La politique européenne de l’eau semble appelée à connaître d’importantes inflexions, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs.
La mise en œuvre de la Directive-cadre européenne sur l’eau, à peine initiée, va intégrer les préoccupations liées à la rareté et la sécheresse, et plus largement évoluer afin d’assurer une meilleure prise en compte des perspectives ouvertes par le réchauffement climatique.
Après la signature du « traité simplifié », et la relance annoncée de la dynamique européenne, les projets de réforme de la Politique agricole commune exerceront aussi des effets majeurs sur les politiques conduites dans l’espace communautaire.
Dans un autre registre, l’accentuation de politiques d’inspiration libérale relance les interrogations sur le rôle et les évolutions de la notion même de service public de l’eau au sein de l’Union.
Autant de questionnements stratégiques à l’heure où la France, qui exerce un leadership contesté sur l’agenda de l’eau européen, s’apprête à présider l’Union le 1er juillet prochain.
Le séminaire de l’IERPE

