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LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
Alerte aux pluies acides dans les Pyrénées-Atlantiques, par Alain Faurie
par Marc Laimé, 2 décembre 2011

On croyait le problème disparu après qu’il aît occupé l’actualité il y a trente ans en Allemagne. Mais les pluies acides dues aux rejets industriels sévissent toujours, dans l’indifférence générale. Témoignage d’un habitant des Pyrénées Atlantiques.

« Je réside dans les Pyrénées Atlantiques dans la commune de l’Hôpital d’Orion. Je m’occupe du potager familial et cultive les légumes pour la famille. Alors que le potager ne semble pas avoir problème, je me rends compte le 24 juillet 2011 que toutes les tomates se fanent rapidement.

Au début, pensant que le mildiou en était la cause, je la pulvérise avec une solution à base de bouillie bordelaise.

Rien n’y fait cela semble même accentuer le phénomène.

Je me rends compte que le potager dans son ensemble en a pris un coup et pensais un peu hâtivement à l’action de personnes malveillantes...

Un voisin vient me voir et m’invite à aller chez lui. Chez lui aussi le potager en a pris un coup ; je pense tout de suite à une pollution.

La « République des Pyrénées" en date des 16 et 17 juillet 2011 révèle un pic de pollution au dioxyde de soufre sur le bassin de Lacq, le troisième depuis le 10 juillet 2011.

Voulant en savoir plus sur la destruction des tomates notamment, j’ai fait procéder à une analyse en dioxyde de soufre d’un plan de tomate.

Pour ce faire il me fallait un plan témoin et un plan contaminé.

Je suis allé chercher un échantillon dans le jardin d’un agriculteur qui les cultive en plein champ, même si les siennes semblaient en bonne santé.

Après analyse, il s’avère que le plan contaminé contient deux fois plus de soufre (4,37/100%) que le plan témoin, qui lui aussi planté en plein champ avait dû en absorber...

Donc la destruction du potager est bien due pour l’essentiel au dioxyde de soufre.

J’ai conduit une enquête : les mêmes symptômes sont relevés dans tout le département.

Tout le Béarn et le Pays Basque sont contaminés, les Landes sont très touchées, les Hautes Pyrénées aussi, et la liste n’est pas exhaustive.

Le maïs aussi porte les stigmates de la pollution : sa croissance coupée aura un effet négatif sur les productions.

Il faut savoir qu’une plante qui a absorbé du soufre se dessèchera prématurément alors qu’elle est en pleine végétation, surtout s’il fait chaud.

Le soleil joue un rôle de catalyseur sur le soufre contenu dans la plante, donc plus il fera chaud et plus rapide est l’assèchement.

Pendant plus d’un mois, disparition complète d’oiseaux et plus aucun insecte.

Beaucoup d’arbres dans les forêts mais aussi de plantes d’agrément asséchées sont en train de mourir,

C’est aussi un grave problème économique : devant la flambée des cours des légumes, beaucoup de ménages avaient fait le choix de cultiver leurs propres légumes, ils n’ont pas eu de légumes donc cela a aggravé leur situation financière.

J’ai fait venir des reporters du journal " la République des Pyrénées" pour faire passer un article de presse à ce sujet.

J’ai contacté la chambre d’agriculture de Pau, et même le service de la Protection civile : personne ne veut bouger, "c’est le mildiou..."

J’ai contacté le service de réclamation du Bassin de Lacq : « l’Hôpital d’Orion n’est pas sous les vents dominants... »

J’ai contacté différents organismes à Bordeaux : aucune réponse objective.

Je me suis rendu au poste de gendarmerie d’Orthez : dans le temps un organisme détaché de la police assurait des contrôles de la qualité des eaux.

« On ne prend pas de déposition de cet ordre et de plus Lacq… c’est un bassin d’emplois... »

Donc à ce titre, si on emploie des gens on peut polluer en toute impunité et tant que l’on veut !

On peut imaginer le laxisme de la police devant ce type de réponse de la police...

Le Bassin de Lacq mais aussi les industries en amont de Pau font régulièrement l’objet de pollutions des eaux du Gave de Pau et de ruisseaux.

Il faut condamner les vrais pollueurs (récidivistes), il faut regarder du côté des pollutions industrielles qui sont les causes premières de la détérioration de l’environnement !

Les pluies acides sont bien plus dévastatrices que les sulfatages sporadiques des agriculteurs qui ne sont eux que des exécutants qui emploient les produits distribués par les coopératives.

Les pollutions acides détruisent par voie de conséquence tous les organismes vivants outre les plantes, animaux divers et oiseaux, insectes, poissons, algues, sans oublier tous les micro-organismes vivants.

En fait la pollution acide contamine tous les espaces et donc il faut la traiter en premier lieu : c’est le bien être de tous et de nos générations futures qui est en jeu."

Lire aussi :

Pollution, quarante plages basques sous surveillance

La République des Pyrénées, 11 août 2011.

Contact :

Alain Faurie

foalino@yahoo.fr

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