Le texte ci-après à été établi par Jean Tosti, membre du Conseil d’administration d’Attac-France :
« Ayant coordonné la publication de ce guide, je me permets d’apporter une rapide réponse au texte de Yann Olivaux et au chapô qui le précède.
Parler de polémique est sans doute excessif, et Yann souligne lui-même par ailleurs les qualités du fascicule. Reste le problème de cet encadré sur l’eau en bouteille, qui aborde en effet un point sensible, et qui pourrait laisser croire à un lecteur peu attentif que nous ignorons la toxicité éventuelle de l’eau du robinet, notamment dans certaines régions où cette toxicité est hélas plus qu’éventuelle.
Je signale quand même à Yann que l’encadré se termine par la phrase suivante :
"Sauf dans le cas de situations locales particulières, aucun doute n’est possible : vive l’eau du robinet !"
De plus, à la même page, nous mettons en garde le lecteur sur les normes de potabilité, ce qui montre bien que nous sommes on ne peut plus conscients du problème. Là encore, je cite brièvement la fin du paragraphe :
"L’exposition continue et prolongée d’une population à un mélange complexe de micropolluants par l’intermédiaire de l’eau de distribution publique constitue un problème nouveau pour les médecins. Des études récentes réalisées en Europe et aux États-Unis montrent la réalité de ce risque. C’est pourquoi il convient d’exercer un regard critique sur la notion de norme de potabilité. Ainsi, une eau contenant 49 mg de nitrates par litre sera déclarée potable, alors qu’elle ne le sera plus si le taux atteint 51 mg/l. Mais personne n’osera affirmer que de boire durablement de l’eau à 49 mg/l sera sans effet néfaste sur l’organisme."
Ceci posé, il aurait été judicieux d’évoquer d’autres possibilités, notamment celles qui sont citées dans les réactions de divers internautes, mais l’encadré avait simplement pour but de comparer les "mérites" de l’eau du robinet et de l’eau en bouteille : sachant que cette dernière est loin d’être aussi saine qu’on voudrait nous le faire croire, elle ne présente que des désavantages, et c’est cela que nous avons voulu montrer. Mais il était hors de question pour nous d’exonérer pour autant l’eau du robinet, le reste du guide le montre.
En conclusion, je ne peux évidemment que conseiller la lecture de cet ouvrage, qui fait suite à un autre qui s’appelait "Guide de survie dans la jungle du marché de l’électricité".
Tous deux sont consultables en ligne sur le site d’Attac-France :
Guide de survie dans la jungle du marché de l’eau
Guide de survie dans la jungle du marché de l’électricité
Jean Tosti
membre du Conseil d’administration d’Attac-France.
Le dossier des municipales :
Les mobilisations pour l’eau dans plusieurs dizaines de villes françaises

