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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2024-06-19
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 19 juin 2024 @ 07:02

En publiant un décret relatif à l’évaluation environnementale des projets, qui relève les seuils d’évaluation environnementale des élevages, le Gouvernement permet à des élevages intensifs de plus en plus grands de voir le jour en France sans consultation du public ou des parties prenantes. Une consultation publique au sujet de ce décret avait pourtant révélé un rejet massif des citoyens.

Le 10  juin 2024, le Gouvernement a publié un décret portant notamment sur l’harmonisation des seuils d’évaluation environnementale des élevages français avec les seuils européens, qui sont moins-disants. Le texte avait fait l’objet d’une consultation publique au début de l’année, consultation à laquelle Welfarm a participé et qui a recueilli 99,87 % d’avis négatifs.

Le Gouvernement a donc choisi de suivre les 20 avis positifs exprimés lors de cette consultation et d’ignorer celui de 14  841  citoyens qui se sont positionnés contre  ! La publication de ce décret constitue un déni de démocratie et un recul important en matière de bien-être animal dans notre pays.

En effet, une évaluation environnementale implique une étude d’impact soumise à la consultation du public et permet d’alerter le commissaire-enquêteur sur les risques pour les animaux dans ces élevages. Donc, un tel décret implique que davantage d’élevages intensifs peuvent désormais s’installer sans consultation du public ou des parties prenantes, et que les risques pour les animaux peuvent passer sous les radars.

Le décret fait passer les seuils d’évaluation environnementale de :

 de 40  000  à 85  000 individus pour les poulets de chair et 60  000 individus pour les poules pondeuses  ;

 2 000  à 3 000 individus pour les élevages intensifs de porcs  ;

 de 750 à 900 individus pour les élevages intensifs de truies.

Nivellement par le bas

En facilitant l’installation d’élevages intensifs, ce décret va à contresens des demandes des citoyens en matière de respect du bien-être animal  : dans ces élevages, les animaux sont élevés en bâtiments, à de très fortes densités, le plus souvent sans accès à l’extérieur. En outre ce mode d’élevage ne permet pas aux animaux d’exprimer leurs comportements naturels.

Pourtant, dans son Plan gouvernemental de reconquête de reconquête de notre souveraineté sur l’élevage, publié le 24 février dernier, l’exécutif affichait sa volonté de mettre en avant les normes françaises, mieux-disantes par rapport à celles des autres pays de l’Union européenne. Il a finalement préféré les niveler par le bas avec la publication de ce nouveau décret.

Régression réglementaire

Un rétropédalage aux conséquences néfastes sur le bien-être des animaux d’élevage.

Quel est l’intérêt de consulter les citoyens si c’est pour, ensuite, légiférer en total désaccord avec leur avis  ?

Comment peut-on, alors qu’une majorité des Français se disent favorables à une sortie progressive de l’élevage intensif (84 % selon un sondage Ifop publié en 2024), faciliter ainsi l’installation de tels élevages  ?
Welfarm déplore la surdité de l’exécutif face à l’avis d’une immense majorité des répondants à la consultation publique, et regrette la régression réglementaire qui en découle.
— 

(*) Contact

presse@welfarm.fr - 03 87 66 16 33

À propos de Welfarm

Welfarm est une association française indépendante créée en 1994, dont la mission est reconnue d’utilité publique. Elle œuvre depuis 30 ans pour une meilleure prise en compte du bien-être des animaux d’élevage à toutes les étapes de leur vie : élevage, transport et abattage. Welfarm emploie à ce jour près de 30 salariés et son siège social se situe à Metz (57). Forte du soutien de ses 30 000 donateurs actifs, l’association agit exclusivement grâce à la générosité du public. Welfarm est membre de plusieurs groupes de travail institutionnels, dont le Comité d’Experts « bien-être animal » du ministère de l’Agriculture (CNOPSAV) et la Plateforme de l’UE sur le bien-être animal pilotée par la Commission européenne.

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2024-06-14
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 14 juin 2024 @ 05:17

A de rarissimes exceptions près, qui se comptent sur les doigts d’une main, l’ensemble des medias, écrits comme audiovisuels, ont relayé sans aucun recul et aucune critique la propagande mensongère du CIO, de la mairie de Paris, de l’Etat… A preuve les questions ci-après qui n’ont jamais été posées par un media aux organisateurs de cette pantalonnade.

 Justificatifs des travaux prétendument engagés à hauteur de 1,4 MM d’euros : programmes, lignes de crédits, marchés publics, engagements de paiement, etc…

 Répartition et provenance des financements : AESN, SIAAP, 93, 94, ville de Paris = justificatifs

 Justificatifs techniques et financiers des réparations des mauvais raccordements EU-EP : comment passe-t-on d’un chiffrage de 300 000 à réparer en 2018 (CR AESN de de task-force Cadot, à 30 000 en 2024, puis des milliers « réparés » en mai 2024. Copies marchés publics DSEA CG 94.

 Analyses scientifiques de la pollution imputée à 200 bateaux-logements intra-muros

 Validation par les pairs et publications dans revues scientifiques de l’efficacité de l’acide performique dans la traitement mis en œuvre par le SIAAP à Valenton.

 Bilan de l’activité des tunnels réservoirs TIMA 1 et 2 (Bercy et 94) sur les dix dernières années.

 Quels sont les protocoles d’analyse qui seront utilisés pour vérifier la conformité aux normes réglementaires de baignabilité par le laboratoire d’Eau de Paris ?

 Comment justifier que, quels que soient les résultats, la décision finale appartiendra aux fédérations sportives, qui ont publiquement déclaré que pollution ou pas les athlètes se baigneront ?

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2024-06-13
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 13 juin 2024 @ 07:42

Des chercheurs ont passé en revue les risques pour la santé des nageurs. Les auteurs estiment que les taux de bactéries indicatrices de contaminations fécales sont "préoccupants".

(…) "Les données sur le risque microbiologique suggèrent un haut taux de contamination et la présence potentielle d’autres agents à surveiller", observent-ils.

Ce constat s’appuie sur les concentrations en bactéries indicatrices de contaminations fécales (BIF) relevées par la ville de Paris pendant l’été 2023 au niveau du futur site olympique, entre le pont Alexandre III et le pont de l’Alma. Ces bactéries, les Escherichia Coli et les entérocoques, ne sont pas dangereuses en soi.

Mais une trop forte concentration de ces bactéries augmente les risques de contracter des gastro-entérites ainsi que des maladies de peau. Or les taux relevés pendant l’été 2023 ont largement dépassé les seuils des fédérations sportives ainsi que ceux des autorités sanitaires, comme l’avait révélé franceinfo en janvier 2024.

A la vue de ces résultats, les auteurs estiment que le risque microbiologique est "préoccupant".

Des analyses très aléatoires

Là encore, l’article pointe également des trous dans la raquette. "De nombreux dangers microbiologiques potentiels ne sont pas pris en compte dans les mesures réalisées récemment, ce qui rend leur risque difficile à caractériser ou à négliger", écrivent les auteurs. Ils citent notamment la leptospirose, une maladie portée par les rats souvent bénigne chez l’homme, mais qui peut toutefois conduire à des cas d’insuffisance rénale voire à des fièvres hémorragiques, d’après l’Institut Pasteur.

"Aucune surveillance systématique n’est réalisée", pointe l’étude. "Cependant, en 2022, pour la France métropolitaine, l’Ile-de-France faisait partie des régions avec le taux d’incidence de leptospirose le plus élevé (...) avec une recrudescence estivale prononcée", notent les auteurs de l’étude.

L’article relève enfin le caractère extrêmement aléatoire des échantillons uniques prélevés dans la Seine pour mesurer l’état de l’eau au jour le jour. "Il est très compliqué et extrêmement aléatoire de mesurer la qualité de l’eau", explique Amanda Munoz, l’une des auteurs de l’article.

(…) La ville de Paris a lancé des analyses quotidiennes de la qualité de l’eau de la Seine depuis le 1er juin. Il avait été annoncé que des bulletins hebdomadaires devraient être publiés. Mais aucun résultat n’a encore été communiqué à ce jour. »

Les résultats de qualité de l’eau de la #Seine sont tombés.

❌ Ils ne sont pas bons malgré les infrastructures mises en place.

✂️Ils sont incomplets. La ville de Paris avait communiqué sur 8 points de contrôle quotidiens. Il n’y en a que 4...

 Lire la suite de l’article de Mathieu Lehot-Couette sur France-info :

https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/baignade-dans-la-seine-une-etude-pointe-les-risques-pour-les-athletes-aux-jeux-olympiques-et-paralympiques-2024_6599601.html

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2024-06-08
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 8 juin 2024 @ 09:44

Le 23 mai dernier, le député (LFI) Éric Coquerel organisait un colloque à l’Assemblée nationale avec pour thème "les grands entrepôts logistiques" et une table ronde sur le projet Green Dock.

La première des deux table-rondes a permis d’aborder plusieurs questions comme la stratégie d’implantation des entrepôts sur le canal Seine Nord, les problèmes que cela pouvait engendrer et la qualité ainsi que le type d’emplois créé.

La seconde abordait spécifiquement le projet Green Dock, les avantages de ce dernier selon le maire de Gennevilliers et les critiques que cet entrepôt suscitait.

Voir la playlist de ce colloque avec les deux tables rondes et la conclusion du député Éric Coquerel :

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REMOUS
par Marc Laimé, samedi 8 juin 2024 @ 09:34

JO Paris 2024 : le fleuve encore trop sale pour que les nageurs français s’entraînent.

L’équipe de France en nage libre a annulé ce vendredi 7 juin son entraînement prévu sur le site de la compétition lundi en raison des mauvais résultats des tests de qualité de l’eau.

On ne compte plus les rendez-vous manqués. Selon la direction des sports de Radio France, l’équipe de France de nage en eau libre a dû annuler son entraînement prévu lundi 10 juin sur le site de la compétition des JO 2024. En cause, des courants trop forts et une dégradation de la qualité de l’eau en raison des fortes pluies du mois de mai.

Nettoyer la Seine pour permettre aux épreuves de triathlon et de nage libre de s’y dérouler est l’un des gros paris des organisateurs des Jeux olympiques 2024 à Paris. Mais le projet est soumis à tant d’aléas qu’il ne cesse de subir des contretemps.

Le 6 août 2023, la manche de Coupe du Monde de natation en eau libre prévue sur le site est annulée. le 17 août, les épreuves de triathlon femmes et hommes avaient bien pu se tenir dans le fleuve, sans couac. Mais les 19 et 20 août, patatras, des épreuves de paratriathlon et de triathlon en relais mixte ont été adaptées en format duathlon, à savoir seulement cyclisme et course à pied, en raison d’une concentration trop élevée en bactéries intestinales Escherichia coli (E. coli).

« La Seine n’est pas faite pour nager. » Début mars 2024, la championne olympique du 10 km en eau libre, Ana Marcela Cunha, a jeté un pavé dans le fleuve, réclamant un « plan B » pour les épreuves d’eau libre et de triathlon. La campagne de mesure de l’ONG Surfrider Foundation en avril, soit 100 jours avant les épreuves officielles, va lui donner un argument de plus.

Des concentrations régulièrement supérieures à 2 000 unités formant colonie (ufc) /100 ml pour E. coli et à 500 ufc /100 ml pour les entérocoques, sont observées soit bien au-dessus des normes internationales pour la compétition fixées à respectivement 1000 ufc /100 ml et 400 ufc /100 ml.
Pourtant, les organisateurs s’affichaient en toute sérénité en mai, lors de l’inauguration du « bassin d’orage » d’Austerlitz, pièce maîtresse du dispositif censé rendre la Seine propre à la baignade dès le mois de juillet pour les compétitions olympiques de triathlon et de nage libre.

Une fake news de la plus belle eau…

Un réservoir de 50 000 m³ a été construit pour 100 millions d’euros à proximité de la gare d’Austerlitz dans le but d’absorber la « première lame » de l’eau recueillie dans le système unitaire des égoûts parisiens en cas d’orage… Grâce à cette « cathédrale » de béton liée à un réseau de tunnels intercepteurs, les organisateurs prétendent « retenir la pollution » en amont du site sacré d’Austerlitz, un mantra déversé à gros bouillons par la Propangadastaffel de la mairie sur les medias qui propagent cette niaiserie tous azimuts.

Voir le détail de cette extravagante menterie :

https://www.piren-seine.fr/publications/fascicules/la_baignade_en_seine_et_en_marne

https://blog.mondediplo.net/baignades-en-seine-et-jo-2024-quand-la-fable

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/dijon/je-suis-reste-au-lit-durant-3-jours-troubles-digestifs-migraine-une-trentaine-de-personnes-malades-apres-le-triathlon-au-lac-kir-2982941.html

En dépit de tout cela la majorité des medias, y compris publics, s’obstinent à propager la propagande mensongère des promoteurs des JO, un vrai naufrage :

https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024-pourquoi-il-sera-bien-possible-de-se-baigner-dans-une-seine-propre-pendant-les-jeux-et-apres_6595629.html

Adieu trempette

Les fortes pluies des dernières semaines viennent d’inciter, selon l’AFP, Anne Hidalgo, la maire de Paris, à reporter sa baignade dans la Seine, un temps espérée le 23 juin.

Depuis le mois de janvier dernier, Anne Hidalgo, la maire de Paris, annonce son intention de se baigner dans la Seine, en amont de Jeux Olympiques qui doivent faire du fleuve un lieu de compétition (triathlon, natation marathon et para-triathlon).

Le mois dernier, son entourage laissait filtrer la date du 23 juin pour la réalisation de cette promesse, mais ce vendredi, la Ville de Paris a laissé entendre à l’AFP que ce calendrier pourrait changer : « En raison des fortes pluies du mois de mai et du débit très fort du fleuve, la baignade du 23 juin sera probablement reportée ».

Les mêmes causes ont poussé l’équipe de France d’eau libre à annuler sa propre mise à l’eau dans la Seine, pour un entraînement, le 10 juin. Les Bleus espèrent un nouveau créneau début juillet. Anne Hidalgo, elle ne devrait pas attendre si longtemps : selon l’AFP, le bain de la maire pourrait avoir lieu le 30 juin. Dans le bunker de l’hotel de ville l’armée de communicants totalement aux abois craint fésormais que Macron ne leur grille la politesse en solo. Ambiance.

La solidité des quais de Seine inquiète

Parmi les nombreuses interrogations qui accompagnent la cérémonie XXL prévue le 26 juillet, figure en bonne place la capacité des quais de Seine à supporter une foule d’une ampleur inédite. Faute d’expertises, difficile de connaître l’état de ces berges vieilles de plus de 200 ans.

Carences du système anti-drones , manque d’agents de sécurité, filtrage incertain… et en prime, quais de Seine fragiles ? Pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques, la cérémonie d’ouverture ne se tiendra pas dans l’enceinte d’un stade, mais sur la Seine, qui doit être parcourue sur six kilomètres par 160 bateaux, sous les yeux d’un demi-million de spectateurs. Une prouesse logistique dont certaines modalités restent encore à définir. À sept petites semaines du jour J, l’organisation des Jeux peine toujours à dissiper les nuages de questions qui s’amoncellent au-dessus de cette parade à quitte ou double. L’une d’elles, et pas des moindres, concerne la vétusté des berges parisiennes de la Seine, qui devront supporter le poids de 320 000 personnes.

Parmi elles, 100 000, munies d’un billet, suivront la cérémonie depuis les quais bas. Les 220 000 restantes, invitées par les collectivités locales, se répartiront sur les quais hauts, de part et d’autre du fleuve. Jamais les quais de Seine n’avaient connu une telle affluence. Ancien membre du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) avant d’en être licencié en 2020, Sébastien Chesbeuf s’en inquiète.

Dans une enquête fouillée coécrite avec les journalistes Thierry Vildary et Jean-François Laville, et intitulée La face cachée des JO (JC Lattès) , il attire l’attention sur cette énième faille sécuritaire, peu commentée jusqu’alors : « Selon la réglementation actuelle, pour accueillir du public, un quai doit pouvoir supporter une charge de 500 kg/m2. Une norme volontairement exigeante pour offrir une marge de sécurité et supporter l’accès de véhicules de secours ». Et qui risque clairement d’être transgressée le 26 juillet au soir, pendant les quatre heures que dureront les festivités, sans compter l’attente qui promet de s’étirer tout au long de l’après-midi.

Plus encore que l’occupation simple des quais par le public, c’est la question des gradins éphémères qui inquiète les spécialistes interrogés dans La face cachée de JO : « Chargée de spectateurs, une tribune fait reposer des masses importantes sur quelques supports d’un mètre carré chacun. Sans des études précises et des travaux importants, comment installer en toute sécurité des tribunes VIP, dont les places sont vendues jusqu’à 2 700 euros, sur les quais bas ? Quant à la tribune présidentielle, qui doit accueillir plus d’une centaine de chefs d’État, installée en fin de parade au Trocadéro, on imagine qu’elle sera aménagée en hauteur… »

On apprend qu’aucune expertise des quais n’a précédé le vote entérinant le principe d’une cérémonie sur la Seine, fin 2021, par le Conseil d’administration du Cojop. Du reste, les fréquentes inspections du port de Paris ne tiennent pas compte des exigences spécifiques que requiert l’événement du 26 juillet. Pour ce qui est des ponts enjambant la Seine, dont certains accueilleront aussi du public, Le Parisien expliquait début mars qu’ils sont examinés par les architectes des Bâtiments de France dans la perspective des Jeux.

Visiblement, ce n’est pas le cas des berges. Ce qui préoccupe les auteurs de l’enquête : « La construction des quais de Seine date de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle. Cette structure ancienne, sauf si elle a été renforcée, ne peut pas répondre à cette norme de sécurité sur l’ensemble du parcours. Les fondations des années 1800 ne reposent pas sur des fondations en béton armé comme aujourd’hui. Elles sont composées de madriers en bois immergés dans le fleuve, sur lesquels reposent des blocs de pierre, liés par un béton à l’ancienne, un mélange de chaux et d’argile. »

On apprend également dans le livre que de nombreux documents contenant des informations sur la construction des quais ont disparu : « On manque d’archives à ce sujet car certaines ont brûlé [dans l’incendie de l’hôtel de ville de Paris en 1871, N.D.L.R.]. Il faudrait recréer de la donnée et, à partir de là, ordonner des travaux si cela s’impose », explique à Marianne Thierry Vildary, l’un des coauteurs de l’enquête, qui s’est particulièrement penché sur la question des berges.

Pour ne rien arranger, le metteur en scène de la cérémonie, Thomas Jolly, confiait en février à Télérama l’impossibilité de prévoir des barges amarrées au quai de Béthune, au niveau de l’île Saint-Louis. La raison ? Flou total quant aux capacités de résistance de la berge. Des travaux de sécurisation et de renforcement des quais doivent débuter lundi 17 juin. « On a voulu faire le montage le plus tardivement possible et le comprimer sur un temps restreint », expliquait l’adjoint aux sports de la mairie de Paris, Pierre Rabadan, en conférence de presse le 25 avril. Gageons que l’opération sera efficace. À défaut, les plans B, voire C esquissés par Emmanuel Macron pour l’ouverture des Jeux risquent fort d’être de se muer en plan A. « Tout un travail est mené en ce moment sur l’hypothèse d’un plan B au Trocadéro qui, le cas échéant, serait reconfiguré en sorte de stade, glisse à Marianne Thierry Vildary.

Dans ce cas, il pourrait y avoir éventuellement un petit tour sur la Seine. L’Élysée réfléchit sérieusement à cette option. »

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2024-06-05
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 5 juin 2024 @ 08:10

Selon les premiers retours des collectivités locales et des professionnels, la baisse de la consommation d’eau potable a été comprise entre 3 et 4 % l’an dernier en France. Un chiffre bien supérieur au recul moyen annuel de 0,5 % à 1 % observé depuis deux décennies.

La sécheresse de l’été 2022, qui a frappé les esprits, a sans doute joué un rôle dans les comportements des consommateurs d’eau potable.

Les chiffres officiels ne seront connus que dans plusieurs mois, lorsque toutes les données remontant des collectivités locales (qui assurent la gestion de l’eau dans l’Hexagone) auront été consolidées. Mais la tendance qui se dessine d’après les premiers retours montre une évolution inédite : la consommation d’eau potable aurait baissé en France de 3 à 4 % en 2023.

Une « enquête flash » menée par la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), auprès de collectivités représentant 13 % des volumes facturés en France, arrive à une baisse de 3,2 %. Cette estimation est confirmée par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E), qui évalue le recul moyen des volumes consommés à 3 % en 2023, « avec des baisses pouvant aller jusqu’à 10 % dans certains territoires », indique Aurélie Colas, sa déléguée générale.

« C’est du jamais-vu !, souligne Régis Taisne, directeur du cycle de l’eau à la FNCCR. Depuis vingt ans, la baisse annuelle au niveau national est plutôt comprise entre 0,5 % et 1 %. » Dans le bassin Rhône-Méditerranée-Corse, où les chiffres sont déjà connus, la consommation d’eau potable a même reculé de 3,7 % en 2023, précise-t-il.

Cette évolution reste toutefois difficile à interpréter, l’évolution de la consommation des différents usagers (agriculteurs, ménages, industriels, centrales électriques) en 2023 n’étant pas encore connue. Selon Aurélie Colas, « on constate une forte baisse chez les industriels, qui ont investi dans des équipements plus économes, mais aussi chez les particuliers ».

La sécheresse de l’été 2022, qui a frappé les esprits, a sans doute joué un rôle. « On peut imaginer que les messages martelés dès le début de l’hiver 2022 , sur la rareté de la ressource et la possibilité d’une nouvelle sécheresse en 2023, ont produit des effets sur les comportements », veut croire Régis Taisne. Alors que les baisses étaient jusque-là liées à l’utilisation d’appareils, électroménagers par exemple, plus économes, « il y a eu une prise de conscience après la sécheresse de 2022 et les usagers se sont engagés dans une trajectoire de sobriété dont l’ampleur a surpris », assure Aurélie Colas.

Autre explication, les arrêtés sécheresse qui se sont multipliés l’an dernier : la situation préoccupante des nappes phréatiques au printemps a conduit le gouvernement à prendre des arrêtés de restriction d’eau dans de nombreux départements, interdisant certains usages (arrosage des pelouses, remplissage des piscines, lavage des voiries) et imposant à certains industriels de réduire leur consommation.

Mais la baisse pourrait aussi être trompeuse, s’inquiète Régis Taisne. « Selon certaines sources, le nombre de forages de prélèvement d’eau dans la nature a fortement augmenté à la suite de la sécheresse. Or tous ne sont pas déclarés », avance-t-il. La consommation des personnes privées ayant eu recours à de tels forages pour remplacer l’eau potable utilisée jusqu’alors serait ainsi décomptée des relevés officiels. « Nous n’avons pas d’éléments à ce stade pour mesurer s’il s’agit d’un phénomène marginal », poursuit le spécialiste.

Pour les professionnels, la tendance de 2023 ne doit en tout cas pas freiner les efforts nécessaires de sobriété. « Il ne faut pas tirer trop d’enseignements d’un chiffre sur une seule année, et surtout ne pas en déduire trop vite que les comportements ont changé structurellement », alerte de son côté Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce, une autre association représentant les collectivités locales.

Le gouvernement, via le "Plan Macron", a fixé un objectif de réduction des prélèvements d’eau de 10 % d’ici à 2030 dans le Plan eau annoncé en mars 2023 , qui demandera un véritable effort supplémentaire.

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2024-05-27
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 27 mai 2024 @ 19:03

Les eaux européennes sont massivement contaminées par un produit chimique très persistant, l’acide trifluoroacétique (TFA). Le Réseau européen d’action sur les pesticides (PAN Europe) et ses membres, dont Générations Futures en France, ont analysé 23 échantillons d’eau de surface et six échantillons d’eau souterraine provenant de dix pays de l’UE à la recherche de ce produit et publient ce lundi leurs conclusions dans un rapport.

Cet acide qui peut provoquer des brûlures de la peau et qui est nocif pour les organismes aquatiques est issu de la dégradation de PFAS, surnommés « polluants éternels ». largement utilisés depuis les années 1950 dans divers domaines industriels comme les engrais et produits de consommation courante en raison des vertus antiadhésives, imperméabilisantes et résistantes aux fortes chaleurs.

Résultat : « l’ampleur de la contamination est alarmante et appelle une action décisive », écrivent les associations. « La pollution augmentera de jour en jour si des mesures décisives ne sont pas prises pour réduire les apports de TFA, en premier lieu par une interdiction rapide des pesticides PFAS et des gaz fluorés », pointe le rapport.

L’analyse, menée par le Centre technologique de l’eau de Karlsruhe, met en évidence la présence de TFA « dans tous les échantillons d’eau », avec des concentrations allant de 370 nanogrammes par litre (ng/l) à 3 300 ng/l. Elles sont importantes dans des cours d’eau comme l’Elbe en Allemagne, la Seine, l’Oise et la Somme en France ou la Mehaigne en Belgique.

« 79 % des échantillons présentaient des niveaux de TFA supérieurs à la limite de 500 ng/l proposée par la directive européenne sur l’eau potable pour l’ensemble des PFAS », note le rapport.

Toutefois, le TFA n’est pas spécifiquement réglementé actuellement : il est classé comme « non pertinent » par les autorités européennes et échappe donc au seuil (100 ng/litre) limite pour certains pesticides et produits issus de leur dégradation dans les eaux souterraines.

Un choix que regrettent les associations, pointant sa persistance dans l’environnement, l’impossibilité de s’en débarrasser avec les procédés de traitement de l’eau potable habituels et un « profil toxicologique qui laisse encore de nombreuses questions sans réponse ».

Les associations mettent en avant une étude ayant conclu à « des malformations oculaires » chez des lapins « ayant reçu du TFA ». Mais, il n’existe pas à ce stade d’étude sur l’homme.

« La pollution augmentera de jour en jour si des mesures décisives ne sont pas prises pour réduire les apports de TFA, en premier lieu par une interdiction rapide des pesticides PFAS et des gaz fluorés », pointe le rapport.

Une présentation vidéo très pédagogique sur les PFAS par Générations Futures

 Qu’est-ce que les PFAS ?
 Utilisations des PFAS
 Expositions, risques environnementaux et sanitaires
 Etat des lieux de la réglementation
 Quelles actions possibles ?

https://www.eau34.org/2024/05/27/pollution-des-eaux-par-les-pfas/

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2024-05-19
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 19 mai 2024 @ 08:28

Le site d’investigation breton vient d’illustrer le scandale de la substitution du NODU par un nouveau référentiel européen, que vient d’acter le gouvernement Attal.

"L’interdiction de certains pesticides n’a pas entraîné de baisse de l’écotoxicité des cours d’eau bretons entre 2012 et 2021. C’est ce que montre l’analyse statistique réalisée par Akwari Coop pour Splann ! Les molécules retirées de la vente ont été remplacées par des substances nouvelles, jusqu’à leur propre interdiction. Une stagnation qui échappera au nouveau plan Ecophyto 2030.

L’écotoxicité est la mesure de l’impact des substances toxiques sur les organismes vivants dans divers écosystèmes. L’indice pesticides dans les cours d’eau (IPCE) a été développé dans le cadre du plan Ecophyto pour mesurer la contamination chronique des cours d’eau.

S’appuyant sur sa méthodologie, le data scientist Vincent Berionni, docteur de l’École Polytechnique dans le domaine de la modélisation en sciences physiques et fondateur de la société Akwari Coop, a analysé les données de 161 pesticides sur 7100 stations de mesures en France, dont 463 en Bretagne (Loire-Atlantique comprise) entre 2011 et 2021.

« Derrière cette apparente stabilité se cache un véritable chassé-croisé des pesticides », observe Vincent Berrioni, qui a accepté de réaliser pour Splann ! un zoom sur la situation bretonne."

Lire la suite :

https://splann.org/pesticides-ecotoxicite-rivieres-bretagne/

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2024-05-18
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 18 mai 2024 @ 08:50

Plus d’un quart des stations de contrôle des nappes phréatiques en France, première source d’eau potable du pays, ont mesuré une contamination de l’eau au-dessus des normes environnementales pour au moins une substance depuis 2016, selon une enquête du journal Le Monde publiée le 15 mai 2024.

Sur près de 24700 stations de contrôle des nappes phréatiques, 6900, soit 28%, ont enregistré au moins un dépassement des valeurs seuils de qualité environnementale entre 2016 et 2023

Ce travail a été réalisé dans le cadre du projet "Under the surface", mené avec six médias européens, à l’initiative du média en ligne espagnol Datadista.

Le Monde s’est concentré sur une liste d’environ 300 contaminants, incluant pesticides, nitrates, solvants, bisphénol A, certains PFAS (dits "polluants éternels") ou encore médicaments.

En combinant les données de la période 2016-2021 envoyées par les autorités françaises à Bruxelles et celles de la Banque nationale d’accès aux données des eaux souterraines (Ades), qui s’étendent jusqu’à 2023, le quotidien dresse une cartographie "molécule par molécule" de la pollution des nappes en France, qui fournissent deux tiers de l’eau potable.

Résultat : "La pollution est partout ou presque et certaines stations de mesures enregistrent des dépassements pour plusieurs molécules – jusqu’à une trentaine pour des captages de Limésy (Seine-Maritime), Choye (Haute-Saône) et Baulny (Meuse)", note-t-il.

Les pesticides, première source de contamination des eaux souterraines, ont été détectés dans 97% des stations et ont dépassé les normes dans près de 20% d’entre elles, situées en majorité dans les grandes plaines céréalières du nord de la France (Beauce, Picardie, Champagne), où les traitements phytosanitaires sont plus fréquents.

Les mesures révèlent aussi la persistance dans les nappes de molécules pourtant interdites depuis des décennies. C’est le cas de la chlordécone, en Martinique et en Guadeloupe, utilisée jusqu’en 1993 dans les bananeraies malgré son classement comme cancérogène possible dès 1979. Trente ans plus tard, les seuils sont encore dépassés.

C’est aussi le cas de pesticides bannis récemment. Les deux métabolites (sous-produits) de la chloridazone, un herbicide employé pour la culture des betteraves jusqu’en 2020, dépassent la norme de qualité dans plus de 1.700 stations de mesures (18% des stations où ils ont été recherchés), surtout dans les Hauts-de-France.

Les polluants d’origine industrielle dépassent les concentrations maximales dans 460 stations, principalement dans des bassins industriels des Hauts-de-France, du Centre ou du Lyonnais. Le trichloréthylène et le tétrachloroéthylène, classés cancérogènes probables, figurent parmi les substances les plus mesurées.

Le Monde identifie également des dépassements pour les principaux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des polluants présents dans le goudron des routes ou générés lors de la combustion incomplète du charbon, du bois ou du carburant

Cette cartographie a "toutefois des limites", note le quotidien, puisque toutes les molécules ne sont pas recherchées partout de manière régulière. Par ailleurs, pour de nombreux polluants industriels, comme le bisphénol A, certains PFAS ou encore les médicaments, les autorités n’ont pas fixé de valeurs seuils. Ces mesures démontrent toutefois "l’ampleur d’un problème longtemps ignoré - et qui ne va faire que s’aggraver", met en garde le journal.

Ces eaux souterraines alimentent les cours d’eau et les sources, où les pollutions "ressurgissent", déclare dans l’article Florence Habets, directrice de recherche au CNRS. "Nous, humains, on peut traiter nos eaux dans une certaine mesure, mais la biodiversité va continuer à être touchée", s’inquiète la scientifique.

Source :

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/05/15/explorez-notre-carte-inedite-de-la-pollution-des-eaux-souterraines-en-france_6233388_4355770.html

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2024/05/15/comment-le-monde-a-cartographie-la-pollution-des-eaux-souterraines_6233362_4355770.html

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2024-05-17
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 17 mai 2024 @ 11:19

Une réjouissante parodie chantée pour "gnasgnasgnas" Hidaldo et "cacou" Macron...

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