Le communiqué de la Mairie de Montreuil
« Depuis trois semaines, le Syndicat des Eaux d’île de France, en liaison avec la société Veolia, multiplie les actions contre l’installation provisoire, dans des caravanes, de familles roms sur un terrain du Sedif mis à disposition de la ville de Montreuil depuis 1988.
Le prétexte : la présence de ces personnes sur ce terrain constituerait une menace grave pour l’approvisionnement en eau du Nord-Est parisien !
Malgré un premier rejet de leur demande d’arrêt des travaux d’aménagement par le tribunal administratif, les services du Sedif et de la société Veolia ont par la force barré l’accès à ce terrain et en ont fait clôturer les accès par une société privée.
De ce fait l’aménagement des blocs sanitaires et des locaux collectifs, prévus pour les familles et les enfants et financés notamment par le Conseil Régional d’île de France, a dû être interrompu et le transfert des familles différé.
Il faut savoir :
Que les familles appelées à s’installer sur ce terrain sont aujourd’hui entassées dans des boxes inconfortables qui présentent de très sérieux problèmes de sécurité.
Qu’elles participent d’un projet de Maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale, en cours de signature avec l’Etat, destinée à assurer leur insertion et leur relogement dans des conditions dignes.
Que le terrain en question, ouvert à tout vent, était depuis des années soumis à des intrusions répétées. En y installant pour quelques mois ces familles, la Mairie de Montreuil entend au contraire l’aménager, en organiser l’accès dans de bonnes conditions de sécurité, mettre en place un système de garde adapté.
Il est évidemment impensable qu’il s’agisse là d’un signal du Président du Sedif et de la société Veolia, donné au détriment des Roms, dans le but de faire payer à la Maire de Montreuil sa position constante en faveur du retour en régie publique d’un gros contrat de gestion de l’eau francilien.
La Mairie de Montreuil usera évidemment des procédures et recours de droit pour recouvrer l’usage de ce terrain aux fins envisagées, et cela dans le respect des familles roms, du voisinage et de la sécurité des installations qui ne sont nullement menacées.
Mais avant d’en arriver à un conflit sans objet, elle appelle le Sedif et la société Veolia à ouvrir une discussion de fond, à prendre en compte les arguments de la Ville de Montreuil qui est évidemment prête à étudier toutes les mesures complémentaires que le Sedif pourrait être amené à proposer. »
Voir aussi :
Un nouveau communiqué de la ville de Montreuil
Contact :
Yves Miramont
Chef de Cabinet
Mairie de Montreuil
Tel. : 01 48 70 63 61
Le courrier de Philippe Kaltenbach à André Santini
Dans un courrier mis en ligne sur le site du Sedif, M. André Santini sommait l’hebdomadaire Marianne de publier un droit de réponse à un article publié dans son édition du 24 au 30 janvier 2009 :
(…)
« Marianne fait état de propos émanant de M. KALTENBACH, selon lesquels « le scrutin à bulletin secret a permis à des élus achetés de voter à l’inverse de leurs engagements » le 11 décembre dernier.
Je n’ose penser un instant, qu’un maire ait pu insulter aussi gravement des élus issus du suffrage universel, et de ce fait incontestablement légitimes.
Je l’ai officiellement sommé par courrier de démentir ses paroles, et de présenter à ses collègues, au plus tôt, des excuses. »
En réponse M. Kaltenbach, ainsi mis en cause, a fait tenir le courrier ci-après au président du Sedif.

