Le groupe local d’Attac 54 organisait le mercredi 6 février à Tomblaine près de Nancy une réunion publique à laquelle avaient été conviés des représentants de tous les candidats aux élections municipales nancéiennes.
Un débat passionné, parfois houleux, durant lequel les spécificités de la gestion de l’eau à Nancy et dans sa région sont abordés par certains participants, qui dénoncent l’emprise qu’exercent, ici comme ailleurs en France les grands groupes privés du secteur.
L’affaire tourne au gag le lendemain matin. Avant de rejoindre Paris, l’un des participants au débat de la veille, Jean-Luc Touly, ex-salarié de la Générale des eaux, et syndicaliste licencié par l’entreprise dont in ne cesse depuis lors de dénoncer les turpitudes, rend visite à l’Est Républicain, en compagnie de membres du comité local d’Attac.
De fil en aiguille la visite tourne à l’interview improvisée, qui donnera lieu deux jours plus tard à un article publié par l’Est Républicain dans son édition du vendredi 8 février 2008.
Hormis M. André Rossinot, maire (UMP) de la ville de Nancy depuis (Mathusalem, Vercingétorix, Jeanne d’Arc, etc.), qui a refusé de répondre au quotidien local, les réactions recueillies par l’Est Républicain dessinent admirablement l’épouvantable embarras que déclenche systématiquement pareille démarche.
Sauf qu’ici le PS et les « gauchistes » sont sur la même longueur d’ondes, OK pour bouter la Veopolaise hors les murs.
Encore un effort !
Le dossier des municipales :
Les mobilisations pour l’eau dans plusieurs dizaines de villes françaises

