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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Bourg-Fidèle : un Bhopal français
par Marc Laimé, 9 décembre 2009

Condamnée le 15 septembre 2009 par la Cour d’Appel de Paris pour « mise en danger de la vie d’autrui » de six familles, très gravement affectées par de gravissimes pollutions par des métaux lourds, l’entreprise Métal Blanc, qui a, des décennies durant, littéralement empoisonné les habitants du village ardennais de Bourg-Fidèle, vient de se pourvoir en cassation. Le procès engagé au pénal par une trentaine de familles de victimes dure depuis douze ans.

Dans un courrier en date du 19 octobre 2009, la présidente de l’association des victimes relate à un juge du Pôle de santé publique du Tribunal de Grande instance de Paris la chronologie de cette catastrophe sanitaire qui éclaire d’un jour cru les errements des autorités qui ont laissé faire…

Le mythe mensonger de l’emploi.

« Le saturnisme des salariés remonte au début des activités « recyclage » de l’usine Métal-Blanc.

Le document « salariés » (joint à l’envoi), montre quelques cas de maladies professionnelles. Michel Artzt a un saturnisme professionnel reconnu le 15 mai 1979. Cette partie civile est décédée en 2007, amputée de sa deuxième jambe, des suites d’une gangrène, et c’est le seul cas qui a touché une toute petite rente durant très peu d’années, après son licenciement ; cette victime a à peine survécu avec quelques vaches, dans la ferme parentale.

S’agissant de Mr Raymond Beroudiaux : la Caisse d’Assurance Maladie écrit à cette victime du saturnisme qu’un taux de maladie professionnelle lui a été attribué… oui, mais c’est le taux zéro !!! Le témoignage de monsieur R. Beroudiaux montre que les salariés survivaient du chômage, et non d’une réelle reconnaissance de leur maladie professionnelle. Monsieur R. Beroudiaux souffrirait à présent d’un cancer du pancréas, comme d’autres salariés précédemment.

Monsieur Larzillière fournit un certificat médical précisant le 29.05.1984 : « il semble que ce ne soit pas un cas isolé ». La Caisse Primaire d’Assurance Maladie écrit à cette dernière victime : « Maladie professionnelle non inscrite aux tableaux des maladies professionnelles ». Personne ne comprend cette énigme. Monsieur Larzilliere a pu survivre en travaillant comme indépendant.

L’expert près de la Cour d’Appel de Reims, le docteur F. Deschamps signale encore des cas de saturnisme en 1999. Selon cet expert, il faudrait « obtenir une production en vase clos ».

L’agence de l’eau Rhin-Meuse et la Région Champagne Ardennes, sur deux fiches annexées, montrent leur générosité envers le pollueur. S’il est vrai que Métal-Blanc a touché la subvention de 660 000 F - mentionnée sur la page de l’Agence de l’Eau précitée -, en vue de curer la Murée, il s’agirait d’une escroquerie. La Murée n’a jamais été curée, comme il fut décidé par la Préfecture, lors d’une CLIS. Et des subventions sont accordées « au regard de la règlementation environnementale » pour une usine qui ne maîtrise pas ses rejets, et qui devrait fonctionner en vase clos.

La population contaminée de Bourg-Fidèle est laissée à l’abandon

Depuis que l’usine pollue… depuis une trentaine d’années, comme le relate le premier rapport du RNSP : l’avocat Général Madame Catta a cité ce rapport et a relevé l’ancienneté de cette pollution à la séance du 15 septembre 2009, déjà citée.

La population – la majorité des votants - a signé une pétition le 18. 06.1996, adressée au Préfet ; les signataires dénoncent : « … l’irritation de la gorge, les vomissements dont sont pris les personnes surprises dehors par l’arrivée des gaz… la végétation anéantie, la disparition des oiseaux, du gibier, des poissons, certaines maladies dont souffre le bétail. »

Le Dossier DRIRE du 26 janvier 1998 évoque cette pétition page 3. La DRIRE y relève « surtout des problèmes de bruit et d’odeurs ». Mais la DRIRE « oublie » l’essentiel de cette pétition : les vomissements des riverains, la végétation anéantie, les animaux malades… Un exemple : la personne Y, riveraine de l’usine, dépasse le seuil de sa plombémie, le 10.12.96 : la DRIRE ne cherche pas la vérité.

Les enfants et les adultes restent sans soins, sans aide, sans experts… B : Expertise collective INSERM, page 14, 22 et 26 : pas d’experts qualifiés connus, et la chélation peut s’avérer dangereuse. Certaines victimes ignorent même être atteintes par les toxiques de Métal-Blanc : la désinformation est extrême. Il n’existe pas de soins réellement connus pour enrayer des contaminations comme les nôtres, par des métaux-lourds agissant en synergie, lesquels perdurent dans les organes-cibles durant des décennies.

Pourtant, le dossier de demande d’extension de Métal-Blanc doit fournir « les éléments curatifs » contrant les effets des métaux-lourds.

Nous sommes atteints par une synergie redoutable de plusieurs métaux toxiques.

- A. Le cadmium ET d’autres toxiques de notre site ont été maintes fois occultés, niés, ignorés, tant par l’usine que par l’administration. Quelques exemples.

Le rapport de Métal-Blanc « Compléments à l’étude d’impact » nie tout rejet autre que le plomb, page 2.

Le rapport B Expertise collective de l’INSERM page 27 précise que les pollutions rencontrées dans les industries comme la métallurgie du plomb ou les fabriques de batteries sont « polymétalliques ».

La page 1, "Douanes et droits indirects" du 24 février 1998 signale que « La société Métal-Blanc bénéficie d’une pré-autorisation délivrée par la Préfecture des Ardennes, pour l’introduction de certains déchets aux fins de valorisation. Il s’agit de batteries usagées, de crasses et résidus contenant…des composés métalliques non spécifiés par ailleurs ».

Le rapport CLIS 2002 (Commission Locale d’Information et de Surveillance), du 7 mars 2002 contient de dangereuses dérives. Mademoiselle Marielle Schmitt, une épidémiologiste de la Cellule interrégionale « CIREI Est », déclare à tort … "aucun enfant ne dépassait le seuil de référence », s’agissant du cadmium. Par ailleurs, le Secrétaire Général déclare page 4 du même rapport : « Selon les informations connues, il n’y a pas trace de cadmium suffisante dans l’environnement de Bourg-Fidèle pour justifier une recherche systématique de cet élément ou d’autres métaux chez les enfants ».

- B. Pourtant, d’innombrables preuves existent quant à la multiplicité de nos toxiques.

- Le cadmium.

Le rapport RNSP janvier 99 relate page 4 « une surexposition d’origine environnementale » pour notre site, s’agissant du cadmium. Cette surexposition au cadmium a été montrée également par la Gendarmerie Nationale de Rosny-sous-Bois. Ce rapport suivra.

Selon le Médecin Inspecteur de Santé Publique, Sulyvann Cloatre a un taux de cadmium urinaire « supérieur à la normale », ce que nie la CIREI de Nancy, comme déjà signalé. Jointe à la page du Médecin Inspecteur : un rapport de CLIS de février 1999 qui page 4 précise bien que les analyses de Sulyvann, deux ans et demi, ont été refaites trois fois. Un article de l’Ardennais - joint à ce dossier - cite un représentant de la Préfecture : « ce taux de cadmium ne représente pas de risque médical majeur, mais il faut s’en occuper ».

Le docteur es-sciences Mr Thillier à la vue de la photo des dents de Sulyvann a écrit par mail à Me Faro : « Les photos sont saisissantes. L’immunité de cet enfant sera atteinte à vie ». Le docteur Demmel du Tox Institut de Munich a déclaré la même chose, en voyant cet enfant pour la première fois : « il sera atteint à vie ».

Par ailleurs, le Conseil général des Ponts et Chaussées précise, page 12 de son rapport daté le 15 novembre 1999 : "nous nous permettons de recommander que le jeune enfant sur lequel pèsent des présomptions de risque cadmium continue à être suivi… » Sulyvann n’a jamais été suivi par la DDASS..., qui a renié ses propres analyses pour ce cas.

L’IVS : Institut de veille sanitaire, le 28 septembre 2004, propose, suite à nos insistances, une enquête environnementale sur le cadmium, mais au nouveau domicile de Sulyvann, alors qu’à Bourg-Fidèle, à l’ancien domicile de cet enfant, là où il a été atteint, aucune enquête n’a été menée pour traquer le cadmium. L’IVS refuse dans son courrier nos constats médicaux allemands, même traduits, et nous envoie au Centre anti-poison de Lille. Lequel n’a pas pu ou pas voulu nous aider.

Le taux de cadmium sanguin a été dépassé par un bovin, le 7 mai 1998, selon la page de l’Ecole nationale vétérinaire de Lyon. Or, Sulyvann a été atteint par le cadmium à la même époque : mais les résultats n’ont été divulgués par la DDASS qu’en novembre, cinq mois après le dépistage. Le pic passé, le taux urinaire du cadmium de Sulyvann a fluctué vers la baisse : la DDASS et la CIREI, ignorant que selon l’INRS par exemple : « le rapport entre exposition et excrétion urinaire est complexe » - ces organismes sanitaires ont voulu faire croire à une erreur d’analyses.

Un autre bovin est intoxiqué par du cadmium en 2001, voir le rapport du Cabinet vétérinaire Gauthier-Libert. Ce cabinet belge insiste : « il faut bien distinguer le terme chronique par rapport à aigüe. » La détresse infinie des bovins agonisant longuement, empoisonnés par les métaux-lourds, cette détresse est indigne de la France : les bêtes se paralysent, bavent, elles deviennent aveugles, grincent des dents, avortent ou ne savent plus vêler, elles ont des inflammations rectales, leur pelage est rongé, a changé de couleur ; les bêtes sont dans un état « cachectique » : squelettique, et meurent aveugles… Parfois aussi la mort est foudroyante.

Un pic de cadmium dans l’air a été relevé par la DRIRE (document disponible) à l’époque des contaminations de Sulyvann et du bovin ; de tels documents sont rares, car la DRIRE a ensuite éludé le cadmium. Jointe à la page de l’Ecole Nationale Vétérinaire : la lettre de la Préfecture des Ardennes du 7 juillet 1998 expliquant « la tendance particulièrement fréquente pour les bovins d’ingérer n’importe quelle substance non comestible ». (Page abîmée par le temps, mais encore lisible).

Le cadmium est omniprésent dans l’environnement de Métal-Blanc. Le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité écrit le 4 février 1999 : « Métal-Blanc rejette dans le ruisseau la Murée notamment du plomb, du cadmium, et de l’arsenic.

Une page ANTEA du rapport N°A 19846 (financé par Métal-Blanc) indique des taux alarmants dans la Murée, à l’aval de l’usine : Pb : 4220 µg/l, norme de potabilité 25 µg/l ; Cd : 4210 µg/l, norme 5 ; Ni : 1000 µg/l , norme de potabilité 50. D’innombrables exemples existent encore. Monsieur Prost, l’expert agronome financé par Métal-Blanc et les entreprises similaires ne trouve pas beaucoup de cadmium…la Préfecture se contente de ce type « d’expertise » et ignore les taux précités de ANTEA, par exemple.

Contaminations multiples, y compris le cadmium

L’inventaire de la qualité des mares d’avril 1999 par la Chambre d’Agriculture permet de découvrir un fléau majeur : la mare de monsieur Viot contient 100 µg/l d’arsenic, norme : 50 ; 90 µg/l de cadmium, norme 5 : et…26.000 µg/l de plomb, norme 25 et bientôt 10 µg/l.

A noter sur le schéma joint à cet inventaire que la source au Grand Hongreau est déjà contaminée par le plomb. Cette source se situe A 1km 200 de l’usine, c’est le point analysé le plus éloigné, comme l’explique la Chambre d’Agriculture. Les normes proviennent de ANTEA, et sont jointes à ce dernier document.

Le B.E.A.Gx, bulletin d’analyses de la Faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux, Belgique , (faculté agrée par le tribunal français pour l’affaire DEBREYNE contre Métaleurop, Pas de Calais), ce bulletin de novembre 1998 montre déjà, avant l’administration, la contamination des sols et des sédiments, le danger sous-jacent, et une contamination multiple, y compris par le mercure, que Métal-Blanc rejette aussi, nous le montrerons plus loin.

La DGCCRF, dans son Rapport d’essai n° 2006-935 trouve des taux alarmants dans la terre, sous la gouttière de mon ex-domicile, et a dû apporter un rectificatif aux commentaires (rectificatif qui sera envoyé avec les analyses de mon mari) : le cadmium dépasse lui aussi largement le seuil et arrive à 6,9 mg/kg, norme de la faculté de Gembloux : 0,8 mg/kg, sur le rapport précédent.

D’autres taux : Echantillon Terre 2 Brasseur près de l’usine sont également inquiétants, Gwenaëlle Brasseur a eu un cancer rénal infantile à 12 ans. Enfin, le sol Rocroi 2 KM devant et derrière maison (mon ex-domicile), commence à être contaminé, échantillons 3 et 4 analysés par la faculté de Gembloux, déjà citée, résultats du 22 mars 2004. Petite erreur : mon ex-domicile est à environ 1km200 de l’usine.

Les métaux-lourds perdurent des siècles dans les sols et les sédiments : de 500 à 1000 ans, selon le professeur- écotoxicologue François Ramade, en direct avec moi sur France Culture, le 12.12.1998.

En espérant que votre emploi du temps vous permettra de vous pencher le sinistre majeur et historique de Bourg-Fidèle, je vous prie d’agréer, Madame la Juge, l’expression de toute ma considération. »

Contact :

Denise Schneider, épouse Marchal

Domaine Bois de Lens

Allée des Bouvreuils 26-28

5540 Hastière Lavaux (Belgique)

denise.schneider@skynet.be

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commentaires

1 Bourg-Fidèle : un Bhopal français

Le ’pot aux roses’de l’affaire dite de Métaleurop-ARNAS en Beaujolais fut découvert grâce à ’l’expérience’(triste)relayée de Bourg-Fidèle et non par les sentinelles factices,en carton,des Verts locaux beaujolais et autres maires et délégués d’administrations de contrôle du saturnisme sur le papier ...L’impact sanitaire sur la faune, flore, sols, humains... de la pollution dite historique se mesure en siècles ! Des victimes déjà par dizaines, contaminées aux métaux lourds, aujourd’hui ; combien demain ? Alors, à demain, chers amis de la planète !"Si on vi co’", comme on dit chez moi... à Bourg-Fidèle(Ardennes) !!

poste par andry - 2009-12-30@08:02 - Répondre à ce message
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