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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Mobilisations citoyennes contre les épandages de pesticides
par Marc Laimé, 23 juin 2009

Le 18 juin 2009, le MDRGF lançait une nouvelle campagne de mobilisation et d’appel à témoignages pour lutter contre l’utilisation massive des pesticides en agriculture. Alors que les révélations sur la dégradation croissante de la qualité de l’eau, et son impact sur la santé publique se succèdent en cascade, la campagne du MDRGF semble susciter un large écho, comme en attestent les appels à la mobilisation et les témoignages reçus en quelques jours, émanant notamment de la Beauce et du Perche. Désormais en effet ce sont des particuliers, de plus en plus nombreux, résidant dans l’espace péri-urbain qui interpellent les pouvoirs publics, exigeant, témoignages à l’appui, que les pouvoirs publics mettent en place de véritables « périmètres de sécurité » autour des zones résidentielles. Le MEEDDAT ne pourra pas longtemps demeurer sourd à ce mouvement, à l’heure où le gouvernement affiche comme jamais sa préoccupation pour l’environnement.

Ainsi une association du Perche appelle-t-elle à la signature d’une pétition contre les traitements des cultures à proximité des habitations :

"PESTICIDES : DANGER

Pétition contre les traitements des cultures à proximité des habitations.

Les traitements par pulvérisateurs agricoles sont toujours aussi nombreux.

Nous, les riverains des zones concernées par les traitements des cultures, sommes conscients des dangers que présentent les substances utilisées pour notre santé.

Pour cette raison nous demandons que des mesures soient prises lors des campagnes de traitements :

Veiller à ce qu’aucun entraînement de produits n’ait lieu vers les habitations, parcs et jardins. Pour cela, tenir compte non seulement de la vitesse, mais aussi de la direction du vent.

Etant donné les difficultés que nous avons à faire appliquer cette réglementation,

Nous demandons que soit votée une loi qui impose un périmètre de sécurité de 100 mètres de large autour des zones résidentielles.

Il serait valable pour tous les types de traitements phytosanitaires agricoles.

Ce périmètre de sécurité devra être indiqué sur le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune.

Nous exigeons la mise en place, dans ce périmètre de sécurité, de pratiques agricoles adaptées aux zones périurbaines : c’est-à-dire de cultures n’exigeant aucun traitement.

Celles-ci pourraient bénéficier de subventions, comme le préconise le rapport de l’expertise réalisée en 2005 par l’INRA et le CEMAGREF.

Nom :

Prénom :

Adresse :

Signature :

Date :

A adresser :

- au Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables

La Grande Arche,92055 La Défense Cedex

- au Maire de votre commune.

Contact :

L’AIR du PERCHE

Association loi 1901

La Chevalerie 61400 Mortagne-au-Perche

Tel : 02 33 25 27 35

Bernard Beaudoing

top.bio@wanadoo.fr

TEMOIGNAGES :

Un résident proche de Dreux :

« Je suis un mitoyen d’un cultivateur qui ne respecte rien. Il pulvérise son champ à la limite de m’arracher mes poteaux de clotûre, même quand on mange dehors. Il se fout de tout. Que puis je faire ? Il doit y avoir des limites pour pulvériser ces produits ! J’ ai quatre enfants en bas âge. Nous ne pouvons même pas rester dans notre terrain et sommes forcés de nous enfermer chez nous. »

M. Balbin

9, rue des Closeaux

28500 Blainville

Tel : 02 37 38 31 68

E-mail : perle64@orange.fr

« Nous sommes ravis d’habiter à la campagne, mais notre voisin agriculteur traite sans arrêt,malgré le vent, son champ de vergers. Quand nous sommes à l’extérieur avec nos enfants, ce charmant monsieur traite semaine comme week-end plusieurs fois par semaine et en présence de vent violent,ce qui fait que nous ne pouvons profiter de l’extérieur sans avoir nos visages recouverts de produits pesticides. Nous avons bien évidemment essayé de lui parler, mais en vain. Quand nous voyons ces personnes vêtues telles des scaphandriers, il y a de quoi être inquiets pour notre santé et celle de nos enfants. »

Béatrice Frechat

« Voilà le cas typique d’un agriculteur peu soucieux des autres. Nous sommes dimanche matin. Pendant près d’une heure, il passe avec son tracteur et l’épandeur de désherbant, avec un vent de 20 à 25 kilomètres à l’heure sur sa parcelle de maïs entouré d’habitations… Que dire ? Quand on lui en parle il monte sur ses grands chevaux, rien ne l’interdit... Quand une loi va-t-elle réglementer un tel comportement ? Alors qu’on parle tant d’environnement et de protection de la nature, nous les riverains que pouvons nous faire à part vite fermer les fenêtres ? Il y a vingt 20 ans au même endroit, il y avait une parcelle d’herbes avec des vaches… »

Christine

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1 Mobilisations citoyennes contre les épandages de pesticides

Puisque Marc Laimé à la gentillesse de proposer une balade dans Le Perche, l’association Perche Avenir Environnement (PAE), adhérente à FNE et qui relaie également depuis longue date sur son site et son blog http://perche-avenir-environnement.... les actions du MDRGF, agit pour la préservation et la reconquête de l’eau. C’est une priorité essentielle qui doit nécessairement passer par la réduction de l’usage des pesticides et autres produits chimiques répandus sur les terres percheronnes.
Et au minimum, par le respect de la réglementation.
A cet effet, PAE sollicite la vigilance des percherons pour que soit respecté l’arrêté de septembre 2006 concernant l’utilisation des produits phytosanitaires.

Cet arrêté impose des Zones de Non Traitement (ZNT) de 5, 20, 50 ou 100 m pour limiter les pollutions des points d’eau.

La largeur minimale à respecter doit être de 5 mètres.

Entrent dans la définition des points d’eau : les cours d’eau, plans d’eau, fossés et points d’eau permanents ou intermittents, figurant en points, traits continus ou discontinus, sur les cartes au 1/25 000 de l’Institut Géographique National (IGN)

Les produits doivent être obligatoirement appliqués par vent inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort, soit 19 km/heure maximum.
Selon l’échelle de Beaufort, la dénomination d’un vent inférieur ou égal à 3 est une petite brise avec pour effet, des feuilles et petites branches constamment agitées.
Si le vent provoque de la poussière et soulève des feuilles de papiers soulevées, c’est que le degré 4 de l’échelle de Beaufort est atteint.

Pour veiller à ce que cette réglementation soit respectée, PAE appelle les percherons à se mobiliser. En apportant leur témoignages, leurs photos ils contribueront à soutenir notre action.

Le glyphosate (Roundup), facile à identifier donne une « belle » couleur orange aux champs, voir aux fossés !

Pour PAE, MarieJo FLAHAULT

poste par FLAHAULT Pour assocaition Perche Avenir Environnement - 2009-06-24@17:26 - Répondre à ce message
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