Vous voyez ce message parce que votre navigateur ne peut afficher correctement la mise en page de ce site. Effectuez une mise à jour vers un butineur qui supporte les standards du web. C'est gratuit et sans douleur.

NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Marseille : l’AFP se réveille
par Marc Laimé, 8 mars 2012

L’agence française a publié deux dépêches qui commencent à rendre compte de l’imbroglio généré par la tenue concomitante du Forum officiel et du Forum alternatif mondial de l’eau

Forum mondial de l’eau : associations et écologistes dénoncent une « foire commerciale »

AFP 22 février.

"Associations et écologistes ont dénoncé mardi 21 février 2012 la "foire commerciale" que représente pour eux le 6e Forum mondial de l’eau (FME), qui se tiendra à Marseille du 12 au 17 mars, mettant en avant la "gabegie d’argent public" et le peu de succès en terme de participants.

Le FME, dont le budget s’élève à près de 30 millions d’euros, « dont 17 millions de subventions publiques », selon Sébastien Barles, candidat EELV aux législatives, est « une foire commerciale destinée aux multinationales françaises de l’eau pour qu’elles trouvent des marchés dans les pays du Sud ».

« C’est une gabegie d’argent public », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. « Ce que l’on demande, c’est que ce Forum soit une véritable instance indépendante, placée sous l’égide de l’ONU« , a souligné M. Barles.

Seulement 2 000 à 4 000 personnes se seraient inscrites, alors que les organisateurs du forum, dont la dernière édition s’était tenue à Istanbul en 2009, escomptaient quelque 20 000 participants, a ajouté Michèle Poncet Ramade, la présidente du groupe EELV à la ville de Marseille.

« Le fait est que les étrangers ne sont pas au rendez-vous », a affirmé Jean-Loup Englander, représentant de France Libertés pour la région Provence-Alpes Côte d’Azur.

Interrogée par l’AFP, l’organisation du FME s’est dite quant à elle « assurée d’une participation supérieure à 20 000 personnes », à 3 semaines de l’ouverture du Forum, près de 6 000 personnes « en provenance de 144 pays » s’étant déjà inscrites selon elle.

Forum alternatif

Afin de rappeler que « l’eau et l’assainissement doivent être accessibles à tous », un forum alternatif de l’eau (FAME) sera par ailleurs organisé du 14 au 17 mars, a indiqué Michèle Juste, trésorière de l’association « Eau secours Marseille ».

Citoyens, associations, ONG et syndicats seront invités à participer à une quarantaine d’ateliers thématiques (eau et gaz de schiste, eau et femmes, le problème des barrages en Chine et en Inde, etc.), avant de prendre part à une grande « marche festive » le 17 mars à 14h00.

Des concerts, des expositions et des balades le long des cours d’eau qui traversent Marseille sont également prévus au programme de la manifestation alternative.

Pour un Tribunal international de l’Eau

« Quelque 1,6 million de personnes n’ont pas accès à l’eau et 3,6 millions à l’assainissement », a rappelé Mme Juste, dont l’association souhaite que soit mis en place un Tribunal international de l’Eau, à l’instar du TPI de la Haye."

Le Forum mondial de l’eau ouvrira le 12 mars à Marseille

AFP le 7 mars

"L’objectif du rendez-vous triennal qui se tiendra du 12 au 17 mars au Forum mondial de l’eau à Marseille est de trouver des réponses au problème de l’eau dans le monde. La question posée : comment mieux partager les ressources en eau potable auxquelles 800 millions de personnes n’ont toujours pas accès ?

Les débats du Forum mondial de l’eau tourneront autour d’une dizaine de priorités d’actions sur la gestion, les usages équilibrés de l’eau, l’amélioration de la qualité des ressources avec le souci constant d’une bonne gouvernance.

Ce 6ème forum, qui se tiendra du 12 au 17 mars à Marseille, a ainsi pour but de "drainer une large affluence internationale, afin de servir de caisse de résonance pour promouvoir la cause de l’eau dans les agendas des décideurs", explique à l’AFP Guy Fradin, vice-président du Forum.

Le Conseil mondial de l’eau, l’institution organisatrice, composée de 400 membres, publics et privés, attend environ 20 000 participants de 140 pays. Il devrait s’agir d’institutions, d’entreprises, d’associations, mais aussi, pour l’inauguration, lundi, une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement ainsi qu’une soixantaine de ministres.

Le Forum pousse les gouvernements à parler d’eau entre eux, "car c’est un sujet très peu évoqué dans les réunions des instances de l’Onu", indique à l’AFP Gérard Payen, conseiller pour l’Eau du Secrétaire général de l’Onu (UNSGAB). Pourtant, il s’agit d’un point crucial car, selon les derniers chiffres de l’OMS et de l’UNICEF, 2,6 milliards de Terriens ne disposent pas encore de toilettes.

Si les précédents forums se focalisaient sur les problèmes, à l’image du forum de 2009 à Istanbul qui n’avait pas réussi à inclure dans sa déclaration finale la notion de droit à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, celui-ci promet des solutions concrètes pour remédier à ce constat.

Pourtant, reste un sujet de désaccord constant : la question du partage de l’eau, alors que 15% des pays dépendent à 50% d’une eau venue de l’extérieur. "Ce point sera soutenu fortement par la France, mais c’est un sujet difficile pour beaucoup d’Etats", poursuit M. Fradin. "On verra ce qu’on peut en sortir, il faut faire progresser les mécanismes de gestion collective".

Un contre-forum pour dénoncer la marchandisation de l’eau

Une centaine d’ONG réuniront en parallèle un Forum alternatif avec 2000 représentants de la société civile venus d’Espagne, d’Allemagne, des Etats-Unis, d’Amérique du sud et d’Afrique.

Ce contre-forum démarrera vendredi avec le colloque Eau, Planète et Peuples, de l’association France Libertés.

Il ouvrira réellement mercredi 14 mars (et pendant trois jours) avec au programme des débats, des ateliers et une manifestation le 17.

En effet, les ONG organisatrices accusent le Conseil de l’eau d’être le porte-voix des entreprises multinationales et de la Banque mondiale. Celles-ci réclament ainsi une gestion publique, écologique et citoyenne de l’eau et une distribution équitable.

"Le forum alternatif dénonce une marchandisation de l’eau. Mais personne ne défend cela", objecte M. Fradin. "Nous ouvrons un lieu de débat où rien n’est tabou, ouvert à tout le monde", assure-t-il, précisant que sur les 30,5 millions de budget du Forum, 1 million d’euros a été consacré à financer la participation d’ONG."

Lire aussi :

Forum mondial de l’eau à Marseille pour faire avancer une cause criante

La Gazette des communes, 7 mars 2012

Eau, les ONG combattent les idées reçues

Le Journal de l’environnement, 8 mars 2012

impression

pas de commentaire. ajoutez le votre!