Vous voyez ce message parce que votre navigateur ne peut afficher correctement la mise en page de ce site. Effectuez une mise à jour vers un butineur qui supporte les standards du web. C'est gratuit et sans douleur.

NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Les parlementaires UMP veulent sauver les pesticides : on fera pousser les choux avec du pipi !
par Marc Laimé, 11 février 2008

D’aucuns vont songer qu’Eaux glacées passe cette fois sous la limite de la flottaison, noyé dans le feuilleton des municipales… Que nenni, voici deux informations du jour qui nous disent dans quel monde nous vivons. Deux parlementaires français viennent de rendre un 54 000ème rapport qui ménage, la chèvre, le chou, et les pesticides ! Dans le même temps nos amis finlandais ont testé la fertilisation des choux avec de l’urine. (Ca marche). Que choisir (nous, pas l’autre avec un grand C) ? Si le choix se résume à rendre l’âme et le reste sous l’effet des potions de Bayer et de Monsanto, où à opter pour la choucroute au pipi, nous avouons être un brin perplexes.

Nos excellents confrères (en l’espèce consoeur) du Journal de l’environnement nous informent ce jour que M. Claude Gatignol, député de la Manche (UMP) - certes âgé de 70 ans, mais vétérinaire dans le civil - et M. Jean-Claude Etienne, sénateur UMP de la Marne (67 ans aux fraises d’Almeria, on respire, et professeur de médecine), ont réalisé une étude de faisabilité sur les pesticides, la santé et l’homme qu’ils ont présentée le 5 février à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

Après en avoir approuvé les conclusions, celui-ci a décidé de lancer une étude intitulée : « Pesticides, environnement et santé de l’homme : état des lieux et perspectives ».

(Le cimetière, note EG).

Selon un communiqué de l’Assemblée nationale, il s’agira notamment de « réaliser une « balance bénéfices-risques » de l’usage des pesticides en se fondant sur les études scientifiques internationales et les expériences agronomiques étrangères » (Nous préconisons, fort de notre expérience le Balouchistan), et de « recenser et évaluer avec objectivité toutes les pistes permettant de réduire l’utilisation des pesticides : agriculture biologique, agriculture raisonnée, biotechnologies. »

Pour M. Claude Gatignol, il faut différencier les « risques démontrés » liés à la contamination de l’eau, des sols, de l’air et de la faune par les pesticides, et les « risques supposés » qui concernent la santé humaine.

(Ben voyons ! Plus c’est gros…)

Les rapporteurs de l’Office parlementaire soulignent qu’une incertitude prévaut chez les experts.

Selon eux, « si les risques liés à une exposition aiguë aux pesticides sont avérés, ceux liés à une exposition chronique à faible dose sont très controversés."

Avec cela si le Grenelle, ou ce qu’il en reste, n’explose pas demain, c’est à y perdre son latin (de cuisine).

Vive la choucroute au pipi

Fort heureusement, à peine cinq minutes plus tard, nos amis de Sources Nouvelles, il est vrai qu’ils sont hollandais, nous apprennent pour leur part une nouvelle qui va faire bondir de joie nos amis les autarciques, ci-devant fanas de l’eau de pluie, la toilette sèche, le bio, la décroissance, les AMAP et tutti-frutti (on va encore se faire des amis !)

Oyez, oyez :

« Des chercheurs finlandais rapportent que le traitement aux urines permettait la production de choux plus gros que ceux traités avec de l’engrais chimique ou sans engrais.

Les urines recueillies auprès d’une personne sur une année peuvent fertiliser une parcelle de 90 m² et rapporter plus de 160 choux.

Ces choux pèsent 64 kilogrammes de plus que ceux traités avec des engrais chimiques et 256 kilogrammes de plus qu’avec une semence sans fertilisant. Les dégâts des insectes sont moins importants que sur les parcelles fertilisées aux urines et aux engrais chimiques, mais plus étendus que dans les parcelles non fertilisées aux engrais.

La qualité microbiologique des choux fertilisés aux urines et de la choucroute préparée à partir de ces choux est similaire à celle des choux fertilisés autrement. La choucroute cuisinée à base des choux cultivés selon les trois manières a des saveurs légèrement différentes, selon des membres du jury de dégustation, mais est également bien appréciée. Les résultats prouvent que l’urine humaine peut servir d’engrais pour le chou et ne constitue aucune menace significative en matière d’hygiène et n’agit pas sur le goût des aliments.

Une étude antérieure a également montré que les concombres tirent profit de l’utilisation de l’urine que de l’engrais conventionnel. »

Hosanna ! Deo gratias. Nous voilà sauvés. J’attends la dégustation chez Colette et la page recettes de Cosmo, m’enfin il n’y a pas tant de bonnes nouvelles que nous ne réjouissions pas un brin…

Sources :

Pradhan, S.K. … [et al.] (2007). Utilisation de fertilisants aux urines humaines dans la culture de choux (brassica oleracea) : impacts sur la qualité chimique, microbienne et sur la saveur. Journal de la chimie agricole et alimentaire ; vol. 55, no. 21 ; p. 8657-8663. doi:10.1021/jf0717891

[http://dx.doi.org/10.1021/jf0717891]

Heinonen-Tanski, H. … [et al]. (2007). Les urines humaines pures sont un bon engrais pour les concombres. Technologie de Bio ressource ; vol. 98, no. 1 ; p.214-217. doi:10.1016/j.biortech.2005.11.024

[http://dx.doi.org/10.1016/j.biortec...]

Contact : Service de la science environnementale, Université de Kuopio, Finlande - M. Surendra K. Pradhan (Surendra.Pradhan@uku.fi), assistant de recherche ; Dr Helvi Heinonen-Tanski (Helvi.HeinonenTanski@uku.fi), Senior Lecturer

(Janet Raloff, Science news online ;

[www.sciencenews.org/articles...], 22 septembre 2007)

impression

commentaires

1 Les parlementaires UMP veulent sauver les pesticides : on fera pousser les choux avec du pipi !

J’avoue que non seulement je ne vois pas le moindre rapport entre ces deux parties de ton article, mais en plus, je ne vois pas où est le problème avec l’utilisation de l’urine, quelle que soit son origine... depuis pas mal de temps déjà on utilise du fumier et autres crottins pour fertiliser.

Que des chercheurs pissent sur des choux me semble assez ancdotique et fort peu dangereux, et nulle part ils ne semblent crier au miracle, et il n’existe pas encore d’industriel à qui cette étude pourrait plaire voire complaire. Quand on nous impose des OGM en plein champ, en revanche il me parait normal de gueuler. Là ... je vois pas

Il y aurait un problème si les fournisseurs d’urine étaient des consommateurs de produits élevés aux pesticides ... ;)

poste par coco_des_bois - 2008-02-12@14:17 - Répondre à ce message
2 Les parlementaires UMP veulent sauver les pesticides : on fera pousser les choux avec du pipi !

Concernant votre problème "si les fournisseurs de pipi étaient des consommateurs de pesticides", je vous réponds tout de suite : Justement, il vaut mieux que les pipis aillent dans les choux que dans les rivières après être passés dans les stations d’épuration...

Pour ma part, j’ai bien apprécié l’humour de "la choucroute au pipi", et c’est bien plus appétissant de se dire que l’on est en train de manger une "choucroute au pipi" plutôt qu’une choucroute à l’engrais NKP de chez "chimie and Co"

Et j’attends impatiemment "la choucroute au pipi-caca" !

poste par X - 2008-02-13@09:15 - Répondre à ce message
vous aussi, reagissez!