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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Agriculture : l’aide au bio, la luzerne, et le désert agricole de l’IDF…
par Marc Laimé, 2 avril 2012

Eclairages saisissants.

Les aides à l’agriculture bio sont versées avec un retard scandaleux à leurs bénéficiaires par le ministère de l’Agriculture, qui s’empresse, à contrario, de verser les aides de la PAC aux agriculteurs conventionnels… à l’avance, comme le dénonçait Le Canard Enchaîné le 13 mars dernier.

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"Pas d’oseille pour le bio"

Plaidoyer pour la luzerne

Dans la détérioration permanente de la qualité des masses d’eau en France, mais aussi en Europe, l’utilisation d’engrais azotés et de pesticides pour l’agriculture demeure une question majeure.

Or de nombreux travaux, menés notamment par l’INRA montrent que la culture de la luzerne produit un effet positif sur la qualité de l’eau.

La luzerne est une plante pérenne et une légumineuse, c’est-à-dire une plante qui a la particularité de capter l’azote de l’air, bien qu’elle absorbe prioritairement l’azote disponible dans le sol ; ainsi lorsqu’elle est introduite dans les successions culturales, la luzerne réduit la concentration en nitrates des eaux de drainage à l’échelle de la rotation culturale.

Le retournement des luzernes n’entraîne pas de libération intempestive d’azote. En effet, un article de Perspectives Agricoles (n° 264, Janvier 2001, Justes et al.) montre que l’incorporation de l’azote présent dans les racines et les collets (parties aériennes non récoltées) provoque d’abord une organisation de l’azote minéral du sol par les micro-organismes avant d’être progressivement reminéralisé, notamment au printemps suivant.

Enfin, la luzerne est une plante rustique qui ne nécessite pratiquement aucun traitement phytosanitaire : une enquête de la Chambre d’Agriculture de la Marne démontre ainsi que la Luzerne n’a quasiment pas besoin d’insecticides : 94% des parcelles de 1ère année et 97% des parcelles de 2ème année ne reçoivent aucun insecticide.

De plus, la luzerne ne nécessite que peu de traitement herbicides : 72% des parcelles de 1ère année et 68% des parcelles de 2ème n’ont reçu aucun traitement anti dicotylédones durant l’hiver.

Enfin, la luzerne ne reçoit aucun traitement fongicide, la recherche variétale ayant fait progresser efficacement la tolérance naturelle aux maladies telles que verticilliose, sclérotiniose ou anthracnose.

C’est pour ces raisons que la luzerne a été choisie sur les recommandations de l’INRA pour protéger le périmètre de captage des eaux de Vittel, elle fait ainsi partie des seules cultures autorisées dans les 500 zones de captages prioritaires d’eau potable.

Voir le site qualité de l’eau-luzerne

L’Ile-de-France, désert agricole…

Dans un article rendant compte d’un Rapport publié par le Ceser le 13 mars dernier, dédié aux enjeux de l’approvisionnement alimentaire en Ile-de-France, le Journal de l’environnement dresse un tableau impressionnant d’une déprise qui ne cesse de s’accentuer, avec des impacts importants sur l’emploi, et même l’avenir de Rungis… On y mesure l’ampleur des efforts qui devraient être déployés avant que la région capitale ne recouvre ne serait-ce qu’une part d’une autosuffisance depuis longtemps disparue…

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