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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
VAGUES
Gestion de l’eau (7) : la question démocratique
par Marc Laimé, 12 mai 2008

Le service public local de l’eau est-il réellement démocratique ? Elus et usagers sont-ils en capacité d’exercer un contrôle sur un service public essentiel ? La majorité des services publics locaux de l’eau et de l’assainissement sont aujourd’hui gérés au niveau des intercommunalités, dont le mode de fonctionnement induit une regrettable opacité. Par ailleurs ces mêmes intercommunalités échappent pour un grand nombre d’entre elles à l’obligation de création de Commissions consultatives des services publics locaux, qui permettent aux usagers d’exercer un contrôle citoyen sur les services publics. Ces évolutions soulignent l’urgence d’une véritable démocratisation de la gestion de l’eau et de l’assainissement, qui semble malheureusement avoir plutôt régressé ces dernières années.

Ce texte s’inspire très largement des analyses conduites par la Coordination des associations de consommateurs d’eau (CACE), qui regroupe de très nombreuses associations d’usagers dans toute la France, et de l’expérience de l’animateur de l’Association des usagers d’eau du Rhône (ACER), Jean-Louis Linossier.

« Les services publics de production et de distribution d’eau potable, et de l’assainissement, sont des Spic (Service public à caractère industriel et commercial), qui peuvent être gérés par une commune, ou un EPCI auquel la commune a transféré la compétence correspondante.

L’EPCI est un Etablissement public de coopération intercommunal (l’intercommunalité) qui peut avoir compétence sur un ou plusieurs Spic.

Quels sont les documents auxquels élus et usagers peuvent se référer pour juger de la gestion de ces services publics locaux ?

Si la collectivité, ou l’EPCI, n’ont pas délégué ces services à un opérateur privé, et le gèrent donc en régie, hormis la gestion par le biais de sociétés d’économie mixte (SEM), qui demeure minoritaire puisqu’il n’existe qu’une dizaine de « SEM d’eau » en France, la collectivité doit rendre public chaque année le rapport dit « Barnier », qui est en fait, pour tous les services publics locaux, le rapport annuel sur le prix et la qualité du service. Qui n’est d’ailleurs pas spécifique à l’eau potable ou à l’assainissement.

Dans le cas d’une gestion en régie, ce « rapport Barnier » est réalisé à partir des rapports établis par la régie elle-même, ainsi que du document nommé « compte administratif », et du « compte de gestion » dressé par la collectivité

Si le service a été délégué à un opérateur privé, (DSP), celui-ci doit fournir à la collectivité avant le 1er juin de chaque année le « Rapport technique et financier du délégataire ».

C’est à partir de ce rapport du délégataire remis le 1er juin que la commune établit ensuite à son tour, toujours en lien avec le compte administratif et le compte de gestion, notre fameux rapport « Barnier », avant le 30 juin de chaque année, le tout aux termes de l’article L.1411-3 du Code général des collectivités territoriales (CGCT).

En principe élus et usagers peuvent donc se référer à ces deux documents publics afin de vérifier la gestion des services publics locaux de l’eau et de l’assainissement.

Un principe louable, qui s’avère toutefois en pratique pâtir de pratiques qui en pervertissent l’essence.

Ainsi les « rapports techniques et financiers du délégataire » sont-ils dressés à partir d’un modèle-type établi par la FP2E, le syndicat patronal créé par Veolia, Suez et Saur, qui ne permet pas véritablement de retracer la réalité économique et financière du contrat de délégation, comme en attestent tous les recours et procès engagés par des collectivités à l’encontre des trois groupes dominants du secteur.

Ensuite il arrive aussi trop fréquemment que le « rapport du maire » publié le 30 juin, soit purement et simplement un « copié-collé » proposant une synthèse expéditive du rapport du délégataire, quand ce n’est pas carrément celui-ci qui l’a établi...

Intercommunalité et démocratie

Le problème désormais, avec le transfert massif des compétences eau et assainissement à des structures intercommunales, réside, et dans l’opacité qu’ils génèrent, et dans la perte de compétence de l’échelon communal en ces matières. Sans compter l’obstacle supplémentaire qu’érige l’intercommunalité au contrôle citoyen de ces services publics locaux.

Dès qu’une commune transfère une compétence à une intercommunalité, en l’occurrence ici la compétence eau et/ou assainissement, cette commune et son conseil municipal perdent toute capacité de décider, et donc toute responsabilité directe sur cette compétence.

Le maire n’est donc plus responsable, ni juridiquement, ni pénalement, bien que 
ce maire et/ou tous autres conseillers délégués, désignés pour siéger dans les instances délibérantes de cette intercommunalité soient 
co-délibérants dans ladite instance.

Plus grave encore, les conseils municipaux des communes constitutives de l’intercommunalité ne débattent plus en leur sein au sujet des compétences transférées à l’intercommunalité, et les représentants qu’elles y envoient y vont sans mandat explicite de leur conseil municipal de départ, et ne rendent aucun compte de leurs participations aux débats et aux votes auxquels ils participent.

Combien de délégués ne prennent-ils ainsi superficiellement connaissance de dossiers qui comptent parfois des centaines de pages et des annexes techniques fournies que quelques minutes avant le vote ?

De ce fait les communes deviennent des « coquilles » vidées de leurs substances telles que l’eau, l’assainissement, les déchets (collecte et traitement), 
les transports urbains, les sports, les cimetières...

Elles ne règnent alors que sur l’aménagement des espaces publics (et encore pas tous), le service de l’état civil, quelques services d’entraide sociale...

En matière d’eau ou d’assainissement élus ou usagers de la commune qui a transféré sa compétence seront donc informés comme tous les usagers de l’intercommunalité, ni plus, ni moins ; c’est-à-dire pas du tout.

Les « rapports Barnier » sont évidemment consultables au siège de l’intercommunalité, mais pas automatiquement dans chaque commune de l’intercommunalité.

Ces rapports sont de plus d’intérêt minime si le service public est délégué car, dans ce cas de figure, le document indispensable est le rapport technique et financier du délégataire.

C’est déjà extrêmement grave pour la démocratie, mais il y a plus.

Quelle consultation des usagers ?

Une commune qui exerce directement les compétences eau et/ou assainissement doit constituer une Commission consultative des services publics locaux dès que sa population excède les 10 000 habitants.

Rien de tel pour les intercommunalités qui ne sont contraintes de se doter d’une CCSPL que si leur population excède les 50 000 habitants !

Lors de l’examen parlementaire de la LEMA, même les représentants de Veolia et de Suez, en l’espèce le Cercle français de l’eau, proposaient pourtant de l’abaisser à 20 000 habitants... Rien n’y a fait. Aujourd’hui un grand nombre d’intercommunalités de moins de 50 000 habitants, qui se sont vu massivement transférer les compétences eau et assainissement n’ont donc aucune obligation légale de consulter les usagers...

Le citoyen y perd donc énormément, et toutes les enquêtes témoignent qu’en matière d’eau et d’assainissement, la plupart des gens ne savent même pas qui est responsable du service public, ni qui l’exploite puisque seul un usager sur deux a vu la facture d’eau à l’origine de ce que son syndic ou son régisseur lui réclame.

Il y en a même qui croient que l’eau est 
gratuite ou qu’on les a oubliés et que dans ce cas mieux vaut faire le mort.
Ce qui, au passage, expliquerait pour eux les pertes...

Autre défaut induit : le décervelage. Car il est dès lors facile de propager des contre-vérités.

Ainsi de l’idée reçue selon laquelle les « voleurs », les « gaspilleurs » domestiques d’eau potable seraient 
responsables des pénuries, alors que la consommation d’eau domestique n’excède pas 8 % de la ressource mobilisée, y compris les plus de 30 % d’eau « perdus » dans les 
fuites des réseaux, contre 75 à 80 % pour l’agriculture et le reste pour 
l’industrie.

Ou de cette autre lapalissade selon laquelle « l’eau est rare », et qu’elle ne peut donc qu’être chère.

Et encore que l’eau du robinet n’est pas "bonne", et qu’il faut donc boire de l’eau en 
bouteilles, ou se faire installer des systèmes de purification, même s’ils 
sont vendus par des filiales des distributeurs qui doivent par contrat fournir de 
l’eau potable, et donc "bonne".

Et toujours, que ce sont les usagers domestiques qui, rejetant des eaux usées polluées, 
polluent de ce fait nappes et cours d’eau, alors que les usagers domestiques sont les seuls à dépolluer leur eau. Assertion d’autant plus fausse que ces 
eaux dépolluées ne sont jamais rejetées dans les nappes. Ce qui n’est en revanche pas le cas des agriculteurs, qui répandent leurs pesticides directement sur les sols, pesticides que les eaux de ruissellement envoient directement dans les nappes.

Croissance de l’intercommunalité aidant, on voit que la gestion démocratique du service public local de l’eau demeure donc largement un mythe. Et que là aussi tout est à refonder. »

Lire :

Décret no 95-635 du 6 mai 1995 relatif aux rapports annuels sur le prix et la qualité des services publics de l’eau potable et de l’assainissement.

Gestion de l’eau :

Gestion de l’eau (1) : le réquisitoire de l’IFEN

Gestion de l’eau (2) : la vision de Veolia

Gestion de l’eau (3) : le cri d’alarme de Bernard Barraqué

Gestion de l’eau (4) : la tentation autarcique

Gestion de l’eau (5) : les pauvres et l’eau

Gestion de l’eau (6) : les Agences à bout de souffle ?

Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

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commentaires

1 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

bonjour

Si on parle de démocratie et de transparence, il ne faut pas s’attaquer aux "collectivités" uniquement.

Les "trois soeurs" pratiquent très bien le flou sur leurs filiales en France. La Saur possède une filiale de services dénommée HdeO en Bretagne. Véolia possède le bureau d’étude Edacère (Savoies). LDEF possède "gaz et eaux" par l’intermédiaire de sa holding "eau et force". Pour ne donner que seulement quelques exemples métropolitains.

Les autres privés ne sont pas toujours d’une transparence exemplaire. La sogedo appartient au groupe merlin et ne le hurle pas sur tous les toits. La Sateg tarbaise est issue du groupe de tp Bayol. La Serex, active dans tout le Sud, est totalement invisible en communication. SPI distribue de l’eau par ses filiales (SEFO et CEG) et gère des services funéraires.

Une initiative utile et à soutenir : les listes de communes et leurs exploitants (ou leurs régies) disponibles, en cherchant bien, sur le site des agences de l’eau (AE Rhone Méd, AE Corse, AE Loire Bretagne et AE Rhin Meuse). Attention, les données ne sont pas à 100% à jour, mais c’est déjà bien.

Par ailleurs, en flanant sur les sites de certaines entreprises, de certaines administrations et de certaines collectivités, on trouve des cartes présentant les zones fournies ou assainies par les différents acteurs (3 soeurs, régies ou autres).

Une double question : quelle est la filiale (de qui ?) qui vend des "filtres magiques" (inutiles à 95%) ?
Par contre dans les régions calcaires un adoucisseur peut-etre utile pour protéger son électroménager.

Salutations respectueuses

poste par Concurrence le retour - 2008-05-13@15:12 - Répondre à ce message
2 demande de précision

A Concurrence le retour

Bonjour,

Pourriez-vous préciser ce que vous entendez par la vente de filtres magique (inutiles à 95%) ?
Notre santé ne peut se satisfaire d’approximations

Yann dour

poste par Yann dour - 2008-05-13@16:42 - Répondre à ce message
3 demande de précision

Bonjour

Les petits filtres de robinet (et pas les systèmes de traitement : adoucisseurs, filtres à charbons actifs et assimilés) ont un temps de contact très court avec le flux d’eau, ils n’ont pas le temps d’agir efficacement.

Ces filtres et les carafes filtrantes nécessitent une maintenance constante (pour ne pas devenir des nids à microbes) et onéreuse (prix des cartouches de recharge).

Le seul gros avantage de ces petits filtres est d’arreter les fragments métalliques détachés des réseaux d’eau intérieurs vétustes (Pour le réseau urbain, c’est le compteur qui arrete les fragments).

Les filtres de robinets procurent aussi un sentiment placebo de sécurité aux gens inquiets. L’aspect psychologique d’agir personnellement pour son mieux-etre est valorisant pour l’égo. Aspect positif

Si le gout du chlore vous déplait sachez que c’est une obligation liée à Vigipirate. Si vous avez peur pour votre santé, sachez que les microorganismes pathogènes n’ont plus du tout peur, ils sont morts du chlore.
L’astuce pour casser ce gout consiste à mettre son eau quelques minutes au frigo avant de la boire. Et si vraiment le gout ne vous plait toujours pas, il reste la solution "Teisserre, Antésite, Pernod" (suivant l’age et les gouts).

Et n’oubliez pas que la plus grande partie de l’eau du robinet est potable sans traitement et sans risque microbien, surtout dans les villes.

Si vous souhaitez une eau plus pure que celle du "service municipal", il existe des systèmes de filtration réelle et de traitement bio-physico-chimique complémentaires hors de prix (sauf si vos Finances sont celles d’une grosse entreprise ou d’un hopital) : traitements UV, Ozone ou autre.

Plus raisonnablement les filtres domestiques à charbons actifs et/ou à résine échangeuse d’ions (voire meme les systèmes pour aquariums) peuvent réellement améliorer les choses pour un prix d’entretien quasi-équivalent, si ils sont bien posés.

Salutations

poste par Concurrence le retour - 2008-05-14@11:27 - Répondre à ce message
4 demande de précision

Merci Eric pour ces précisions ô combien bienvenues sur une question qui génère tous les fantasmes...

poste par Marc Laimé - 2008-05-14@11:34 - Répondre à ce message
5 demande de précision

Salut Marc ,

petite demande de précision à mon tour :

De quels "fantasmes" veux-tu parler .. ??

Cordialement

poste par l-écoleau - 2008-05-14@11:53 - Répondre à ce message
6 demande de précision

bonjour

Quelques précisions

Les systèmes pour aquariums sont souvent quasi-identiques à ceux des plombiers, moins chers et plus faciles à entretenir.

Les marques de boissons citées peuvent etre remplacées suivant les gouts de chacun (sirop bio, citron pressé, anisette artisanale ou...).

Question : quelle filiale (de qui ?) vend ces produits ?

poste par Concurrence le retour - 2008-05-14@12:06 - Répondre à ce message
7 demande de précision

Bonjour ,

Concernant les "mini-filtres" sur robinet : tout à fait d’accord .. ça vaut pas tripette .. !!

concernant "l’astuce" de mettre l’eau du robinet (chlorée) au frigo ... , le chlore est peut-être volatile, certes, mais ça n’agira que sur son côté organoleptique, mais n’agira pas par contre sur les caractéristiques physico-chimique de l’eau dénaturées par le chlore .. !! (ce qui reste l’essentiel !)

et si l’eau du robinet, dans la majorité des cas, est "potable" au niveau bactério ... , il n’en reste qu’elle n’est pas pour autant inoffensive par tout le reste même si "dans les normes" ... !!

et il n’est pas nécessaire de faire appel à de la technologie hors de prix pour se procurer un bon système performant de purification d’eau du robinet ...

et les traitements UV , ozone et Cie ne sont certainement pas une référence de qualité pour la santé, et aussi, sont adaptés pour le domaine du "vivant" mais certainement pas pour les divers polluants présents dans l’eau .. !!

cordialement

poste par l-écoleau - 2008-05-14@11:50 - Répondre à ce message
8 demande de précision

re bonjour

en résumé

Filtres de robinet : techniquement faibles, économiquement couteux et sanitairement à risque.

Carafes filtrantes : techniquement mieux, économiquement et sanitairement identiques.

Adoucisseurs : techniquement bons, cout raisonnable et sanitairement peu risqués. (Recommandés en eaux calcaires pour l’éléctroménager surtout, le calcaire contenant du calcium pour la santé)

Filtres à charbons actifs : techniquement bons, économiquement assez couteux et sanitairement à risque si mal entretenus.

Résines échangeuses d’ions : techniquement bonnes, économiquements couteuses et sanitairement peu risquées.

Ces deux systèmes sont souvent associés, mais suivant votre eau ce n’est pas indispensable. Si vous avez des pesticides dans le robinet, c’est le fca. Si vous avez des métaux ou d’autres ions génants, c’est la réi.

Systèmes UV, Ozone, etc : techniquement excellents, hors de prix pour les particuliers et sanitairement excellents.

salutations

poste par Concurrence le retour - 2008-05-14@11:55 - Répondre à ce message
9 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

Re bonjour ,

wouf ... , j’avoue que j’ai difficile à m’y retrouver dans toutes ces "précisions imprécises" ....

1) si on parle de purification pour aquarium, on parle d’osmoseur ..
quel rapport avec les plombiers ?? ..
et ne pas confondre osmoseur d’aquarium et osmoseur domestique ...

2) j’vois pas bien ce que viennent faire les sirop de boisson dans le schmilblick ...

3) « Question : quelle filiale (de qui ?) vend ces produits ? »

mais de quels "produits" parlez-vous ??

4) concernant les adoucisseurs, je suis un peu plus réservé sur le "cout raisonnable" en comparaison à vos considérations de couts excessifs d’autres systèmes ...
et pour le "calcium bon pour la santé" ... reste à démontrer l’intérêt de ce calcium dans l’eau pour l’organisme .. !!
(quand on parle de fantasmes .....)

5) "filtres à charbon actif"
oui mais lesquels .. ??
il y a différents types ...

6) UV et ozone :
"bactériologiquement excellents" .. peut-être , mais pas inoffensifs sur la santé humaine !!

Cordialement

poste par l-écoleau - 2008-05-14@12:24 - Répondre à ce message
10 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

bonjour

1 Je ne parle pas de purification de luxe (osmoseurs) pour aquariums salés mais de systèmes de filtrage en recirculation des eaux pour y maintenir un niveau vivable de matière organique en suspension.
Ces systèmes sont des masses de charbons actifs et arrètent très bien les pesticides pour l’eau de boisson humaine. Si ils sont régulièrement et correctement nettoyés leurs performances sont équivalentes à celles de dispositifs installé par votre plombier dans la cave (encore faut-il avoir les moyens d’en avoir une !).

2 Un peu d’humour dans la résolution des problèmes (organoleptiques) dépasse la compréhension de tous les radicaux.

3 Si vous suiviez ce qui est écrit, vous sauriez que je parle des "filtres magiques" censés repotabiliser une eau déjà potable.

4 J’inclus dans le cout la faible maintenance, le renouvellement des sels, l’électricité (si besoin), le dispositif et sa mise en place. En allant plus loin, j’inclue aussi les non-dépenses liées à l’usage de l’électroménager et à son non renouvellement. Tout compte fait c’est en budget familial assez rentable.

4bis Concernant le calcium, il se trouve que je connait des personnes malades et fragiles de ne pas bien fixer ce corps sur leurs os. Alors si vous voulez, buvez de l’eau distillée (ni microbes, ni corps chimiques, ni chlore : ce que vous voulez). D’ailleurs les eaux minérales en bouteilles sont souvent riches en calcium et autres oligos-éléments utiles pour le bon fonctionnement de l’organisme.

5 Dans les installations de petite taille destinées aux particuliers, les volumes de charbons actifs sont tels qu’il y a peu de différences entre du CA en grains et du CA en poudre. La différence se fait sur l’exploitation des installations industrielles de traitement de l’eau.

6 Les UV sont des ondes lumineuses bactéricides et cancérigènes pour l’homme, mais aucun réseau d’eau ne transporte d’UV. Ceux-ci (trop faibles et très dirigés) sont incapables de voyager hors des dispositifs où ils on été concus. Vous en prennez plus en sortant en plein air que dans une station de potabilisation. Vous ne vous éclairez pas avec votre robinet ?

6bis L’ozone est un gaz bactéricide et très instable. Sitot que O3 croise une bactérie, il la tue par oxydation et devient O2 (notre ami le dioxygène de l’air). Le seul endroit où vous risquez un problème avec l’ozone c’est à l’intérieur de l’ozoneur. Mais, il faudra réussir à passer dans les tuyaux d’accès, courage. Vous n’avez jamais eu d’eau gazeuse au robinet ?

Vouz avez le droit de vouloir une eau propre. Mais le niveau de dégradation de la ressource est tel que aujourd’hui seul une poignée de chanceux ont accès à une eau potable sans traitement (si on excepte une chloration pour le transport). Pour information, certaines industries en France pompent des eaux de rivières trop sales pour leurs usages, les nettoient (sans les potabiliser), les utilisent et les épurent avant rejet au milieu naturel. Buvez de l’eau brute de rivière, vous risquez de surprendre votre médecin et d’enrichir les labos pharmaceutiques.

Visitez une station de potabilisation.

poste par Concurrence le retour - 2008-05-14@18:07 - Répondre à ce message
11 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

Re ,

holaaaaa ...
désolé mais au plus vous en dites, et au moins on comprend ... !!!

pour le 1) , l’osmoseur n’est pas nécessairement un procédé "de luxe" .. !!

et déjà que "certains" critiquent un simple filtre domestique à cartouche de C.A. à changer tous les ans, voilà maintenant que l’on nous recommande l’usage de C.A. d’aquariums "performants si ils sont régulièrement et correctement nettoyés" .. !!!
bien ... de mieux en mieux ... !

pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué .. ???

2) pour l’humour ... ’fallait l’deviner !!

3) "si je suivais" .. !!! ??
ha bon ...
ben quand je lis ça :

Quelques précisions

Les systèmes pour aquariums sont souvent quasi-identiques à ceux des plombiers, moins chers et plus faciles à entretenir.

Les marques de boissons citées peuvent etre remplacées suivant les gouts de chacun (sirop bio, citron pressé, anisette artisanale ou...).

Question : quelle filiale (de qui ?) vend ces produits ?

ben désolé mais écrit comme ça , je ne vois toujours pas comment on peut savoir de quoi il s’agit .......

alors prière d’être un peu plus explicite sur vos "précisions" !!! , car dans la grande famille des filtrations d’eau .. il y a de quoi s’y perdre .....
et des "filtres magiques" .. ça ne veut absolument rien dire ... !

4 bis)

Concernant le calcium, il se trouve que je connait des personnes malades et fragiles de ne pas bien fixer ce corps sur leurs os.

waouw , le scoop !!!

et :

"les eaux minérales en bouteilles sont souvent riches en calcium et autres oligos-éléments utiles pour le bon fonctionnement de l’organisme."

ben ... j’pense qu’il faudra peut-être vous renseigner un peu plus en profondeur à ce sujet ...

5) rien compris .....

6) alors là ... serait-il possible de garder un minimum de cohérence dans les propos ... , car il n’est nullement question ici de l’impact des UV et Ozone sur l’organisme "par exposition directe" , mais de l’impact sur la santé par la consommation d’eau traitée par ces procédés .. !!!
(rien à voir !)

ha mais pardon ... c’était peut-être encore de l’humour incompris des "radicaux" .... ?

> dernier paragraphe = .. pas compris grand chose non plus ....

mais bon ...

cordialement

poste par l-écoleau - 2008-05-14@18:50 - Répondre à ce message
12 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

cher camarade sécuritariste individualiste des eaux

Décidément l’humour ne vous va pas !!!

Arretez aussi de rejeter notre société technologique urbaine de l’eau et la gestion collective des problèmes.

1 Un osmoseur de qualité coute plusieurs miliers d’euros. Pour une majorité des français c’est un luxe superfétatoire.

Les filtres à charbons actifs utilisent sensiblement, pas exactement, les memes technologies et propriétés du CA. Le matériel d’aquarium possède l’avantage d’etre posable par tous, moins cher et d’etre moins exigeant (votre simplicité). Je vous autorise à ne pas suivre mes conseils.

3 Lisez tous les post précédents. "Filtre magique" est un terme cruel pour désigner les filtres de robinet et autre carafes filtrantes (rappel des post précédents).

4 Comprenez aussi que je vous envoie quelques piques profondes sur l’alimentation (Tous les nutriments sont toxiques, c’est vrai. Mais encore faut-il en faire des excès).

5 Quelques litres de CA en grains et la meme quantité de CA en poudre, voilà ce qui est posé chez un particulier. A part la surface de contact eau-charbon et la porosité exploitable, le reste est identique. Sur une installation industrielle, le cout de maintenance des "lits de charbons" est très variable suivant CAG ou CAP.

6 Enfin une lueur d’espoir ! Vous avez compris que c’est de la moquerie gentille ! Mais , je vais vous répéter crument mon propos : vous vomissez le chlore (c’est vrai c’est dangeureux et ça pue), les UV et l’ozone (absents de l’eau traitée par eux, sans modification réelle de celle-ci). Que proposez vous à la place pour les eaux de Paris, Rouen, Avignon, Londres, Calcutta ou San Francisco ?

7 Guide ironique de lecture

Vous connaissez une de ces communes privilégiées ? Déménagez y et faites supprimer la chloration, c’est votre rève, non !

Mon info sur les entreprises est issue du monde de la sidérurgie qui pompe dans le canal du Nord une eau impropre au traitement industriel des aciers spéciaux. Aucune philantropie, je vous assure. Juste une pure recherche de profits.

La dysentrie de provenance hydrique est rarissime en France, hors accidents sur les réseaux ou en usine.
par contre en buvant l’eau brute de nos rivières (y compris alpines), vous allez surprendre votre médecin avec une maladie rare et faire monter les profits des labos. Leurs médicaments ad-hoc ne sont pas remboursés et les métabolites issus de leur usage polluent. Et moi je rigole en vous voyant en train de polluer.

Visitez une station de potabilisation, vous n’y verrez pas une bande d’empoisonneurs.

poste par Concurrence le retour - 2008-05-15@12:02 - Répondre à ce message
13 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

Re ,

merci des compliments ! ..

Un osmoseur de qualité coute plusieurs miliers d’euros.

absolument faux !!

le meilleur osmoseur (domestique) que je connaisse, qui pour moi est "la Rolls" de l’osmoseur domestique, coute 950 € .... !!

Les filtres à charbons actifs utilisent sensiblement, pas exactement, les memes technologies et propriétés du CA.

ça veut dire quoi exactement ?

Le matériel d’aquarium possède l’avantage d’etre posable par tous, moins cher et d’etre moins exigeant (votre simplicité).

certes, mais non adapté à usage domestique ...
continuez à faire prendre des risques aux gens et "tout ira bien Madame la Marquise" ...

Lisez tous les post précédents. "Filtre magique" est un terme cruel pour désigner les filtres de robinet et autre carafes filtrantes (rappel des post précédents).

désolé mais ce n’était pas décrit comme tel ...
et il n’y a pas que cela comme filtration domestique ou filtre à charbon .. !!
alors à nouveau, merci d’être précis sur ce que vous décrivez pour que chacun sache de quoi on parle !

Quelques litres de CA en grains et la meme quantité de CA en poudre, voilà ce qui est posé chez un particulier.

walouuu ..

j’ai comme l’impression que vous devez manquer "de terrain" ... , car ce n’est pas "quelques litres" de C.A. que l’on pose chez un particulier, mais un 1 litre 1/2 tout au plus pour une filtration "générale", mais surtout des cartouches de C.A. comprimé pour la purification ....

les UV et l’ozone (absents de l’eau traitée par eux, sans modification réelle de celle-ci).

ça c’est vous qui le dites ...

Que proposez vous à la place

désolé mais je ne suis pas en mesure d’avoir le pouvoir de changer quoi que ce soit au niveau de la gestion publique ..
dans 10 ans peut-être .. ??

à mon humble niveau, particulier et associatif, j’essaie de sensibiliser et de raisonner avec les acteurs de terrain ...

petit à petit ...

mais dans l’état actuel des choses .. ,
Je suggère simplement à tout un chacun (particulier) qui se pose un minimum de questions et fait l’effort de chercher les réponses de rester vigilant sur la qualité de son eau d’usage quotidien et de consommation quotidienne (boisson), et de prendre les mesures nécessaires si besoin ... et si volonté ...

Mon info sur les entreprises est issue du monde de la sidérurgie

désolé mais entre la sidérurgie et le domestique ... , c’est pas vraiment pareil .. !!
alors merci aussi de comparer ce qui est comparable et de ne pas généraliser des éléments non adéquats !!

par contre en buvant l’eau brute de nos rivières

Mais qui donc vous a parler de boire de l’eau brute de rivière !!! ???

Il serait peut-être temps de revenir à la réalité là .. , non .. ??

Et moi je rigole en vous voyant en train de polluer.

rigoler de voir polluer n’est déjà pas très intelligent, mais de quelle pollution parlez-vous ????

Encore une fois vous balancer des allégations, voire des accusations insensées sans aucune forme d’explication, et on ne sais en rien de quoi vous parlez, et il faudrait applaudir des 2 mains aussi ... ???

de quoi parlez-vous ??

que savez-vous de ma consommation, de mes usages et donc de ma prétendue pollution .. ! ??

Vous mélangez tout, vous avez un discours dangereux et irresponsable, et en plus vous vous permettez d’accuser les autres sans aucun fondement ....

Bravo !!

Continuez comme ça et "tout ira bien dans le meilleur des mondes" .. !!

8((

poste par l-écoleau - 2008-05-15@13:06 - Répondre à ce message
14 L’eau de réseau n’est pas là pour tuer, monsieur l’écoleau

950 euros trop cher pour traiter de l’eau de pluie. et le cout de maintenance ? Pensez vous aux gens qui gagne moins de 1300 euros ?

CAG : grosse capacité volumique, CAP : grande surface de contact. Ils absorbent les métaux lourds, les MES et les pesticides. Les filtres à CA sont aujourd’hui des dispositifs très efficaces dans les zones rurales polluées, je ne le nie pas ! Par contre à Paris, Toulon ou Bayonne : est-il indispensable de repotabiliser l’eau potable. NON

Les boutiques d’aquarium vont apprécier ce que vous pensez de leur matériels. Certes, ce que je propose en sortie de robinet n’est pas NF, ni ISO. Mais je pensais que vous aimiez une forme d’eautarcie qui piétine toute forme de normalisation à but de prise en charge collective des problèmes. Par ailleurs, je précise que mon bricolage (c’en est un !Et d’une pingrerie sans limite) nécessitte de laver sa masse de charbon tous les quinze jours, pour ceux qui n’aurai pas compris.

Vous ètes un marchand de filtres ? Si oui, sachez que je travaille chez un concurrent des trois soeurs et que vos techniques individualistes ne sont pas étudiées chez nous. Décrivez-les tous vos filtres ou donnez un site qui les décrivent (sans hostilité aux traitements industriels). Ca m’interesse !

1.5 litre de CA comprimé, ça doit faire plus... décompressé. Je ne connais pas ces technologies et les autres filtres attendu que je n’ai jamais trouvé
de documentation sur vos compléments de traitement.

Je vous demande de montrer que l’ozone et les UV nuisent aux buveurs d’eau. Le cas écheant, avez-vous mieux en réserve.

Ma partie sur les entreprises est là pour dire aux francais de ne pas boire de l’eau brute de rivière. Je ne mélange pas tout, contrairement à vos dires. De plus vos propos précédents laissaient à penser que n’importe quelle "eau non domestiquée" était meilleure que l’eau de réseau. Sur ce point nous ne serons jamais d’accord. Entre temps, j’ai retrouvé que vous etes un partisan de l’eau de pluie. Je vais vous surprendre, je ne suis pas hostile à l’utilisation d’eau de pluie pour certains usages (ménage, arrosage, lavage divers). Je m’excuse aussi de vous avoir imaginé sur le trone intime (des toilettes sèches, je suppose) suite à la dégustation d’un verre d’eau brute de la Seine. Avec la pluie vous n’avez pas trop ce risque.

Meme si vous n’aimez pas ça, visitez une station de potabilisation (publique ou en DSP, peu importe), voire en plus une station d’épuration.

De mon coté, je vous rapelle que si vous etes à la campagne (veinard) et gérez parfaitement votre eau cela ne pose pas de problèmes. Par contre, je doute que toute la population rurale soit aussi engagée en faveur de l’eau que vous. Leur laisser des dispositifs individuels pourrait éventuellement etre pire que la gestion collective pour l’environnnement. Voyez déjà les assainissements non collectifs. Et continuez votre lutte !

poste par Concurrence le retour - 2008-05-15@14:48 - Répondre à ce message
15 L’eau de réseau n’est pas là pour tuer, monsieur l’écoleau

Re ,

bon ... d’accord ... j’abdique .....

discours tellement confus et incohérent que je ne vais pas m’épuiser des lustres à rectifier tous vos amalgames, tel ce type de propos d’anthologie :

Ma partie sur les entreprises est là pour dire aux francais de ne pas boire de l’eau brute de rivière. Je ne mélange pas tout

ben heureusement que vous étiez là pour nous avertir ............... !

bonne continuation !

Cordialement

poste par l-écoleau - 2008-05-15@20:23 - Répondre à ce message
16 Clarifions le débat !

Bonjour à tous,

Parlons technique pour clarifier données réelles, fantasmes et questions en suspens !

Mon premier message pour demander des précisions sur les filtres "magiques" visait à faire l’âne pour avoir du son. Je n’ai pas été déçu par le niveau de confusion existant ….

Clarifions donc le propos : De quoi parle t-on ?

Autrement dit, quels systèmes de purification de l’eau (filtration, stérilisation, antitartre) pour quels contaminants (élément chimique, physique ou biologique présent dans un milieu sans y engendrer de dommage pour le vivant) ou polluants (éléments toxique à des degrés divers, de façon aiguë ou chronique pour les êtres vivants) ?

Les systèmes de filtration :

1)le charbon actif retient la matière organique (abondante dans les eaux bretonnes par exemple, certains métaux lourds (Aluminium, Cuivre, Plomb…) et dans des proportions variables, les substances halogénées dont le chlore et certains pesticides (ceux qui ne sont pas ou peu hydrosolubles. A noter que la plupart des nouveaux pesticides sont hydrophiles donc ne sont pas filtrés).
Le CA ne filtre pas les nitrates. Un certain nombre de modèles possèdent de l’argent (bactériostatique) en supplément du CA.
Cette technique de filtration concerne les carafes filtrantes ou les robinets on tap

Principal inconvénient : risque de relargage des polluants (chimiques ou bactériologiques) au-delà d’un seuil d’utilisation (de quelques semaines). Certains appareils possèdent néanmoins un système d’alerte pour le remplacement des cartouches.

Coût : 20à 50 € + consommable (< 10 €)

Documentation : site www.lentech.com (Rq : il existe des différences de performance notoire entre CA en poudre et en grains !)

2) L’osmose inverse représente le nec plus ultra de la filtration dans le monde.
Cette technique membranaire élimine jusqu’à 99% de tous les éléments nocifs contenus dans l’eau (nitrates, pesticides, métaux lourds, bactéries, virus…).

Sa Performance est fonction notamment de la pression, la température, la dureté de l’eau (teneur en calcium et magnésium), des filtres complémentaires (sédiments, CA… ).

Son prix est très variable (de 400 € à plus de 1000€) selon la qualité de la membrane, son taux de rejet en eau en moyenne de 4 litres pour 1 litre d’eau osmosée produite.
Un biofilm bactérien se forme inévitablement dans tout tuyau ou réservoir mais pas de panique inutile sur sa dangerosité au pays de Pasteur.

A noter que les systèmes d’OI pour l’aquariophilie ne sont pas adaptés pour un usage d’eau alimentaire humaine !

Les systèmes de Stérilisation (bactériologie) concernent les Ultraviolets (efficace sur des eaux claires avec action de courte durée) et les sels d’argent

Les systèmes d’adoucissement (excès de dureté de l’eau) recouvrent les résines échangeuses d’ions et les systèmes antitartre (magnétiques ou électromagnétiques d’efficacité très variable)

***

Passons maintenant à quelques remarques complémentaires sur les divers commentaires :

a) au sujet du chlore ; c’est un oxydant puissant, certes bactéricide mais qui offre un milieu favorable aux virus (BioElectronique de Vincent) et qui est immunodépresseur (les éleveurs qui utilisent des pompes à chlore le savent bien !)

b) la partie immergée des polluants (résidus médicamenteux et cosmétiques humains et vétérinaires + les nanoproduits qui commencent à apparaitre sur le marché des cosmétiques et de l’agroalimentaire pénètrent très facilement dans le corps en raison de leur petite taille) commence à etre prise en compte comme un problème majeur de santé publique par la science officielle (INSERM et CNRS).

c) la vente des systèmes de filtration (Charbon Actif ou Osmose Inverse) n’est pas l’apanage des seules filiales de nos chères (!) 3 soeurs. Bon nombre d’installateurs de ces systèmes sont indépendants contrairement à ce que l’on peut lire sur (trop !) de listes de discussion mal informées

d) le débat sur l’innocuité sanitaire de l’eau du réseau a largement évoqué sur ce blog (cf l’affaire Cristaline n° 5 et 6, Municipales N) 23 et 24).
Le refus de questionner l’impact sanitaire très probable à terme de l’eau du réseau est patent dans la plupart des associations environnementalistes et consuméristes ("Tout va très bien Madame la banquise !")

Lisez à ce propos des compléments essentiels d’information, tels ceux notamment de Claude Danglot (voir : affaire Cristaline n° 5). Ce médecin et hydrologue sait de quoi il parle contrairement à de trop nombreux contributeurs de forums qui ne s’autorisent que d’eux-mêmes (sans avoir les compétences nécessaires) et de surcroit de manière dogmatique.

Ceci dit, l’essentiel est de continuer à échanger et à débattre sur les nombreuses et majeures interrogations autour de la gestion de l’eau qui nous passionne !

Bien à vous

Yann Dour

poste par X - 2008-05-15@02:41 - Répondre à ce message
17 Clarifions le débat !

aah

bonjour monsieur Dour

Entre un technologue dur mais pas toujours précis et un utopiste écolo mais dogmatique vous revenez pour calmer le jeu.

Mais concernant la dangerosité de l’eau du robinet, vous allez un peu loin. L’eau des rivières en France (qui contient abondament toxiques et bactéries pathogènes) est une arme lourde. L’eau (pas toujours parfaite) de nos chers réseaux est en comparaison un canif. Je sais que l’on peut tuer aussi bien avec un canif qu’avec un missile. Mais, il faut toujours se rappeler une chose : la vie est mortelle par nature. Cessons la parano et buvons notre "méchante eau chlorée", on vivra vieux quand meme.

poste par antiparano - 2008-05-15@10:47 - Répondre à ce message
18 Clarifions le débat !

pan dans ma gueule de technophile !

Si j’ai bien compris l’antiparano, il est seulement MOINS dangereux de boire de l’eau de robinet que de l’eau brute de rivière. Ce qui ne veux pas dire sans risque, donc il convient de rester attentif (contraire de parano).

Ce type de discours, dans une variante réellement plus publicitaire, pourrait etre tenu par tous les gérants de réseau (3 soeurs, régies et autres).

L’antiparano a raison de porter ce nom à la lecture du troisième paragraphe. Je voudrais que vous nous donniez les chiffres des "maladies hydriques" en France, tout simplement. On verra où est le danger !

Et puisque vous aimez l’action et le réalisme, expliquez nous aussi vos propositions sur "l’eau potable et assainissement pour les villes".

poste par Concurrence le retour - 2008-05-15@13:28 - Répondre à ce message
19 TOUT VA TRES BIEN Mme LA BANQUISE !

Cher Monsieur Antiparano,

Je me permets de retranscrire un extrait du très officiel "Programme Régional Santé Environnement 2005-2008".

"L"eau potable : intoxications à long terme

Aujourd’hui, les dangers à long terme, liés à la consommation d’une eau présentant des concentrations en substances chimiques certes faibles mais potentiellement dangereuses à long terme, sont la préoccupation majeure.

Certaines substances chimiques minérales ou organiques, qui ne présentent pas nécessairement de risque immédiat, peuvent par contre provoquer de graves pathologies à long terme. La plus caractéristique est bien sur le cancer mais on évoque de plus en plus les atteintes du système nerveux, du système endocrinien ou des fonctions de reproduction. L’important alors n’est plus la dose ponctuelle mais le cumul des quantités absorbées sur plusieurs années voire plusieurs dizaines d’années. En général ces toxiques n’ont pas de seuil d’innocuité et le risque qu’ils entrainent est proportionnel à la quantité totale absorbée. La surveillance et les études épidémiologiques n’ont cependant pas jusqu’à présent mises en évidence de conséquences de cette nature sur la santé des populations en rapport avec l’eau potable dans la population française"

***

Petit commentaire personnel ; la majeure partie des études épidémiologiques sont ininterprétables et concluent toujours à la poursuite d’autres études pour tenter d’y voir plus clair sur les paramètres explicatifs. Bref, c’est le tonneau des Danaides...

Nos cellules travaillent avec "de la petite monnaie" disait le biologiste Szent-Gorgyi. En effet, nos propres hormones agissent à très faibles doses (nano (-9) jusqu’à pico (-12) moles/litre).
C’est bien pour çà que les redoutables et nombreux perturbateurs endocriniens (pesticides and co) agissent !!!

Les maladies dites de civilisation (cancers, allergies, maladies neuro-dégénératives) "flambent" littéralement mais continuons à jouer les autruches quant à leurs causes...

Bien à vous

Yann dour

poste par Yann dour - 2008-05-17@02:58 - Répondre à ce message
20 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

Bonjour l’antiparano ,

je dois dire que j’ai difficile à ma reconnaitre dans les 2 "descriptions" que vous vous permettez ici (puisque je me sens visé pour l’un des 2 , mais lequel .. ?), mais si je dois prendre pour moi la seconde, sachez que vous êtes tout autant dogmatique en réclamant à tout va de consommer allègrement l’eau du robinet sans restrictions et sans méfiance, en ayant de plus l’affirmation dangereuse et inconsciente qui va avec ...

discours que je ne parviens pas à comprendre si on n’est pas soi-même représentant de nos "chères [!] soeurs" ...

alors, puisqu’il est de votre droit le plus strict de le penser, pouvez-vous aussi, pour vous permettre pareille recommandations pour autrui, étayer vos allégations de manière précise et concrète, avec des arguments tenant la route scientifiquement parlant, afin de rassurer de manière fiable nos concitoyens qui se posent des questions .. ??
Merci pour eux ..

côté "utopie" ...

 ????????

utopie de quoi ! ??

l’utopie ne se voit que dans les yeux de ceux qui ne font rien .. !!

et comme un certain Mark Twain disait :

"Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait" ...

cordialement

un réaliste averti ...

poste par l-écoleau - 2008-05-15@12:17 - Répondre à ce message
21 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

La gestion de l’eau devrait être d’abord une répartition de la ressource sur tout le territoire pour récharger les espaces souterrains dans lesquels de plus en plus de gens pompent pour réduire leurs factures d’eau.
Projet de répartition d’eau

poste par jmHauth - 2008-05-22@22:28 - Répondre à ce message
22 Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

Gestion de l’eau (7) : la question démocratique

L’eau de terroir est elle amenée à disparaître ?

J’aimerais un éclaircissement sur un thème récurrent que je rencontre de plus en plus auprès des collectivités. Je réside en Auvergne, terre cristalline et volcanique qui fournit majoritairement des eaux dites "agressives", qualification excessive, écrite sur les analyses d’eau et qui laisse supposer que "nos eaux de terroir" sont dangereuses. Le caractère "agressif" de l’eau est semble t’il problématique car il existe un risque d’enrichissement des eaux au contact des branchements en plomb ou des réseaux intérieurs en cuivre et autres métaux...Pour remédier au caractère "agressif" des eaux et répondre aux normes en vigueur ; les collectivités sont obligées désormais d’investir dans des dispositifs de traitement (neutralisation, voir neutralisation puis reminéralisation suivi d’une désinfection des eaux souvent au chlore) . Ces systèmes onéreux et complexes en terme d’entretien devront être installés sur une majorité des unités de distribution en Haute Loire, Puy de Dôme, Cantal (Département que je connais). Sachant qu’il existe dans chacun de ces départements plus de 1000 points de prélèvement en eau potable et 300 UD en moyenne ; imaginez le travail qui doit être accompli pour éliminer cette agressivité et le coût d’investissement qui est supporté actuellement par les Agences de l’eau, les Départements et les collectivités. A la question récurrente que je pose aux Services Sanitaires de fournir aux collectivités les études épidémilogiques qui ont conduit à de telles décisions, je n’ai jamais eu de réponse. La solution de base pour les petites unités de distribution qui consiste à installer des filtres à base de calcaire marin (bientôt interdit) ou terrestre dans une région qui en est dépourvue me provoque des migraines que je n’ai jamais subies avec de l’eau douce. C’est une nouvelle hérésie du développement durable...Quid des temps de séjour des eaux dans les réseaux ruraux (parfois à forte proportion de résidences secondaires) qui est à mon sens le véritable enjeu de la qualité des eaux dans les milieux de montagne "assez" préservés des atteintes à l’environnement... J’ai pu ainsi mesurer sur des réseaux alimentant moins de 10 foyers des temps de séjour supérieur à 12 jours parce que l’on a préféré une interconnexion à un réseau principal (eaux traitées) plutôt que de protéger et continuer d’utiliser une ressource locale. La concentration des ressources en eau potable et l’abandon de petits captages me paraît être une autre dérive navrante.

Berni,

poste par BCM Berni - 2008-05-23@16:39 - Répondre à ce message
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