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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Les agences de l’eau se mobilisent avant les arbitrages budgétaires
par Marc Laimé, 5 août 2017

Les 7 Présidents de Comités de Bassin, accompagnés des 6 Directeurs d’Agence de l’eau et de leurs représentants, ont été reçus le jeudi 3 août au ministère de la Transition écologique et Solidaire par le Ministre d’Etat Nicolas Hulot et ses deux Secrétaires d’Etat Sébastien Lecornu et Brune Poirson.

Un communiqué relayé par le Bien Public, quotidien dijonnais au sein duquel François Sauvadet, actuel président du Comité de bassin Seine-Normandie, a officié comme journaliste durant une vingtaine d’années témoigne de la mobilisation en cours.

En coulisses le Kappelmeister Jean Launay est aussi à la manœuvre, il est vrai pour d’autres motifs :

« JORF n°0172 du 25 juillet 2017 texte n° 34

Arrêté du 11 juillet 2017 modifiant l’arrêté du 23 juin 2015 portant nomination au Comité national de l’eau

NOR : TREL1720545A ELI : Non disponible

Par arrêté du ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire, en date du 11 juillet 2017, est nommé membre du Comité national de l’eau :

Au titre des personnalités qualifiées

M. Jean LAUNAY, président du Partenariat français pour l’eau, en remplacement de M. François GUERBER. »

A la grande fureur de l’ineffable Sophie Auconie, et de quelques autres, surtout que la bande de Solère, qui a d’abord rallié toute l’UDI sous sa bannière, commence à ruer dans les brancards. Ca promet.

Les espoirs que Veolia fonde sur le parachutage de Brune aux côtés de Hulot vont hélas (pour eux) être contrecarrés par l’autre bataille autour de la désignation d’un Monsieur (ou d’une Madame) Eau à Elysée-Matignon… Comme Celia est encore un peu verte, ça va pas le faire non plus. Du coup à l’IPEF ça bastonne cher depuis le 14 juillet. On verra.

Ceci étant nos amis ont donc entrepris l’archange du climat, qui n’en a rien à battre de l’eau, n’y connaissant strictement rien, enfin jusqu’au 9 août, où l’on va voir comment il répond aux appels pressants de Christiane Lambert, Tandonnet-Lozach, Pointereau et le reste des junkies du maïs…

Diner de têtes à Roquemaure

Jurassic Park à Roquemaure, jeudi 3 août 2017.

« Le contexte est difficile à la fois au plan climatique avec les restrictions d’eau que nous connaissons et au plan financier avec des arbitrages budgétaires qui nous laissent entrevoir le pire avec l’instauration d’un plafond mordant sur la redevance sur l’eau qui priverait la politique de l’eau de ses moyens vitaux.

Les Présidents ont rappelé au ministre l’efficacité de la gestion de l’eau par Bassin versant. "Les défis qui sont devant nous sont énormes" a rappelé François Sauvadet, Président de la conférence des Présidents de Comité de Bassin :

- Atteindre 100 % de bon état des eaux en 2027 ;

- Réussir la prise en main de la GEMAPI par les collectivités ;

- Élargir nos compétences à la biodiversité ;

- Assumer nos responsabilités sur le renouvellement des réseaux et la lutte contre les fuites ;

- S’adapter au changement climatique.

« Sur l’ensemble de ces sujets, on ne peut pas demander aux agences de l’eau de faire toujours plus avec moins de moyens. Les Comités de Bassin devront faire des choix et les assumeront » ont affirmé les Présidents au Ministre d’Etat. Les Présidents ont en outre rappelé au Ministre d’État que le budget des agences provient des redevances sur l’eau payées par les consommateurs et les usagers. Elles n’ont, pour eux, pas vocation à alimenter le budget des parcs nationaux ou de l’office national de la chasse et de la faune sauvage.

« Priver la politique de l’eau de ses moyens est une catastrophe alors que nous sommes très loin d’atteindre 100 % de bon état des eaux en 2027 conformément à l’engagement de la France ». Il faudrait pour cela multiplier par 3 les budgets actuels d’intervention des agences.

En matière de climat, l’inaction coûte cher. Les inondations de mars 2016 sur la Seine ont coûté un milliard, bien plus qu’auraient coûté des mesures de prévention. Il en est de même pour le renouvellement des réseaux estimé à un milliard d’euros par an.

Malgré le contexte difficile, cette réunion a permis un dialogue constructif avec le Ministre d’Etat et de partager une vision des enjeux du changement climatique. Un exercice qui devrait être amené à se renouveler deux fois par an.

Des avancées concrètes ont pu voir le jour avec l’ouverture de la composition de l’Agence Française de la Biodiversité à un représentant des Comités de Bassin.

Les Présidents de Comité de Bassin attendent maintenant que la prise de conscience collective sur les enjeux de l’eau soit traduite dans les arbitrages budgétaires à venir. Tout projet de prélèvement est contraire aux enjeux de la transition écologique. »

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