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Gestion de l’eau en Ile-de-France : la bagarre fait rage

18 septembre 2008

par Marc Laimé - eauxglacees.com

L’avenir du plus important syndicat des eaux français et européen, le Sedif, qui dessert plus de 4 millions de Franciliens, doit se décider dans les tous prochains mois. A l’approche d’une échéance décisive, les positions des différents protagonistes se radicalisent. Veolia, titulaire du contrat depuis 1923, se démène pour ne pas le perdre. M. André Santini, actuel secrétaire d’état à la Fonction publique, qui dirige le syndicat d’une main de fer depuis 24 ans, déploie les grands moyens pour faire pièce aux accusations de l’organisation de consommateurs Que-Choisir, qui a dénoncé à trois reprises depuis 2006 les profits abusifs que retire la multinationale française de cette rente de situation colossale. Et pour vaincre l’opposition de gauche qui a émergé au sein même du Sedif, opposition qui souhaite que sa gestion redevienne pleinement publique le 1er janvier 2011. Elus, associations et usagers se mobilisent derechef. Etat des lieux.



Notre affaire inquiète la droite et Veolia. Mais elle déchire surtout une gauche divisée, officiellement attachée à une gestion publique de l’eau, mais trop souvent empêtrée dans des contradictions insolubles.

Comme l’illustrent par exemple les engagements et les responsabilités de l’un des membres les plus éminents du bureau du Sedif, M. Pascal Popelin, 1er adjoint (PS) au maire de Livry-Gargan, vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, qui est à la fois président des « Grands lacs de Seine », Vice-Président du Sedif, et administrateur de l’Agence de l’eau Seine-Normandie (dont le Comité de bassin, néo "parlement local de l’eau), est présidé par... M. André Santini). Autant de responsabilités, qu’il assume certes avec brio, mais ne sont pas sans lui occasionner, comme à nombre d’élus de gauche, quelques soucis dans la période...

Le syndicat communique intensivement depuis le début du mois de septembre 2008 sur le « surcoût » des branchements en plomb des canalisations, qui doivent être remplacés, en application d’une directive européenne, désormais ouvertement contestée par ceux-là mêmes qui l’ont appliqué depuis des années sans état d’âme apparent.

Grosse astuce qui vise d’abord à minimiser les surcoûts dénoncés par Que-Choisir...

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L’étude de Que-Choisir sur le Sedif

Car désormais tout compte. Les trois cabinets-conseils chargés depuis l’été 2006 de procéder à un état des lieux et une analyse comparative des différents modes de gestion qui pourraient être mis en œuvre après l’échéance de l’actuel contrat le 31 décembre 2010, ont présenté une synthèse de leurs travaux aux délégués du Sedif, invités à les rencontrer lors d’une journée d’information organisée le mardi 16 septembre 2008... à la Mutualité.

Les 4 scénarios initiaux s’affinent, chacun d’entre eux est désormais assorti de critères de pondération...

Et pour l’heure il semblerait bien que, comme nous le relations il y a quelques mois, ce sont les options 3 et 4 qui tiennent la corde... (Enfin surtout une !).

Toutefois, en interne, l’hypothèse d’une régie intéressée « relookée » n’est pas totalement exclue. Info, intox ? Wait and see...

L’affaire prend décidément un tour singulier quand on sait que, par ailleurs, le projet de loi « Marleix » actuellement à l’étude, et qui pourrait être voté dans le courant de l’année 2009, prévoit la suppression des syndicats intercommunaux... Et comme nous n’imaginons pas une seconde qu’il n’arrive pas à Messieurs Marleix et Santini de deviser, cette nouvelle occurrence laisse songeur...

Dans l’immédiat, Veolia et M. Santini vont dès le 24 septembre avoir une nouvelle occasion de faire valoir leurs vues auprès... des élus franciliens.

C’est en effet le mercredi 24 septembre que se tiennent à la Bibliothèque nationale de France les « Universités des maires d’Ile-de-France », organisées conjointement par l’Association des maires de France et les unions départementales des maires d’Ile-de-France, et Dexia Crédit Local, le bailleur de fonds des collectivités territoriales.

Avant un débat sur les transports l’après-midi, c’est Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de l’Écologie, qui ouvrira les travaux de la matinée dédiée à la gestion de l’eau. Au cours de laquelle seront traitées non seulement « la question du coût de l’eau en Ile-de-France, mais également celles de l’approvisionnement, de l’impact environnemental et du rôle majeur des élus dans ce domaine. »

On imagine bien que ce n’est pas en pareil lieu et devant tel aéropage que la republicisation de la gestion du Sedif va progresser à pas de géant...

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L’Université des maires d’Ile-de-France

Mais ce n’est pas tout, loin s’en faut.

Les 144 délégués siégeant au Sedif, qui vont devoir, selon le programme établi par le syndicat, se prononcer avant la fin de l’année 2008 sur son futur choix de gestion, sont invités à participer le jeudi 25 septembre à un séminaire lors duquel leur sera dévoilée l’option privilégiée par le bureau du syndicat, qui pourrait bien se prononcer, et donc choisir l’une des quatre options étudiées (on devine laquelle), dès le vendredi 10 octobre prochain. Histoire de solenniser un peu l’affaire avant le vote final par l’ensemble du comité syndical, prévu avant la fin de l’année.

Haro sur Que Choisir

Mais il faut aussi pulvériser les accusations de Que-Choisir, qui avait, les aficionados du feuilleton s’en souviendront, fait parvenir par courrier le 2 juin dernier aux 144 maires et 144 délégués concernés un troisième audit qui dénonçait une « surrémunération » indue, d’un montant de 90 millions d’euros, sur les 349 millions d’euros annuels de chiffre d’affaire que réalise Veolia avec le Sedif...

Initialement, Que-Choisir avait pris le parti de ne pas rendre immédiatement publiques les conclusions de ce troisième audit consacré au Sedif.

L’information a « fuité » en juin 2008 dans le Canard Enchaîné, et a été largement reprise dans les medias.

Du coup on n’a pas chômé tout l’été chez Veolia et au Sedif.

Après avoir rédigé un premier argumentaire en réponse sous forme de tableaux Excel sur 6 pages 21 x 29,7, aussi incompréhensible que peu convaincant, diffusé dans le courant de l’été, le renfort d’as du « story telling », dont on n’ose imaginer la rémunération, qui sera payée par les usagers franciliens, ont pondu un argumentaire détaillé, beaucoup plus convaincant en apparence, même si son analyse approfondie ne remet pas fondamentalement en cause les constats de Que Choisir...

Mais comme l’essentiel est de convaincre les délégués que Que-Choisir raconte n’importe quoi, l’exercice, vu sous cet angle, est de nature à conforter nos amis.

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La réponse du Sedif au dossier de Que Choisir

Querelle de chiffres

Sauf qu’à y regarder de près, et même de très près, la contre-attaque du syndicat et de Veolia est tout sauf convaincante. Qu’opposent-ils en substance à l’analyse de Que Choisir ?

D’un point de vue technico-financier, l’important est la page 15, qui comporte les éléments afférents à l’exploitation de la distribution. Le reste étant de la parlotte sans grand intérêt.

Car sur le fond, le Sedif, et donc Veolia, ne contestent plus, ce qui est nouveau, le ratio de coûts de réparation de fuites chiffré par Que Choisir. Mais soutiennent qu’au-delà de la réparation des fuites, ce seraient rien moins que 400 personnes qui travaillent à l’exploitation du réseau, sur des missions à l’intitulé pour le moins flou : inspection, maintenance, supervision...

Ce qui signifie en clair que sur l’exploitation du réseau, 30 % de l’argent irait à l’essentiel (la localisation et la réparation des fuites), 25 % à des interventions « hors fuites », et le reste (45%), par conséquence, conclusion logique, à l’inspection... des travaux finis ?

Comme tout cela demeure très flou, et qu’il n’existe aucune référence officielle en la matière, c’est donc invérifiable, et non réfutable dans l’absolu.

Le piège

Rien d’étonnant si cette question d’emplois difficilement identifiables focalise les tensions entre Veolia, le Sedif et Que Choisir.

On touche ici du doigt l’un des effets les plus pervers de l’emprise que le délégataire s’assure sur une collectivité, surtout quand, dans ce cas de figure, l’emprise s’est consolidée sur plus de quatre-vingt ans...

Si, par hypothèse, (pure hypothèse), un certain nombre des emplois revendiqués par l’entreprise s’éloignent passablement de ce que commanderait la rationalité, immédiatement le personnel va faire bloc avec l’entreprise, qui lui décrit l’hypothèse du retour en régie comme une catastrophe absolue.

Car, dans l’hypothèse du retour en régie, les personnels qui constituent ce volant d’emplois « flottants », doivent, comme les autres, être intégralement embauchés par le syndicat qui gèrerait désormais le service en régie.

Du coup les élus, y compris ceux qui adhèrent au principe du retour en régie, vont être sensibles aux possibles difficultés sociales qui ne manqueraient pas de survenir si l’hypothèse d’un certain nombre d’emplois "flottants" se vérifie...

Le piège est à peu près imparable et ses mâchoires se referment aujourd’hui sur le Sedif.

Sauf qu’il légitime d’autant plus de rompre avec un mode de gestion qui conduit à pareille impasse...

Au final, les observations de Que-Choisir n’apparaissent donc aucunement avoir catégoriquement été invalidées, comme le syndicat et Veolia le clament urbi et orbi aux délégués du Sedif...

Et sauf que le même Que-Choisir, heureusement aucunement découragé par le "plan com" ourdi cet été, organise du coup le mardi 23 septembre prochain, la veille de la grand messe des maires franciliens à la Bibliothèque nationale de France, l’avant-veille du séminaire du Sedif, une nouvelle conférence de presse, lors de laquelle l’association de consommateurs va, non seulement réitérer son analyse, mais y ajouter de nouveaux éléments, particulièrement piquants.

Les risques de l’économie-casino

Là c’était pour énerver nos amis du Sedif et de Veolia, qui font rien que passer des heures à nous lire au lieu de s’inquiéter du cours de leurs actions, épouvantablement ébranlé par les turpitudes de leurs cousins états-uniens...

Le 19 septembre à 9 heures, l’action de Veolia environnement poursuivait sa descente aux enfers à 28, 670 euros. Alors que depuis 5 ans elle avait pris + 54,64%, depuis le 1er janvier 2008 elle a chuté de 54,09%...

Moins de 45 minutes plus tard, l’action VE avait spectaculairement "rebondi" à 31,025 euros, reprenant 8,21 %...

Circonstance qui explique aussi l’acharnement de Veolia à conserver le contrat du Sedif.

Mais en plein effondrement de "l’économie-casino" mondiale, ces mouvements erratiques devraient aussi conduire les délégués à s’interroger : est-ce bien raisonnable de confier la gestion d’un service essentiel à des entreprises soumises aux aléas dévastateurs du néo-libéralisme en folie ?

Qu’est-ce qui nous garantit que Veolia ne va pas sombrer demain ? Ou qu’elle ne va pas devoir accroître considérablement ses marges en France, au détriment des usagers, si la course folle engagée pour le développement international tourne au cauchemar, par exemple en Chine, qui pourrait connaître des catastrophes environnementales sans précédent ?

Mobilisations croisées

C’est à n’en pas douter ce contexte macro-économique houleux, qui a aussi conduit la direction de Veolia Eau a adressé le 30 juin 2008 à l’ensemble des salariés du groupe dépendant du contrat du Sedif un argumentaire destiné à leur permettre de faire face aux opérations de "désinformation médiatique", conduites notamment par Que-Choisir :

« (...) Nous pouvons continuer d’être fiers de notre action au service du SEDIF, dont la politique reste exemplaire en France. Toutes les valeurs de VEOLIA – le sens du client, la solidarité, l’innovation, la responsabilité et la performance – sont des réalités quotidiennes perçues par nos clients. Nos efforts constants, reconnus par des organismes extérieurs de certification, démontrent notre haut niveau de performance et notre capacité d’amélioration continue(...) »

Ils ne changeront jamais : quand les citoyens s’expriment, c’est de la désinformation, quand Veolia parle c’est la voix de la sagesse qui s’exprime...

Une « sagesse » que M. André Santini, éminent protagoniste de notre feuilleton, qui revêt du coup des allures rocambolesques, n’a pas craint le 11 septembre dernier, d’aller porter jusqu’à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, où il participait à un débat sur l’eau. Singulière initiative puisque la ville de Saint-Maur faisait figure depuis des décennies de véritable village gaulois. La ville possède en effet sa propre usine de production d’eau potable, et bien que gouvernée par la droite, échappait jusqu’à présent à l’emprise du Sedif...

Les réactions d’habitants de Saint-Maur sur un blog du cru en disent long sur les tenants et aboutissants de cette étonnante initiative, quand on sait que le département du Val-de-Marne, à majorité communiste et socialiste, est de longue date résolument engagé en faveur de la gestion publique de l’eau...

Surtout quand on sait que dans le même temps, M. Santini a déployé toute son énergie pour assurer sa réélection à la présidence du Comité de Bassin Seine Normandie, qui l’a effectivement reconduit dans ses fonctions de président, une semaine plus tard, le 18 septembre 2008, après qu’il ait recueilli plus de 56% des voix.

Un poste stratégique, puisque l’Agence et le Comité de bassin doivent, avant la fin de l’année 2009, élaborer et adopter le schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau (SDAGE), et le programme d’action qui l’accompagne, avec l’objectif ambitieux, (quoique totalement irréaliste comme a fini à mi-mot par en convenir le directeur de l’Agence, lors d’un débat organisé par la Mairie de Paris le 16 septembre 2008), d’atteindre le bon état des eaux en 2015 sur 2/3 des rivières et des nappes phréatiques du bassin Seine-Normandie. Une ambition à laquelle l’Agence, qui s’étend sur 29 départements et compte 18 millions d’habitants, prévoit de consacrer un budget de 4,9 milliards d’euros pour le financement des opérations de protection de la ressource en eau.

Or, le 2 novembre 2005, le groupe des Elu(e)s Verts de Paris s’indignait déjà du curieux mélange des genres qui prévaut depuis lors à la tête du Comité de bassin Seine-Normandie, présidé depuis cette date par M. André Santini, et dont le Vice-président n’est autre que M. Paul-Louis Girardot, président de l’Institut Veolia environnement, et président du conseil de surveillance de la Générale des eaux...

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Le communiqué des élu(e)s Verts de Paris du 2 novembre 2005

Fort heureusement, comme relaté ici même il y a peu, la mobilisation s’organise et monte en puissance.

Pour conclure provisoirement, en guise de zakouskis pour les aficionados, cette invitation reçue pas plus tard qu’hier de Chevreux-Finances, le « Lehman Brothers » du Crédit Agricole. Deux brillants analystes de Chevreux avaient sévèrement embarrassé nos amis au printemps dernier en confirmant les profits fastueux que retire Veolia du contrat du Sedif.

On a vu plus haut, dans la réponse du Sedif à Que-Choisir, que Veolia et le syndicat avaient obtenu un rectificatif de Chevreux...

Heureusement que ledit Chevreux, comme il nous invitait à le constater lors d’un petit déjeuner à l’hôtel Hilton, auquel à notre plus grand regret, nous ne pourrons hélas pas participer « est le premier broker au monde à signer les Principes des Nations Unies pour l’Investissement responsable ». Sinon nous aurions conservé quelque suspicion.

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Petit déjeuner chez Cheuvreux Finance

Nous voilà donc pleinement rassurés. D’autant plus que M. Antoine Frérot, chairman de Veolia eau, a tenu nous faire observer à la Fête de l’Humanité que les profits des entreprises, contrairement à ce que nous pouvions accroire, participaient pleinement du bonheur (et de l’avenir radieux) de l’Humanité, qu’il appelle frénétiquement de ses vœux...

Pour celles et ceux qui auront manqué ce grand moment, nous pouvons vous assurer qu’il a remporté un énorme succès...

Un enjeu majeur pour Veolia

Revenons aux choses sérieuses. Pourquoi pareille agitation, et comment cela va-t-il finir ?

Indice : le 3 juillet 2008, Veolia, à la demande du Sedif, a proposé de nouveaux services à titre expérimental : Vigéo (service d’information et d’alerte personnalisée sur les consommations et fuites éventuelles), Indexo et Géréo...

Quant au fond, quelques chiffres :

En 2007, le contrat du Sedif a représenté pour Veolia un chiffre d’affaires de 349 millions d’euros, en hausse de 2,8% par rapport à 2006, soit plus de 8% du volume d’affaires réalisé en France par la multinationale.

Le contrat du Sedif, qui compte 8771 kilomètres de réseaux, propriété partagée entre le syndicat, et pour l’essentiel les communes qui le constituent, mobilise 1137 salariés, un chiffre en baisse de 7,3%, dont 61% de cadres et d’agents de maîtrise, 4,6% de CDD, 30% de femmes. Il appert que 52,5% d’entre eux ont plus de 20 ans d’ancienneté. Leur rémunération moyenne se chiffre à 4150 euros bruts mensuels et ces frais de personnel représentent 26% des charges.

Le Sedif comptait en 2007 541 000 « clients », un chiffre en hausse de 0,6%.

Le volume d’eau facturé en 2007 s’établit à 262 millions de m3, en baisse de 3,3%, ce qui confirme la diminution structurelle des volumes d’eau facturés, surtout dans les grandes agglomérations, que l’on constate depuis une quinzaine d’années.

La marge brute du contrat, avant les (trop fameux) « frais de siège », est de 14%...

Le chiffre d’affaires de Veolia Eau a atteint en 2007 10,9 milliards d’euros, en hausse de 7,9%, dont 4,4 milliards d’euros pour la France, en hausse de 4,4%.

Le chiffre d’affaires de Veolia Eau représente 33% de celui de Veolia Environnement, et Veolia Eau réalise 51% des bénéfices du groupe.

Veolia Eau détient 2148 contrats d’eau, un chiffre qui accuse une baisse de 9% en 7 ans, et représente 24 millions d’habitants desservis.

Veolia Eau dérient 1803 contrats d’assainissement, un chiffre en baisse de 3% en 7 ans, qui représente 16 millions d’usagers français desservis.

En 2007, 49 contrats ont été perdus (dont 18 retours en régie et 3 intégrant une structure départementale) pour 39 contrats gagnés, avec une baisse moyenne du prix de 5,5% en 2004.

Veolia Eau comptait en 2007 15 071 salariés.

A Paris, qui a décidé de revenir en gestion entièrement publique, la filiale parisienne de Veolia Eau, la CEP, emploie 124 salariés, dont 117 CDI, dont la masse salariale est de 6,2 millions d’euros, en hausse de 10,4%, soit une rémunération moyenne annuelle brute de 49 500 euros.

L’activité eau du groupe est exercée à hauteur de 45% en France, et pour 55% dans le reste du monde.

Le dossier du SEDIF :

La fiche de M. André Santini sur Wikipedia

L’affaire Cristaline (3) : le bras de fer embouteilleurs-distributeurs

Les eaux glacées du calcul égoïste, 26 janvier 2007.

Les 45 mots qui vont faire gagner des milliards à Veolia pour les siècles des siècles

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 avril 2007.

La France d’après : l’exemple d’Issy-les-Moulineaux

Les eaux glacées du calcul égoïste, 25 avril 2007.

Eau publique : le défi français

Carnets d’eau, 8 septembre 2007

La bataille du Sedif a commencé

Les eaux glacées du calcul égoïste, 9 janvier 2008.

Municipales (13) : Ile-de-France, appel à la mobilisation pour le retour en gestion publique du Sedif, plus important syndicat d’eau français

Les eaux glacées du calcul égoïste, 4 février 2008.

La colère de Santini face aux questions de Backchich

Backchich TV, 25 février 2008.

Municipales (35) : à Toulouse et Montreuil, les candidats répondent aux usagers de l’eau

Les eaux glacées du calcul égoïste, 4 mars 2008.

Loi Oudin-Santini : le détournement scandaleux de l’aide au développement

Gérard Borvon, S-EAU-S, 19 mars 2008.

Municipales et gestion de l’eau : l’étrange défaite

Les eaux glacées du calcul égoïste, 31 mars 2008.

Eau publique/privée : le piège tendu à 144 élus d’Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 avril 2008.

Les révoltés du Sedif

Backchich, 18 avril 2008.

Bataille de l’eau en banlieue parisienne

Les eaux glacées du calcul égoïste, 24 avril 2008.

Décidément même quand il s’agit de parler d’eau Sedif-ficile d’y voir clair...

Madjid déblogue, 24 avril 2008.

Veolia en difficulté à Paris et en banlieue parisienne : la bourse s’inquiète...

Les eaux glacées du calcul égoïste, 21 mai 2008.

Comment Veolia explique aux analystes financiers internationaux qu’elle va conserver le contrat du Sedif

Les eaux glacées du calcul égoïste, 23 mai 2008.

Appel pour une coalition des usagers de l’eau en Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 mai 2008.

Eau, une facture trop salée

France Info, 26 juin 2008.

On peut légitimement se poser des questions sur la gestion de l’eau. ITW d’Anne le Strat

France Info, 26 juin 2008.

Sedif : un audit souligne que Veolia pourrait être qualifié de « gestionnaire de fait » du Syndicat des eaux d’Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 27 juin 2008.

Prix de l’eau en Ile-de-France : Que Choisir lance un pavé dans la mare

France 2, Journal de 13h00, 27 juin 2008 - 13h15m16s

Sedif : pourquoi nous combattons *

Les eaux glacées du calcul égoïste, 27 juin 2008.

Gestion du Sedif : le nouvel audit de Que Choisir

Les eaux glacées du calcul égoïste, 27 août 2008.

Mobilisations pour la gestion publique de l’eau en Ile-de-France

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 septembre 2008.

Gestion de l’eau en Ile-de-France : la bataille fait rage

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 septembre 2008.

Marc Laimé - eauxglacees.com