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NE PAS CLIQUER
LES EAUX GLACÉES DU CALCUL ÉGOÏSTE
REMOUS
A la guinguette avec André Santini : l’after de la Bande à Bonne Eau (7-7)
par Marc Laimé, 28 juillet 2016

Le colloque GEMAPI organisé à Saint-Maur-des-Fossés aura aussi permis de comprendre que l’avenir de la gestion de l’eau en Ile-de-France sera étroitement lié à l’issue des primaires de la droite...

Tant qu’à brûler nos vaisseaux, enhardi par le bon accueil d’André Santini, après avoir vu ce que nous avons vu, entendu ce que nous avons entendu, et sachant ce que nous savons, l’idée d’interpeller le président de la MGP devint irrésistible :

« Monsieur le président, concernant la Métropole vous avez déclaré il y a un mois et demi à Sciences-Po, que son périmètre était inepte, ses compétences inadaptées, et son financement inexistant. Quand on sait qu’un amendement déposé au Sénat à l’issue de l’examen en commission paritaire de la loi NOTRe par votre collègue Philippe Dallier prévoit la suppression des trois départements de la Petite couronne en 2020 (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis), que Mme Valérie Pécresse a déclaré au quotidien la Tribune le 30 juin que « La Métropole c’est la région », que Boulogne Billancourt et Issy-les-Moulineaux s’apprêtent à convoler en justes noces, et qu’enfin Messieurs Devedjian et Bédier s’activent à fusionner nombre de services des départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines, sans même en rajouter dans la politique fiction, comment la compétence GEMAPI évoquée depuis hier matin va-t-elle donc pouvoir se mettre en place dans l’après 2017 ? Je comprends fort bien dans ce contexte que M. Molossi fasse diligence pour se mettre à l’abri en la circonstance en créant un nouveau syndicat mixte, mais pour le reste le tableau demeure des plus incertain… »

Que n’avions-nous fait là, surtout une heure à peine avant, non pas les délices de Capoue, mais de la guinguette à laquelle nous étions conviés pour un « after » que tout le monde attendait évidemment avec la plus vive impatience.

Prompt comme l’éclair Patrick Ollier se lève, se retourne vers le fâcheux (votre serviteur), et après avoir tiré quelques bords, n’en confirma pas moins le défaut de fabrique de l’actuelle MGP.

Frédéric Molossi, lui, l’avait mauvaise et ne nous l’envoya pas dire, récusant toute « mise à l’abri » et brandissant haut et fort ses « convictions ».

« Je ne cherche pas à me mettre à l’abri. L’EPTB n’a pas vocation à devenir quelque chose d’autre qu’une boite à outils à disposition des collectivités, il ne se projette pas pour être l’unique acteur. On n’arrive pas avec un plan tout fait, mais on revendique cohérence, solidarité et subsidiarité. »

Dont acte.

Et d’enchaîner en soulignant que l’EPTB de la Somme avait décidé de prendre les compétences des petit et grand cycles, comme quoi l’échelle du bassin versant est le bon échelon, un creuset commun. Actant que l’impact des lois MAPTAM et NOTRe suscite des inquiétudes, quelles solutions ? Dans la commission de préfiguration qu’a mis en place les Grands Lacs, les départements sur le territoire desquels sont implantés les barrages réservoirs, la Haute-Marne, la Nièvre…, vont être invités à adhérer au nouveau syndicat mixte, etc, etc.

(A cet instant nous nous souvenons de l’absence du SIAAP qui, quoique sollicité, ne participe pas au colloque. )

Patrick Ollier en écho évoque plusieurs pistes : dresser un état des lieux des digues et de leur solidité, relancer les discussions sur les zones de stockage de crues (projet critiqué des bassines de la Bassée ou cinquième réservoir de retenue des eaux), intérêt d’agir via les plans locaux d’urbanisme (PLU) sur la désimperméabilisation des sols, création d’un nouveau barrage sur l’Yonne, travail sur l’indemnisation des agriculteurs dont les champs ont été inondés, etc.

Et surtout, donc, créer un grand syndicat mixte métropolitain en s’appuyant sur l’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs, qui gère les quatre lacs réservoirs conçus pour protéger Paris et son agglomération. "Au vu des derniers événements nous ne pouvons plus rester dans un statu quo qui pourrait s’apparenter à de l’indifférence à l’égard des populations concernées. Ce sont des dossiers sensibles mais la métropole pourrait jouer un rôle de conciliation et s’impliquer dans leur gouvernance", commente-t-il. Seul hic : la métropole va endosser de nouveaux rôles mais… n’a pas d’argent. "Notre budget est bien chiche, nous comptons sur le préfet pour nous aider à le relever", conclut le député-maire de Rueil-Malmaison.

Sylvain « Gatsby » Berrios en conclusion : « Il ne faut pas imaginer que seule la taxe GEMAPI financera l’ensemble. S’il faut aller à la bataille au Parlement pour corriger un certain nombre de choses, nous le ferons. La GEMAPI a besoin d’agilité et de se construire en marchant. Le sujet est complexe, les solutions le seront aussi… »

L’After à la guinguette

Après nous être embarqués dans deux cars de tourisme pour faire trois kilomètres, nous voici, non pas Chez Gégène, désormais alloti aux tours-opérateurs chinois, mais dans la très chic guinguette sise à Saint-Maur, sous les tentes de laquelle nous attend en plein air un « After » pantagruélique.

Et revoici André Santini !

« Encore vous ! » maugrée-t-il, avant que de s’asseoir un moment à table avec Gatsby et Patrick Ollier.

Apartés, sourires, silences.

En dépit de notre insistance, il ne nous répond cette fois pas quand nous lui demandons quand nous pourrons évoquer publiquement les ambitions qu’il cultive envers le Conseil constitutionnel.

Qu’importe.

Difficile d’oublier au terme de ces deux journées le trio infernal Bonnot, Garnier, Valet dans le triangle de Choisy-le-Roi / Nogent-sur-Marne.

Garnier et Valet à Nogent, et l’assaut final de leur cavale dans une guinguette.

La De Dion Bouton est-elle passée par Saint-Maur ?

Memorandum

La primaire à droite décidera de l’avenir de l’eau en Ile-de-France.

La Métropole du Grand Paris ne passera pas l’hiver 2017.

Le SIAAP non plus.

Les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis itou.

Jean-François Carenco est cité pour remplacer Guillaume Pepy à la SNCF.

La succession d’André Santini au SEDIF est ouverte.

Les prétendants ont déjà le Ring au doigt.

Addendum

10 août 2016, RFI.

Pierre-Yves Bournazel, conseiller régional Les Républicains d’Ile-de-France et délégué spécial auprès de Valérie Pécresse pour les JO 2024 à Paris revient tout juste de Rio.

Il se confie à RFI à propos de la candidature de la France.

« La candidature de Paris 2024, c’est un moyen d’accélérer un certain nombre de politiques publiques. D’abord, il y a une unité de la candidature qui dépasse tous les clivages politiques, qui rassemble aujourd’hui l’Etat, la région Ile-de-France avec Valérie Pecresse, la mairie de Paris avec Anne Hidalgo.

Nous travaillons toutes et tous en bonne intelligence, au service de l’intérêt général, pour accueillir le plus grand évènement sportif au monde et montrer que la France, Paris, la région Capitale, sont capables d’accueillir cet évènement et promouvoir notre territoire en termes d’attractivité économique.

[C’est] l’occasion de repenser des politiques publiques sur l’écologie, le développement durable, la croissance, l’emploi, le décloisonnement des territoires, par l’arrivée du Grand Paris express. […] Cette candidature, ce n’est pas qu’une candidature pour Paris 2024, c’est une candidature pour [les décennies] 2020,2030, pour l’attractivité de notre région. »

http://www.rfi.fr/emission/20160810... ?

A suivre…

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