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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Tempête sur le climat
par Marc Laimé, 26 novembre 2015

A la veille de l’ouverture d’un sommet « planétaire », dont l’ordonnancement initial va s’articuler avec une mobilisation à marches forcées contre le terrorisme, nombre de voix et d’analyses, hier encore hétérodoxes, nous permettent de rester lucides face au rouleau compresseur d’une propagande, aussi inepte que dévergondée, elle aussi sans précédent.

L’aveu est de taille. Il est signé Martine Braud, collaboratrice de Pascal Canfin, l’ex-éphémère ministre du Développement du gouvernement Ayrault, depuis lors consultant du World Resources Institute, avant que de se préparer à s’en aller monnayer son carnet d’adresses dans de nouvelles fonctions, nanti d’une toute fraîche expérience auprès de divers fonds de pension fort alléchés par les nouveaux business-plans “climatiques” qui se profilent :

« (…) Pour être considéré comme une réussite, l’accord sur le climat devra-t-il être contraignant ?

- Je ne le souhaite pas. Kyoto était un accord contraignant. Il n’a pas été respecté : le Japon l’a quitté après Fukushima, quand il a vu qu’il serait incapable de tenir ses engagements. Et quelle organisation pourrait faire respecter l’accord ? Va-t-on mettre en place un tribunal chargé de juger les Etats ? Des tribunaux du genre sont peu efficaces, car un Etat sous le coup de sanctions le quitte dans la plupart des cas. Un accord réussi mettrait en place un cycle de négociations de cinq ans. »

La suite de l’entretien est du même tonneau et nous permet d’appréhender sans coup férir le résultat de la quinzaine dédiée à la grande caravane publicitaire qui va se tenir à partir du week-end prochain dans la région parisienne.

Rien d’étonnant quand on se penche sur les prémices de l’affaire avec Guillaume Sainteny, polytechnicien, qui nous conte par le menu comment en France ingénieurs des grands corps de l’état et juristes ont réalisé une OPA infernale sur le « climat », pour en finir une fois pour toutes avec l’écologie…

Ce que l’actuel gouvernement a mis en œuvre avec une rare constance depuis 2012, en se livrant à une dévastation sans précédent dans tous les compartiments de l’environnement.

Témoignant, si besoin était que l’oxymore fameux du "développement durable" ne l’est décidément pas, comme le rappelait George Monbiot dans l’article qu’il a publié dans The Guardian le 24 novembre 2015.

Quant à l’agitation désordonnée d’une pseudo « société civile » fort affairée à se lamenter de ne pouvoir manifester à son aise, état d’urgence oblige, (nous y reviendrons), l’excellent Dominique Bourg fait litière du ramassis de niaiseries qui fait le fonds de commerce de la galaxie des petites boutiques des rebelles subventionnés :

« (…) Il n’existe pas, pour l’instant, de mouvement de la société civile pour le climat ! Il faut arrêter avec ces âneries. Nous sommes en revanche face à une minorité, consciente et agissante, et c’est sur elle que tout repose, sachant que la majorité de la population est indifférente aux questions environnementales, et que les gouvernements n’agissent pas, compte tenu de leurs liens avec les lobbies, tant le climat les prend à rebrousse-poil.

Sans l’aiguillon de cette minorité, on peut vraiment douter de l’efficacité de ce processus qui jusqu’à maintenant n’en a eu pratiquement aucune...

La Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, en 1992, a mis en place le processus des COP, autrement dit les Conférences des Parties (ayant signé la Convention-Cadre). Rappelons que, dans son article 2, les Etats s’engageaient à stabiliser les émissions de gaz à effet de serre pour empêcher une modification de l’atmosphère qui rende le climat dangereux pour la planète. Depuis que les Etats ont signé, ces émissions n’ont cessé d’augmenter. Que vous preniez l’Inde ou la Chine, tous prévoient une augmentation jusqu’en 2030. Nous en sommes aujourd’hui à 50 gigatonnes d’émissions, on sera à 70 gigatonnes en 2030, au minimum. Ces gens se foutent de nous. »

Enfin, Jean-Baptiste Comby nous explique aussi comment le discours médiatique sur l’écologie est devenu une morale de classe.

A méditer...

impression

commentaires

1 Tempête sur le climat

J’avais récemment entendu la personne qui à ATTAC est responsable de ce qui touche à la COP21. La présentation du positionnement d’ATTAC sur cette question ainsi que sa stratégie d’action publique m’avaient fait bonne impression.

L’assignation à résidence imposée au responsable du team juridique du collectif , Joël Domenjoud, change la donne. Non ?

http://www.ldh-france.org/ministre-...

poste par totolehéros - 2015-11-26@22:25 - Répondre à ce message
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