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Les risques miniers dans le Gard

12 février 2019

par Marc Laimé - eauxglacees.com

Depuis 2014, l’Association Causses-Cévennes d’action citoyenne s’est mobilisée pour analyser l’état des sous-sols, sols, rivières…, impactés par des activités minières parfois vieilles de plus d’un siècle, qui ont concerné plus d’une centaine de communes gardoises.



L’association s’est particulièrement penchée sur 4 sites miniers de la bordure Cévenole, des mines de plomb et de zinc, alimentant une base de données qui s’enrichit sans cesse :

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement...

http://www.accac.eu/L_environnement... index.htm

Suivront : Trèves, Anduze, La Coste, Dufort, Fressac, Roquedur, Vauvert, etc.

Cette activité lui a valu d’être invitée par le Préfet du Gard en 2016 à participer au « Comité de suivi des risques miniers dans le Gard ».

Ce CSI est sensé se pencher sur ces problèmes et élaborer une méthodologie pour mettre en œuvre une politique pour réhabiliter et/ou mettre en sécurité des sites miniers ou industriels pollués partout en France.

Le nombre des sites pollués (miniers ou industriels), seraient, en France, au nombre de plus de 3500.

La première demande de l’association a été que l’administration de l’état fasse la plus grande transparence dans le respect des lois en vigueur :

- Le Code de l’Environnement, articles 124-1, 2, 3.

- La directive Inspire.

Pour la transparence, les engagements seront tenus.

Après 5 réunions du Comité de Suivi des Risques Miniers, à Nîmes, un grand nombr de questions sont toutefois restées sans réponse.

« C‘est en s’appuyant sur les travaux réalisés par la recherche, les services de l’Etat, des universitaires, toxicologues, Geodéris, la Dreal, le CNRS, HydroSciences, AMDE, DRIRE, ICE, ATC, INVS, ATDx, BRGM, ICF, d’un travail d’enquête sur le terrain et auprès des habitants, etc.… que nous pouvons nous permettrons de nous interroger sur la tournure prise par le Comité de suivi et d’information, souligne l’animateur de l’ACCAC, Jacques Rutten.

Il nous a paru essentiel de confronter les solutions envisagées sur les 4 sites miniers de la bordure Cévenole, tous de mines de plomb et zinc à Saint Félix de Pallières, Tornac, Anduze, Générargues, Saint-Laurent-le-Minier et Villemagne.

Ces interprétations de l’état du milieu, études, rapports, campagnes d’analyse se succèderons depuis les années 1980 au nombre de plusieurs douzaines.

http://www.accac.eu/L_environnement...).

A notre plus grande surprise, ils n’ont pas été jugés suffisants.

Ces études ou rapports seront enrichis et/ou mis à jour dans le cadre du Comité de suivi des risques minier à la demande de 3 ministères :

- Contamination par les métaux lourds d’habitants proches d’anciens sites miniers du Gard, IGAS, CGEDD.

- Étude de l’imprégnation au plomb, à l’arsenic et au cadmium autour d’anciens sites miniers dans le Gard de l’HAS.

Sans oublier les rapports de l’ARS et de Géodèris non communiqués à ce jour. »

Voir ci-après le compte-rendu établi par L’ACCAC des 5 réunions du Comité de suivi.

Word - 72 ko
Compte-rendu des réunions du Comité de suivi, ACCAC, février 2019 -.

Les arguments que nous relayons sont sourcés, ils émanent des services de l’Etat, d’excellents chercheurs de l’INRA, du CNRS, les universitaires, dans les rapports de que nous mettons en ligne. Les preneurs de décision comme les élus locaux semblent être au service d’obscurs intérêts.

Aucune proposition émanant des associations invitées à participer n’ont été prises en compte.

Il y a des choses qui vont dans le bon sens et sont devenues réalité.

La mise en sécurité et végétalisation des haldes de Carnoulés à Saint-Sébastien-d’Aigrefeuilles

Le maire ou le notaire, lorsqu’il s’agit de transaction immobilière de biens fonciers, terrains ou constructions, en zone minière ou industrielles contaminés est dans l’obligation d’en faire la publicité.

Etat des risques naturels, miniers et technologiques en application des articles L 125 - 5 et R 125 - 26 du Code de l’environnement

INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE N° DGS/EA1/DGPR/DGAL/2017/145 du 27 avril 2017 relative à la gestion des sites pollués et de leurs impacts nécessitant la mise en œuvre de mesures de gestion sanitaire et d’études de santé et/ou de mesures de gestion sanitaire des productions animales et végétales.

A déplorer une catastrophe environnementale : Villemagne.

Pendant chaque réunion du CSI, il y en a eu 5, je crois, Monsieur le Préfet a toujours donné la parole aux personnes qui ont souhaité s’exprimer. La transparence a été au rendez-vous.

Mais, répétons-le, aucune des propositions émises par la société civile n’ont encore abouti.

Les propositions du CGEDD (clôturer et panneautage) sont toujours un projet.

Il y en d’autres sur lesquelles nous fondons des espérances :

Le rapport de Géodéris.

La plainte de la Préfecture contre UMICOR, en application du Code de l’Environnement pour abandon de déchets contaminés.

Marc Laimé - eauxglacees.com