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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
2024-07-18
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 18 juillet 2024 @ 17:47

Impact du changement climatique et assainissement défaillant, voire totalement inexistant, les Antilles sont en danger.

La Martinique perd ses plages

Reportage tout autour de la Martinique pour un état des lieux des conséquences du changement climatique sur l’érosion des littoraux. Quand la carte postale est rongée par la mer, certains s’activent déjà pour ne pas finir les genoux dans l’eau.

Il y a quelque chose qui cloche dans la carte postale de cocotiers et de sable blanc (ou noir) : quand on y regarde de plus près, certaines plages semblent étrangement étroites, avec des arbres à terre, et d’autres qui voient leurs racines lentement mises à nu par le ressac. Ici, comme en Guadeloupe et ailleurs dans la Caraïbe, le sable est emporté par la mer.

3,5mm/an : vitesse à laquelle l’eau des tropiques monte avec la fonte des glaces des régions polaires

Un phénomène annoncé depuis longtemps par le GIEC, mais là, c’est en train d’arriver de plus en plus vite : chaque année aux Antilles, l’océan gagne en moyenne un mètre de plage. Trois fois plus vite qu’il y a 40 ans, et toute une partie du littoral risque de devenir inhabitable d’ici 2040. Autant dire, demain donc

Ce qui est en train de se passer n’aura donc pas que des conséquences pour les touristes et le peu de place restant où poser leur serviette de plage, mais a déjà commencé à affecter toute une partie de l’activité économique.

D’autant que ce phénomène global est aussi aggravé par les actions locales, qui vont des cocotiers importés pour la photo (et qui contribuent à accélérer l’érosion des plages), à l’extraction immodérée du sable pour les constructions, en passant par l’artificialisation des sols qui accentue le ruissellement.

Face à la mer qui monte, des sommes considérables sont engagées pour tenter de ralentir le phénomène, avec de profonds changements urbanistiques et donc sociaux en termes de stratégie d’occupation du territoire. Car on ne pourra plus faire comme avant.

De Tartane à Sainte Luce, des Salines aux Prêcheur, état des lieux de l’île (qui a reçu en 2021 le label de Réserve mondiale de Biosphère), des plages du sud jusqu’aux pentes du volcan -la Montagne de pelée, elle aussi récemment inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/je-reviens-du-monde-d-avant/je-reviens-du-monde-d-avant-du-samedi-13-juillet-2024-5175125

Guadeloupe : défaillances de l’assainissement

Systèmes d’assainissement défectueux, mauvaise gestion des déchets... Alors que huit sites de Guadeloupe (en mer et en rivière) font l’objet d’une interdiction de baignade, les questions de l’assainissement et des autres sources de pollution de l’eau rejaillissent. Des enjeux à la fois sanitaires et écologiques qui poussent à réfléchir sur les différents moyens de préserver la qualité de l’eau dans l’archipel.

Avec un recul de 4 points par rapport à l’année 2021, la qualité des eaux de baignade de l’archipel guadeloupéen s’est nettement dégradée. C’est du moins le triste constat dressé par l’Agence régionale de santé (ARS) avec son rapport publié le 9 juillet 2024.

Face à cette situation préoccupante, plusieurs solutions peuvent être toutefois envisagées.

Améliorer le traitement des eaux usées

Il s’agirait notamment de respecter l’interdiction concernant le déversement des eaux usées en milieu naturel. Ce principe, pourtant rappelé par le Règlement sanitaire départemental de la Guadeloupe, n’est en partie pas respecté par les communes.

"Il est interdit : De déverser dans la mer, les cours d’eau, lacs, étangs, canaux, sur leurs rives et dans les nappes alluviales, toutes matières usées, tous résidus fermentescibles d’origine végétale ou animale, toutes substances solides ou liquides toxiques ou inflammables, susceptibles de constituer un danger ou une cause d’insalubrité, de communiquer à l’eau un mauvais goût ou une mauvaise odeur, de provoquer un incendie ou une explosion."

(Article 89 du règlement départemental).

Certaines stations d’épuration défectueuses, comme à Capesterre-Belle-Eau, à Saint-François, à Deshaies, ou encore au Gosier, continuent de déverser leurs eaux polluées dans la mer. De tels dysfonctionnements ont entraîné l’émission de 13 arrêtés préfectoraux à l’encontre des élus locaux, entre 2019 et 2020, selon le site de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL).

Pour pallier ce problème, l’Etat, la Région et le Conseil départemental et le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG) ont prévu un programme de 317 millions d’euros, entre 2024 et 2027. Un projet qui inclut la réhabilitation de sept stations d’épuration, ainsi que la création de deux nouvelles infrastructures, à Bouillante et à Vieux Fort.

Sensibiliser à la pollution

Autre mesure qui incombe, cette fois, aux particuliers et aux professionnels : veiller à ce que les animaux domestiques ou d’élevage ne soient pas à proximité des lieux de baignade. Cela, pour éviter tout risque de contamination due aux matières fécales, pouvant causer dans certains cas des troubles respiratoires, voire des intoxications alimentaires en cas d’ingestion des eaux contaminées.

Pour prévenir la pollution des eaux, l’ARS recommande également de ne pas jeter ses déchets dans la nature. Les polluants plastiques altèrent la qualité de l’eau ; ce qui présente de graves conséquences pour les animaux marins. Et pour cause ! Au moins 90% des espèces marines sont impactées, selon l’association The SeaCleaners. Un phénomène qui se répercute chez les êtres humains, lorsqu’ils consomment les produits de la mer.

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2024-07-17
REMOUS
par Marc Laimé, mercredi 17 juillet 2024 @ 02:03

A la veille de l’ouverture de "l’Opéra de trois sauts", un professionnel de l’assainissement décrit l’état apocalyptique du réseau parisien : absence d’entretien, pannes, défauts structurels, dysfonctionnements innombrables. Un tableau qui pulvérise les mensonges extravagants complaisamment relayés depuis des années par des medias aux ordres. Vertigineux.

« Suite à la séquence rafraîchissante de notre AOC (Amélie Oudéa-Castéra) barbotant sur les quais, la mairie de Paris se veut une fois de plus rassurante en donnant une nouvelle date de baignade. Or malgré les effets d’annonce, difficile de ne pas voir comme une redite du désastre de juillet 2023. Se pose aussi la question du fameux héritage laissé par les JO quant à la qualité de l’eau en Seine. »

Lire la suite :

https://blogs.mediapart.fr/damnarecloaca/blog/160724/la-baignade-en-seine-et-lheritage-laisse-par-les-jo-des-doutes-demeurent?utm_source=quotidienne-20240716-185505&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-quotidienne-20240716-185505&M_BT=162118714359

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2024-07-16
REMOUS
par Marc Laimé, mardi 16 juillet 2024 @ 04:08

L’association l’Etang nouveau dénonce les manœuvres du gouvernement et de la Préfecture qui veulent pérenniser le détournement de la Durance à des fins énergétiques, plus que jamais inepte à l’heure du changement climatique.

« La Préfecture des Bouches du Rhône, convoque une réunion du « Comité« Stratégique étang de Berre » ce 16 juillet 2024, pour « Terminer au mieux l’aménagement de la Durance ». Le document joint à son invitation présente deux options pour dévier l’eau qui arrive à Saint-Chamas, vers le Rhône.

La restitution de l’eau de la Durance à son cours naturel est un impératif vital pour la Provence, le Languedoc, le Roussillon.

La Préfecture doit se mettre à l’heure du changement sanctionné par les élections législatives .Les mesures dilatoires d’études de dérivation, en boucle, les comités chargés de lanterner qui ont permis de pérenniser le détournement de l’eau de la Durance et ses méfaits, n’ont plus court.

Décidé par la loi 55-6 du 5 janvier 1955, l’aménagement global de cette rivière primordiale a été mis en service en 1966. Il est caractérisé,par le détournement de 95% de l’eau de la Durance dans un canal usinier, depuis Serre-Ponçon et Sainte Croix du Verdon, jusqu’à l’étang de Berre.

Ce détournement contre nature a des conséquences insupportables sur l’étang de Berre, sur le débit de la Durance -baisse alarmante de la ressource en eau de PACA et Languedoc, Roussillon - sur le littoral Camargue -Pyrénées, sur la sécurité, sur la production hydroélectrique. Le détournement de l’eau de la Durance.Ses méfaits s’aggravent d’année en année.

Réunis à Lyon en 2014, hydrologues et climatologues ont averti : « Si rien n’est fait, en 2050...la région sud sera un désert. »

Le gouvernement Macron n’a rien fait pour éviter cette issue fatale. Depuis 2018, minoritaire, gouvernant à coups de 49-3, il ne respecte même plus les engagements pris par la France devant l’Europe en 2006, pour limiter les méfaits du détournement dans l’étang de Berre.

Et il a laissé se développer l’extraction, illégale, des matériaux solides du lit de la Durance, qui aggrave les dégâts du détournement. Seuls bénéficiaires ; le BTP et les ayant-droit à « royalties ». (*)

L’Étang Nouveau propose trois mesures immédiates pour la sauvegarde de la ressource en eau de PACA, Languedoc, Roussillon, la réhabilitation les milieux étang de Berre, Durance et littoral, le potentiel électrique et la sécurité.

1- Arrêt immédiat et définitif du gaspillage d’eau douce, destructeur de l’étang de Berre, par rejets EDF à Saint Chamas.

2 - Restitution immédiate de l’eau de la Durance à son cours naturel.

3 - Mise en chantier immédiate de la transformation en STEP de la partie étang de Berre-Mallemort, de la chaîne hydroélectrique Durance, proposition étudiée et validée depuis 2006. Étude de faisabilité de la STEP globale Durance-Verdon, pour rétablir et augmenter le potentiel hydroélectrique Durance. »

(*) Rappel. Ministre de l’industrie sous F. Hollande, E. Macron n’a rien fait pour arrêter ces extractions et il a vendu aux USA le brevet de la turbine Arielle, un fleuron industriel mis au point par Altshom...

L’Étang Nouveau

contact@letangnouveau.org

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2024-07-15
REMOUS
par Marc Laimé, lundi 15 juillet 2024 @ 15:17

Bassines non merci appelle à une nouvelle mobilisation le vendredi 19 juillet dans le bois de Saint-Sauvant dans la Vienne, où un subterfuge juridique semble pouvoir permettre aux porteurs du projet d’y débuter les travaux d’une nouvelle megabassine.

"En 2019, la Commune de Saint-Sauvant a décidé de classer la zone d’implantation de la méga-bassine SEV14 en zone naturelle, notamment pour protéger l’outarde canepetière qui y niche. Dans cette zone naturelle, la construction d’une méga-bassine est donc interdite.

C’est pour cela qu’il y a quelques semaines, trois associations de protection de la nature ont décidé d’attaquer en justice le permis d’aménager de la potentielle méga-bassine. Or, aujourd’hui, elles sont contraintes de s’en désister.

En effet, même si la construction de méga-bassines est interdite sur ce terrain depuis 5 ans, des incohérences du code de l’urbanisme rendent ce recours juridique "irrecevable" : c’est comme si le classement en zone naturelle ne comptait plus*(1) ! Ici, la forme prime sur le fond, une clause empêche la protection d’une espèce menacée !

Depuis des années, nous utilisons tous les moyens possibles pour faire respecter la directive cadre européenne sur l’eau et pour préserver l’agriculture paysanne et les écosystèmes. Lorsque les recours aboutissent, ils nous donnent très souvent raison. Plusieurs dizaines de projets ont été annulés par la justice ces dernières années. Ce camouflet pousse le gouvernement à s’armer d’un arsenal juridique et légal pour réduire les possibilités de recours des associations. Le décrêt adopté récemment et les dispositions prévues par la Loi d’Orientation Agricole en sont des prémices... Les habitantes et habitants sont de plus en plus empêché.es dans leurs possibilités d’agir devant les tribunaux pour défendre leur territoire.

Les porteurs de projets continuent de passer en force et n’ont même pas consulté le Conseil National de Protection de la Nature, institution garante de la protection des espèces menacées.

Il est pourtant clair que la présence de l’outarde canepetière, espèce emblématique de notre territoire et dont l’habitat au sol est incompatible avec la construction de méga-bassines, impose une protection !

Nous interpellerons donc le CNPN, afin qu’il s’auto-saisisse de la situation, comme il l’a fait pour le chantier de Ste Soline, qu’il a considéré comme contraire au droit de l’environnement.*(2)

Et puisque le gouvernement reste sourd à nos alertes, nous vous donnons rendez-vous le vendredi 19/07 à 12h00, dans la forêt de Saint-Sauvant (86), pour s’opposer au démarrage de tout nouveau chantier de méga-bassine qui menacerait l’outarde caneptière et pour visibiliser le complexe agro-industriel qui ravage les milieux de vie de nombreuses espèces.

Pour sauver l’outarde, les recours ne suffisent plus.

Le Conseil National de Protection de la Nature doit s’autosaisir et nous devons nous mobiliser pour empêcher les travaux de débuter !

Dans quelques jours, nous marcherons à St Sauvant, où un chantier menace de commencer au mois de septembre 2024, pour exiger un moratoire immédiat sur les bassines.

Le démarrage de travaux dans la Vienne engendrerait inévitablement une escalade de la tension. Il est encore temps de faire « bassine arrière » !"

*(1) Le juge des référés nous a fait savoir que le permis d’aménager de 2023 que nous contestons ne serait qu’une "modification" d’un permis de 2017.

* (2)https://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2023-05_autosaisine_retenue substitution_cnpn_du_18_04_2023_vf.pdf

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2024-07-13
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 13 juillet 2024 @ 10:43

L’opéra-bouffe enfonce Gargantua

L’AFP nous apprend à l’aurore que la sous-ministre doublement démissionnée, grillant la politesse à la dingo de l’Hôtel de ville, s’est baignée ce matin dans la Seine.

https://www.leparisien.fr/jo-paris-2024/jo-paris-2024-les-images-de-la-plongee-dans-la-seine-damelie-oudea-castera-et-alexis-hanquinquant-13-07-2024-IBW3MC5WKVETBHNMNDFAX2LFUM.php

https://www.liberation.fr/sports/baignade-dans-la-seine-la-ministre-des-sports-amelie-oudea-castera-plonge-ou-plutot-glisse-dans-le-fleuve-20240713_KSBOSHXI7JGCTEFBRANP4XXS5Y/

Y a du crépage de chignon dans l’air, d’ici à ce que le jeune Germain défie en duel le sigisbée d’Amélie, y a pas loin.

A dix heures, alors que nous allions quérir de la ciboule et de la sauce aigre douce à Belleville, nouvel orage diluvien qui nous retient captif une demi-heure à l’entrée du China store sur le boulevard.

Même dans nos cauchemars les plus fous nous n’avions pas imaginé pareille occurrence.

Imaginez, hier, le service économie du so call « journal de révérence », nous livrait en début d’après midi un exemple achevé du « journalisme de préfecture ».

Jugez plutôt…

Pcc le grincheux de service.

Les promesses d’un retour à la Seine

Le Monde, 12 juillet 2024

Émeline Cazi (Service Économie)

ANALYSE

« La date du bain inaugural n’a plus vraiment d’importance. Cela devait être un dimanche de la fin du mois de juin. L’été qui n’arrive jamais et le débit trop important du fleuve l’ont repoussée une première fois. La dissolution et les élections l’ont décalée à juillet. Anne Hidalgo, la maire de Paris, doit désormais plonger dans la Seine après le 14 juillet, et idéalement avant vendredi 26, jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Preuve sera alors donnée que la somme de 1,4 milliard d’euros débloquée par l’Etat et les collectivités depuis 2018 a permis de rendre, un siècle après son interdiction, la Seine à nouveau baignable. Sauf météo capricieuse, les triathlètes et nageurs pourront alors concourir, début août.

Il y aura toujours des esprits grincheux pour réduire la portée de l’événement à une dépense colossale destinée à une simple compétition sportive. Ceux-là oublient la directive-cadre européenne, adoptée en 2000, qui obligeait à retrouver un bon état général des eaux à l’horizon 2015 (avec report possible à 2021, voire 2027). Avoir contraint les collectivités à corriger les mauvais branchements de milliers de logements qui déversaient leurs eaux usées dans le fleuve et à moderniser les stations d’épuration permettra par ailleurs, dès l’été 2025, de se baigner dans toute la métropole.

Trente-deux sites ont été retenus sur la Seine et la Marne. Ces plages seront autant de nouveaux espaces de loisirs que d’îlots de fraîcheur en prévision des canicules à venir. Le mouvement n’est pas limité à Paris. Mi-juin, le plongeon du maire de Charleville-Mézières dans la Meuse s’inscrivait dans cet élan de reconquête du fleuve.

Les Jeux, un accélérateur

Placer la Seine au cœur des JO Paris 2024 – avec des épreuves au pied de la tour Eiffel, un défilé nautique en ouverture, un village construit les pieds dans l’eau – a aussi le mérite de redonner de la place à une infrastructure majeure qui a nourri et chauffé (grâce au transport du bois) Paris, accueilli le monde lors des expositions universelles, mais dont les regards se sont détournés à mesure que le transport routier s’est imposé. Or, si la France ne renonce pas à ses objectifs de décarbonation, la Seine doit permettre d’accélérer la lutte contre le changement climatique, tout en rafraîchissant la métropole. A bien des égards, les jeux auront servi d’accélérateur.

Une barge de 5 000 tonnes, c’est 250 camions évités sur les routes. Sachant que la Seine est « le seul fleuve européen navigable toute l’année », rappelle Stéphane Raison, le directeur des ports Haropa (Paris, Rouen, Le Havre), qu’il « pourrait y passer quatre fois plus de trafic », complète Stéphane Bousquet, l’un des directeurs de Voies navigables de France, le potentiel de développement est gigantesque. Les quatre cinquièmes du terrassement du village olympique (500 000 tonnes, 2 500 camions évités) ont été évacués par voie d’eau. Le pont de l’Ile-Saint-Denis est arrivé par barge, comme les façades, les isolants, les parpaings, mais aussi les barrières de la cérémonie d’ouverture.

Les terres excavées du nouveau métro sont, elles aussi, transportées par barge dès que possible. « Ce sont les gros chantiers qui permettent d’installer les bonnes pratiques et d’éprouver le système », note Patricia Pelloux, la directrice adjointe de l’Apur, l’atelier d’urbanisme de la métropole. Les chantiers d’Ivry-Confluences et des Ardoines, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), pourraient en profiter.
Le monde de la logistique s’est aussi emparé du sujet. La congestion des métropoles et la nécessaire décarbonation de l’économie poussent les grands groupes à réinventer la façon d’approvisionner les villes. L’Ile-de-France compte 18 millions de mètres carrés d’entrepôts le long des autoroutes ; elle reçoit trois à quatre millions équivalents 20 pieds (la mesure containers) par an.

Depuis dix ans, Franprix fait transiter les produits « secs » (épicerie) sur l’eau plutôt que par la route. Chaque jour, le contenu de quarante containers est chargé au port de Bonneuil (Val-de-Marne) et déchargé quai de la Bourdonnais, dans le 15e arrondissement. « A l’époque, personne n’y croyait », rappelle le directeur d’Haropa.

Ikea, quatrième plus gros chargeur mondial, s’est, lui, lancé en décembre 2022. Les étagères commandées en ligne arrivent par barge de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et terminent leur trajet dans des petits camions. Fin 2023, c’était au tour de France Boissons d’acheminer ses fûts par bateau vers les cafés et les restaurants parisiens. « Notre sujet, maintenant, est de savoir quelle marque va faire basculer les autres », explique Stéphane Raison. Le sujet gagne l’Amérique. Face à la perspective d’un péage routier au sud de Manhattan – reporté, en juin, sine die –, la chambre de commerce de New York a contacté Haropa, en mars, pour réfléchir au moyen d’acheminer autrement les marchandises.

Si l’activité sur le fleuve s’intensifie, que baigneurs et promeneurs affluent sur les berges, une médiation sera nécessaire pour que chacun trouve sa place. L’objectif d’organiser des jeux moins carbonés a aussi encouragé le verdissement de la flotte de bateaux. Le tiers des 94 embarcations sur lesquelles défileront les athlètes sont électriques ou hybrides. Pour le transport, en revanche, on est encore loin des taxis flottants de Rotterdam, aux Pays-Bas.

Paris a beau être le premier port européen de passagers (huit millions par an) et le deuxième au monde, les navettes entre Saint-Ouen-la Défense, dont rêve Karim Bouamrane, le maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ne sont pas pour demain. Des expériences ont bien été menées il y a quelques années, notamment entre Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, et le port d’Austerlitz. C’est oublier qu’il existe le RER. La ligne C est vieille, poussive, mais en comptant les 12 km/h imposés sur l’eau intra muros et le temps d’accostage, le train reste encore l’option la plus rapide pour rallier Paris depuis ce département limitrophe. »

Et la nave ne va décidément pas...

https://www.liberation.fr/environnement/la-baignade-danne-hidalgo-mercredi-dans-la-seine-risque-t-elle-encore-de-tomber-a-leau-20240713_N7QIUERLSBCK7MZAAPOBJYUAXQ/

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2024-07-12
REMOUS
par Marc Laimé, vendredi 12 juillet 2024 @ 02:27

Nous pensions avoir touché le fond, nous nous trompions.

On aurait du s’en douter. A peine le culbuto avait-il pris la pose hier dans les jardins de l’Assemblée nationale pour la photo de famille avec ses petits camarades du PS Canal historique que quelques gouttes de pluie faisaient rigoler tout le monde, nous rappelant la photo du même en 2012, imbibé comme une serpillère à l’Ile de Sein.

Paris cette nuit à minuit, orage diluvien qui nous réveille d’un coup, rêve, cauchemar ? Non, c’est bien vrai, Météo France ne s’est donc pas trompé, comme nous l’annoncions ici même la semaine dernière.

C’était bien la peine que les 300 communicants d’Hidalgo rameutent leurs honorables correspondants des medias il a trois jours qui se sont empressés de clamer urbi et orbi que la dingo de l’Hotel de ville après avoir choisi son maillot de bain allait se baigner en mondovision dans la Seine le 17…

Entre temps, après l’annonce du plan B d’Estanguet, la radiodiffusion nationale nous avait diffusé hier le scoop de l’année avec la crépière au sourire radieux de Vaires-sur-Marne espérant faire son chiffre d’affaires de l’année. Faut qu’elle se dépêche car Radio Courtoisie a interviewé un grincheux céréalier de Seine et Marne prédisant une pénurie aggravée dans les boulangeries parisiennes le mois prochain à cause que les péniches chargées de la bonne farine du président de la FNSEA elles pourront plus passer sous les ponts de la Seine à cause de la faute des JO…

Nous attendons désormais, très confiant, que dès ce soir l’Hanouna (avec les 40 minutes en différé de l’Arcom), nous présente sa nouvelle "chérie", une diseuse de bonne aventure qui va nous révéler que l’orage de cette nuit « CéléRusses » qui ont balancé de l’iodure d’argent dans les nuages, depuis les coupoles de leur mosquée près du Pont de l’Alma… »

Nous cherchons désespérément une association qui voudrait bien solliciter Marc Guillaume de prononcer le placement d’office de notre bande de dingos à Maison Blanche. Sans succès "à date".

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2024-07-11
REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 11 juillet 2024 @ 04:04

Des saisonniers agricoles sont morts en France en 2023, victimes d’arrêts cardiaques dans le contexte d’une canicule sans précédent. Que fait le gouvernement ?

Un décret en date du 9 juillet permet de suspendre le repos hebdomadaire durant les vendanges…

https://legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049925107
`

Cette idée de suspendre le repos hebdomadaire de la main d’œuvre agricole vient initialement d’une proposition de loi du Rassemblement national.

https://assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b1469_proposition-loi#

Elle a été reprise sous forme d’amendement par la macronie.

https://politique.pappers.fr/amendement/n593-souverainete-matiere-agricole-renouvellement-generations-agri

Lire aussi :

https://reporterre.net/Gabriel-Attal-se-depeche-de-passer-des-decrets-anti-ecologiques

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REMOUS
par Marc Laimé, jeudi 11 juillet 2024 @ 03:41

Il est strictement interdit de se baigner dans la Seine en dehors des zones de baignade autorisées (aires de baignade du bassin de la Villette et du bassin des Récollets). La Seine est une eau considérée comme non baignable d’après les réglementations européennes et nationales en vigueur. Mais elle doit accueillir des épreuves de natation, de triathlon et de paratriathlon, à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques 2024 et la ville de Paris prétend s’activer depuis des années à la dépolluer. Or à quelques semaines de la cérémonie d’ouverture, le 26 juillet prochain, la baignade dans le fleuve reste incertaine... car il est encore trop pollué.

De nombreuses études ont souligné des risques pour la santé des nageurs amenés à s’y baigner. Le risque chimique semble être négligeable mais le risque microbiologique apparaît davantage préoccupant. La question des risques auxquels seront exposés les athlètes a fait l’objet d’un article paru dans la revue Archives des maladies professionnelles et de l’environnement. Ce travail a été réalisé par un groupe d’internes en infectiologie, de microbiologistes et de spécialistes des questions de santé, dans le cadre d’un cursus en santé publique dispensé par l’Ecole Pasteur-Cnam.

Les bactéries de contaminations fécales les plus surveillées

La réglementation en vigueur relative à la gestion de la qualité des eaux de baignade est celle de la directive européenne de 2006. "Autrement dit, il y a une obligation de surveiller les concentrations de deux bactéries indicatrices de contamination fécales : Escherichia coli et les entérocoques intestinaux" détaille Anne Le Flèche-Matéos, responsable du Pôle d’Identification Bactérienne de la Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence (CIBU) de l’Institut Pasteur.

À partir de données de la littérature, une identification des agents pathogènes et des substances dangereuses potentiellement présents dans la Seine a été réalisée, et différents scénarios d’exposition des athlètes ont été déterminés. Lorsque des données récentes de mesures dans la Seine étaient disponibles, une évaluation des risques a été proposée.

Concernant le risque microbiologique, aujourd’hui, les indicateurs de contamination fécale recommandés pour les eaux de baignades ne respectent pas les seuils en vigueur de qualité suffisante. "Concernant le risque chimique - c’est-à-dire la concentration en produits arrivés dans l’eau à la suite de rejets industriels, agricoles ou urbains -, les mesures réalisées dans la Seine disponibles retrouvent systématiquement des concentrations très inférieures aux seuils de risques identifiés dans la littérature." Cependant, certaines substances identifiées comme dangereuses ne sont, à ce jour, pas mesurées dans la Seine et leur risque ne peut être évalué.

Les agents microbiologiques dans le viseur
"Le risque est à rechercher, du côté des agents microbiologiques, c’est-à-dire au niveau des bactéries, des virus et des parasites qui peuvent circuler dans l’eau de la Seine, explique Anne Le Flèche-Matéos. Ces micro-organismes sont susceptibles d’augmenter les risques de contracter des gastro-entérites par ingestion d’eau et des infections cutanées par contact avec l’eau." Or les taux relevés pendant l’été 2023 ont largement dépassé les seuils des fédérations sportives ainsi que ceux des autorités sanitaires, comme l’avait révélé franceinfo en janvier 2024. A la vue de ces résultats, les auteurs estiment que le risque microbiologique est "préoccupant".

"Les fortes pluies que nous avons eu en juin, le peu de soleil et les températures relativement basses pour la saison sont autant d’éléments qui ont favorisé les rejets d’eaux usées dans la Seine", poursuit la spécialiste.

La leptospirose, liée à l’urine des rats

D’autres risques sont également évoqués. "C’est le cas notamment de la leptospirose, une maladie bactérienne causée par Leptospira interrogans, présente dans l’urine des rats. De nombreuses formes cliniques, allant du syndrome grippal à l’atteinte multiviscérale avec syndrome hémorragique sont décrites", rappelle Anne Le Flèche-Matéos. "Aucune surveillance systématique n’est réalisée", pointe l’étude. "Cependant, en 2022, pour la France métropolitaine, l’Ile-de-France faisait partie des régions avec le taux d’incidence de leptospirose le plus élevé avec une recrudescence estivale prononcée."

Enfin des risques d’infections cutanées sont également possibles. "Le contact avec de l’eau contaminée peut entraîner des infections de la peau ou des dermatites. Il est recommandé de bien se doucher après la baignade, et de mettre des pansements si la peau est lésée ou blessée."

En effet les bactéries rentrent dans l’organisme par les plaies ou les muqueuses. "Des traitements antibiotiques seront indiqués en cas d’infections bactériennes, précise notre interlocutrice. Pour les maladies liées à des virus présents dans les matières fécales (adénovirus, rotavirus ou hépatite), on pourra prescrire des antiviraux, s’ils existent", conclut notre interlocutrice.

Concernant les JO, le site de Vaires-sur-Marne, qui accueillera les épreuves de canoë et d’aviron a été désigné comme "site de réserve" pour l’épreuve d’eau libre si la Seine se révèle trop polluée.

Source :
https://sante.journaldesfemmes.fr/maladies/3190148-quelles-maladies-peut-on-vraiment-attraper-en-se-baignant-dans-la-seine/

Et comme si ça ne suffisait pas, d’autres tests révèlent la présence d’un polluant éternel « passé inaperçu » dans l’eau du robinet à Paris…

Des résultats d’analyses dévoilés le mercredi 10 juillet démontrent en effet qu’une grande partie de l’eau potable et des eaux en bouteille européennes contiennent un polluant éternel peu connu, le TFA. Paris figure parmi les villes les plus concernées.

Ils sont massivement présents dans les rivières, les nappes souterraines, et se retrouvent dans l’eau que nous buvons. Une analyse menée à échelle européenne par le réseau Pesticide Action Network (PAN) Europe révèle ce mercredi « des niveaux alarmants de contamination par l’acide trifluoroacétique (TFA) ». Peu connu du grand public, il fait partie de la famille des substances per- et polyfluoroalkylées (Pfas), surnommés « polluants éternels » en raison de leur grande persistance dans l’environnement.

Source :

https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2024/07/tfa-juillet-2024-v4.pdf

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2024-07-09
FLUX
par Marc Laimé, mardi 9 juillet 2024 @ 11:21

Face à la présence de plus en plus avérée de pesticides et de leurs métabolites dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH), les acteurs concernés ont besoin de maîtriser un cadre réglementaire complexe et évolutif relatif à ces contaminants, mais aussi de disposer d’outils permettant une prise de décision éclairée selon les situations rencontrées.

Ce guide a donc pour objectif premier de clarifier différentes notions via un glossaire.

Il présente également un rappel des rôles et responsabilités des acteurs parties prenantes ainsi qu’une rubrique de type « Foire aux Questions ».

Le second objectif de ce document est de donner aux acteurs chargés de la production et de la distribution de l’eau des outils (notamment des logigrammes) permettant de guider les prises de décision et la mise en œuvre des plans d’action dans les cas où la présence de pesticides ou de métabolites est avérée.

Le guide :

https://www.astee.org/publications/pesticides-metabolites-dans-les-eaux-destinees-a-la-consommation-humaine-un-guide-pour-comprendre-et-agir/

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2024-07-06
REMOUS
par Marc Laimé, samedi 6 juillet 2024 @ 09:54

L’hilarante saga des JO se hisse au sommet de l’Himalaya.

Après que l’incendiaire de l’Elysée ait prédit une « guerre civile » en France à l’issue des législatives, Nicolas Baverez (héritier autoproclamé de Hayek) dans les colonnes du Point (propriété de Pinault qui ne peut pas blairer Hidalgo puisqu’elle a vendu Paris à Arnault), « révèle » que le président du du CIO songerait à annuler la grande kermesse interplanétaire.

Un bobard immédiatement relayé par les plumitifs Bolloré du JDD, à la plus grande joie des contempteurs de la reine des bobos, plus furax que jamais depuis que son fidèle Grégoire ait annoncé sa candidature pour 2026 « pour faire barrage à Dati. »

Ca chauffe à la mairie, les Verts ont déposé un vœu au Conseil de Paris afin que soient rendus publics les résultats des tests de la qualité de l’eau de la Seine, Jadot aussi se prépare à « faire barrage à Dati. Ne manque que la regrettée Marguerite Duras pour nous narrer la saga du barrage. Sublime, forcément sublime.

Du coup les deux clowns de service, Pierre Rabadan, adjoint d’Hidalgo et ancien rugbyman, aka « Ramadan », et Nicole Légaré (qui porte bien son nom), pour le COJO, rembobinent leurs cassettes à fadaises et inondent les rédactions de leur rengaine habituelle sur l’air de « Tout va très bien Madame la marquise.

Manque de bol Estanguet lâche le lendemain qu’il a un plan B pour la baignade avec la base nautique de Vaires-sur-Marne (en Seine et Marne) des fois que la météo…

Ladite Météo France nous promet le même jour de la flotte à partir de dimanche, ça promet.

Hidalgo contre attaque et informe la horde de plumitifs rameutés par son service de presse que çà y est, elle a choisi son maillot de bain. La notation de la mairie par les agences du même nom, nonobstant son endettement de 9 milliards d’euros, remonte de 5 points, Bruno Le Maire est vert de jalousie.

Nous attendons avec impatience de voir le pyromane de l’Elysée dans son déguisement favori de kéké marseillais, flight jacket et paire de Ray Ban qu’il emprunte à l’une des deux forces spéciales qui ont succédé à Benalla, debout sur son jet ski, inaugurer à lui tout seul (« faut que je fasse tout… ») la grande parade interplanétaire en mondovision.

Le cauchemar d’Hidalgo qui le soupçonne, à raison, d’être capable des pires infamies.

Encore heureux qu’on va vers l’été.

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