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Le Varenne de l’Eau était bien un "Varenne à bassines"...

26 avril 2022

par Marc Laimé - eauxglacees.com

Les pantomines « écolo » électoralistes à Marseille étaient bien du brassage de vent, comme en témoignent, et l’adoption d’un nouveau Code minier, par ordonnance, entre les deux tours, et la course à marches forcées vers l’irrigation à outrance, qui va se poursuivre à vitesse grand v…



Après huit mois de conciliabules entre amis, le Varenne de l’eau s’est conclu le 1ᵉʳ février dernier par une série de promesses portées par le Premier ministre.

Axe majeur : renforcer le rôle du préfet de bassin pour forcer la concertation autour de la gestion quantitative de l’eau, et prendre en compte à leur « juste place » les usages agricoles.

Un groupe d’appui interministériel aux projets de gestion de l’eau se réunissait dès le 26 février, avec pour mission « de mener à leur terme au moins 14 projets territoriaux de gestion de l’eau (PTGE) pré-identifiés au niveau national parmi les sollicitations émanant des préfets de bassin ». La liste compte des projets dans quatre bassins (cinq en Adour Garonne, quatre en Loire-Bretagne, cinq en Rhône-Méditerrannée et deux en Seine-Normandie).

En Poitou-Charentes, les rivières Curé, Seudre, Boutonne, Clain... jusqu’au Cher...

Identifié comme « l’interlocuteur du préfet dans l’élaboration du PTGE », le groupe « ne devra pas empiéter sur les prérogatives décisionnelles du territoire », précise la lettre. Julien Denormandie avait annoncé la création de cette cellule dès novembre dernier, en la présentant comme un outil pour apporter « tous les soutiens nécessaires » au développement des projets de gestion de l’eau.

En Poitou-Charentes, les rivières Curé, Seudre, Boutonne, Clain... jusqu’au Cher...

Depuis lors le groupe 3 de l’ex-Varenne de l’eau a initié la réalisation du guide pratique à l’usage des acteurs et porteurs de PTGE

Dans ses conclusions, le groupe suggérait une mise en œuvre conjointe par la Direction de l’eau et de la biodiversité (DEB) du ministère de la Transition écologique et la Direction générale de la performance économique des exploitations (DGPE) du ministère de l’Agriculture, avec l’appui possible des conseils généraux (CGEDD et CGAAER ) des deux ministères.

C’est finalement la DEB (Direction de l’Eau et de la Biodiversité), en lien avec le groupe de travail PTGE du Comité national de l’eau, qui s’est emparé du projet.

Une note méthodologique datée du 30 mars présente les objectifs et le calendrier des travaux, partiellement sous-traités à un bureau d’études. Un premier comité de pilotage était prévu le 22 avril. Le guide doit être finalisé le 15 décembre, après une présentation de sa version finale au groupe de travail PTGE du CNE programmée le 24 novembre.

Ce groupe aura un rôle central dans la mise en œuvre des suites du Varenne : comme le montre son projet de mandat, il va travailler tant sur la production réglementaire et technique que sur la « transition écologique » (réutilisation de l’eau (REUT-Reuse), retour d’expérience sur les bonnes pratiques…) ou le suivi des PTGE.

Dans l’immédiat la mission d’inspection CGEDD/CGAAER chargée d’analyser quinze PTGE complexes n’a par ailleurs toujours pas finalisé son rapport.

Un décret du 21 avril a désigné un délégué interministériel chargé de la mise en oeuvre du Varenne :

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf...

Comme dirait le président « cela ne va pas assez vite, il faut accélérer ».

Dès la formation du nouveau gouvernement, NKM, Pascal Canfin et Marc Fesneau vont s’y atteler.

Marc Laimé - eauxglacees.com