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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
L’Affaire Cristaline (7) : çà continue !
par Marc Laimé, 16 mars 2007

Les lecteurs (et lectrices) d’Eaux glacées ont été très nombreux (ses) à réagir à notre saga de l’Affaire Cristaline. Que n’ai-je pas entendu ? Paranoïa, théorie du complot… En fait j’en avais oublié ! Ainsi la grande offensive du cartel contre les embouteilleurs, puissamment relayée par l’Etat, avait aussi conduit ce dernier à lâcher les limiers de la Répression des fraudes contre la camarilla du plastique. Et ça va continuer. Comme notre feuilleton qui, à ce rythme, risque de durer encore un bon moment. A suivre…

Dans un communiqué du 27 février 2007, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) annonçait les résultats d’une enquête qu’elle a menée au troisième trimestre 2006 dans 13 régions sur les eaux minérales naturelles embouteillées en France ou dans l’Union européenne.

Sur 45 échantillons, 10 ont été jugés non conformes dont deux en provenance d’Italie et une d’Allemagne.

Trois ont été jugés non conformes pour des concentrations en baryum, fluor, et manganèse, supérieures à la limite.

A l’inverse, pour d’autres échantillons, des déficits en minéraux par rapport aux teneurs indiquées (magnésium notamment) ont été constatés.

Constatant le niveau élevé de non-conformité, la DGCCRF souhaite accroître la vérification de la composition des eaux en bouteille.

Anomalies

Une enquête a donc été diligentée au 3e trimestre 2006 dans 13 régions françaises sur les eaux minérales naturelles embouteillées en France ou originaires de l’Union européenne.

(Ils jouent de malchance nos amis les embouteilleurs, souvenez-vous : le rapport de l’Académie de médecine en novembre, le décret gouvernemental en janvier, la nouvelle campagne de pub du Sedif... Y a des années comme çà...)

L’objectif était de déterminer les teneurs résiduelles :

- en fluor sur des eaux susceptibles de présenter des taux supérieurs à 1,5 mg/l mais ne comportant pas dans leur étiquetage l’avertissement relatif à la présence de fluor au-delà de ce seuil ;

- en bromates et en bromoformes pour les eaux susceptibles d’avoir été traitées à l’air enrichi en ozone mais ne faisant pas référence à ce traitement dans l’étiquetage ;

- en arsenic, en baryum et en manganèse.

45 échantillons ont donc été analysés dont 17 en provenance d’autres Etats membres de l’Union européenne.
 10 ont été jugés non conformes dont 3 en provenance d’Allemagne (1) et d’Italie (2) ; 
 3 échantillons ont été déclarés " à suivre ".

Les anomalies concernent, pour l’essentiel, des déficits en minéraux par rapport aux teneurs indiquées (magnésium notamment) ou des dépassements par rapport à des normes maximales (baryum, fluor, manganèse)

Type d’anomalie

Déficit en magnésium/ étiquetage : non conforme 2

Fluor égal ou supérieur à la teneur indiqué : non conforme 1- à suivre 1

Manganèse supérieur à la limite  : non conforme 1

Manganèse et baryum supérieurs à la limite : non conforme 3

Mention " sans nitrates " : non conforme 1

Etiquetage différent de la composition : non conforme 2 - à suivre 2

Selon la DGCCRF, la plupart des opérateurs implantés sur le territoire national ont mis en place des systèmes de traitement pour respecter les limites maximales des constituants naturellement présents dans les eaux conditionnées dont le dépassement peut présenter un risque pour la santé publique.
 Mais le taux élevé de non-conformités (22%) semble de nature à l’inciter à accroître la vérification de la composition des eaux embouteillées…

Des sources bien informées nous assurent que la Chambre syndicale de nos amis les embouteilleurs ne décolère pas.

On attend la suite avec impatience.

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commentaires

1 L’Affaire Cristaline (7) : çà continue !

Bonsoir,

comprenez bien que ces pauvres entreprises ne peuvent s’offrir le luxe de renouveler leurs étiquettes à chaque nouvelle analyse de l’eau ! Ce serait une source de dépense d’inutilité privée !

L’eau de la ville est analysée chaque jour et ses analyses, si imparfaites encore soient-elles mais plus fiables que celles des eaux embouteillées, sont accessibles à tous au quotidien.

Je sors du 17e carrefour de la pensée, cette année consacré à l’Amérique latine... deux ans après celui consacré à l’eau...

Chaque intervenant-e disposait de son gobelet en plastique et de sa mini bouteille de..., de... je te le donne en mille Mimile, de Cristaline.
C’est après coup, c’est-à-dire maintenant, parce que les interventions se sont avérées très riches et instructives, que ma réflexion revient sur cette question. Combien de bouteilles sont ainsi mises à disposition, c’est-à-dire ouvertes et consommées seulement en partie, dans ce genre de colloques, mais aussi dans les réunions grandes et petites, les meetings, dans les restaurants, les selfs, les cantines au quotidien, pour finir dans les éviers et aux ordures alors qu’elles ne sont qu’à moitié consommées. Je pense qu’il y a là un immense gâchis eau/plastique dont on pourrait se dispenser.

Amitiés

poste par agnès - 2007-03-18@22:48 - Répondre à ce message
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