Nul n’aura souligné à quel point ces événements imprévisibles auront souligné jusqu’à la caricature la berlusconisation rampante à laquelle nous devons faire face.
Il y a quelques semaines la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France rendait public un rapport d’une sévérité sans précédent contre la gestion, en tout point critiquable, du premier syndicat des eaux français et européen.
L’extraordinaire, que nulle gazette n’aura hélas souligné, tenait dans l’inconcevable réponse du SEDIF à cette condamnation sans équivoque de ses pratiques délétères.
Pas moins de huit pages de la réponse du Syndicat fustigeaient dans une attaque sans précédent les membres de la Chambre régionale des comptes qui avaient osé… faire leur travail.
Ces dévoiements, cette attaque sans détour contre le corps judiciaire, signent l’affiliation politique de leurs auteurs, au confluent de Berlusconi et de Poutine. Fuck la justice, Fuck la loi : nous gagnerons car nous sommes les plus forts. Funeste lignage.
Comme à chacun des épisodes similaires qui ont précédé, l’habillage de ses contestataires en dangereux terroristes « d’ultra-gauche », le mépris affiché comme mode de gouvernement, signent en vérité une fin de règne, un pourrissement. Chaque saillie les rapproche de l’abîme. Et c’est à l’évidence cette proximité de l’abîme qui ne laisse subsister qu’une haine affolante d’une altérité qui non seulement s’affirme, mais prospère, s’étend, colonise un espace désormais hors d’atteinte des brontosaures cacochymes qui n’auront laissé qu’un territoire dévasté à leurs descendants.
Car enfin, ce sont bel et bien des avancées sans précédent qui vont devoir être consenties, le couteau sous la gorge.
Nul n’est plus dupe des palinodies de la Firme et de ses porte-cotons.
D’avoir tout mis en œuvre pour persévérer dans votre être est précisément ce qui va vous précipiter dans la tombe.
Rien ne sera désormais comme avant.
Votre parole n’est plus qu’artefact du « cash-flow ».
Votre « légitimité » perdure aussi longtemps que vous serez protégés par des services de sécurité dûment rétribués à cet effet, aux frais de l’usager qui n’en peut mais.
Tout cela ne durera pas.
En apparence, demain, Veolia sera encore là.
Mais cette très vieille histoire, née dans la défunte banlieue rouge dans les années 20 du siècle dernier, est morte, et c’est vous qui venez de l’enterrer.
Le nouveau contrat (du siècle) dont vous allez imposer la signature à l’attristant aéropage d’ilotes que vous maintenez dans les rêts d’une soumission aussi ridicule qu’abjecte, abjecte car épouvantablement ridicule, et ici le ridicule tue, ce nouveau contrat, adorné par vos folliculaires d’épithètes auxquelles plus personne n’accorde le moindre crédit, ce nouveau contrat n’arrivera pas même à son terme.
Vous le savez et n’en avez que faire.
Preuve ultime, s’il en fallait, de cette duplicité qui depuis fort longtemps ne prête plus à sourire.
Cette fin de règne est abominable. Vous aurez entraîné, non seulement dans la honte et le déshonneur, auxquels ils sont de belle date accoutumés, mais encore dans l’échec, hommes et femmes qui méritaient mieux.
Adoncques, triomphez.
La roche Tarpéienne est proche du Capitole.
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