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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
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Les lombrics sont dans la STEP
par Marc Laimé, 10 février 2019

Nous avions évoqué il y a quelques mois l’expérience de lombristation mise en œuvre par le village de Combaillaux, dans l’Hérault, qui compte 1438 habitants. Son maire, M. Daniel Floutard, a bien voulu nous apporter quelques précisions supplémentaires sur le fonctionnement du dispositif.

« La station d’épuration de Combaillaux fonctionne avec deux procédés d’épuration, un lit bactérien classique et le Lombrifiltre.

Il y a environ 140 000 litres d’eaux usées qui sont épurés tous les jours avec 1200 personnes raccordées, soit environ 110-120 litres/hab/j.

Cette Lombristation est suivie depuis peu par l’intercommunalité, mais aussi par le Conseil départemental 34 et l’Etat - les résultats des analyses sont donc publics, comme pour toutes les stations d’épurations de France.

A ce jour, la capacité d’épuration du lombrifiltre (qui fait environ 110 m²) est autour de 4 habitants/m², soit 440 habitants, soit environ 50 000 litres d’eaux usées.

Le reste, soit 760 habitants produisant environ 90 000 litres d’eaux usées, est traité par le système classique de lit bactérien en parallèle. Plusieurs protocoles ont été testés et le lombrifiltre peut aussi épurer des quantités plus importantes d’eaux usées (de 80 000 à 100 000 litres/j) mais avec un repos d’un jour afin de réguler l’activité des lombriciens.

Pour répondre à l’allégation disant "qu’une station qui ne produit pas de boue, n’existe pas", je rappelle simplement que les boues se forment après minéralisation de composés en milieu anaérobie (décanteur digesteur), et que le lombrifiltre fonctionne totalement en condition aérobie, donc pas de minéralisation mais plutôt transformation donc aucune production de boue.

Les composés résiduels (dérivés carbonés ou nitrés) sont en grand majorité réduits en composés volatiles ou en produits assimilables par le milieu naturel, et donc non polluants.

A la question "que devient la biomasse", je rappelle qu’aucun élément n’est extrait du lombrifiltre donc pas de boues, pas de charge dans le temps, l’eau usée arrive sur le lombrifiltre puis ressort épurée après filtration. »

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commentaires

1 Les lombrics sont dans la STEP

Vu le procédé, il doit y avoir production de sol/humus tout de même, par déjection des lombrics. Rien qui ne soit réglé avec une pelle ou une brouette, mais de temps en temps ça devra être vidé quand même (quand bien même cette période peut être importante, 10-15 ans, et m’est avis que légalement on échappera pas à une analyse type boues).

En tout cas ça ressemble à un procédé extensif prometteur quand on a des faibles populations et de la place.

poste par Feup - 2019-02-11@08:33 - Répondre à ce message
2 Les lombrics sont dans la STEP

Merci d’avoir apporté quelques éclaircissements...
Sans vouloir faire d’allégation, oui, il y a bien une production de boues en milieu anaérobie dans le décanteur-digesteur. Mais "composés résiduels (dérivés carbonés ou nitrés)" me semble bien correspondre à ce que l’on appelle des boues et elles sont effectivement assimilable par le milieu naturel (par valorisation agricole par exemple) comme n’importe quelles boues de STEP.
De plus, ces "composés résiduels" doivent bien à un moment donnée être évacués...
Pour rappel, le terme "boues" n’a rien de péjoratif...

poste par Damien - 2019-02-11@13:44 - Répondre à ce message
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