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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Irrigation : "Et un, et deux, et trois zéro", par Bassines non merci
par Marc Laimé, 16 janvier 2022

Récit à chaud d’une randonnée pédagogique pour dénoncer le remplissage de la Mégabassine SEV17 à Mauzé sur le Mignon.

"Et un , et deux et trois zero"

Voilà ce que nous chantions, nous les 500 citoyen.ne.s resitant.e.s pour la défense de l’eau Bien Commun, des nappes phréatiques et des rivières. Malgré l’odieux arrêté d’interdiction de manifester et de circuler arbitrairement pris le préfet Aubry des Deux Sèvres et le préfet Basselier de Charente Maritime, tous les deux sur la sellette, notre "randonnée pédagogique" et les trois "gestes forts, premières actions du projet de territoire à venir" ont été accomplies.

Sud Ouest -.

Malgré des forces de l’ordre omniprésentes (on a eu la totale, 200 agents minimum sur zone, plus de 9 cars de CRS, canon à eau, hélico, motocross, véhicules anti-émeute) et la présence de 30 militants de la Coordination Rurale venus à la provocation, nous avons évité tous les pièges tendus et éviter toute violence.

Nonobstant le superbe et courageux plaquage du numéro 1 de la gendarmerie Vestieu sur un de nos militants.

Sa reconversion dans le pack du XV de France est toute assurée (voir la photo dans le Courrier de l’ouest...), - la prochaine fois, il s’en prendra à un gabarit plus conséquent - plaqué un papy qui devait pesé 50kg tout mouillé, c’est donné quoi comme médaille...

Ce fut le seul moment un peu chaud de la rando, avec la tentative d’intimidation dont à été victime Jean Jacques, pris à parti par les trente zozos de la Coordination Rurale (dont pas mal étaient bien alcoolisés), venus jouer la provoc en fin de cortège, en effet, sous l’oeil complice d’un des leaders de Caussade, l’un d’eux saisissait JJ et le penchait au dessus du garde corps au dessus de la Nationale... Plainte sera déposée, évidemment.

C’est justement la présence des 30 bassineurs (mais comment sont ils arrivés là, que fait la police ?) qui nous a contraints à devoir franchir le barrage de gendarmerie, sortir d’une nasse extrêmement piégeuse et rejoindre l’itinéraire de notre randonnée.

La nationale franchit, nous pouvions cheminer à travers champs, évitant scrupuleusement les pieds de choux et les semis de blé - c’est donc à travers les chaumes de maïs que nous avons rejoint notre premier objectif, à savoir le "pont barrage" des Marquises, frontière entre Charente Maritime et Deux Sèvres.

A cette occasion, nous avons pu dénoncer la vidange hivernale systématique du marais Poitevin et de tous ses affluents et en particulier le Mignon.

Nous avons symboliquement baissé une des deux doubles vantelles du barrage - il appartient à présent au syndicat de rivières coordonné avec les services de l’agglo Niortaise (compétence GEMAPI gestion des milieux aquatiques et des risques d’inondation) et l’Etablissement Public du Marais Poitevin -, de fermer la deuxième, pour empêcher que toute l’eau file à la mer en quelques heures, pour faire place à une magnifique Evaille (crue en patois, quand le marais est recouvert par les eaux, comme ce pour quoi il a été conçu...), seule garante de la reproduction du brochet, du stationnement des oiseaux migrateurs, assurant apport de limons et recharge des nappes phréatiques.

Il existe déjà une Mega Mega Bassines : elle est gratuite, elle est déjà en place et elle peut refonctionner demain : c’est le Marais Mouillé, la partie inondable du Marais poitevin - et faites le calcul, 10 cm d’eau sur 30000 hectares (superficie des marais mouillés), c’est 30 millions de mètres cube, soit plus que toutes les bassines déjà construites et en projet !!!

La manœuvre opérée nous avons alors pris la route du "PIEZOMETRE de Renais" - kézako un piézomètre : c’est le "thermomètre de la nappe phréatique", en fait un trou d’une dizaine de centimètres de diamètre creusé dans le calcaire et permettant de mesurer les fluctuations de l’eau souterraine.

Et ce piézomètre de Renais est un lieu hautement stratégique, puisque c’est en fonction du niveau mesuré à cet unique point que pourra être déclenché le remplissage de 4 bassines (la SEV17 en chantier, une autre de Mauzé, Priaires et Saint Felix).

Par chance, le piézomètre était resté sans surveillance et était accessible, aussi nous avons pu constater que grâce aux fortes précipitations des derniers jours, la nappe était remonté à 75cm de la surface - va falloir bien suivre l’évolution si les mégapompes venaient à démarrer la semaine prochaine - çà pourrait s’écrouler très vite... encore faudrait il que la sonde qui a été posée par la société anonyme de l’eau fin décembre (rien que çà c’est questionnant, non ?) fournisse les données aux sites internet publics (le SIEMP de l’établissement public et le site Piezo Poitou Charentes de l’Observatoire régional de l’environnement) - mais non, le préfet nous a répondu par courrier la semaine dernière : non seulement il n’avait aucune donnée pour ce piezo pour les années 2019, 20 et 21 (alors qu’il est opérationnel et suivi depuis 2003, çà donne une idée du sérieux du protocole qui, depuis sa signature, n’a pas déclenché la mise en place des outils de suivi et la transparence pour un site aussi stratégique...), et que si nous voulions connaitre les données collectées par la sonde, nous devions nous adresser à Boudeau, le président de la "pseudo" coopérative de l’eau !!! (alors que rappelons le ce site est propriété publique) - bah oui , c’est sur que si on donne le thermomètre à Boudeau , il va être tenté de l’enfoncer plus profondément (Il est temps de mettre "un terme aux maitres" , vieux dicton anar...)

L’autre scandale du piezo de Renais, ce sont les cotes conditionnant le remplissage des bassines établies dans le cadre du protocole et qui s’avèrent absolument ravageuses pour les nappes phréatiques, permettant par exemple de prélever en janvier, quand la cote est à plus de 10,88m au-dessus du zero NGF (niveau de la mer pour aller vite) - sachant que depuis 20 ans de relevé de ce piezo jamais un niveau aussi bas n’a été mesuré au mois de janvier - autrement dit quelques soient les conditions climatiques et y compris lors d’hiver très sec, les bassineurs pourront remplir la bassine TOUS LES ANS au mois de janvier.

Bravo à François Marie Pellerin, fidèle soutien du protocole et grand pervertisseur des associations de protection de la nature d’avoir réussi à faire croire à DSNE, la Coordination de défonce du marais poitevin, la fédé de pêche... qu’il "tenait la barre", et qu’il mettait tout en œuvre pour obtenir le rehaussement des côtes suppléé par le maire Moinard d’AMuré - beau boulot les gars, on voit le résultat...

Et de deux objectifs remplis - prochaine étape à 500m de là : le point de captage d’eau potable de Chercoute pour une opération de plantation/protections du captage par les saules, une des meilleures solutions offertes par la nature pour épurer les eaux.

Et là surprise, une dizaine de gendarmes en tenue de guerre bloquant l’accès au petit pont permettant la traversée du Mignon.

Nous les avons d’abord applaudi car c’est la première fois que les pouvoirs publics mettaient enfin les moyens pour protéger le captage de Chercoute.

Que cela les inspire pour interdire tout épandage de pesticides à moins d’un kilomètre et en pleine zone humide Natura 2000.

Nous les avons tout de suite rassuré sur nos intentions pacifiques leur proposant de fraterniser autour d’une partie de football à travers les champs de mais et les supporters randonneurs de chanter à tue tête "Allez les Bleus".

C’est peut-être le risque d’une véritable humiliation alors que nous jouions à domicile et largement en surnombre, qui les aura invité à nous ouvrir le passage et ainsi de rejoindre le périmètre rapproché du captage de Chercoute.

Chercoute atteint, nous pouvions planter les quelques dizaines de plants de saules qui ne demanderons qu’à pousser quand le maïs disparaitra de nos fonds de vallée (et çà c’est dès ce printemps, avec la venue du printemps maraichin les 25, 26 et 27 mars).

C’est là que les gendarmes étaient les plus fébriles - la bassine SEV17 était maintenant à vue , et franchement, vu comme le dispositif était à la ramasse, la voie était toute ouverte mais ce n’était pas l’itinéraire du jour...

Nos trois objectifs du jour étant atteints, nous pouvions joyeusement prendre la route de Mauzé, en chantant à double titre " et un, et deux et trois zéro", trois objectifs atteints et troisième manif Berezina pour les forces de l’ordre.

C’est sous les notes du diatonique que nous regagnons le stade de foot où une dernière surprise nous attendait - en effet profitant courageusement de notre absence , les zozos de la Coordination Rurale avait apposé le magnifique "blaze" "CR" sur trois véhicules - c’était de la bombe de peinture effaçable - heureux qu’ils aient pu s’exprimer artistiquement.

Voilà c’était un recit " à chaud " de ce superbe après midi de randonnée pédagogique, riche en émotions et en actions.

Suivez la presse, pleins d’articles sont en train de tomber.

A suivre aussi dans les tous prochains jours ; le nouveau numéro de BNM TV qui retracera cette nouvelle épopée maraichine.

Prochain rendez vous : en cas de grand gel, tous à la patinoire SEV17 de Mauzé…

No Bassaran - le protocole est mort, vive le vrai projet de territoire qui commence."

Voir le diaporama de La Nouvelle République :

https://www.lanouvellerepublique.fr...

- Centre Presse : Course à travers champs pour les anti-bassines :

https://www.centre-presse.fr/articl...

- Près de Niort. Les anti-bassines vent debout contre la pose de nouvelles canalisations :

https://www.ouest-france.fr/environ...

Ouest France.

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