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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Canalisateurs de France pleure sa mère
par Marc Laimé, 23 janvier 2016

Comme c’est fini le temps béni où les départements finançaient pour 500 millions d’euros par an (évaluation CFE garanti sur facture, on connaît nos classiques, non mais...), les tuyaux et les steps (non, on ne parlera pas du SIAAP, les juges ne le souhaitent pas), le temps béni du FNDAE, le temps béni de l’avant ONEMA, le temps béni de Jacques Oudin, le temps béni d’avant la main basse des odieux socialo-communistes (et du Kappelmeister), sur les poches profondes des Agences, le temps béni surtout, pour les temps présents, d’avant la sournoise OPA de la bande à biodiv, Canalisateurs de France pleure sa mère.

Le gag c’est que le JO du Sénat, qui doit être troublé par ces réminiscences obligées, publie une question d’un honorable sénateur, volant au secours de Canalisateurs, et l’affilie (le 21 janvier 2016, ils vont être contents rue de Vaugirard !) à… l’UMP. (D’ici à ce que ce soit une manigance du meilleur d’entre nous contre l’amoureux éperdu de la France en librairie lundi ?). Bon, ne nous égarons pas.

Ledit vrai faux UMP (qui nous baille d’ailleurs des informations époustouflantes), essaie d’abord d’interroger la bande à Macron, enfin Bercy, c’est d’ailleurs là qu’on reconnaît les vrais UMP et leurs descendants, ils savent où ça se passe. Comme Macron on le sait court entre deux barbiers, histoire d’agacer, non le Sévillan, mais le Catalan, la galèjade se poursuit avec la réponse prêtée à la Ministre de l’Ecologie (ce qu’il en reste), suppléant Bercy, réponse dont le rédacteur balade Canalisateurs dans un niais baratin pré-Com 21 parfaitement inepte, dont nos amis des tuyaux n’ont évidemment rien à battre. Ici le seul tuyau étant que décidément ça sent l’emballage des cartons à Roquelaure…

- La question écrite n° 15291 de M. Gilbert Bouchet (Drôme - UMP), publiée dans le JO Sénat du 19/03/2015 - page 586 :

« M. Gilbert Bouchet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur la situation des sociétés de travaux publics spécialisées dans la canalisation. Ces sociétés participent depuis longtemps à la construction des infrastructures, à l’entretien des réseaux d’eau ainsi qu’à l’amélioration de la santé publique.

Elles représentent un tissu économique très actif, qui emploie 162 000 ouvriers. Or, ce secteur d’activité est en crise économique. De 2009 à 2014, l’activité a diminué de l’ordre de 45 % alors que dans le même temps les prix de l’eau ont progressé.

En outre, le patrimoine est de plus en plus vétuste. En effet, les matériaux qui constituent le réseau français sont fragiles et ont un impact pour la santé publique. Cela induit également des pertes en eau potable dans les réseaux de distribution.

Aussi demande-t-il au Gouvernement ce qu’il envisage de faire pour permettre, au niveau environnemental, l’application des dispositions de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement et, au niveau financier, le contrôle des sommes collectées par les services des eaux et leurs affectations en investissements productifs. »

(Ici noter que notre bon ami UMP suppute que les sommes collectées par les services des eaux pourraient ne pas être affectées en investissements productifs ! Quelle horreur ! Note Eaux glacées).

(Transmise au Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.)

- La réponse du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, publiée dans le JO Sénat du 21/01/2016 - page 246 :

« L’eau comme ressource est considérée comme un bien précieux et rare qu’il faut maîtriser au mieux afin d’en éviter les pertes inutiles. (…) »

Comme on est dans le vintage faut croire qu’ils viennent d’embaucher une émule de Sœur Teresa à la Défense (de rire). On n’imagine pas qui sinon pourrait déblatérer pareilles niaiseries en répondant à Canalisateurs, sauf à se foutre ouvertement de leur poire, ce qui ne saurait être totalement exclu… Note d’Eaux glacées.

(…)

« Pour ce faire, la gestion patrimoniale des réseaux d’alimentation en eau potable est depuis quelques années un enjeu international et national. »

(…)

Là sœur Teresa a oublié l’interplanétaire, le niveau baisse à AgroParisTech depuis que Barraqué et Trancart ont pris leur retraite… Note EG.

(...)

« La réduction des pertes en eau sur les réseaux d’alimentation est ainsi une priorité reconnue par la banque mondiale depuis 2006, notamment considérée comme une contribution importante à l’adaptation nécessaire au changement climatique. »

(…)

Là c’est un morceau de Valls préparé pour Davos, c’est vraiment n’ importe quoi les nouveaux répondeurs parlementaires !

Breaking news 12h27 : Eaux glacées bat sa coulpe. Image 7 vient de nous indiquer gentiment par sms qu’il s’agissait en fait d’éléments de langage d’Emmanuel. Dont acte. (Note EG)

(…)

« Les économies d’eau sont un enjeu essentiel de la politique de l’eau actuelle. La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a d’ailleurs rappelé, dans son courrier aux présidents de bassin nouvellement élus, que la réduction des fuites sur les réseaux d’eau potable et sur les réseaux d’assainissement est un impératif auquel les bassins doivent concourir. La ministre a également alerté personnellement par courrier l’ensemble des élus responsables des services publics d’eau potable sur l’importance de lutter contre les fuites dans les réseaux. »

(…)

C’est sur que les mecs ils attendaient que çà, que Sœur Sourire vienne leur expliquer comment faire leur taf… Note EG.

(…)

« Afin de réduire les pertes en réseaux dues à la dégradation des canalisations, des mesures législatives ont été prises pour engager les services publics de l’eau et de l’assainissement dans une démarche de gestion durable de leur patrimoine.

« Comme toute infrastructure, les ouvrages doivent être entretenus, réparés et, à terme, renouvelés. La question est de prévoir et d’organiser ces opérations pour maintenir, aux meilleurs coûts, la qualité du service à l’usager, c’est-à-dire la permanence et la qualité de l’eau distribuée.

(…)

Vous je ne sais pas, moi l’impression se confirme que le répondeur prend les élus pour des gros débilos… Note EG.

(…)

« Les services sont ainsi contraints de cibler et d’optimiser les dépenses de renouvellement, aussi bien sur le plan technique (ciblage du patrimoine à renouveler) que financier (optimisation des dépenses). Il en découle la nécessité de connaître le patrimoine et son état afin d’élaborer une stratégie de renouvellement.

Attention ça devient vachement puissant comme raisonnement, si pas mastère 12, laissez béton la suite… Note EG.

(…)

« C’est pourquoi la loi n° 788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (loi « Grenelle II ») a introduit deux dispositions :

- l’obligation tant pour les services d’eau que d’assainissement d’établir pour fin 2013 un descriptif détaillé de leurs réseaux ;

- et l’obligation pour les services de distribution d’eau de définir un plan d’actions dans les deux ans lorsque les pertes d’eau en réseaux sont supérieures à un seuil fixé par décret.

Ces dispositions sont précisées dans le décret n° 2012-97 du 27 janvier 2012 relatif à la définition d’un descriptif détaillé des réseaux des services publics de l’eau et de l’assainissement et d’un plan d’actions pour la réduction des pertes d’eau du réseau de distribution d’eau potable.

La loi de finances rectificatives de 2014 a reporté d’une année la date d’entrée en application de la majoration d’une redevance pour prélèvement pour l’usage eau potable, afin de pouvoir permettre à l’ensemble des collectivités de se préparer à cette mesure.

La ministre a parallèlement veillé à mettre à la disposition des collectivités plusieurs solutions de financement, notamment par les agences de l’eau et la caisse des dépôts et consignations, afin d’inciter les collectivités à augmenter leurs investissements dans les réseaux. »

Bon, si vous n’avez pas encore compris qu’après le coup du siècle (dernier) des provisions évaporées (genre quelques milliards d’euros, après ça va pas pleurer si les tuyaux fuient), comme les dotations aux collectivités vont encore baisser de quelques milliasses, qu’on va y rajouter la GEMAPI et toutes ces sortes de choses, faudra pas venir pleurer si le prix de l’eau augmente... Dans pas longtemps on va voir Jacques Oudin, élu secrétaire général d’Attac, partir à l’assaut de l’assemblée en 403...

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