Eaux glacées s’est fait l’écho il y a peu d’une récente décision du Conseil d’Etat, qui semblait conforter des laboratoires publics en pleine déshérence.
Un lecteur attentif nous apporte des éléments d’information complémentaires, qui méritent un large écho :
« La récente décision du Conseil d’Etat est effectivement très importante.
Toutefois elle ne doit pas engager à un optimisme démesuré, hélas controuvé par les faits.
En effet, ce même laboratoire départemental de l’Aisne n’a pas hésité à s’associer au plus gros privé, CARSO, pour prendre le marché du contrôle sanitaire au laboratoire départemental de la Somme (Laboratoire de Beauvais), avec toutes les conséquences sociales que ça a engendré.
Foire d’empoigne
Actuellement face aux laboratoires privés et aux grosses structures, et à l’ouverture aux marchés publics du contrôle sanitaire, plusieurs attitudes sont adoptées par les laboratoires publics et les politiques (de droite comme de gauche) dont ils dépendent : soutien des politiques et réponses aux appels d’offres avec gain ou perte du marché, association avec des laboratoires privés pour gagner les appels d’offre, même au détriment d’autres laboratoires publics, privatisation des laboratoires, groupement via des GIP ou autres structures, fermeture pure et simple des laboratoires…
Voir le Laboratoire départemental d’analyse de Caen, celui de Chartres, de Beauvais, du Loiret, de l’Allier, de Carcassonne, le CRECEP à Paris, etc....
Cette décision ne va donc pas suffire à mettre les choses au clair dans le monde de l’analyse et du contrôle de l’environnement qui, de fait, est du domaine et de l’intérêt public et non du domaine et de l’intérêt privé. »


Le Conseil Général de la Côte d’Or vient de fermer son laboratoire. Pourquoi ?
J’aurai une réponse officielle demain, de la bouche de son Président. A suivre.