Une vingtaine d’entreprises publiques européennes de l’eau et de l’assainissement s’étaient réunies le 18 mars 2008 à la Maison de l’eau à Paris pour porter sur les fonts baptismaux le premier réseau européen qui prône la gestion publique des services d’eau et d’assainissement.
Ce réseau regroupe désormais formellement 7 opérateurs, représentant 4 pays : Eau de Paris et le Syndicat des eaux et de l’assainissement du Bas-Rhin (SDEA), pour la France, la société des eaux de Bruxelles, Vivaqua et l’association des eaux de Bruxelles, Aqua Bru, pour la Belgique, les sociétés d’eau de Milan, Amiacque et Cap Holding, pour l’Italie les Services Industriels Genevois (SIG), pour la Suisse.
Les premiers membres fondateurs ont paraphé les statuts de cette association internationale de droit belge à Bruxelles le 3 février 2009. Anne Le Strat, Présidente d’Eau de Paris est devenue administratrice de la nouvelle structure.
Aqua Publica Europea se propose de rassembler les opérateurs publics des services d’eau et d’assainissement au niveau de l’Europe pour la promotion le développement de la gestion publique de l’eau.
L’objectif est aussi de représenter les entreprises publiques de l’eau auprès des instances européennes.
Enfin, il s’agit de valoriser la performance de la gestion publique, par la mutualisation, l’échange de bonnes pratiques, techniques, de gestion et de management des services d’eau et la mise en œuvre d’actions communes.
La prochaine réunion de travail se tiendra à Paris dans le courant du mois de mars 2009.
L’Assemblée générale et le premier conseil d’administration auront lieu à Genève au mois de mai prochain.
Commentaires
A voir ce que donne cette initiative.
Les commentaires précédents soulèvent un point intéressant, l’effort en R&D. En ces temps de désengagement de l’état, qui fera la recherche nécessaire face aux différents enjeux du domaine de l’eau ?
Le premier débat peut déjà concerner la pertinence d’unifier entreprises qui font un job d’exploitation et labos de recherche : qu’est ce qui nous garantit que des travaux impliquant par exemple une baisse des marges ne seraient pas "passés à l’as" ?
Le CEMAGREF ou l’IMFS, dont cela aurait du être le rôle depuis des années, en particulier sur l’usure des réseaux et leur gestion patrimoniale, le traitement des substances médicamenteuses et autres perturbateurs endocriniens, sont ils suffisamment utilisés ?
Se tournerait on vers des entreprises qui mettraient au point un procédé et vendraient par la suite une prestation intellectuelle ou de constructions d’ouvrages clé en main ?

