Vous voyez ce message parce que votre navigateur ne peut afficher correctement la mise en page de ce site. Effectuez une mise à jour vers un butineur qui supporte les standards du web. C'est gratuit et sans douleur.

NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Irrigation : de nouvelles « réformes » décidées… par les irrigants !
par Marc Laimé, 3 décembre 2020

Comme ses prédécesseurs, l’actuel ministre de l’Agriculture, M. Julien Denormandie, ingénieur agronome et fidèle de la première heure de M. Emmanuel Macron, vient encore d’assurer les représentants de la profession agricole de son entier soutien, aggravant encore les tensions qui se sont fait jour ces dernières années autour de la question de l’irrigation.

Intervenant à l’assemblée générale de l’AGPM (maïsiculteurs) le 26 novembre, M. Julien Denormandie y a indiqué qu’un projet de décret sur les volumes prélevables pour l’irrigation sera « bientôt » soumis à la concertation. « Des échanges sont en cours », dans le cadre du projet de loi Asap adopté le 28 octobre, pour établir les dispositions qui visent à consolider le cadre juridique de la définition des volumes d’eau prélevables dans les milieux, a-t-il déclaré.

Un exemple achevé du lobbying des irrigants puisque l’actuelle définition des volumes prélevables leur paraît contenir des dispositions limitant leur ambition clairement affichée de prélever « ce qu’ils veulent, où ils veulent et quand ils le veulent… »

Cerise sur le gâteau, c’est au sein du Comité de rénovation des normes en agriculture (Corena), implanté au sein du ministère éponyme, que le projet de décret est travaillé.

Deux visions s’y opposeraient, selon le président d’Irrigants de France, M. Eric Frétillère.

Les organisations agricoles assurent défendre « une gestion équilibrée » de la ressource quand le ministère de la Transition écologique aurait « une approche uniquement écosystémique » de l’utilisation de l’eau.

« Si le décret reste en l’état, il y aura des répercussions dramatiques sur les productions agricoles », a dès lors mis en garde le syndicaliste.

Julien Denormandie a de son côté mis l’accent sur l’installation d’une « équipe de projets » dans son ministère « qui va suivre au cas par cas tous les projets de construction » de retenues d’eau.

Objectif : « apporter les soutiens nécessaires (sur le plan) économique, financier, administratif, ingénierie. »

La suite est déjà écrite : l’irrigation à outrance, partout, tout le temps, « quoi qu’il en coûte »…

Et que fait Mme Pompili pendant ce temps ? Elle petit-déjeune avec Christiane Lambert...

"AGENDA

Paris, le 3 décembre 2020

AGENDA DE BARBARA POMPILI

Semaine du 30 novembre au 4 décembre 2020

Lundi 30 novembre

08h30

Entretien avec Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles"

ACTUALISATION : CENSURE DU CONSEIL D’ETAT

Par décision rendue ce jour, le Conseil d’Etat censure, entre autres "cavaliers législatifs" de la loi ASAP, le dispositions ci-après :

(...)

- détermination par décret des volumes d’eau susceptibles d’être prélevés dans certains bassins hydrographiques en déséquilibre significatif.

- compétence en premier et dernier ressort aux cours administratives d’appel pour connaître des recours dirigés contre les décisions relatives aux projets d’ouvrages de prélèvement d’eau à usage d’irrigation."

Caramba, encore raté ! Comme nos amis vont repartir à l’assaut, ça promet...

impression

pas de commentaire. ajoutez le votre!