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Trois communes normandes réfutent la lutte contre l’érosion littorale

14 février 2022

par Marc Laimé - eauxglacees.com

Cabourg, Villers-sur-Mer et Blonville-sur-Mer ne souhaitent pas être inscrites par l’État sur la liste de huit communes vulnérables de la Côte fleurie du Calvados concernées par l’érosion du littoral.



"La loi Climat et résilience du 22 août 2021 compte plus de 350 articles dont ceuc portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets. Elle s’intéresse notamment à l’adaptation des territoires littoraux au recul du trait de côte, c’est-à-dire la délimitation entre l’espace maritime et l’espace terrestre.

« On parle du mouvement du littoral qui est généré par des facteurs naturels mais aussi par des activités humaines, explique Thierry Granturco, maire de Villers-sur-Mer. Des études de l’État montrent qu’il y a une augmentation de la surface émergée dans certaines parties du littoral et que c’est lié à une perte du sédiment, c’est-à-dire une érosion côtière, qui se traduit par un recul du trait de côte. » En bref, l’eau gagne du terrain sur la terre.

Dans le chapitre « Se loger » de cette loi, des dispositions s’intéressent à ce trait de côte. « L’État nous propose un projet de décret qui contient une liste de communes qui seraient impactées par l’évolution du trait de côte et à qui il serait demandé de faire des efforts urbanistiques : les eaux montant, il faudrait modifier notre plan d’urbanisme », explique Thierry Granturco.

Une liste des communes concernées par les dispositions de la loi relatives au recul du trait de côte serait ainsi établie par décret, après consultation des conseils municipaux des communes. Sur la Côte fleurie, trois communes sont concernées : Blonville-sur-Mer, Villers-sur-Mer et Cabourg .

« Ce projet de décret nous invite à cartographier, dans notre commune, les zones qui pourraient être impactées, poursuit le maire de Villers-sur-Mer. Si on reste dans cette liste, on va devoir cartographier des zones qui seraient immédiatement ou pas impactées, ce qui modifierait l’ensemble des règles urbanistiques générales ». Et donc le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) et le Plan local d’urbanisme (PLU).

Ces deux dernières semaines, en conseil municipal à Villers-sur-Mer, Blonville-sur-Mer et Cabourg, les communes étaient invitées à donner leurs avis sur le projet de décret d’application de la loi Climat et Résilience et, plus précisément, sur le recul du trait de côte. Ces communes ont toutes donné un avis défavorable : elles ne souhaitent pas être inscrites sur la liste de huit communes du Calvados concernées par l’érosion du littoral.

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Marc Laimé - eauxglacees.com