Vous voyez ce message parce que votre navigateur ne peut afficher correctement la mise en page de ce site. Effectuez une mise à jour vers un butineur qui supporte les standards du web. C'est gratuit et sans douleur.

NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
COVID-19 : le Haut Conseil de la Santé Publique alerte sur la ventilation des bâtiments et le traitement des effluents
par Marc Laimé, 26 mars 2020

Le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu public le 23 mars un avis daté du 17 mars “relatif à la réduction du risque de transmission du SARS-CoV2 par la ventilation et la gestion des effluents des patients COVID-19”. La chronologie de l’établissement de cet avis, et son contenu, s’agissant de la ventilation des bâtiments, en général, et pas seulement des établissements hospîtaliers, comme du traitement des effluents qui renvoient à la gestion des eaux usées, apportent un nouvel éclairage à la crise multiforme du coronavirus.

Au risque de relancer l’une des innombrables polémiques qui accompagnent la crise, on notera que la DGS du ministère de la Santé a sollicité cet avis le 27 février.

Il s’agissait donc d’élaborer dans les meilleurs délais un avis “concernant la réduction du risque de transmission aérienne du virus SARS-CoV2 par les systèmes de ventilation des bâtiments, en milieu de soin comme en environnement domestique, ainsi que la gestion des effluents des patients confirmés COVID-19”.

En d’autres termes, et si l’on a à l’esprit, par analogie, le lointain précédent de la "maladie du légionnaire", en cette phase de confinement généralisé, le groupe de travail mis sur pied par le HCSP allait devoir répondre à plusieurs questions :

- les systèmes de ventilation installés dans des millions de bâtiments d’habitation et dans les hopitaux sont-ils susceptibles de faciliter la propagation du COVID-19 ? Il s’agit dans ce cas de figure d’identifier les risques potentiels découlant de patients “symptomatiques d’infection à SARS-CoV2 à domicile”, et “des personnes hospitalisées pour infections sévères ou graves à SARS-CoV2, ou en établissement medico-social, notamment en EHPAD”.

- les rejets d’effluents provenant d’établissements hospitaliers accueillant des patients confirmés COVID-19 sont-ils susceptibles d’être transportés par les réseaux d’assainissement et d’affecter leurs personnels ?

- quelles sont les mesures susceptibles d’atténuer ces risques potentiels ?

Ici, il faut avoir à l’esprit que les malades du coronavirus sont bien plus nombreux en ville qu’à l’hôpital puisque les médecins généralistes en ville auraient diagnostiqué, selon Les Echos de ce jour, près de 42 000 cas de COVID-19 lors de leurs consultations la semaine dernière…

Les réponses apportées par les experts mobilisés par le HCSP, qui publie également la liste des publications scientifiques sur lesquelles ils se sont appuyés pour forger leur avis, sont très éclairantes et et contribuent à conférer à cette crise son caractère multidimensionnel, impactant des domaines d’activité, des équipements, des fonctionnalités…, extrèmement divers.

On s’attachera donc tout particulièrement à la description très précise donnée par cet avis pour ce qui concerne la problématique des logements “normaux”, et notamment ceux équipés de VMC (20% à 25% du parc national de logements).

(Les VMC, mantra des opérations de "rénovation thermique" du bâtiment, alpha et omega des catéchumènes du "sauver la planète" à la télé... Opérations par trop souvent réalisées n’importe comment avec une kyrielle de dysfonctionnements à la clé).

Pour le milieu hospitalier ce sont les différentes catégories spécifiques de ventilation qui coexistent dans un même établissement hospitalier qui attirent l’attention.

Enfin le HCSP se penche sur le rejets des effluents des patients infectés, soulignant que “du SARS-CoV2 peut être éliminé via les selles et les effluents vers le réseau d’assainissement, mais le pouvoir infectieux du virus contenu dans les selles est mal caractérisé”.

Le chapitre 3.2. de l’avis précise donc que “le personnel intervenant sur les réseaux d’assainissement peut être amené à réaliser, dans ces réseaux ou en dehors, des opérations exposant ces personnels à des agents microbiologiques, notamment viraux, présents dans les eaux usées non traitées et susceptibles d’affecter la santé de ces personnels.”

Le volet recommandations de l’avis préconise, s’agissant de l’habitat individuel et collectif, de contrôler le bon fonctionnement des installatiuons de ventilation. Compte tenu du gigantesque parc concerné, propriétaires privés et bailleurs sociaux vont-ils vraiment s’en préoccuper ?

Les préconisations relatives aux établissements hospitaliers et medico-sociaux viennent pour leur part souligner le colossal travail que cela représente, qui vient s’ajouter à la dispense de soins.

Enfin, s’agissant des personnels de l’assainissement, la liste des préconisations du Haut Conseil confirme qu’un surcroit de précautions exceptionnel doit immédiatement être mis en oeuvre dans tous les services d’assainissement, collectif et non collectif (SPANC).

Ceci est d’autant plus important que, selon les informations diffusées par la FNCCR, la FP2E ou la FNSA, publics comme privés, les services d’assainissement ne mobilisent aujourd’hui, crise oblige, qu’un peu plus de 40% de leurs personnels, ce qui provoque inévitablement une surcharge de missions et des risques accrus.

PDF - 914.5 ko
L’avis du Haut Conseil de la Santé Publque 17-03-20 -.

Voir aussi :

Le COVID-19 et les données :

http://www.opendatafrance.net/2020/...

Open Data France.

impression

commentaires

1 COVID-19 : le Haut Conseil de la Santé Publique alerte sur la ventilation des bâtiments et le traitement des effluents

Merci de la publication de ce texte.
Encore un beau retard à l’allumage de l’Etat et des Corps Constitués ! Mais que branle toute cette kyrielle de haut-fonctionnaires pantouflards ?
Cela ne fait-il pas plusieurs semaines que les travailleurs des secteurs concernés et leurs syndicats soulèvent le problème ?
Pourquoi ne pas prendre l’info au niveau le plus approprié au plus près du terrain et de ceux qui ont les pieds dans la m...?
Des chaînes courtes réactives doivent être instaurées ! (en parallèle des chaînes longues bureaucratico-administratives) Au moins une leçon de l’expérience de tirée.

poste par Jacques P. - 2020-03-26@11:10 - Répondre à ce message
2 COVID-19 : le Haut Conseil de la Santé Publique alerte sur la ventilation des bâtiments et le traitement des effluents

Bonjour, Comme souvent vous apportez au public des informations précises et concrètes. Ce sont les questions de ventilations qui m’ont retenu. Il faut espérer que les préconisations parfois très précises,modulées suivant le type d’habitat, seront indiquées aux personnes présentant les symptômes. J’en doute (mais c’est là un trait de caractère qui m’aveugle peut-être) ! Tout comme je ne crois pas devoir attendre des autorités, accaparées par des problèmes bien plus graves encore, qu’elles communiquent sur des préconisations pouvant être utiles à des personnes seulement asymptomatiques !
Heureux bénéficiaire -vu la pénurie ambiante- d’un logement social je souris jaune à la lecture du rapport. Chez nous c’est ventilation naturelle et naturellement on peut être amené à obturer les sorties pour éviter soit les entrées de cafards soit tout simplement les odeurs diverses (javel, peinture, fumette, cuisine). D’ailleurs, la Régie ne communique jamais à ce sujet.
Quant à l’aération des parties communes, la température estivale saharienne qui y règne, ou la pénétration dans les logements des odeurs des produits qui font le propre témoignent de sa qualité...

Oui, j’attends de l’après Covid une réflexion sur la problématique de l’aération en rapport ou non avec l’usage des produits d’entretien. il faudrait évoquer également les ascenseurs ! Pour raisons de sécurité (!) ce n’est que par quelques petits trous, en plus des rainures que l’air nous parvient. (en ce moment, c’est à pied que je descends et monte ma dizaine d’étages). Je mets au défi nos concepteurs es logementsdelatransitionaveczérorisque de supporter une panne d’ascenseur en été ; même seul en cabine.

Un dernier aspect des VMC mécaniques : en cette période difficile, tragique pour certains, l’inconvénient que je vais pointer semblera négligeable : le bruit. Qui n’habite pas près d’un établissement, voire plusieurs, dotés de ce dispositif n’a pas idée du bruit continuel qu’il peut faire. Un bruit faible peut être, mais j’insiste : continuel, jour ET nuit (Ah, les belles nuits d’été, la fenêtre ouverte !). Or, l’on sait, si l’on s’informe, que le bruit perçu même inconsciemment n’est pas sans effets. J’insiste sur ce point. Alors bien sûr, si l’on ne se sent bien que continuellement baigné par toutes sortes de stimulations sonores on peut ressentir cela comme un doux bercement... Mais je m’aperçois que Covid-19 est loin : remerciez m’en !
PS : un peu vicelard il me revient qu’un voisin haïtien m’a fait part de difficultés d’approvisionnement en eau en Martinique : sauriez-vous ce qu’il en est ? Bien à vous.

poste par Doudelafeuille - 2020-03-26@20:05 - Répondre à ce message
3 COVID-19 : le Haut Conseil de la Santé Publique alerte sur la ventilation des bâtiments et le traitement des effluents

Bonjour Antoine,

Nous sortons de deux ans de "rénovation thermique", c’est dire si j’ai pu apprécier in vivo les performances des escrocs du "sauver la planète"...

Concernant la Martinique et la Guadeloupe nous sommes "en carême" comme on le dit sur place ;

Autrement dit "tours d’eau", approvisionnement au petit bonheur la chance, la Guadeloupe étant le pire ;

Il faudrait investir 1 milliards d’euros pour rétablir une situation normale ;

L’Etat consent à lâcher 70 millions d’euros au compte-goutte.

Il est vrai qu’il ne s’agit pas de la start-up nation hexagonale qui s’est vu offrir hier 4 milliards d’euros...

Tout cela va mal finir.

Bien cordialement.

ML

poste par Marc Laimé - 2020-03-27@13:57 - Répondre à ce message
4 COVID-19 : le Haut Conseil de la Santé Publique alerte sur la ventilation des bâtiments et le traitement des effluents

Incognito, je viens vous saluer et vous apporter mes encouragements.

poste par Doudelafeuille - 2020-03-27@14:09 - Répondre à ce message
5 COVID-19 : le Haut Conseil de la Santé Publique alerte sur la ventilation des bâtiments et le traitement des effluents

Bonjour,

Difficile d’y voir clair dans les multiples recommandations, suggestions articles...

Je relève dans un article du journal La Croix datant du 20/03 de ce mois ( réactualisé le 21) cette déclaration qui peut rassurer (un peu) : Commentant un étude parue dans le The New England Journal of Medicine" sur la durée de présence du virus sur différentes surfaces ainsi que dans l’air, le docteur Bruno Grandbastien, président de la SF2H (Société Française d’Hygiène Hospitalière) émet cette critique : « Mais il s’agit d’un travail expérimental qui ne correspond pas à ce qui se passe dans la vraie vie avec ce coronavirus », ... « Ces chercheurs ont créé des particules très petites et très fines qu’ils ont ensuite contaminées avec ce coronavirus, poursuit ce médecin. Et par le biais d’un aérosol, ils ont ensuite diffusé ces particules dans l’air dans une enceinte fermée. Mais dans la vie réelle, ce n’est pas comme avec un aérosol de laboratoire. Quand une personne tousse, éternue ou crache, elle expédie dans l’air des gouttelettes qui ne sont pas aussi fines et petites que celles de l’étude. Il s’agit au contraire de grosses particules portant le virus qui ne restent pas suspendues dans l’air mais tombent rapidement. »

Un collectif Strasbourgeois, ne se satisfait pas de ces considérations, et alerte : "Tous les ans, à la même période, les épandages agricoles sont responsables de pics de pollution printaniers durant les mois de mars à mai. Ces particules printanières sont, de par leur composition, moins toxiques que des particules de combustion issues par exemple du trafic routier néanmoins elles vont également servir de vecteur de transmission au virus." [il convient de savoir si les virus éventuellement propagés ainsi gardent leur virulence. S’il y a loin parfois de la coupe aux lèvres ou de la paillasse au paillasson, on se souvient aussi qu’il n’y a pas si loin entre le ciel d’Ukraine et celui de l’Alsace]...

Alors, à moitié vide, à moitié plein...?

Si l’on n’est pas trop rassuré, ou si l’on anticipe les difficultés de sortie du confinement on peut tenter de fabriquer soi-même son masque.Le site de l’AFNOR propose un document, sur le compte Twitter de la SF2H on trouve des liens ????
https://telechargement-afnor.org/ma...
https://twitter.com/LaSF2H/status/1...
https://twitter.com/search?q=%23mas...

[je ne pratique pas Twitter...]

Un prochain billet sur ce sujet ?

poste par Doudelafeuille - 2020-03-28@12:50 - Répondre à ce message
vous aussi, reagissez!