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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Le radeau de la Méduse climatique (1)
par Marc Laimé, 27 novembre 2015

« Pourquoi les meilleurs d’entre nous s’en vont-ils à vau-l’eau tandis que les pires continuent à prospérer ? Je veux savoir (*) ».

Jeudi 26 novembre, 10 heures du matin, au carrefour de la rue du Jourdain et de la rue des Pyrénées, dans le 20ème arrondissement à Paris. La petite place pavée où se tiennent les innombrables brocantes qui font désormais l’ordinaire des loisirs métropolitains est cernée de barrières, envahie de camions, illuminée de gilets fluo qui s’agitent dans tous les sens.

Mon premier mouvement, comme les tribus intermittentes qui ont envahi le 20ème nous valent de voir se parachuter cinquante tournages de films dans l’année, d’où engueulades subséquentes avec les garde chiourmes des services d’ordre d’opérette qui te détournent d’autorité de trois kilomètres avec la menace implicite de te balancer leurs talkie walkies dans la tronche si tu n’obtempères pas, c’est que ça y est : Canal Bolloré flairant la bonne combine, commence le tournage à la ramasse du premier épisode de « Massacre à Molenbeek ».

Comme il y a un gros moteur diesel qui balance des kilotonnes de fumée bleue, pas de doute, c’est bien le générateur qui va chauffer la tente de trois kilomètres sous laquelle notre meute va se goberger de trois cent tonnes de delikatessen bio à la pause, en attendant que le réal se réconcilie avec la diva qui tire la tronche dans sa loge. Elle a peut-être pas envie de mettre une burqa ? Bon, tellement l’habitude qu’on ne fait plus attention aux détails.

En fait j’avais tout faux ! Y avait les barrières, les camions, les gilets fluo, le gros moteur diesel, mais c’était pas Canal Bolloré et les intégristes ! C’était Paris qui plantait des arbres pour « compenser » la COP 21 !

Déjà là on a l’instantané de la période. Une vraie scène de crime. D’un côté de la placette, vers Jourdain, les librairies, les terrasses, avec les brunchs « populaires et familiaux » à 35 euros le dimanche, juste à l’angle, l’inévitable hangar Naturalia, et de l’autre côté les kebabs, l’épicier paki, les bazars à deux balles…

Et donc, au milieu, maintenant, poussent les arbres ! Enfin faut pas pousser, d’ailleurs je me pince pour y croire. A trois jours de l’ouverture de la grande caravane publicitaire, la Ville a donc été chercher à grands frais, au moins à plusieurs centaines de bornes, donc les camions, l’autoroute, j’en passe et des pires, des « arbres » arrachés à une quelconque pépinière industrielle, qui, après avoir été transbahutés à grand frais, sont transplantés dans tout Paris, à grands coups de marteau piqueurs et de générateurs carburant bruyamment au diesel…

Je me souviens. Il y a un mois, les deux mamies aux cheveux gris (genre les cheffes des goûters au patronage quand on était petit), avec leur binettes arrachant les mauvaises herbes au pied des arbres morts, enfin ce qu’il en reste, devant la librairie anar au coin de ma rue, derrière l’église. C’étaient les Sœurs de la compensation en plein travail ! Je les avais trouvées un peu enragées, genre trop joyeuses, aïli, aïlo, si t’applaudis pas, tu vas le voir le coup de binette dans ta face. Bon, je comprends mieux : elles étaient « habitées », le petit colibri et tout ça.

Là, on va à coup sur demander à KPMG, voire à Pascal Canfin, de tenir la « comptabilité carbone » de cette admirable « compensation », avant que de tweeter le tout à la terre entière : voyez comme nous sommes admirables et responsables ! Nous vous invitons par ailleurs d’ores et déjà au road-show de présentation de notre nouveau fonds carbone, place Vendôme, en janvier prochain…

Bon, entre nous, un autre drame horrible vient d’endeuiller la préparation de la COP. Laurence Tubiana est à l’hosto pour une appendicite !

Doux Jésus, l’une des cheffes au tapis. Bon, Ségolène a du sabler le champagne.

Bien, je l’avoue, c’est là, auprès de mon arbre, hier matin, que j’ai vraiment commencé à comprendre l’essence de la COP 21 (bon en vrai c’était du diesel mais on n’est plus à çà près...), et que tout ce qui a précédé et ce qui va s’ensuivre a brusquement « fait sens », comme dirait Pierre Rabhi chez Elisabeth Quin.

De grandes espérances (militantes)

A l’origine, une « Marche Mondiale pour le Climat » devait avoir lieu à Paris le 29 novembre, et dans d’autres villes comme Berlin, Milan... les 28 ou 29 novembre.

Ensuite un « climat-forum » devait se tenir les 5 et 6 décembre durant le « Sommet citoyen pour le climat » organisé lui à Montreuil, en lisière de Paris, en Seine-Saint-Denis.

Deux salles de 500 places, 3 salles de 200 places et beaucoup de salles de 50 places, genre salles de classe d’un lycée. La réservation d’une salle pour une tranche horaire de deux heures avait débuté dès le mois d’octobre sur
le site web de la Coalition climat qui recensait les évènements et mobilisations prévues en parallèle de la COP21 « officielle ».

Enfin, une « action de masse pour la justice climatique » était programmée à Paris le 12 décembre. L’une des initiatives proposées, dénommée « Red Line » étant une action de désobéissance sur le site officiel de la COP21 à Paris-Le Bourget, où se gobergeront les entreprises privées et les « ONG » accréditées.

Evidemment, très tôt, aucun consensus ne pouvait être réuni pour l’action « Red Line » au sein de la Coalition climat, puisque certaines « ONG » membres de la Coalition climat seraient aussi présentes… à l’intérieur de la COP21 officielle à Paris-Le Bourget…

Les présentations que feront la plupart des grosses "ONG" de la Coalition climat 21 y apparaissent diluées au milieu de celles que feront les multinationales, les lobbies de toutes sortes (nucléaire, agriculture, eau etc.) et leurs copains institutionnels.

Que vont donc y faire des militants comme Maxime Combes pour Attac, Wenonah Hauter pour Food & Water Watch, Txetx Etcheverry de Bizi, et bien sûr les soit-disants alliés d’Attac, Pascal Canfin et Nicolas Hulot, qui n’ont eu de cesse depuis des mois de bombarder les franges plus "radicales" de la so call société civile d’emails dénonçant l’incapacité de la COP à résoudre le problème climatique et la capture de l’ONU par les multinationales.

Il aura suffi que l’ONU (et les multinationales...), leur offrent un rôle de figurant au Bourget pour qu’ils aillent y cautionner ce qu’ils dénoncent (officiellement), à grand cris...

Autre problème, sur un budget global initialement évalué à 590 millions d’euros, l’Etat, la Région Ile-de-France et la ville de Paris allaient donner beaucoup moins d’argent que prévu.

Avec un « trou » de 100 millions d’euros, la traduction (interprètes et matériel) des échanges « alternatifs » n’était plus financée, et ce dès le mois de septembre. La Coalition climat envisageait dès lors de solliciter pouvoirs publics et collectivités.

Concernant l’eau, il était question d’aménager un espace "Eau et Climat" dans le climat-forum de Montreuil. Soit trois tranches horaires de deux heures le samedi 5 décembre dans la même salle, probablement de 50 places.

Créteil, octobre, réunion de la Coalition Climat

Jeunes et vieux, tous unis pour la justice climatique

Il y avait beaucoup de membres d’Attac et d’Alternatiba lors de la réunion. Les membres d’Attac se reconnaissant à leur âge avancé (60 ans et quelques grosses brouettes), et les membres d’Alternatiba à leur jeune âge (moins de 30 ans) et un super tee-shirt bling-bling, souvent avec la coupe de douilles genre Julien Bayou, ou la variante petite natte qu’on associe tout de suite aux braies des Gaulois (et tout le tintouin, les toilettes sèches qui sauveront le genre humain, et tutti frutti...). Ca à l’air de rien mais ça rend bien sur les selfies, faut pas déconner avec ça…

Attac, éminence grise à la manoeuvre

C’est un petit noyau de gugusses du conseil scientifique d’Attac qui est à la manoeuvre pour maintenir un consensus mou entre les 130 associations, ONG et syndicats de la Coalition climat. Et il y a du boulot quand on voit la composition de la dite Coalition climat, avec de « responsables » ONG dont l’activité première est le greenwashing des multinationales... Ce petit noyau avance masqué, Maxime Combes avec l’étiquette Aitec. Nicolas Haeringer celle de représentant français de 350.org...

Narration et chorégraphie

Les permanents des ONG américaines sont formatés pour faire du story telling, pas pour lutter sur le terrain avec les gens. Aussi, ces mêmes permanents gonflent sérieusement l’assistance en lui demandant de construire ensemble une "narration et une chorégraphie" pour les différents temps forts de décembre. Comme ce sont ces ONG américaines et la Fondation Henrich Böhl qui ont le plus de pognon, l’assistance fait semblant d’écouter gentiment leurs conneries.

Inside or outside, that is the question

Une bonne partie des ONG membres de la Coalition climat seront aussi à Paris-Le Bourget avec les multinationales pour faire les beaux devant les gouvernements. Il faut être doté d’une grande souplesse (dialectique) pour réussir un pareil grand écart entre la COP21 à Paris Le Bourget et le Sommet des peuples pour le climat à Montreuil…

Redlines, Oh my god !

Le 12 décembre, il est prévu une action de désobéissance civile au site de Paris Le Bourget, lieu de la COP21. Cette action appelée Redlines n’enthousiasme pas les ONG qui participent à la COP21 et pour cause. Elles font donc les chochottes en demandant de bien réfléchir à la forme de l’action et il est clair qu’elles vont essayer de saborder le truc.

Jedi ou bisounours du climat

A la fin de la réunion, il est demandé à l’assistance d’approuver une déclaration rédigée avant la réunion par la petite poignée de gens qui pilotent le truc. Jusque là rien de surprenant. Sauf que, une personne demande à ce qu’un mot soit supprimé dans une phrase. La phrase était "La COP21 n’est pas la seule solution pour lutter contre le changement climatique". Le mot à supprimer était "seule".

De nombreux participants agitent leurs petites mains en guise d’approbation. Les WWF, Greenpeace, Fondation Henrich Böhl, LDH… montent alors au créneau pour expliquer que la COP, l’ONU et les gouvernements c’est vachement bien, que la COP est un lieu de dialogue avec les gouvernements, les habituelles conneries...

Les missiles volent dans l’amphi pendant une demi-heure. Maxime Combes shoote dans une chaise tellement il est énervé.

Ca se termine par la décision de décider à une autre réunion du devenir de "seule"...

Enfin, on apprend que l’attribution de grande cause nationale à la Coalition climat va permettre la diffusion gratuite de spots TV et radios sur les chaînes nationales. L’agence de communication BDDP a réalisé les visuels (bandeaux, logos...) pro bono. Tout cela n’empêche pas que la communication va être le poste budgétaire le plus important. Ne doutons pas que BDDP aura l’opportunité de toucher une partie du pactole consacré à la com. BDDP a déjà commencé à dire que l’adaptation des bandeaux et logos en langues autres que le français était compliqué et ne faisait pas partie de la prestation pro bono.

C’est l’histoire d’un mec et d’une pirogue

Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France-Libertés, héraut de la “guerre des coupures d’eau”, figure depuis l’été dernier en 6ème position, au titre de “représentant de la société civile”, sur la liste parisienne d’EELV aux élections régionales d’Ile-de-France, dirigée par la secrétaire nationale du parti Vert, Emmanuelle Cosse, dont le directeur de la communication est un (ancien ?) haut-cadre de la direction de la communication de… Veolia

Dans cette perspective, et celle de la COP 21 qui se tiendra au même moment, heureux hasard du calendrier, le directeur de la Fondation s’active afin de finaliser la mise en scène d’une nouvelle bouffonnerie, véritable apothéose pour des virtuoses du genre, dont on ne doute pas qu’elle générera elle aussi de nouvelles subventions : le “Projet Pirogue”.

Heureuse coïncidence. Un autre groupuscule d’amis de l’humanité (souffrante) « Amazon Watch », travaille depuis le début de l’année 2015 à un projet « porté » par la communauté « Kichwa » de Sarayaku, en Equateur.

« L’idée globale est de faire venir un canoë traditionnel du Sarayaku à la COP 21 de Paris en décembre, pour représenter la lutte des peuples autochtones d’Amazonie équatorienne pour l’autodétermination et la protection de leur territoire, face à une industrie pétrolière de plus en plus vorace, appuyée par le gouvernement, qui s’acharnent à diviser les communautés autochtones et détruire leurs terres avec leurs projets d’extraction. »

Le musée Pairi Daiza en Belgique a déjà alloué des fonds à la construction du canoë en Amazonie et à son transport jusqu’au port de Guayaquil, en Equateur. Amazon Watch prendra en charge le transport du canoë de Guayaquil à Paris, puis sa gestion pendant la COP, après quoi le Paira Daiza l’expédiera jusqu’au musée en Belgique.

On imagine le ravissement de nos amis. L’affaire s’emballe très vite, après que de pirogue en container l’Indigenous Environmental Network (IEN), un réseau d’autochtones nord-américains, aient fait part de leur souhait de se joindre à la communauté du Sarayaku en apportant eux aussi leurs canoës traditionnels.

Aux dernières nouvelles, il y aurait même des chances que les Maori de Nouvelle-Zélande participent aux réjouissances.

(Y a intérêt à faire gaffe ! Faut absolument attacher les pirogues sur des Zodiac - déjà ça fera un partenariat marchandise de plus -, et faire piloter les barcasses par des commandos de marine. La Seine est plus polluée qu’un égoût de Lagos, aka les marchés du SIAAP qui intéressent une armée de juges d’instruction, c’est pour ça qu’il y a pas le droit de se baigner et que le 100 mètres dos aux JO en face du Louvre on peut toujours se brosser. Or l’autochtone est allergique aux métaux lourds et aux PCB. Il suffit qu’il y en ait deux ou trois qui tombent à la baille, ils clamsent tout de suite. Et là on entre en guerre avec les Maoris et les tribus de Pancha Mama, et Raoni, et Sting ! Même avec le Charles de Gaulle ça le fera pas. Il faut fissa qu’Hulot il en parle à Cazeneuve et Le Drian, quand il aura fini d’allumer les Champs Elysées avec IKEA…)

De pirogue en container on en vient très vite à l’idée d’organiser une "flottille autochtone" sur la Seine, tandis que de nombreuses conférences-débats pourront être organisées par France Libertés au Pavillon de l’eau, un espace d’exposition propriété d’Eau de Paris, avenue de Versailles, en bord de Seine dans le 16ème arrondissement…

Et l’affaire a prospéré puisqu’une délégation de représentants du peuple Sarayaku était officiellement conviée par François Hollande et Nicolas Hulot dans le cadre d’une réunion préparatoire à la COP 21 à Paris les 20 et 21 juillet derniers.

Pour France Libertés : « Cette flottille pourrait être une belle occasion d’attirer l’attention sur les problématiques auxquelles sont confrontés les peuples autochtones, mais aussi les solutions au changement climatique qu’ils ont, et enfin de mettre en avant leurs modes de vie bien plus harmonieux avec la nature que nos modes de vie « à l’occidentale ».

Bon, en vrai ça s’est fini par trois pirogues et une vingtaine de kayakistes au bassin de la Villette. Quand ils auront fini de se les cailler y pourront jouer aux boules avec une casquette à carreaux.

D’ici à ce qu’ils attachent un indigène à chaque arbre planté pour « compenser » la COP 21, indigène qui expliquera aux autochtones du Grand Paris comment faire harmonieusement évoluer leur mode de vie vers la sobriété heureuse, y pas loin, je les connais nos pros de la récupération-recyclage. Pardon, aujourd’hui c’est de l’économie-circulaire…

Etat d’urgence et choix cornéliens

Nos grandes espérances se sont donc fracassées sur les annonces de M. Valls et Cazeneuve qui, après les attentats, état d’urgence oblige, ont ressenti l’urgence d’interdire à nos guerilleros et autres voleurs de chaise de baguenauder dans les rues de Paris, comme ils en avaient exprimé le souhait…

“Au lendemain de l’annonce par la présidence de la COP21 de l’interdiction de toutes les marches pour le climat qui auraient dû avoir lieu, à Paris et dans d’autres villes de France, à la veille de l’ouverture des négociations, c’est un mélange de déception et de branle-bas de combat, relataient Reporterre et Bastamag

« On n’a pas le droit de baisser les bras, mais là, ce sont plusieurs mois de boulot avec toutes les associations qui tombent à l’eau. On en était à un niveau d’organisation collective colossal », lâche Mathieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.


Mardi matin, moins de quatre jours après les attentats de Paris, les organisations de la société civile étaient réunies chez Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, sous l’égide de qui se tiendra la réunion internationale sur le climat dans dix jours. Si les marches semblent alors déjà très compromises, y est évoqué un « rassemblement statique ». En aparté, les conseillers évoquent l’idée d’un stade où auraient pu se réunir les dizaines de milliers de personnes attendues initialement pour la marche du 29 novembre. »


(…)

Mercredi soir, le gouvernement tranchait. La société civile est toujours bienvenue au Bourget dans un espace de 27 000 mètres carrés où sont attendues plus d’une centaines d’organisations. Hors du Bourget, c’est une autre affaire.

Les manifestations sont maintenues si elles ont lieu « dans les espaces fermés et aisément sécurisables », souligne le communiqué du secrétariat de la COP21.

Exit les marches du 29 novembre et du 12 décembre, en clôture des négociations. Exit même la possibilité d’un grand rassemblement dans un stade, un hippodrome ou une place parisienne, comme des rumeurs qui circulaient des cabinets ministériels aux ONG avaient pu laisser croire.


Les ONG représentées au sein de la Coalition climat 21 enchaînaient réunion sur réunion. « Cela fait plusieurs jours que nous sommes dans l’attente de la décision des autorités, nous avions réfléchi à un scénario où la marche serait maintenue, avec un service d’ordre blindé et une grande coordination avec la police, déplorait Marie Yared, de Avaaz. Pour la centaine de bénévoles de notre organisation qui ont tout mis en œuvre pour la réussite de notre mobilisation, c’est vrai que le moral est un peu cassé. Nos sentiments sont partagés entre les problèmes réels de sécurité et la volonté de nous exprimer au moment de la COP ».


A suivre...

(*) Etranges loyautés. William Mcilvanney, Rivages Noir, 1992.

Lire aussi :

- Le radeau de la Méduse climatique (2)

Les eaux glacées du calcul égoïste, 28 novembre 2015

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commentaires

1 Le radeau de la Méduse climatique (1)

Les soeurs de la compensation : une vrai trouvaille !

Quant à moi je crains la comparaison avec Bouvard et Pécuchet, version Frédéric Berthet ( http://www.telerama.fr/livres/le-retour-de-bouvard-et-pecuchet,117896.php ) ou Vincent Colin ( http://compagnievincentcolin.com/spectacles/12-13/bouvardetpecuchet.html " L’activisme débridé d’aujourd’hui, symbole apparent de modernité, ressemblerait fort à celui des deux compères flaubertiens." )

Mais j’espère que ce qui vous chagrine le plus ce sont moins les actions brouillonnes des simples citoyens, qui n’en peuvent mais, que la confusion repérée chez ceux que vous auriez souhaités plus avertis.

L’ épisode tragique de la Méduse engendra une large indignation à dimension politique ; "c’est la Restauration tout entière qui est mise en procès."
Les officiers de la frégate passèrent en jugement en 1817...
"L’épisode retenu par le peintre se situe peu avant le sauvetage du radeau, au moment où l’Argus apparaît à l’horizon. La réalisation de ce tableau deux ans seulement après le procès, son réalisme reconstituant un fait très récent, furent perçus comme une provocation." dixit wikipedia.

poste par totolehéros - 2015-11-30@15:21 - repondre message
2 Le radeau de la Méduse climatique (1)

ha au moins je me suis bien marrer même si tout ça est triste à pleurer
Merci

poste par Elisa - 2015-11-30@15:39 - repondre message
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