfaces équivalentes pour garder son dossier environnement à jour. Et à ce jeu là, c’est le plus fort qui gagne avec la complicité et l’entente tacite des instances de décision de l’agroalimentaire/l’administration/et des collectivités.

En gros c’est selon les objectifs des politiques publiques… Alimentation pas cher = grosses fermes = possibilité de lotissements importants = politique de loisirs développées.

La contractualisation imposée oblige un cahier des charges très précis pour un une denrée au prix mondial, sur lequel l’agriculteur ne peut rien, puisqu’il vend un produit brut, par exemple le lait.

Bizarrement les errances de l’état ne sont pas pointées actuellement par les écolos. Exemple la zone humide de la commune de Saint-Renan, où des chemins de randonnée artificiels sont créés avec du remblai béton/plastique bleu/déchet de bitume sur une épaisseur de 1 mètre, plus un dôme panoramique de 20 mètres de haut. Les Brestois sont ravis. Ils peuvent se promener sans mouiller leurs pieds.

Le village de Tréglonou ne possède pas de station d’épuration, pas de captage, mais une urbanisation en développement. Son maire est le responsable de l’eau et l’assainissement de l’EPCI des Abers, un comble !

Station d’épuration obsolète à Le Drennec, urbanisation galopante.

Plabennec, station d’épuration sous-dimensionnée et urbanisation déraisonnée, le tout sous l’influence de la métropole brestoise.

La politique actuelle peut donc être assimilée à un racket du monde rural. Où est la responsabilité du paysan dans tout cela ?

Expliquer ce qui se passe sur le terrain est une des clefs pour résoudre les problèmes. Voici ce qui se passe au niveau des ETA et autres CUMA de délégations des travaux agricoles.

Actuellement, arrêt prématuré de nombreuses ETA (entreprise de travaux agricoles) face aux impayés conséquents des agriculteurs. Les banques freinent des deux pieds pour délivrer les découverts de trésorerie tant les situations agricoles sont catastrophiques.

Les factures ne sont non seulement plus payées, mais les conditions d’exécution du travail quel qu’il soit, se font de plus en plus à des heures intenables pour les salariés des dites ETA.

Exemple appel pour enfouir les lisiers et autres fumures des parcelles épandus en journée, à partir de 17 heures le vendredi et à faire avant le weekend, à cause des riverains, des touristes….

Les salariés des ETA sont non seulement mal accueillis par des agriculteurs sous pression constante, mais doivent travailler la nuit pour respecter une règlementation intenable dans son aspect pratique, En plus des conditions de météo (pluie/vent/soleil/ruissellement à éviter, ZNT, bande enherbée, IFT, etc…)

Les salariés ne voient dans ce travail qu’une prestation de conduite d’engin agricole et non d’environnement. Exemple, des ETA qui se voient planifier une prestation de traitement de culture par exemple le mardi, si elle arrive, et qu’elle commence son travail, et que la pluie arrive, voit l’agriculteur demander l’arrêt de la prestation et celui-ci ne eut bien évidemment pas payer pour un travail non fait, puisque non possible du point de vue des conditions météo.

La complexité du travail a exécuter est telle qu’actuellement de nombreuses ETA arrêtent prématurément en jetant l’éponge et ceci sur l’ensemble du département.

La DDTM commence à stresser, qui va faire à manger dites donc, qui va alimenter les usines agroalimentaires, et le commerce extérieur, et patati et patata…

Certaines ETA ont décidé de ne plus faire de prestation sans garantie de paiement, et donc se font payer en mettant une partie des récoltes à leur nom. Du paiement en nature en quelque sorte.

Voilà où nous en sommes.

La Métropole dirige tout.

Mais comment gérer le tourisme à gogo, l’agroalimentaire, les PLU/PLUI rendant ile territoire ingérable, le trou générationnel, le trou de compétences…

Le numérique ne donnera pas à manger aux gens, et ne sauvera surement pas l’humanité !

Voilà le terrain. »

Lire aussi :

Brest Métropole "autorité organisatrice de l’habitat" :

https://www.brest.fr/actus-agenda/a...

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2022-07-29
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 29 juillet 2022 @ 07:25

L’association des pompiers humanitaires du GSCF, spécialisé dans les risques naturels, lance l’alerte sur les risques d’inondation qui pourraient survenir dès le mois d’août prochain. Un risque lié la baisse des températures. En effet, les orages surviennent quand il y a un important contraste thermique entre le sol et l’altitude.

« Les vagues de chaleur à répétition que subit actuellement la France ont des effets visibles, comme la sécheresse, l’appauvrissement des cours d’eau et les feux de forêt.

L’appellation « sécheresse » est différente suivant l’endroit du monde où vous vous trouvez. Pour la France, elle correspond à un manque de pluie pendant 15 jours consécutifs.

Néanmoins, nous pouvons distinguer trois types de sécheresse :

- la sécheresse hydrologique, qui se caractérise par la baisse du niveau des cours d’eau, des rivières, des lacs, etc. ;

- la sécheresse météorologique, correspondant à un déficit prolongé de précipitations ;

- la sécheresse agricole, qui se caractérise par un déficit en eau dans les sols.

Cette sécheresse risque, dans les prochains jours et les prochaines semaines, d’entraîner des conséquences graves, comme des crues importantes.

Des phénomènes pourtant opposés vont se retrouver liés, et le risque d’inondation et de montée des eaux rapide sera très élevé, que ce soit en France ou en Europe.

Après une période de sécheresse, les sols asséchés n’ont plus la capacité d’absorber correctement les précipitations. L’eau ruissellera, et cela pourra provoquer des crues, des inondations et des glissements de terrain.

Ce phénomène sera amplifié dans des zones qui ont subi d’importants feux de forêt. En effet, les arbres et la végétation sont des obstacles naturels qui permettent de ralentir l’eau, offrant ainsi à la végétation et au sol la capacité de l’absorber. C’est pourquoi les zones qui ont été impactées par des incendies de forêt importants sont à surveiller.

Plus il fait chaud, plus l’eau s’évapore, entraînant ainsi des nuages. L’air chaud monte en altitude et, dans cette ascension, emporte de la vapeur d’eau. Or, en montant, l’air chaud se refroidit et la vapeur se transforme en gouttelettes, créant des nuages et des cumulonimbus, qui sont souvent associés à des phénomènes violents (orages, tornades, etc.).

Prévenir les inondations

Il y a deux types d’inondations à connaître : lentes et rapides.

Les lentes font souvent référence à la sortie de l’eau du lit d’une rivière. Cette eau est bien souvent stagnante sur plusieurs jours, voire semaines.

La vague de chaleur risque d’entraîner dans les prochains jours des orages et des pluies importantes, qui, en raison de sols secs, ne seront pas absorbées. Ce facteur sera amplifié dans les zones où il y a eu des incendies de forêt.

Les écoulements se déverseront dans des cours d’eau, qui gonfleront, tout en entraînant des sédiments et des éléments flottants (bois mort, etc.). Cela se traduira par une forte érosion du lit, entraînant un dépôt des matières transportées pouvant former un barrage, appelé embâcle, qui, s’il venait à céder, entraînerait une vague importante.

Des mesures peuvent être prises en amont afin d’éviter le pire des scénarios. C’est dans ce cadre que nous invitons les communes régulièrement impactées par des crues importantes à prendre des mesures de protection en amont, à surveiller les bulletins météo, et à informer la population des mesures avant, pendant et après le phénomène.

Le GSCF a mis en place une réserve opérationnelle qui a pour objectif de mettre du matériel à disposition des collectivités locales impactées par une catastrophe. »

Sites gouvernementaux :

Vigilance crues : www.vigicrues.gouv.fr

Connaître les inondations : www.gouvernement.fr/risques/...

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2022-07-28
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 28 juillet 2022 @ 11:46

Un projet de décret publié sur le site d’Ecophyto illustre encore une fois la politique bureaucratique des apparences, qui tient lieu depuis des lustres d’alibi environnemental à tous les conservatismes.

« Le projet de décret relatif au droit de préemption pour la préservation des ressources en eau destinées à la consommation humaine précise les conditions d’application des dispositions législatives du chapitre VIII du titre I du livre II du code de l’urbanisme relatives au droit de préemption pour la préservation des ressources en eau destinées à la consommation humaine (issues de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique et modifié par la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale, dite loi « 3DS »).

Afin d’accroître les capacités d’action des communes et groupements de communes en charge du service d’eau potable, ces dispositions permettent à l’autorité administrative d’instaurer, au bénéfice de ceux-ci un droit de préemption des surfaces agricoles sises dans les aires d’alimentation des captages d’eau potable. Ce droit leur permet d’acquérir préférentiellement les terrains sur le périmètre concerné.

Ce droit doit permettre d’accélérer l’installation de pratiques agricoles favorables à la protection de la ressource en eau. Il ne remet pas en cause la destination agricole des terrains préemptés.

Le projet de décret précise la procédure d’instauration du droit de préemption (autorité administrative compétente, composition du dossier de demande, avis sollicités sur la demande, publicité de la décision…). Il propose d’adapter, pour le droit de préemption pour la préservation des ressources en eau destinées à la consommation humaine, les dispositions déjà applicables pour les autres de droits de préemption dont bénéficient les collectivités et leurs groupements. »

https://www.ecophyto-pro.fr/actuali...

Commentaire d’un praticien aguerri

Encore faut-il que les parcelles soient mises en vente, non ?

En plus, il y a des possibilités de contournement de ce droit de préemption.

Ça ne marchera pas ou ça va prendre 50 ans.

Et les agriculteurs qui sont majoritaires dans les instances locales, ils vont céder leur terrain ?

Encore un truc ingérable.

Pourquoi ne pas utiliser la DUP, déclaration d’utilité publique, comme pour certaines infrastructures, exemple aménagements routiers, avec possibilité d’expropriation.

Quand l’Etat veut passer une ligne TGV, il ne demande pas l’avis aux propriétaires des terrains, il les exproprie.

Il y a un aménagement foncier et les travaux se font (souvent avec un désastre environnemental).

Là c’est pour l’alimentation en eau potable de la population, c’est moins important qu’une route ou une ligne TGV ?

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2022-07-27
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 27 juillet 2022 @ 11:55

Le site Pièces et main d’œuvre vient de publier un nouveau brulôt dédié aux investissements récemment annoncés par M. Emmanuel Macron, qui y a consacré une visite, à STMicroélectronics, la « pépite » grenobloise qui va « pomper jusqu’aux dernières gouttes l’eau de la Cuvette. »

« Qui a mis le feu ? La société thermo-industrielle, en 1784, avec la combustion des énergies fossiles, le perfectionnement des machines à vapeur et autres « pompes à feu ».

On pourrait certes remonter au paléolithique et à la domestication du feu, la politique de la terre brûlée ne date pas du Technocène ; mais la responsabilité de la technocratie dirigeante (ingénieurs, entrepreneurs, cadres, scientifiques, etc.) dans l’incendie planétaire est écrasante, démontrée et publiée.

Si les mots ont un sens, chacun de ses membres est aujourd’hui co-responsable d’écocide et de crime contre l’humanité – peut-être involontaire dans nombre de cas. Mais voici un demi-siècle au moins que l’ignorance des malfaiteurs ne peut plus être invoquée ; et leur persistance dans le crime est attestée par leurs dénégations et leur ligne de défense. Amalgamer « transition numérique et écologique », soutenir qu’il faut jeter davantage d’huile sur le feu et accélérer encore cette mutation machinale qui a embrasé le monde pour éteindre l’incendie, c’est insulter de toute sa morgue les victimes de la fournaise.

En attendant la traduction des coupables devant le tribunal de l’histoire, ce sont les innocents que la justice immanente frappe indistinctement : forêts, glaciers, animaux et simples Terriens, vivant par choix ou par naissance à l’écart du Cauchemar climatisé (Henry Miller, 1945).

Coupables, les fondateurs, les cadres, les ingénieurs, les opérateurs et les financiers de STMicroelectronics, une des plus importantes sociétés de semi-conducteurs européennes, issue en 1972 du Commissariat à l’énergie atomique de Grenoble.

Coupables, les présidents Chirac, Sarkozy, Hollande – et aujourd’hui Macron – qui ont tous visité, célébré, financé, ce monstre techno-industriel qui assèche les eaux de la Cuvette grenobloise pour fabriquer des smartphones et des voitures.

Coupables les élus locaux qui soutiennent des mesures dérogatoires afin que STMicro puisse pomper jusqu’aux dernières gouttes l’eau de la Cuvette.

Complices les masses de consommateurs stupidement avides d’objets connectés, et les pseudo écolos qui ne voient de remède à la peste climatique que dans le choléra nucléaire.

Complices les pseudo radicaux qui refusent de voir dans la technologie le front principal de la guerre entre puissants et subissants. Celui qui commande les autres et où toute percée, toute innovation, dégrade davantage le rapport de forces en faveur des premiers et au détriment des seconds.

En attendant le verdict de l’histoire, voici quelques éléments du réquisitoire à propos de la récente visite de Macron et de la nouvelle pluie de milliards déversée sur la nouvelle fabrique de puces de STMicroelectronics. »

Lire le texte :

https://www.piecesetmaindoeuvre.com...

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2022-07-22
FLUX
par Marc Laimé, vendredi 22 juillet 2022 @ 20:45

Le premier billet d’Eaux glacées est paru le 7 novembre 2006. 16 ans, bientôt une génération. Aussi republions-nous, pour celles et ceux qui nous ont rejoint en route, quelques billets que nous avions nous-même oublié… Vous aussi, nuits blanches, fièvre, réminiscences, fuite éperdue que rien n’apaise. Alors les livres, à l’infini, toujours recommencés, ultime viatique.

Bréviaire insomniaque

- "Requiem pour des salauds et des fous", Augustin Buzura, Ed. Noir sur blanc, 2002, 680 pages, 23 euros.

- "Rien ne sera plus jamais calme à la frontière finno-chinoise", Jean-Pierre Thibaudat, Christian Bourgois, 472 pages, 25 euros.

- "L’âge de la terreur", David Plante, Actes Sud, 256 pages, 20 euros.

- "L’auteur", Vincent Ravalec, Points Virgule, Seuil, 2002, 122 pages, 4,99 euros.

- "L’ile du Dr Mallo", Stephen Fry, Belfond, 2002, 372 p. 20 euros.

- "A contre-voie", Edward Saïd, Le Serpent à plumes, 430 pages, 21 euros.

- "La Porte du soleil", Elias Khoury, Actes Sud/Sindbad, 630 pages, 24, 90 euros.

- "L’art de marcher", Rebecca Solnit, Actes Sud, 500 pages, 24,90 euros.

- "Les Coups", Jean Meckert. Gallimard. Folio. 288 pages. 5 euros.

- "La ligne de beauté", Alan Hollinghurst, Fayard, 540 pages, 2005, 20 euros.

- "Noir est l’arbre des souvenirs, bleu l’air", Rosetta Loy, "Les grandes traductions", Albin Michel, 322 pages, 19,50 euros.

- "Le passé", Alan Pauls, Christian Bourgois, 656 pages, 27 euros.

- "Sibériade polonaise", Zbigniew Domino, éd. Noir sur blanc, 550 pages, 25 euros.

- "Rabbit Boss", Thomas Sanchez, Seuil, 1978.

- "Kilomètre zéro", Thomas Sanchez, Seuil, 1990.

- "King Bongo", Thomas Sanchez, Série noire, Gallimard, 2005.

- "Ces lèvres qui remuent", Catherine Lépront, Seuil, 344 pages, 2005, 21 euros.

- "Un as dans la manche", Annie Proulx, Grasset, 448 pages, 2005, 20,90 euros.

- "Le déclin de la lune", Joseph Coulson, ed. Sabine Wespieser, 486 pages, 2005, 25 euros.

- "Le Traître, suivi du Vieillissement", André Gorz, Gallimard, Folio essai, 412 pages, 6,80 euros.

- "Staline, la Cour du tsar rouge", Simon Sebag Montefiore, Ed. des Syrtes, 800 pages, 2005, 29,50 euros.

- "Le cri de la taïga, Aron Gabor, Le Rocher, Démocratie ou totalitarisme", 704 pages, 2005, 23,90 euros.

- "Goulag, Une histoire", Anne Appelbaum, Grasset, 736 pages, 2005, 27 euros.

- "Bienvenue au club", Jonathan Coe

- "Le cercle fermé", Jonathan Coe, Gallimard, 544 pages, 2006, 22,50 euros.

- "Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes russes", Gary Shteyngart, Points-Seuil, 476 pages, 8 euros.

- "Haut le coeur", Takami Jun, ed. Philippe Picquier poche, 732 pages, 12 euros.

- "Le chant des regrets éternels", Wang Anyi, Philippe Picquier, 678 pages, 23 euros.

- "L’immeuble Yacoubian", Alaa El Aswany, Actes Sud, 326 pages, 22,50 euros.

- "Les bienveillantes", Jonathan Littel, Gallimard, 910 pages, 25 euros, 2006.

- « La guerre des fesses de Don Emmanuel », Louis de Bernières, Stock, 1991.

- « Senor Vivo et le baron de la Coca », Louis de Bernières, Stock, 1993.

- « La calamiteuse progéniture du cardinal », Louis de Bernières, Stock, 1995.

- « Mandoline du capitaine Corelli », Louis de Bernières, Denoël, 1996.

- « Des oiseaux sans ailes », Louis de Bernières, Mercure de France, 2006.

- « Central Europe », William T. Vollmann, Actes Sud, septembre 2007, 995 pages, 18 euros.

- « Le temps des cendres », Jorge Volpi, Le Seuil, janvier 2008, 540 pages, 22,80 euros.

- « L’Etat des lieux », Richard Ford, Ed. de l’Olivier, 546 pages, 24 euros.

- « Quelque chose à te dire », Hanif Kureischi, Christian Bourgois, 574 pages, 23 euros.

- « En Sibérie », Colin Thubron, Hoëbecke, 596 pages, 2010, 25 euros.

- « Parole perdue », Oya Baydar, Phébus, 460 pages, 2010, 23 euros.

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2022-07-21
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 21 juillet 2022 @ 07:49

L’excellent site suisse Aqueduc info a relaté les résultats d’une étude scientifique qui met à mal nombre d’idées reçues.

« Lutter contre le changement climatique et atténuer ses impacts sur l’environnement et sur les activités humaines réclament toutes sortes de mesures urgentes. Mais il ne faut pas les appliquer n’importe comment. Car, si on n’y prend pas garde, certaines des nouvelles pratiques qui sont prônées aujourd’hui et qui présentent théoriquement un potentiel intéressant pourraient avoir sur les écosystèmes des effets négatifs "plus rapides, plus forts et plus graves" que les impacts climatiques, en particulier sur la quantité et la qualité des ressources en eau. C’est la principale conclusion d’une étude menée récemment par un groupe de scientifiques de l’Eawag, l’Institut Fédéral Suisse des Sciences et Technologies de l’Eau. [1]

"Il est indiscutable qu’il faut agir d’urgence pour stopper le changement climatique et réduire ses effets directs sur tous les écosystèmes, explique Morgane Brosse, biologiste de l’évolution et auteure principale de cette étude. Mais il faut analyser soigneusement les effets des mesures afin que nos actes n’empirent pas la situation." En clair, et s’agissant des systèmes aquatiques, on sait qu’ils subissent directement les conséquences du changement climatique mais aussi qu’ils sont fortement tributaires des interventions humaines qui peuvent modifier leur état, leur quantité et leur qualité. Les chercheurs de l’Eawag estiment que jusqu’à présent on n’a pas suffisamment tenu compte du fait que le changement climatique et les réactions humaines qu’il suscite peuvent interagir et entraîner des "effets indirects" plus lourds que les impacts climatiques. Dans leur étude, ils se concentrent sur deux exemples concrets. »

Lire la suite :

http://www.aqueduc.info/spip312/Les...

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2022-07-20
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 20 juillet 2022 @ 11:55

Le nombre de composés synthétiques issus de l’industrie pharmaceutique et chimique est largement sous-estimé, selon une étude réalisée en Suisse.

Les chercheurs estiment que la pratique courante n’est pas suffisante pour contrôler la qualité de l’eau :

https://www.letemps.ch/sciences/mem...

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2022-07-19
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 19 juillet 2022 @ 15:14

Dans une vidéo choc postée sur sa page Facebook, la fédération de pêche de la Vienne dénonce la politique de la préfecture quant à sa gestion des cours d’eau et de l’irrigation, qui, selon elle, met les cours d’eau de la Vienne complètement à sec.

C’est la zone des "bassines 86" en bordure du futur "Parc Naturel Régional de Gâtine"...

Voir l’article et la video sur le site de Centre Presse :

https://www.centre-presse.fr/articl...

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2022-07-14
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 14 juillet 2022 @ 10:00

La commission PETI du Parlement européen a auditionné le 13 juillet 2022 des représentants du collectif issu de la société civile qui a déféré la question de l’irrigation et des bassines par devant cette instance.

Lucile Richard de BNM a rappelé l’historique de la pétition contre les projets de mégas bassines qui vont à l’encontre de la DCE et de 8 directives cadres européennes.

Depuis la dernière audition, la réalité sur le terrain a clairement montré que 6 directives au moins ont été bafouées :

- Pose des tuyaux d’alimentation en période de vives eaux en zone Natura 2000 ;

- Pose des tuyaux de vidange dans le cours d’eau sans étude d’impact ;

- Utilisation de pesticides et nitrates en zone Natura 2000 ;

- Remplissage de 85% de la bassine sous dérogation alors que les nappes étaient à leur niveau le plus bas depuis des années.

Elle fait état des dernières décisions de justice en défaveur des projets de bassines.

Elle demande qu’une commission parlementaire se déplace en 2023.

Elle souligne l’insuffisance des réponses de l’Etat aux questions de la commission.

Le représentant de la commission rappelle que celle-ci renouvelle son courrier aux instances locales (Région, Agence de l’eau), sur l’impératif respect des directives européennes. Il est pour que la pétition reste ouverte.Il renouvelle le fait de l’obligation d’une autorisation préalable pour ce genre de projets, à moins qu’une étude d’impact sérieuse justifie de passer outre, ce qui n’est pas le cas (voir les décisions de justice récentes).

Il souligne que la commission a interpellé le gouvernement français dans le cadre du PSN produit dans le cadre de la PAC.

Elle a demandé, entre autre, que la France se justifie sur la bonne gestion des cours d’eau et demandé si la France avait une autre stratégie que la simple irrigation.

Deux enquêtes sont en cours :

1. Une pour mieux comprendre l’aspect local et les exigences législatives mises en place.

2. l’autre pour savoir réellement s’il y a mise en place d’améliorations. Au sujet des dérogations, elles ne peuvent être mises en place que sur justification de preuves qu’il n’y ait pas d’impact.

Or, en l’état, la commission n’accepte pas que la France justifie d’améliorations au regard de sa réponse tardive à la première sollicitation.Le statut des masses d’eau de la région en question est soumis à une vérification quant à leur état quantitatif et chimique, déclarés comme bons par l’état français. Le schéma choisi par la France pour répondre ne facilite pas le travail d’enquête de la commission.

La commission fera un retour de ses enquêtes dans les mois à venir.

Il rappelle que les tribunaux nationaux sont les garants du droit européen et que les dernières décisions de la justice française (Poitiers, Bordeaux) vont à l’encontre des réponses de la France.

Prises de parole des députés :

Mr Kanev (PPE) : la pétition doit être maintenue.

Mme Maestri (socialiste) : Étant donné qu’il y a des doutes sur la bonne gestion des rivières, ils ont besoin de plus d’informations de la part de la France. Il y a de sérieux doutes sur l’impact de ces projets. Elle demande à ce qu’elle soit maintenue et rediscutée ultérieurement avec les compléments d’information.

Benoit Biteau (Les Verts) : la ressource en eau devient stratégique, or on est sur une privatisation pour seulement 5% des agriculteurs. Les bassines accentuent les sécheresses et les inondations. La France n’applique toujours pas les directives cadre européennes. Les citoyens ne sont pas entendus. Les Nations Unies ont récemment déclaré que les sécheresses seront à l’origine des prochaines pandémies. Il demande à ce que la pétition reste ouverte, qu’une commission d’enquête se déplace sur le terrain. La réponse de l’État français est insuffisante et non étayée.

Mme Zalewska (?) : Grand respect pour le courage des pétitionnaires car il n’est pas facile de lutter contre un gouvernement. On discute du sujet depuis trop longtemps. Il faut aller plus vite. Elle est pour l’envoi d’une délégation sur place ; garder la pétition ouverte et mettre la pression sur la commission.

Conclusion de Lucile : Partout où il y a des bassines la situation des bassines est catastrophique. Nous ferons tout pour qu’il n’y en ait pas une de plus. Passage d’une vidéo d’une minute expliquant le fonctionnement des bassines.

Conclusion de la commission :

La pétition reste ouverte ;

La commission ENVI (environnement) va être sollicitée ;

Nouveaux courrier et demandes aux autorités françaises et locales ;

Rien sur la commission des comptes ;

Rien sur l’envoi d’une commission d’enquête sur place ;

Quelques remarques "perçues entre les lignes" :

• le représentant de la Commission Européenne (Yannis Kavadas) : il a rappelé que "les gouvernements avaient une liberté de moyens même s’ils avaient une obligation de résultats". Ce point est ambigu dès le début de la DCE 2000 car la France justifiera l’option "bassines" au titre de la liberté de moyens (pour améliorer les masses d’eau en qté/qlté). Quant à l’obligation de résultats, elle pourra toujours dire que c’est de la faute aux moulins et aux barrages (ou aux centrales nucléaires... ça c’est moins sûr ;-) si la qualité de l’eau des masses d’eau françaises n’est pas au rendez-vous de 2027. Et c’est ce qu’elle fait depuis +10 ans avec la thématique de la "continuité écologique" dans laquelle se sont faits encliquer certains écolos. Il faudra juste faire remarquer à la délégation PETI sur le terrain qu’il n’y a pas de barrages (si peu), ni de centrales nucléaires, et que les moulins pluri-centenaires sont souvent à sec (Mignon, Crépé, Curé, Autize...).

• le même pense demander des éclaircissements à la France sur les "water savings" (économies d’eau), le problème c’est que ça fait partie de la (stratégie) "gestion de la demande en eau" or celle-ci ne vertèbre pas (encore) la politique de l’eau européenne qui reste majoritairement cantonnée à la gestion de l’offre (dont les forages, barrages, retenues collinaires, bassines...) (il demande cependant à la France de définir sa stratégie de water abstraction/prélèvements d’eau) et à l’amélioration de la qualité après usage (traitement de eaux usées, dépollution...) qui sont autant de filières et de marchés de "l’économie circulaire" y a rien à voir. ;-)

Donc rien n’est gagné du côté de l’administration européenne (La Commission).

• Point très positif cependant : il demandera à la France de justifier son régime de dérogations aux limitations/interdictions de pompage. (cf. articles 4.4.4.5. à 4.4.4.7. de la DCE si j’ai bien noté). Là, les fonctionnaires auront du mal à répondre car leurs arguments sont essentiellement économiques (et de régime de faveur) et non pas écologiques/hydrologiques. La courbe du piézo de Renais a fait tilt.

• la traduction anglaise était limite sur les termes techniques : confusion sur les termes "catchments" (= bassins-versant et non réserves de substitution), reservoirs (en Anglais : barrages et pas réserves, soit water tanks),... heureusement la vidéo en annexe a rééquilibré les choses pour l’assistance.

• La présidente de la commission PETI a dit aussi qu’elle allait interroger l’autorité régionale Nouvelle Aquitaine (préfète coordinatrice de bassin) en matière d’eau. (En plus de la Région N-A et de l’Agence de l’eau que veut interpeller Yannis de la CE).

C’est la préfète de région Nouvelle Aquitaine qui a été chargée de coordonner les actions dans le Marais Poitevin.

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf...

Préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, préfète de la Gironde : Fabienne BUCCIO https://www.gironde.gouv.fr/content...

Voir la vidéo complète (sans aucun montage) d’une vingtaine de minutes qui concerne le passage de la pétition ici : https://we.tl/t-hjPM1559tP

impression


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